samedi, 24 janvier 2009

Gaza : Invasion israélienne et gisements gaziers

Dans les médias arabes et non arabes, on nous a montré l'agression israelienne sur la région palestinienne de Gaza comme une réplique pour faire taire les roquettes primitives de Hamas et comme un calcul politique en vue des éléctions israeliennes. Mais ces médias mettent en sourdine l'une des principales raisons du déclenchement de cette agrssion : Le Gaz de Gaza. Quand on remarque les gesticulations de l'Egypte, des chefs d'Etat européens, des Turcs, le Qatar, tous les pays producteurs du pétrole et Tony Blair, porte parole des intérêts de la comapgnie gazière british GAS et l'accord Israelo- américain livni-Rice pour le contrôle de la bande de Gaza, Tout mène à mettre la main sur les gisments de gaz situés dans les côtes de Gaza. On a l'impression qu'il y a des projets contradictoires autour des nouveaux gisments gaziers et l'acheminement de l'approvisionnement à travers de nouvelles connexions et tracés de gazoducs.

Pour comprendre les enjeux énergétiques et les vraies raisons de cette guerre, je vous prie de lire le point de vue de Michel Chossudovsky, Professeur en économie politique à l'université d'Ottawa, et collaborateur régulier du Monde diplomatique.

Bonne lecture, al-Maghribi

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Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza

Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009

 L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore.

Il s'agit d'une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.

Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l'Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété du Liban et de la famille Sabbagh Koury.

Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d'investissement de l'Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L’accord PA-BG-CCC inclue l’aménagement des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes.



Carte 1



Qui est propriétaire des gisements gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l'élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël d'établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne l'exploration et la reconnaissance des droits sur les gisements gaziers.

L'élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu’« Israël n'achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël.

En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé la fin de l'Autorité Palestinienne, qui est devenue confinée à la Cisjordanie, sous mandat du régime de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz pour l'Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël pour faire capoter l'accord avec l'Égypte.

L'année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier Ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz à l'Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l'ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n'avait pas l'intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne 

Les autorités de la défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid).

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l'Autorité Palestinienne. Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d'Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

L'accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :

Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l'opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « L'intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, » 1er mars 2006, cité dans l’article du lieutenant-général (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L'intention d’Israël était d'empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d'invasion à l’étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d'invasion de Gaza dans le cadre de l'« Opération Cast Lead » a été mis en branle en juin 2008 

Des sources dans le personnel de la défense ont déclaré que le Ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de la Défense Israéliennes de se préparer à l'opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l'achat du gaz naturel de Gaza :

À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d'Israël de renouer les pourparlers.

Les sources ont rajouté que BG n'a pas encore officiellement répondu à la demande d'Israël, mais que des cadres de l'entreprise pourraient sans doute aller quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel's Business Arena, 23 juin 2008)

La décision d'accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement à la planification de l'invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l'invasion, qui était déjà à un stade de préparation avancée.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d'après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.

En fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l'achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).

Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d’IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.

Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l'exemption pour l’offre. (Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l'énergie

L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l'invasion ?

 Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?

La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrées aux installations offshore d'Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui se prolonge jusqu’au port d'Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, vers Haïfa au nord, et se rattachant éventuellement grâce à un pipeline israélo-turc en projet au port turc de Ceyhan.

Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou, Tbilissi Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel’s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).


 

Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11680

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info, Samedi 10 Janvier 2009

 

13:43 Ecrit par Maroc pluriel dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, israel, palestine

mercredi, 14 janvier 2009

Gaza : Israël redoute des actions pénales contre ses généraux.

Tel-Aviv se prépare à des procédures judiciaires
Par Serge Dumont
Mercredi 14 janvier 2009


«Nous envisageons toutes les éventualités.» Le procureur général d'Israël et conseiller juridique du gouvernement, Menny Mazouz, a reconnu lundi que les responsables de l'Etat s'attendent à une nuée de plaintes pour «crimes de guerre» dès la fin de l'opération «Plomb durci». Quant au vice-ministre des Affaires étrangères, Majali Wahabeh, il a estimé que son pays aura plus à craindre de plaintes déposées par des ONG devant la justice de leur pays que des instances pénales internationales.

