lundi, 05 mai 2008
La politique du mauvais goût s’invite au stade de football
Le week end dernier, le stade de koléa en Algérie a été le théâtre d’un incident diplomatique de mauvais gout. Lors d’un match Maroc-Algérie, l’hymne national Marocain a été amputé de son dernier couplet Un incident qui dit long sur la stupide manière dont les responsables Algériens font preuve à tout ce qui est Marocain.
Comme de nombreux spectateurs à travers le monde qui ont suivi en direct cette méprise sciemment et volontairement calculée et orchestrée, j’ai été choqué et consterné de voir le symbole de mon pays sauvagement charcuté par des mains haineuses qui ont appuyé sur le bouton arrêt de l’enregistreur avant que l’hymne termine pour passer sans vergogne à celui de l’Algérie.
Le dernier couplet de notre hymne symbolisant nos trois pierres fondatrices et sacrées de notre inébranlable socle identitaire (Dieu, Patrie et Roi), agace et irrite les responsables algériens en quête de légitimité dont ils sont dépourvus.
Décidemment, le derby maghrebin qui, normalement doit être une fête pour les deux peuples, a été entâché par cet incident provocateur des responsables politiques et sportifs du pays accueillant.
Comment peut-on décrypter cette amputation de l’hymne Marocain ?
- D’abord, rien ne peut nous étonner des responsables Algériens qui ne ratent aucune occasion pour taper sur le Maroc. Nous sommes habitués à leurs bêtises et nous attendons rien de positif de leur part tant que ce régime mafieux est aux commandes en Algérie.
- Cette bêtise antisportive n’est rien par rapport à l’activisme maladif de la diplomatie algérienne à l’échelle internationale pour nuire à notre pays par tous les moyens. y compris la corruption des dirigeants de certains pays sans morale, le lobbying et le chantage à l’énergie.
- Après le but marqué par Peter Van Walsum dans les filets de l'équipe algéro-sud africaine, suivi du penalty du coréen Ban-ki Moon, voilà le conseil de sécurité marque un troisième but en faveur de l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Ces magnifiques buts diplomatiques ont été accueillis sous les applaudissements de la communauté internationale et de la population sahraouie des camps de Tindouf et du Sahara Marocain. Le degré d’agacement des responsables algériens augmente parallèlement aux succès diplomatiques du Maroc qui a arraché de nouveaux acquis incontestables. Leur consolation et leur vengeance se réduit à l’amputation de l’hymne national Marocain lors d’un match banal de football.
Soyons accueillants et bienveillants, comme à l'accoutumée, et à la hauteur de notre hospitalité légendaire, à l'égard de l'équipe algérienne en match retour qui se jouera probablement à Fès pour transformer cet événement en fête de fraternité et de communion entre les deux peuples marocains et algériens.
En tout cas, Le Maroc a doublement gagné, aussi bien en football en dominant l’équipe algérienne et en arrachant un match nul en Algérie, que sur le plan diplomatique en voyant sa position confortée par l’adhésion du conseil de sécurité au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. La résolution 1813 est incontestablement un épisode de rupture et un tournant important dans le traitement de la question du Sahara.
2009 sera-t-elle l’année du règlement définitif de cette épine enfoncée dans les pieds du Maghreb ? L’Algérie a encore de quoi sauver la face pour pousser son rejeton polisarien à la table de négociation dans un esprit constructif et réaliste.
@ Al-Maghribi, MarocPluriel
18:22 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, foot, nervosité, algérie
samedi, 19 janvier 2008
La diplomatie nerveuse de l’Algérie
Le Ministre de l’intérieur Zerhouni qualifie l’ONU de « fausse vierge effarouchée »

A la suite de cette tragédie qui a frappé le personnel onusien, Le secrétaire général Ban ki-moon a décidé de faire une enquête sur la sécurité des bâtiments de l’organisme dont il a la charge et qui sont situés en Algérie et tirer des conclusions pour prévenir de nouveaux attentats dans un pays où la situation ne s’arrange pas, mais elle s’empire de jour en jour. Les USA ont encore alerter leurs ressortissants a plus de prudence dans leurs déplacements dans toutes villes algériennes. les britanniques et les français ont aussi fait de même. Ce qui prouve que les milieux sécuritaires à l’échelle internationale placent l’Algérie dans la zone à haut risque.
Mais Les responsables algériens ne sont pas de cet avis, ils passent même à l’attaque avec un discours ordurier et vulgaire, digne des voyous. Zerhouni, ministre de l’intérieur qualifie l’ONU de se comporter comme « une fausse vierge «effarouchée » Voilà une phrase qui doit intéresser les sémiologues ; les linguistes, les psychiatres et aussi les feministes pour l’analyser et dresser un profil psychologique et comportemental de ce ministre qui fustige l’ONU en la qualifiant ainsi.
Le refus de se plier à une enquête onusienne sur ce double attentat a aussi été exprimé par Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement algérien avec un ton insolent qui montre que les responsables de ce pays sont nerveux et gênés que la communauté internationale, par la voix de l’ONU enquête sur le terrorisme, l'une des plaies qui ronge l’Algérie depuis des années. Ils n’ont jamais pu apporter la moindre solution pour délivrer le peuple Algérien de ce cauchemar quotidien. Le chef du gouvernement va plus loin en déclarant que cette décision "ne peut être accueillie favorablement car l'Algérie a fait son devoir" De quel devoir, il fait allusion ? Est-ce le devoir de minimiser hypocritement le mal qui ronge l’Algérie et laisser la population sans défense dans une situation de peur quotidienne? Est-ce le refus de coopération avec les Etats de la région en matière de terrorisme et de sécurité ? est-ce le devoir de s’immiscer dans les affaires internes des états voisins en fomentant des conflits artificiels à la frontière marocaine et en abritant une bande armée polisarienne sur son propre sol ? Est-ce le devoir de parrainer les rebelles touaregs en les dirigeant contre le Mali et le Niger ?
En tout cas les faits sont là, l’ONU accuse les autorités algériennes de ne pas avoir protégé ses installations à Alger de manière appropriée. Dans une dépêche de l’AFP qui rapporte la déclaration d’un responsable onusien, il n’y a aucune ambiguité : « Selon Kemal Dervis, responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le chef de la sécurité de l'ONU en Algérie, Babacar Ndiaye, qui a péri dans l'explosion, avait plusieurs fois demandé "des mesures de sécurité particulières", peu après les attentats d'avril 2007, qui avaient fait 30 morts en Algérie. Le Sénégalais réclamait notamment l'installation de plots de béton, qui auraient pu bloquer le véhicule piégé du 11 décembre. "Le gouvernement (algérien) n'a pas répondu, c'est un fait établi", a affirmé, mercredi, M. Dervis.
18:40 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, sahara, nervosité
mercredi, 12 septembre 2007
La presse algérienne et le Sahara Marocain
La rubrique "meilleurs commentaires" revient après une longue période avec une intervention d'Ahmed Addoukali qui contribue de manière régulière pour défendre l'integrité territoriale du Maroc.
Bonne lecture !
Alors qu'une partie de la presse algérienne commence à reconnaître, que la stratégie des gouvernants de leur pays et qui consiste à contrecarrer systématiquement l'Intégrité terrritoriale du Maroc, ne débouche pas sur les résultats qu'ils escomptent et qu'au lieu que le Royaume du Maroc s'affaiblisse, il ne fait que se renforcer sur tous les plans malgré tous les handicaps économiques et notamment ses besoins énergétiques,
il y a même certains journaux agériens qui incitent ces gouvernants à collaborer étroitement avec le Maroc, notamment dans le domaine de la lutte contre les méfaits du terrorisme sur toute la Région et qui en plus d'une coopération sécuritaire doit aussi englober les différents domaines notamment économiques,
alors qu'une certaine lueur d'espoir commençait à naître devant ce genre de discours, voilà une partie de cette presse qui découvre un autre crédo pour maintenir la tension entre les deux pays frères.
Ils affirment ni plus , ni moins que ce sont "les ultras marocains du sahara marocain" qui , selon eux, empêchent toute ébauche de collaboration dans un quelconque domaine.
Ils affirment ni plus ni moins que pour qu'une telle collaboration s'instaure, il faut écarter ces "ultras" (entendez par là les "faucons", l'allusion est flagrante et l'amalgame n'est pas étranger aux manigances de cette presse) pour que tout soit mieux dans le meilleur du monde.
Les voilà donc qui répartissent et stratitfient les marocains en "ultras" ou "faucons" , c'est-à-dire ceux et celles des marocaines et des marocains qui sont intransigeants pour la sauvegarde de l'Intégrité Territoriale de leur Pays , et "les mimi cracra" ou "colombes" qui se plieraient à toutes les exigences des dirigeants d'Alger, même à renoncer aux Provinces du Sud, pourvu que ces derniers veuillent bien "collaborer" avec le Maroc.
Et le plus drôle, c'est que ces journaux soutiennent sans broncher que ce sont les "ultras" marocains qui sont la cause de tous les malheurs qui tombent sur la l'Algérie, même le déferlement du terrorisme, alors même que le Maroc par la voix de son Chef d'Etat, offre à chaque occasion le concours du Maroc pour la lutte commune contre ce fléau, pour épargner non seulement l'Algérie et le Maroc , mais même et surtout globalement toute notre Région.
Ce que doivent savoir ces journaleux , c'est qu'au Maroc , il n'y a ni "ultra marocains pour le sahara marocain", ni "mimi craca", pour renoncer à nos Provinces du Sud.
Il n'y a que des Marocaines et des Marocains qui tiennent comme à la prunelle de leurs yeux à l'Intégrité Territoriale de leur Pays, et que la lutte contre le terrorisme est une chose et que la préservation de chaque parcelle de territoire du Maroc , en est une autre.
Les dirigeants algériens se rendent compte de plus en plus que pour arriver à bout du terrorisme et assurer une véritable réconciliation et concorde au sein de leur pays, ils doivent se réconcilier d'abord avec leur voisinage, et ne pas tenter de courir plusieurs lièvres à la fois.
Le Maroc est bien maître à l'intérieur de ses frontières quoiqu'en disent les dénigreurs et adversaires , ce qui est loin d'être le cas de l'Algérie , et comme on dit chez nous "alli darrato addarsa kay 9allab 3al alkollab"...
@Ahmed Addoukali, Maroc pluriel et Multiple, 12 septembre 2007
11:15 Publié dans Maghreb, Meilleurs commentaires, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, sahara, algérie
vendredi, 29 juin 2007
Semaine d’Algérie au Maroc: pour une réouverture des frontières ?
Le 26 Juin 2007 a été inaugurée au Grand Palais de la Foire de Casablanca « la Semaine d’Algérie au Maroc ». Cette semaine a permis à une centaine d’hommes d’affaires algériens, représentant divers secteurs économiques, de prendre contact avec leurs homologues marocains. Elle fait suite à une importante délégation d’hommes d’affaires marocains qui s’était rendue à la 40ème Foire d’Alger du 02 au 07 Juin 2007.
Jawad Kerdoudi, consultant économiste et président de l’Instiut marocain des relations internationales (IMRI).
On ne peut que se réjouir de ces contacts entre Entreprises marocaines et algériennes, d’autant plus, que malgré le voisinage, les échanges entre les deux pays sont très faibles. En effet durant l’année 2006, l’Algérie n’a importé du Maroc que pour une valeur de 456 Millions de DH, et elle a exporté vers notre pays 3,2 Milliards de DH, principalement des hydrocarbures. Les échanges entre le Maroc et l’Algérie ne représentent que 2% du commerce extérieur des deux pays.