Cette menace est prise très au sérieux par les dirigeants israéliens puisque des procédures semblables ont déjà été lancées dans la foulée de la deuxième Intifada. Le 1er mars 2006, Tsahal a d'ailleurs interdit à ses officiers supérieurs de se rendre en Grande-Bretagne après que le général Doron Almog, le commandant des opérations dans la bande de Gaza en 2003, eut échappé de justesse à une arrestation pour «crimes de guerre». Selon le mandat d'arrêt délivré par la justice britannique, il aurait ordonné la destruction de 59maisons de Rafah soupçonnées d'abriter des tunnels avec l'Egypte. Au même moment, l'ex-chef de l'état-major, Moshe Yaalon, a failli être arrêté en Nouvelle-Zélande où une plainte avait été déposée contre lui pour la «liquidation» du dirigeant du Hamas Salah Shradeh. Ce dernier ainsi que 15civils avaient été pulvérisés en juillet 2002 par le larguage d'une bombe d'une tonne sur leur immeuble. Depuis lors, Yaalon ne quitte quasiment plus Israël. Il a, entre autres, renoncé à une série de conférences à Ottawa où des organisations pro-palestiniennes exigeaient son arrestation.

Dans la foulée de ces incidents, le département international du Parquet israélien a été renforcé et le gouvernement a prévu un budget spécial destiné à d'éventuels frais d'avocats ainsi qu'au paiement de cautions. Parmi les pays considérés comme «dangereux» figurent la Grande-Bretagne, les pays scandinaves, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Allemagne et l'Espagne

Source : © Le Temps, 2009

lundi, 12 janvier 2009

Gaza : 90 organisations portent plainte

Près de 90 organisations, essentiellement françaises et beaucoup pro-palestiniennes, vont déposer mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) une plainte pour "crimes de guerre" visant l'offensive israélienne à Gaza, ont annoncé aujourd'hui à Paris les instigateurs de cette démarche.

Après que des centaines de milliers de personnes ont manifesté en France depuis le début des attaques d'Israël, des associations ont voulu porter la mobilisation "sur le terrain du droit et de la justice pour éviter toute instrumentalisation et tout dérapage", a affirmé Mouloud Aounit, président du Mrap lors d'une conférence de presse.

Une première version de la plainte, "au nom d'une centaine de mandants" sera déposée dès mercredi devant le procureur de la CPI, "avec la possibilité de la compléter avec d'autre organisations, notamment des ONG et des humanitaires sur le terrain à Gaza", a expliqué Me Gilles Devers, l'avocat lyonnais qui a rédigé le document.

Pour lui, le "crime de guerre" est caractérisé par le caractère disproportionné de l'attaque israélienne, par la proportion de victimes civiles et le fait que des biens civils sont visés.
Une délégation, comprenant notamment le Mrap, l'Union juive française pour la paix (UJFP), le collectif Résistance Palestine, s'est rendue en fin de journée à l'Elysée pour y déposer une requête au président de la République.

Elle demande à Nicolas Sarkozy de saisir d'une plainte d'une part le Conseil de sécurité des Nations unies, d'autre part le procureur de la CPI "pour des faits de crimes de guerre commis sur la terre palestinienne, à compter du 27 décembre 2008".

source : AFP 12/01/2009

Gaza : Le Monde fait état de nouveau type d'arme

Sophie Shihab, l'envoyée spéciale du journal Le Monde fait état de ce nouveau type d'arme qui est utilisé par l'armée sioniste contre les civils de Gaza. D'après les témoignages reccueillis, les médecins Plestiniens sont incapables de soigner ces nouveaux blessés. Ils n'ont jamais vu pareils cas. Donc, les informations qui circulaient depuis quelque temps sur les blogs, notamment celui d'Ibn Kafka mentionnant les actes délectieux et crimes de guerre et sur ces armes mystérieux et inconnus se confirment de plus en plus, notamment ce fameux DIME, cet explosif de metal dense et inert, imperceptible  au moyen de scanner et rayons X.