Cette situation est extrêmement dommageable, surtout que les deux économies algérienne et marocaine sont complémentaires dans plusieurs secteurs économiques. L’Algérie possède un potentiel considérable en pétrole et gaz, dont le Maroc est totalement dépourvu. De son côté, le Maroc dispose d’une agro-industrie performante, d’une industrie diversifiée, et d’un tourisme en plein essor.
Qu’est ce qui bloque le développement des échanges entre le Maroc et l’Algérie ?
Assurément, il y a le problème du Sahara, pour lequel les deux pays ont une position divergente. Mais cette question peut être dépassée, en donnant la priorité à l’économie, dans l’attente de trouver une solution au problème du Sahara. Mais pour que le volet économique se développe sérieusement, il faut que les personnes et les marchandises puissent circuler librement entre les deux pays.
Un grand pas a été réalisé par la suppression des visas entre les deux pays. Mais reste la réouverture de la frontière terrestre, qui est toujours fermée depuis l’année 1994. Cette ouverture est essentielle, d’abord pour que les personnes qui veulent aller d’un pays à l’autre, puissent le faire par la voie terrestre, infiniment plus pratique et moins coûteuse que la voie maritime et aérienne. Ensuite, pour les marchandises, qui doivent actuellement transiter par un port étranger (Marseille), pour être acheminées par voie maritime d’un pays à l’autre. En effet, les lignes maritimes directes entre les deux pays sont très insuffisantes.
Certains dirigeants algériens ont déclaré que l’ouverture de la frontière terrestre profiterait plus au Maroc qu’à l’Algérie. C’est une évaluation à courte vue. Sur le plan théorique tout d’abord, l’ouverture des frontières a démontré partout dans le monde, qu’elle est source d’enrichissement et de prospérité économique et sociale pour les pays voisins. D’autre part, la Balance commerciale entre les deux pays est excédentaire pour l’Algérie de près de 3 Milliards de DH. Au cas même, où le bilan final serait défavorable à l’Algérie, le déficit pourrait être compensé par l’augmentation des achats par le Maroc, d’hydrocarbures en provenance d’Algérie. Aussi sur le plan strictement économique, l’Algérie et le Maroc ont tout intérêt à ouvrir leur frontière terrestre.
Au-delà des relations bilatérales entre le Maroc et l’Algérie, la nécessité d’activer l’UMA (Union du Maghreb Arabe) devient de plus en plus pressante. Le Rapport 2006 du FMI note « un niveau d’échanges dérisoire entre les pays de l’UMA, comparé aux énormes potentialités recelées par les pays précités ».
Il ajoute « la consolidation des échanges commerciaux et la libéralisation du commerce entre ces pays, les aideraient à faire face à leur principaux défis, consistant à améliorer les perspectives de croissance et à réduire le chômage ». Enfin, selon ce Rapport, « si ces pays réussissaient à supprimer les entraves à leur commerce régional, ils créeraient un vaste marché de consommation, ce qui aurait pour résultat d’attirer de nouveaux investissements ».
La voie pour atteindre ce cercle vertueux est toute tracée. Il s’agit tout d’abord de rouvrir, dans les meilleurs délais, la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc. Il faudra par la suite trouver une solution pour le problème du Sahara. La récente initiative du Maroc d’accorder l’autonomie interne à la région du Sahara, unanimement saluée par la communauté internationale, pourrait constituer une base de discussions.
Le problème du Sahara réglé, il faudra s’atteler à l’instauration effective d’une zone de libre échange entra les cinq pays du Maghreb, avec libre circulation des personnes, des marchandises, et des capitaux. C’est le vœu de tous les peuples de la région.
Jawad Kerdoudi, (29/6/2007), source : Menara
lire aussi : Le Maghreb et ses maux
22:00 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, algérie, maroc et maghreb
mardi, 31 octobre 2006
Algérie : double attentat au camion piégé
Algérie - La capitale a tremblé dans la nuit de dimanche à hier, après les deux explosions ayant visé deux commissariats de la banlieue est faisant trois morts et plusieurs dizaines de blessés.
Deux camions remplis d’explosifs, l’un stationné à côté de l’enceinte de la BMPJ de Réghaïa et l’autre à côté de celle de la Sûreté de wilaya de Dergana, ont détruit une grande partie des deux institutions ainsi que de nombreuses maisons et locaux commerciaux limitrophes.
C’est vers 23h55 minutes que la première explosion s’est produite au niveau de la rue Allal Saïdani, en plein centre-ville de Réghaïa. La déflagration, entendue dans plusieurs autres communes d’Alger, a creusé un grand cratère dans la chaussée. Au moins sept véhicules ont été carbonisés dans l’explosion et les rideaux d’une vingtaine de locaux ont été complètement arrachés.
La détonation était tellement violente que son souffle a fait voler en éclats les vitres des maisons sur un rayon de plusieurs centaines de mètres. Deux maisons situées en face de la BMPJ étaient carrément à terre. Blessés, leurs occupants ont été évacués vers l’hôpital de Rouiba.
Selon des informations recueillies sur place, deux personnes ont trouvé la mort. La première victime serait un civil qui se trouvait devant son magasin et la seconde ne serait que le frère d’un «terroriste», connu par les services de la Sûreté de Réghaïa. Ce dernier pourrait avoir un lien avec cet attentat puisque, d’après des sources sécuritaires, «il n’a pas saigné. Cela veut dire qu’il avait bu du misk».
Selon des indiscrétions des éléments de la police scientifique, le camion de marque Daihatsu contenait des charges explosives : «Il faut faire des calculs pour connaître la quantité chargée dans le camion mais, à première vue, il a été bourré d’au moins une cinquantaine de kilos.» Au moins une trentaine de douilles ont été ramassées par les éléments de la police scientifique, ce qui renseigne sur l’accrochage qui s’est produit avec les éléments du groupe armé qui, selon des sources sécuritaires, «aurait tenté de s’introduire à l’intérieur du siège de la BMPJ, juste après la déflagration, pour voler des armes».
Une tentative qui a échoué, selon les mêmes sources. Un riverain parle également d’un accrochage dans son témoignage en précisant que «trois jeunes ont garé un gros camion devant le commissariat. Il y a eu des tirs nourris de policiers, puis les trois jeunes se sont enfuis avec une voiture qui les attendait». Plus d’une dizaine de policiers ont été blessés, à des degrés différents, et une vingtaine de blessés est enregistrée parmi les civils dans ce premier attentat.
Dix minutes après, une deuxième explosion s’est produite à haï Dergana, dans la commune de Bordj El Kiffan, où un deuxième camion rempli d’explosifs a détruit la BMPJ et plusieurs maisons limitrophes. Dans l’une de ces dernières, complètement détruite, une enseignante a trouvé la mort alors que ses deux enfants, blessés, ont été retirés des décombres par des policiers.
Selon un des policiers, présent au moment de la déflagration, beaucoup de ses collègues ont eu la vie sauve parce qu’ils avaient quitté les chambres de la BMPJ après avoir entendu première explosion de Réghaïa. Au total, sept policiers ont été légèrement blessés à Dergana. Un nombre plus important de blessés est enregistré parmi les riverains. «Tout s’est produit rapidement.
Le camion a été garé quelques minutes seulement avant son explosion derrière l’entrée principale du commissariat. Son conducteur a emprunté la ruelle parallèle pour son acheminement devant l’enceinte de la BMPJ et n’a donc pas été aperçu par les éléments de la Sûreté» dira, sous le couvert de l’anonymat un policier. Selon le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), ces deux attentats ont causé la mort de trois personnes, dont une femme, et des blessures à 24 autres, «sans grande gravité».
«Dans chaque attentat, un véhicule piégé volé a été utilisé», a ajouté la même source, soulignant que «toutes les mesures ont été prises pour apporter l’aide et l’assistance» nécessaires aux blessés. La DGSN a affirmé qu’«aussitôt [après les explosions], une opération de recherche a été déclenchée et une enquête a été ouverte pour l’identification et l’arrestation des auteurs».
Ces deux attentats ont ravivé les craintes des citoyens et ont ouvert les portes aux plus folles rumeurs. Certains affichent leurs craintes : «J’espère que ces attentats n’annonceront pas un retour aux sombres années du terrorisme. Dieu nous en préserve.»
Rappelons que le dernier attentat à l’explosif perpétré par les terroristes encore en activité dans la périphérie de la capitale est celui du colis piégé posé à proximité de la caserne de logistique d’El Harrach.
Par Hasna Yacoub - La Tribune, le 31 octobre 2006.
Lire aussi :
12:10 Publié dans Maghreb | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 08 octobre 2006
Debbouze et les autorités ex-indigènes de l'Algérie
Il paraît que le Gouvernement Indigène Algérien a interdit l’entrée en Algérie à l'artiste l’indigène Franco-Marocain Jamel Debbouze. Les autorités algériennes n’ont pas accordé un visa indigène à Debbouze, parce que son indigénat n’est pas compatible avec le statut indigène en vigueur sur le territoire Algérien. C’est la deuxième fois que le gouvernement indigène Algérien s’illustre en refusant d’accorder le visa à l’humoriste indigène en privant ses nombreux fans Algériens d’une communion artistique indigène . Pourtant le film " les indigènes " restitue une période d’histoire commune où de nombreux ex-indigènes d’Afrique et d’Indochine, qui appartenaient à l’Empire colonial français étaient mobilisés de force et soumis à la démence coloniale que Bouteflika, Premier chef Indigène de l’Etat Algérien ne cesse de dénoncer.
Ce que les autorités algériennes reprochent à Jamel,Debbouze, c’est son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Depuis quand, un artiste Marocain ou franco-Marocain devrait se désolidariser de son pays pour faire plaisir aux responsables Algériens et ainsi pouvoir rentrer en Algérie, ce merveilleux pays paradisiaque connu pour sa grande hospitalité légendaire ?
Décidemment, l’esprit indigène règne encore dans les hautes sphères de l’Algérie indépendante. Le crâne colonial continue à peser sur les mentalités des responsables algériens malgré les apparences et ceux qu'ils affichent dans leur discours hypocritement anticolonialtes. Ils sont les heritiers directs des méthodes de gestion coloniale, doublée d'une culture haineuse de parti unique avec un discours monolitique qui se situe en dehors de l'histoire et les exigences d'une bonne gouvernance moderne et de bon voisinage sans tension.
Al-Maghribi
20:20 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, debbouze, algérie
mardi, 12 septembre 2006
Les militaires algériens fouettent leur marionnette polisarienne
Decidemment, le Polisario devient un objet encombrant pour la hiérarchie militaire algérienne qui était obligée en la personne de son chef d'Etat-Major d'intervenir dans les affaires scabreuses et mafieuses de la bande polisarienne. Suite à plusieurs rapports d'observateurs internationaux qui font état des trafics de tous genres dont se livrent les hauts cadres du Polisario et de la colère des séquestrés qui ne cesse d'agrandir de jour en jour, les responsables algériens veulent mettre un ordre apparent dans la machine polisarienne qui est en perte de vitesse. Voisi un article du Matin qui fait le point sur cette intervention algérienne dans les dissensions que connaît cette organisation criminelle instrumentalisée et dirigée contre l'integrité territoriale du Maroc.
Bonne lecture !