La communauté internationale semble maintenant, après le vote d'aujourd'hui à la commussion des droits de l'homme à l'ONU, décidée de dépêchée une commission d'enquête à Gaza.

lire ci-dessous l'article du Monde concernant les témoignages des médecins face à ces nouvelles armes

 

Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza

 

Sophie Shihab, Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale

Des familles fuient les combats, à Zeitun, le 12 janvier 2009. 

AFP/MAHMUD HAMS

Le bilan des morts de l'offensive israélienne à Gaza, entrée dans sa 17e journée, a dépassé lundi le seuil des 900, a annoncé le chef des services d'urgence du territoire palestinien. Selon le docteur Mouawiya Hassanein, le bilan des tués a atteint 905 après la mort de 15 Palestiniens lundi matin. Parmi les morts, figurent 277 enfants, 95 femmes et 92 personnes âgées,a-t-il précisé. Plus de 3 950 Palestiniens ont en outre été blessés. 

 

 

 

Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

 

es blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

 

 

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"

dimanche, 11 janvier 2009

En attendant superman Obama, Gaza brûle

obama-superman.jpg

Certains ont applaudi la victoire de Barak Obama qui allait tout d'un coup changer la face du monde en introduisant le bonheur dans toutes les contrées et les continents.

Mais dès le déclenchement de l'agression sioniste sur Gaza, le superman Obama est devenu sourd, muet et aveugle. Il ne veut plus entendre parler de Palestine et de Palestiniens. Il se réfugie dans un mutisme mortel.

Peut-être après son investiture le 20 janivier, il prendra les choses en main et trouvera :

-que Tzebbi Livni est une femme énergique et tendre, et qu'il l'applaudira pour continuer de répandre du bien auprès des populations palestiniennes en leur offrant encore plus de bombes chaudes.

- que le gentleman Ehud Barak qui porte le même nom que lui est tellemenent sympathique, qu'il faille continuer le sale boulot d'exterminateur de Palestiniens.

- que les bombes au phosphore blanc offre un beau spectacle digne d'un agréable feu d'artifice.

- que le nombre de gazaouis est tellement grand, qu'il faille une opération de régulation démographique à coup d'obus et de frappes chirurgicales et non chirurgicales.

- que la destruction des tunnels à la frontière egyptienne est légitime parce qu'ils contribuent à la survie des populations assiégées depuis 1948. Peut-être qu'il trouvera que ces galeries de rafah, apportent la "rafahiyya" et la prospérité aux Palestiniens. Donc il faut les raser et les détruire complètement.

Vivement ce 20 janvier pour que cette bulle nommée Obamania, eclate enfin au grand jour.

@al-Maghribi, Maroc Pluriel

20:25 Ecrit par Maroc pluriel dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, palestine, israel

المغرب يقيم جسرا جويا لإغاثة غزة

 

حطت في وقت مبكر من صباح أمس السبت بمطار مدينة العريش المصرية بشبه جزيرة سيناء ، طائرة عسكرية مغربية خامسة تحمل كميات من المساعدات الإنسانية الموجهة إلى السكان الفلسطينيين في قطاع غزة تنفيذا لتعليمات الملك محمد السادس.

 

وتم في وقت لاحق من يوم أمس نقل هذه المساعدات برا إلى معبر ( رفح ) البري على الحدود المصرية مع قطاع غزة ، ومعبر ( العوجة ) في وسط سيناء ، حيث سيتم تسليمها إلى الجانب الفلسطيني .

 

وكانت خمس طائرات عسكرية مغربية قد أقلعت أمس من القاعدة العسكرية الثانية بمكناس والقاعدة الجوية الثالثة بالقنيطرة ، محملة بحوالي 100 طن من المواد الغذائية الأساسية والمستلزمات الطبية والمواد الصيدلية والاغطية ، وصلت أربعة منها أول أمس الجمعة إلى مطار مدينة العريش.

 

وحرصت القوات المسلحة الملكية المغربية على تعبئة خمس طائرات من طراز " سي 130"  في إطار الجسر الجوي الذي اقيم لنقل مساعدة المغرب لسكان غزة .