Al-Maghribi
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L'état-major algérien intervient dans les dissensions internes du polisario
Le torchon brûle entre les dirigeants du polisario, d'une part, et entre ces derniers et l'Etat major militaire algérien d'autre part. Selon des sources dignes de foi, le général major, Ahmed Salah Gaid, chef d'Etat major de l'Armée Nationale Populaire (ANP) s'est rendu en fin de mois d'août dernier à Tindouf "porteur d'un message des autorités politiques algériennes à l'adresse du polisario". Cette missive laconique comportait, en fait, un avertissement aux dirigeants du polisario.
"Les milices du polisario sont devenues un véritable terreau de trafic de drogue, de denrées alimentaires et d'immigration clandestine, chose qui inquiète sérieusement les observateurs internationaux qui considèrent désormais le sud algérien comme une terra nullus" : c'est en substance ce que le général Gaid Salah a lancé aux dirigeants polisariens, lors d'une réunion à laquelle Mohamed Abdelaziz a également assisté.
La quasi-totalité des dirigeants militaires du polisario, présents à cette rencontre, ont convenu que les principaux responsables de ce "chaos qui sévit dans les rangs des milices" ne sont autres que leur propre président, Mohamed Abdelaziz, et le ministre de la Défense, Ould El Bouhali, ancien adjudant dans l'armée algérienne. Ces deux hommes, inutile de la rappeler, sont extrêmement proches du régime algérien. Mohamed Abdelaziz a complètement perdu son sang-froid face à ces salves de critiques acerbes et on ne peut plus directes, qualifiant ses détracteurs de "tribalistes".
En tout cas, à la suite de cette réunion élargie, tenue avec tous les responsables militaires du polisario, Gaid Salah a eu un tête-à-tête, de plus de trois heures, avec Mohamed Abdelaziz. Ce dernier aurait été sommé d'opérer des changements profonds, puisque la quasi-totalité des chefs militaires semblent refuser catégoriquement l'autorité du ministre de la Défense, Ould El Bouhali. Gaid Salah aurait même clairement proposé d'écarter "momentanément" cet Algérien de nationalité, et rappeler des personnes comme El Ghali ou encore Biadillah Ibrahim, alias Krikaou, commandant de la deuxième zone militaire.
Ce dernier, avec plusieurs autres chefs militaires, s'étaient déjà rebellés contre Ould El Bouhali, l'accusant de corruption, de vol et d'enrichissement personnel au détriment des souffrances et des peines des séquestrés dans les camps de Tindouf.
Par cette décision de "réhabiliter" ces deux personnes, le but du régime algérien n'est évidemment pas d'en finir avec le trafic de drogue et d'immigration clandestine.
En fait, l'objectif recherché est d'atténuer la colère grandissante au sein des camps de Tindouf, puisque El Ghali et Krikaou sont d'un point de vue tribal beaucoup plus représentatifs. Aussi, Gaid Salah a promis de doubler le salaire des miliciens et de leur procurer toute la logistique nécessaire.
Et pour cause, le chef d'Etat major de l'ANP a découvert, lors de son déplacement, que seuls 30% des miliciens répondaient à l'appel. Ils sont tous atteints d'une maladie nécessitant un suivi médical régulier (hypertension, ulcère, hémorroïdes, diabète…). Quant aux autres 70 %, ils s'adonnent en toute quiétude à des trafics en tout genre. Le message transmis par Gaid Salah reflète une réelle inquiétude d'un retour en masse vers le Maroc des membres des milices polisariennes, en réponse à l'appel lancé par Feu Hassan II : la patrie est clémente et miséricordieuse.
Il va sans dire qu'Alger veille, à tout prix, à mettre sous perfusion l'appareil militaire du polisario, exploitable diplomatiquement le cas échéant. C'est le cas d'ailleurs pour les prochains jours où le projet d'autonomie proposée par le Maroc et qui sera soumis au Conseil de sécurité, risque éventuellement d'être "chahuté" par des opérations militaires du polisario.
Selon les mêmes sources, l'idée d'une autonomie élargie commence à séduire énormément certains dirigeants du polisario. Mais l'Algérie la rejette catégoriquement. En d'autres termes, pour Alger, les Sahraouis ne sont qu'un outil d'hégémonie et qu'aucune solution ne peut être "acceptée" par le polisario sans l'aval de Gaid Salah.
Cette situation de soumission totale à la bonne volonté algérienne commence à irriter certains dirigeants du polisario. Ces derniers craignent maintenant pour leur vie, car bon nombre d'entre eux ont déjà entrepris des démarches pour assurer à leur famille une issue sécurisée de ce pétrin
source : Abdelmohsin El Hassouni | LE MATIN, 12 septembre 2006
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الجزائر توفد مبعوثين لها إلى مخيمات تندوف لتهدئة الأوضاع المتفجرة بها
22:45 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb
jeudi, 10 août 2006
les 40.000 familles marocaines expulsées d'Algérie
Les Marocains, victimes d'expulsion illégale d'Algérie, réclament la restitution de leurs biens spoliés
Une association de Marocains victimes d'expulsion illégale d'Algérie en 1975, basée à Meknès, a réclamé la restitution des biens spoliés des Marocains expulsés par les autorités algériennes.
Les victimes de ces expulsions attendent impatiemment de l'Algérie le recouvrement de leurs droits et la restitution de leurs biens qu'ils ont abandonnés sous la contrainte dans ce pays maghrébin, a affirmé Mohamed Ben Mehdi, responsable au sein de cette association, créée en mars dernier et qui regroupe les victimes des expulsions vivant actuellement dans la région Meknès-Tafilalet.
M. Ben Mehdi qui estime le nombre d'expulsions illégales à plus de 40.000 familles, a ajouté dans une déclaration au journal "Assabah" que l'Association envisage de saisir les Organisations internationales des droits de l'Homme pour faire entendre la voix des victimes et mettre le régime algérien devant ses responsabilités. Ces familles ont été expulsées manu militari et massivement d'Algérie, au lendemain de l'organisation de la Marche Verte pour la récupération des provinces marocaines du sud, pour la simple raison qu'elles étaient marocaines.
Les services de sécurité algériens avaient, rappelle-t-on, réveillé de nuit des familles entières marocaines, qu'elles avaient embarquées dans des bus pour les conduire à la frontière et les refouler vers le Maroc, alors qu'elles étaient installées régulièrement depuis des lustres en Algérie. Dans certains cas, il s'agissait de conjoints d'Algériens.
Ces opérations ont été organisées dans une plus grande précipitation et dans l'anarchie, au point que des pères de familles avaient été séparés de leurs enfants. Le Maroc avait immédiatement pris en charge ces familles, qui furent progressivement intégrées dans leur pays.
Des associations similaires ont été récemment constituées dans plusieurs régions, dont une, de dimension nationale a été mise en place à Rabat en juillet dernier. Cette dernière compte pour sa part engager des poursuites judiciaires contre les autorités algériennes devant les instances spécialisées internationales, rappelle-t-on.
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المغاربة ضحايا الطرد التعسفي من الجزائر يطالبون باسترجاع ممتلكاتهم
دعت "جمعية إنصاف المغاربة المطرودين من الجزائر" بمكناس إلى استرجاع ممتلكات ضحايا الطرد التعسفي الذين لحقهم سنة1975 . وأشار السيد محمد بن المهدي مسؤول بالجمعية التي تأسست في مارس الماضي وتضم ضحايا الطرد المقيمين حاليا بجهة مكناس تافيلالت, في تصريح لجريدة (الصباح) نشرته يوم الأربعاء إلى أن ضحايا هذا الطرد من الجارة الجزائر ينتظرون بفارغ الصبر اليوم الذي يسترجعون فيه حقوقهم وكذا ممتلكاتهم التي تركوها كرها في هذا البلد المغاربي . وأبرز المسؤول أن هذا الطرد التعسفي طال أزيد من40 ألف عائلة مغربية, مضيفا أن الجمعية تعتزم دق جميع أبواب المنظمات الحقوقية والدولية من أجل إسماع صوت هؤلاء الضحايا ووضع النظام الجزائري أمام الأمر الواقع . وقد طردت هذه العائلات بالقوة وبشكل مكثف من الجزائر غداة تنظيم المسيرة الخضراء لاسترجاع الأقاليم الجنوبية للمملكة لا لشيء إلا لكونها مغربية. ويذكر أن مصالح الأمن الجزائري كانت توقظ ليلا عائلات مغربية وتحشرها في حافلات لتقتادها بالتالي إلى الحدود لطردها باتجاه المغرب علما بأن هذه العائلات كانت تقيم منذ زمن طويل بصفة قانونية بالجزائر. وقد نظمت تلك العمليات بسرعة فائقة وفي ظروف اتسمت بالفوضى, إلى درجة أن أولياء أسر تم تفريقهم عن أبنائهم. وفور وقوع عمليات الطرد تكفل المغرب بهذه العائلات التي تم تدريجيا إدماجها في وطنها. ويذكر أن جمعيات مماثلة قد تأسست مؤخرا بالعديد من الجهات, ومن بينها جمعية ذات بعد وطني أحدثت بالرباط في يوليوز الماضي وتعتزم من جانبها إجراء متابعات قضائية ضد السلطات الجزائرية أمام الهيئات الدولية المتخصصة.
16:35 Publié dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb
samedi, 22 juillet 2006
Rapport sur la torture en Algérie
Des pouvoirs illimités : La pratique de la torture par la Sécurité militaire en Algérie
| Amnesty International Le résumé du rapport sur la torture en Algérie
Les lois de 2006 accordent aussi l'amnistie ou la grâce à certains individus accusés d'activités terroristes. Certains gouvernements étrangers ont estimé que ces mesures éliminaient le risque de voir des Algériens soupçonnés de participation à des agissements terroristes arrêtés par les autorités algériennes.
Le présent document est une version résumée d'un rapport dont la version anglaise compte 44 pages (21 657 mots), publié en français sous le titre Des pouvoirs illimités : La pratique de la torture par les agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en Algérie (index AI : MDE 28/004/2006, juillet 2006). Pour plus de précisions ou pour agir, veuillez vous reporter au rapport complet. De nombreuses publications, sur ce sujet comme sur d'autres, sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.amnesty.org . Integralité du rapport : http://web.amnesty.org/library/index/framde280042006 |
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سلطات بلا حدود :التعذيب على يد الأمن العسكري في الجزائر
1. المقدمة
ما برحت السلطات الجزائرية تتخذ تدابير لمكافحة الإرهاب منذ ما يزيد على عقد من الزمن، وتعرضت خلال التسعينيات لانتقادات واسعة على انتهاكات حقوق الإنسان التي ارتكبتها باسم مكافحة الإرهاب. بيد أنه في الآونة الأخيرة أصبحت الجزائر حليفاً أساسياً للولايات المتحدة وغيرها من الحكومات المشاركة في "الحرب على الإرهاب".
ورغم أن مستوى الانتهاكات الخطيرة لحقوق الإنسان المرتكبة في الجزائر قد انخفض قياساً بالتسعينيات، إلا أن أنباء الانتهاكات الخطيرة لحقوق الإنسان تظل ترد في إطار تدابير مكافحة الإرهاب بالذات. وخلال السنوات الماضية، نظرت منظمة العفو الدولية بالتفصيل في قضية التعذيب وغيره من ضروب المعاملة أو العقوبة القاسية أو اللاإنسانية أو المهينة (يشار إليها فيما يلي بسوء المعاملة). وبينما انخفض عدد أنباء التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة في حجز الشرطة والدرك (الجندرمة)، إلا أنه يستمر استخدامهما بصورة منهجية من جانب "الأمن العسكري"، وهو جهاز مخابرات متخصص في استجواب الأشخاص الذين يُعتقد أن لديهم معلومات حول أنشطة إرهابية. ورغم أنه يظل معروفاً على نطاق واسع "بالأمن العسكري"، إلا أن اسمه الرسمي أصبح منذ العام 1990 دائرة الاستعلام والأمن.