 

 

وأوصلت هذه الطائرات الضخمة ذات المحركات الأربعة ما مجموعه 63 طنا من المساعدات التي تتكون  من 15 طنا من الأدوية ، تم تجميعها من قبل وزارة الصحة ووزارة الشؤون الخارجية والتعاون  ،كما نقلت مساعدة مؤسسة محمد الخامس للتضامن ، والمتمثلة في 20 طنا من الدقيق و8 أطنان من السكر و8 أطنان من الزيوت و6 أطنان من الحليب و5ر4 طنا من الأجبان وطنا ونصف من الشاي ، بالإضافة إلى 3000 وحدة من الأغطية.

 

وستواصل الطائرات نقل المساعدات المغربية تباعا ، إلى غاية الانتهاء من إيصال هذه المساعدات التي ما زالت تتدفق على المطارين العسكريين بالقنيطرة ومكناس .

وكان الملك محمد السادس قد أعطى توجيهاته إلى وزارة الشؤون الخارجية والتعاون ووزارة الصحة ومؤسسة محمد الخامس للتضامن والقوات المسلحة الملكية والدرك الملكي ، لاتخاذ كل الإجراءات اللازمة، لتنفيذ هذه العملية من خلال تنظيم رحلات متتالية ، ابتداء من أول أمس الجمعة.

الخليل الأشهب

Sunday, January 11, 2009

source ; Nadorcity

15:49 Ecrit par Maroc pluriel dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, palestine, israel

Gaza : Crimes de guerre, il faut que ça aboutisse

De nombreuses initiatives d'avocats pour traduire les responsables Israeliens  devant un tribunal se multiplient dans plusieurs pays au Yemen, Maroc, Qatar...

Il faut que ce dossier aboutisse et arrive entre les mains de juges habilités à inculper et sanctionner les crimes israeliens à l'encontre des populations civiles palestiniennes à Gaza.

Il y a suffisamment des preuves qui sont accumulées par des experts militaires, médecins, journalistes et bénévoles d'ONG, avant que la censure israelienne interdise les images et reportages documentant les horreurs commises par les hordes sauvages du Tsahal. 

Ils massacrent à coup de bombes à fragmentation, à l'uranium appauvri, au phosphore et probablement à d'autres nouveaux armements qui sont testés pour la première fois sur le peuple Palestinien. 

Pour suivre le dossier de ces crimes de guerre, vous pouvez consulter le remarquable blog d'Ibn Kafka qui fait une veille documentaire utile pour ceux qui veulent s"informer sur ces horreurs commises par l'armée israelienne. 

Israël: Arrêtez l'utilisation illégale de phosphore blanc dans la bande de Gaza
Par Human Rights Watch
 

Israël doit arrêter l'utilisation du phosphore blanc dans les opérations militaires dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le 9 et 10 Janvier, 2009, des chercheurs de Human Rights Watch en Israel ont observé plusieurs explosions aériennes de phosphore blanc tiré par l’artillerie sur ce qui semblait être la ville de Gaza et la région de Jabaliya.

jeudi, 08 janvier 2009

Gaza : beau geste de Frédéric Kanouté

Kanouté affiche son soutien aux Palestiniens lors du match contre La Corogne en coupe d'Espagne, le 7 janvier 2009 à Séville

KANOUTE.jpg

SÉVILLE (AFP) — L'attaquant franco-malien du FC Séville Frédéric Kanouté a affiché mercredi soir en plein match son soutien aux Palestiniens de Gaza en exhibant un tee-shirt barré du mot "Palestine" en plusieurs langues, après avoir marqué un but.

Après un but marqué face au Deportivo La Corogne en huitièmes de finale aller de la Coupe d'Espagne (2-1 pour Séville), Kanouté a relevé son maillot sur sa tête, dévoilant un tee-shirt noir avec l'inscription "Palestine" en plusieurs langues, affichant ainsi son soutien aux Palestiniens visés par l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Frédéric Kanouté, 31 ans, né en France et qui défend le Mali en sélection, est musulman et est connu pour ses engagements humanitaires.