ويصف هذا التقرير النتائج التي توصلت إليها منظمة العفو الدولية فيما يتعلق باستمرار التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة على يد دائرة الاستعلام والأمن في القضايا المرتبطة بالإرهاب. ورغم أن عدد الأنباء الواردة حول هذه الانتهاكات اليوم بات أقل منه خلال ذروة أعمال العنف التي ارتُكبت في السنوات السابقة، إلا أن الأشخاص الذين يُعتقلون لدى دائرة الاستعلام والأمن يُحتجزون بصورة منهجية رهن الاعتقال السري ويُحرمون من أي اتصال بالعالم الخارجي، غالباً لفترات طويلة، في أوضاع تسهِّل ارتكاب التعذيب وقد تشكل بحد ذاتها سوء معاملة. وتنتهك مثل هذه المعاملة القانون الجزائري وتخل بالواجبات الدولية المترتبة على الجزائر على صعيد حقوق الإنسان.
وتتعلق الانتهاكات المبينة في هذا التقرير بأشخاص من خلفيات متعددة. وقد أُلقي القبض على بعضهم بسبب مشاركتهم المزعومة مع الجماعات المسلحة المتبقية في الجزائر، والبعض الآخر هم مواطنون جزائريون كانوا يعيشون في الخارج أو مواطنون أجانب من أصل جزائري ربما لم يشاركوا قط في النـزاع المسلح الدائر داخل الجزائر. وربما أُلقي القبض على بعضهم للاشتباه بمشاركتهم في أعمال عنف، وربما يكون لآخرين صلة قربى بالمتهمين أو علاقة أخرى. ويبدو أن السبب الرئيسي وراء اعتقال الأفراد من جانب دائرة الاستعلام والأمن وممارسة التعذيب أو سوء المعاملة ضدهم هو الاعتقاد بأنهم يملكون معلومات حول الجماعات المسلحة في الجزائر، أو حول أنشطة إرهابية مزعومة في الخارج.
وتخرج الجزائر من أكثر من عشر سنوات من العنف يُعتقد أن عدداً يصل إلى 200,000 قُتل خلالها وأصيب كثيرون غيرهم بجروح. وقد ارتكبت قوات الأمن جزءاً من العنف باسم مكافحة الإرهاب وتتحمل مسؤولية آلاف عمليات الإعدام خارج نطاق القضاء وحوادث "الاختفاء والاستخدام المنهجي للتعذيب. كذلك ارتكب أعضاء الجماعات المسلحة انتهاكات جسيمة، لكن الأغلبية العظمى منها لم تخضع أبداً للتحقيق من جانب السلطات ولم يُقدَّم الجناة إلى العدالة.
وأخفقت الإجراءات الأخيرة التي اتخذتها السلطات الجزائرية من منطلق رغبتها المعلنة بتعزيز "المصالحة الوطنية" في معالجة هذا الإرث المخيف. وفي فبراير/شباط 2006، صدرت قوانين جديدة تُعفي المدانين أو المعتقلين بتهم القيام بأنشطة إرهابية من المقاضاة أو تُطلق سراحهم بموجب عفو، وتمنح حصانة شاملة من العقاب لأفراد قوات الأمن المسؤولين عن ارتكاب انتهاكات حقوق الإنسان. ووفقاً للبيانات الحكومية، أُطلق سراح نحو 2000 شخص من الاعتقال بموجب قوانين "المصالحة الوطنية". وهم يضمون أفراداً متهمين بمزاولة أنشطة إرهابية احتُجزوا رهن الاعتقال السري وتعرضوا كما ورد للتعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة، ويصف هذا التقرير بعضاً من حالاتهم.
وقالت بعض الحكومات الأجنبية إن تدابير "المصالحة الوطنية" أزالت خطر اعتقال وتعذيب الجزائريين المشاركين في الإرهاب سواء في الخارج أو في الجزائر أو إساءة معاملتهم على نحو آخر. وسعت إحدى هذه الحكومات على الأقل، وهي حكومة المملكة المتحدة لعقد اتفاقية يمكن بموجبها الإعادة القسرية للمواطنين الجزائريين الذين يعتبرون أنهم يشكلون تهديداً للأمن في المملكة المتحدة إلى الجزائر على أساس "تأكيدات دبلوماسية" بأنهم لن يتعرضوا للتعذيب أو لغيره من انتهاكات حقوق الإنسان في الجزائر. بيد أن مثل هذه الاتفاقيات الثنائية بين حكومتين، ليست ملزمة في القانون الدولي، على عكس المعاهدات التي تحظر التعذيب والتي تشكل الجزائر دولة طرفاً فيها، لكنها انتهكتها باستمرار. ولدى منظمة العفو الدولية بواعث قلق أساسية حول استخدام "التأكيدات الدبلوماسية" (أو "الاتصالات الدبلوماسية") في إعادة الرعايا الأجانب الذين يعتبرون بأنهم يشكلون خطراً أمنياً. لكن في حالة الجزائر، يساور منظمة العفو الدولية القلق أيضاً من أن السلطات المدنية، لا تمارس عملياً أية سيطرة على سلوك وأنشطة دائرة الاستعلام والأمن التي يحتمل جداً أن تكون مسؤولة عن اعتقال هؤلاء العائدين.
كذلك يساور منظمة العفو الدولية القلق من أن تدابير "المصالحة الوطنية" التي تسمح باستمرار الإفلات من العقاب على الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة في الماضي، قد ترسخ أكثر ممارسة التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة في الجزائر. ومن خلال منح عفو غير مشروط عن أفراد قوات الأمن الذين ارتكبوا جرائم بموجب القانون الدولي ومنع المحاكم الجزائرية من النظر في الشكاوى الموجهة ضدهم، أعطت قوانين فبراير/شباط 2006 إشارة فعلية إلى ممارسي التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة بأنهم يستطيعون الإفلات من العقاب على أفعالهم. وعلاوة على ذلك، جعلت القوانين حتى مجرد الانتقاد العلني لسلوك قوات الأمن في الماضي أو المستمر جرماً جنائياً يُعاقب عليه بالسجن مدة تصل إلى 10 سنوات.
حول هذا التقرير
يتضمن هذا التقرير بالتفصيل بواعث قلق منظمة العفو الدولية المتعلقة بممارسة التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة ضد المعتقلين بشأن الأنشطة الإرهابية المزعومة خلال السنوات القليلة الماضية ويصف السياق الذي يتواصل فيه ارتكاب هذه الانتهاكات في الجزائر. ويقدم توصيات إلى الحكومة الجزائرية والحكومات الأجنبية المتعاونة مع الجزائر في تدابير مكافحة الإرهاب التي ستؤدي، في حال تنفيذها، إلى وضع حد لممارسة التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة في الجزائر.
ويأتي التقرير في أعقاب مذكرة بعثت بها منظمة العفو الدولية في 13 إبريل/نيسان 2006 إلى الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة الذي يشغل أيضاً منصب وزير الدفاع وبهذه الصفة يشرف على دائرة الاستعلام والأمن ، وهي الجهاز الأكثر ارتباطاً بالاعتقال السري والتعذيب.1 وسعت المذكرة إلى الحصول على تعليقات السلطات وطلبت معلومات حول أية تحقيقات جرت في 12 حالة نموذجية للتعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة، أرادت منظمة العفو الدولية إيرادها في هذا التقرير. وقد جرى توثيق الحالات بالتفصيل في المذكرة كما أنه أشير إلى بعضها في هذا التقرير. وبحلول نهاية مايو/أيار 2006، لم تكن منظمة العفو الدولية قد تلقت أي رد من السلطات الجزائرية على مذكرتها.
وعلى مدى سنوات طويلة، راقبت منظمة العفو الدولية عن كثب أوضاع حقوق الإنسان في الجزائر. وتستند النتائج المقدمة في هذا التقرير إلى عشرات حالات التعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة التي جمعتها منظمة العفو الدولية بين العامين 2002 و2006. وتراقب منظمة العفو الدولية مصادر المعلومات العامة حول الجزائر وتجري أبحاثاً حول حالات فردية للانتهاكات نُهيت إلى علمها وتحافظ على اتصالات مستمرة مع نشطاء حقوق الإنسان في الجزائر. وفي العامين 2003 و2005 تمكنت منظمة العفو الدولية من زيارة الجزائر وأجرت أبحاثاً متعمقة حول التعذيب، فضلاً عن غيره من بواعث القلق المتعلقة بحقوق الإنسان. وخلال الزيارات التي قامت بها إلى البلاد، التقت منظمة العفو الدولية بالناجين من التعذيب وعائلات المعتقلين ونشطاء حقوق الإنسان والمحامين وأعضاء المنظمات المحلية لحقوق الإنسان، فضلاً عن السلطات الحكومية المختصة وغيرها من السلطات. وفي مايو/أيار 2006، أبلغت منظمة العفو الدولية الحكومة أنها ترغب في زيارة الجزائر في سبتمبر/أيلول 2006، لكنها لم تتلق رداً حتى الآن.
وخلال البعثة البحثية التي قامت بها في العام 2005، عقدت منظمة العفو الدولية اجتماعات حول النتائج الأولية التي توصلت إليها مع مسؤولي وزارة العدل، فضلاً عن المؤسسة الرسمية لحقوق الإنسان وهي اللجنة الاستشارية الوطنية لترقية حقوق الإنسان وحمايتها. وفي هذه الاجتماعات، ظل العديد من أسئلة منظمة العفو الدولية، مثل تلك المتعلقة بدور دائرة الاستعلام والأمن وآليات الإشراف بدون جواب. ورغم الطلبات المتكررة، لم تتمكن منظمة العفو الدولية من عقد اجتماعات مع وزارة الدفاع التي تعمل دائرة الاستعلام والأمن تحت سلطتها.
التوصيات المهمة
تدعو منظمة العفو الدولية إلى اتخاذ إجراءات فورية لوضع حد للتعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة، وينبغي على الحكومة من قبيل الأولوية أن :
- تكفل تقيد عمليات التوقيف والاعتقال كافة تقيداً كاملاً بالإجراءات التي يحددها القانون. ونظراً لانعدام المساءلة وأي إشراف فعال على دائرة الاستعلام والأمن، لا يجوز السماح لأفرادها بتوقيف المتهمين واعتقالهم؛
والحكومات الأجنبية أيضاً، ينبغي أن تبذل المزيد للمساعدة على وضع حد للتعذيب وغيره من ضروب سوء المعاملة في الجزائر فيما يجري تعزيز التعاون الأمني. وتدرك منظمة العفو الدولية أن الحكومات الأجنبية لها مصلحة مشروعة في التعاون مع السلطات الجزائرية في منع التهديدات الأمنية والتحقيق في الجرائم الدولية. بيد أن التعاون الدولي في مكافحة الإرهاب ينبغي أن يتم مع التقيد التام بالقانون الدولي ويجب على الدول أن تكفل تقيد أية تدابير تُتخذ لمحاربة الإرهاب بالواجبات المترتبة عليها دولياً. وتدعو منظمة العفو الدولية الحكومات الأجنبية إلى :