Il a créé une fondation pour aider les orphelins au Mali et a sauvé une mosquée de la fermeture à Séville, déboursant un demi-million d'euros selon la presse espagnole.

Son attitude mercredi soir sur le stade pourrait faire l'objet d'une sanction si les autorités compétentes considèrent que le joueur a diffusé un message politique dans le cadre d'une compétition officielle.

...

Mardi, le match d'Eurocoupe de basket-ball entre les Turcs de Turk Telekom et les Israéliens de Bnei Hasharon a été annulé, des spectateurs turcs ayant menacé les joueurs israéliens, obligeant la police à intervenir.


mardi, 06 janvier 2009

Gaza : JUSTE VOMIR MON INDIGNATION……

Citoyen Hmida a écrit cet excellent billet.

J'y adhère pleinement

Je crie et je vomis mon indignation avec lui.

JUSTE VOMIR MON INDIGNATION……

Depuis le début de l’attaque contre Gaza, j’avais envie d’écrire ce billet.  

 Pour vomir mon indignation.

Pas contre Israël : c’est un état voyou dirigé par des fous.

Ni contre les dirigeants des pays arabes : ils sont impuissants, politiquement, économiquement, militairement, donc inexistants !

Non, je voulais crier mon indignation contre ceux qui peuvent et qui ne font rien !

 Dans ce billet, j’avais envie de vomir mon indignation contre l’indifférence des sociétés occidentales  face  l’attaque menée par une armée régulière  – désignée par les occidentaux eux-mêmes comme l’une des plus puissance de la région, sinon du monde – contre une zone civile d’où partent des roquettes artisanales dont la portée et la puissance ferait sourire n’importe quel militaire.

 Je voulais vomir mon indignation contre les médias occidentaux,  en général qui pour des raisons d’éthique refusent de passer sur leurs écrans et sur leurs unes les images terrifiantes d’enfants mutilés, de blessés à l’agonie laissés sur le bord des trottoirs, de femmes hurlant leur désespoir face à la perte de toute leur famille

 Je voulais vomir mon indignation face aux déclarations des responsables politiques occidentaux qui   exigent, avant tout cessez-le-feu- de la part d’Israël, que cessent les tirs de roquettes qui troublent  la vie paisible dans quelques localités israéliennes  bâties sur des territoires occupées par la force et de la manière la plus illégal vis-à-vis du droit international.

 Je voulais vomir mon indignation contre les journalistes occidentaux qui acceptent servilement l’interdiction que leur impose Israël de se rendre sur la zone des combats et se contentent dans leurs comptes-rendus des communiqués que l’armée de l’état et son service de  propagande veulent bien leur servir et qu’ils prennent pour vérité absolue.

 Je voulais vomir mon indignation devant l’attitude de George W. Bush …Mais mérite-t-il que l’on s’indigne pour ce qu’il dit ou ce qu’il fait, après tout ce qu’il a dit et tout ce qu’il a fait ?

 Je voulais vomir mon indignation face à ce Conseil de Sécurité de l’O.N.U. qui ergote depuis des jours et se chamaille depuis des nuits à propos d’une « déclaration » qui ne serait même pas contraignante, juste une déclaration,  on ne lui demande rien d’autre, parce qu’il ne peut donner rien d’autre.

 Je voulais vomir mon indignation face aux intellectuels occidentaux de tous bords, qui dès qu’il s’agit d’Israël, semblent être atteints d’aphonie, qui dès qu’il s’agit d’Israël sont tétanisés ! Où êtes-vous donc, vous les défenseurs de droits de l’homme ?  Où vous cachez-vous, vous les pourfendeurs du racisme ? Pourquoi vous taisez-vous dès lors que les victimes sont des victimes d’Israël ? Pourquoi quand vous décidez de vous exprimer, vous débitez des âneries comme ce supposé philosophe qui s’interroge dans “Le Monde”  : « Gaza, une riposte excessive ? ». 

Je voulais vomir mon indignation …Mais je ne peux qu’exprimer mon impuissance !

19:08 Ecrit par Maroc pluriel dans Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, palestine, israel

lundi, 05 janvier 2009

Crimes de guerre d'Israel

Condamner les « deux côtés » : pire que les assassins !

Par Michel Warschawski
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Barak, Olmert, Livni et Ashkenazi auront un jour à répondre de crimes de guerre devant une cour de justice, comme d’autres criminels de guerre. En conséquence, notre devoir est d’informer sur leurs actes et déclarations de façon à nous assurer qu’ils payeront pour les massacres qu’ils ont ordonnés et commis.

Il y a cependant une seconde catégorie de criminels qui pourraient échapper aux tribunaux. Ils ne se salissent pas les mains avec le sang des civils, mais fournissent les justifications intellectuelles et pseudo morales des assassins. Ils constituent l’unité de propagande du gouvernement et de l’armée des tueurs.

Les écrivains israéliens Amos OZ, et A. B. Yehoshau sont les exemples type de tels misérables intellectuels, et ce n’est pas la première fois ! A chaque guerre ils se portent volontaires pour l’effort de guerre israélien, sans même avoir été officiellement désignés. Leur première fonction est d’apporter les justifications à l’offensive israélienne, puis, dans un second temps ils pleurent leur virginité perdue et accusent l’autre camp de nous avoir obligés à être brutaux.

La justification fournie par OZ dans Corriera de la Serra, et Yehoshua dans La Stampa est évidemment la nécessité de réagir aux rockets sur Sderot, comme si tout commençait avec ces rockets. « J’ai du expliquer  aux Italiens, écrit Yehoshua dans Haaretz 30 décembre 2008 , pourquoi l’action israélienne était nécessaire.... »

Yehoshua et Oz ont tous les deux oublié 18 mois de brutal siège israélien imposé à un millions et demi dêtres humains, les privant des nécessités les plus élémentaires. Ils ont oublié le boycott israélien et international du gouvernement palestinien démocratiquement élu. Ils ont oublié la séparation forcée de Gaza et de la Cisjordanie, séparation faite pour isoler et punir la population de Gaza de son choix démocratique incorrect.

Après avoir choisi de ré- écrire la chronologie des événements, Oz et Yehoshua utilisent l’argument de la symétrie : La violence est utilisée des deux côtés et il y a des victimes innocentes à Gaza comme en Israël. En effet, chaque civil tué est une victime innocente. La chronologie et le nombre ne sont cependant pas sans rapport : 3 civils israéliens ont été tués dans le sud d’Israël, mais seulement après que l’aviation israélienne a commis son massacre planifié dans le centre de la ville de Gaza, en tuant plus de 300 .

Cette position des intellectuels les plus en vue d’Israël sert de justification morale au soutien que le parti de la gauche sioniste Meretz apporte à l’agression criminelle du ministre de la défense Barak. Meretz aussi exprimera en temps voulu son opposition aux meurtres, c’est à dire lorsque la communauté internationale exprimera sa préoccupation pour les fautes d’Israël. Pour l’instant cette communauté internationale demeure silencieuse et semble même heureuse de la contribution israélienne à sa sainte croisade contre la menace globale islamique.

Afin de montrer sa préoccupation, l’Europe envoie une assistance humanitaire (symbolique) à la population de Gaza. En entendant le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner soutenir l’action israélienne, en même temps qu’il annonce la décision d’envoyer des produits humanitaires à Gaza, je n’ai pu m’empêcher de me souvenir des informations sur les délégations de de la Croix Rouge Internationale qui venaient visiter les camps d’extermination nazi avec des chocolats et des biscuits.

Je sais que ce n’est pas la même chose, mais personne ne peut contrôler ses associations mentales.

Bernard Kouchner a cependant une circonstance atténuante : les régimes arabes, en particulier celui d’Hosni Mubarak, soutiennent aussi l’agression israélienne. Et ils vont aussi envoyer du chocolat et des biscuits aux enfants de Gaza, sauf bien sûr à ceux qui gisent morts à l’hôpital de Shifa .

version française, France-Palestine

Michael Warschawski, Alternative Information Center (AIC)

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