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lundi, 21 janvier 2008

CAN 2008 : Début fracassant des Lions d'Atlas

ea8a5e2790afe3d77a56a8c3ef9df442.jpgLes lions de l'Atlas viennent de réaliser un grand exploit au GHANA en mettant 5 buts dans le filet namibien. Cette victoire on le doit  à une équipe jeune et combative qui a su retrouver un bon équilibre et une parfaite entente alliant une très grande technicité et un esthétique dans le jeu. Alloudi s'est distingué en marquant à lui seul trois beaux buts.

Mais cette belle fête s'est entachée d'un incident malhreux. Soufiane Alloudi a été victime d'une blessure au genou qu'elle a obligé de quillter le terrain. Il a suivi le reste du match sur les bancs en regardant ses frères lions terminer le formidable spectacle qui a forcé l'admiration de tous les amoureux du ballon rond, sauf peut-être Pablo Correa entraineur du club lorrain de nancy qui a donné un curieux entretien dans lequel il affirme bla 7achma souhaiter que la sélection marocaine n'aille pas au final pour voir Hadji, zarka et Chretien Bassir regagner leur place dans son club. Et bien non ! j'espère bien qu'ils resteront avec l'équipe nationale jusqu'à arracher le trophée final.

Bravo aux Lions d'Atlas Marocains pour ce début fracassant et le peuple Marocains et sympathisants de notre pays attendent plus de victoires et surtout du beau spectacle. Espérons que l'excellent Soufiane Alloudi retrouvera sa pleine forme pour les prochains matchs.

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samedi, 19 janvier 2008

La diplomatie nerveuse de l’Algérie

Le Ministre de l’intérieur Zerhouni qualifie l’ONU de « fausse vierge effarouchée »

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Casablanca, MarocPluriel. 19.01. 08. Un bras de fer est engagé entre l’ONU et l’Algérie a propos des attentats et la situation catastrophique sur le plan sécuritaire dans ce pays. Quarante et une personnes, dont 17 fonctionnaires des Nations unis, ont péri dans les deux attentats-suicides du 11 décembre 2007, contre le Conseil constitutionnel et le siège local de l'ONU à Alger et revendiqués par Al-Qaida au Maghreb.

A la suite de cette tragédie qui a frappé le personnel onusien, Le secrétaire général  Ban ki-moon a décidé de faire une enquête sur la sécurité des bâtiments de l’organisme dont il a la charge et qui sont situés en Algérie et tirer des conclusions pour prévenir de nouveaux attentats dans un pays où la situation ne s’arrange pas, mais elle s’empire de jour en jour. Les USA ont encore alerter leurs ressortissants a plus de prudence dans leurs déplacements  dans toutes villes algériennes. les britanniques et les français ont aussi fait de même. Ce qui prouve que les milieux sécuritaires à l’échelle internationale placent l’Algérie dans la zone à haut risque.

Mais Les responsables  algériens ne sont pas de cet avis, ils passent même à l’attaque avec un discours ordurier et vulgaire, digne des voyous. Zerhouni, ministre de l’intérieur qualifie l’ONU de se comporter comme « une fausse vierge «effarouchée » Voilà une phrase qui doit intéresser les sémiologues ; les linguistes, les psychiatres et aussi les feministes pour l’analyser et dresser un profil psychologique et comportemental de ce ministre qui fustige l’ONU en la qualifiant ainsi.

 Le refus de se plier à une enquête onusienne sur ce double attentat a aussi été exprimé par Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement algérien avec un ton insolent  qui montre que les responsables de ce pays sont nerveux et gênés que la communauté internationale, par la voix de l’ONU enquête sur le terrorisme, l'une des plaies qui ronge l’Algérie depuis des années. Ils n’ont jamais pu apporter la moindre solution pour délivrer le peuple Algérien de ce cauchemar quotidien. Le chef du gouvernement va plus loin en déclarant que cette décision "ne peut être accueillie favorablement car l'Algérie a fait son devoir"  De quel devoir, il fait allusion ? Est-ce le devoir de minimiser hypocritement le mal qui ronge l’Algérie et laisser la population sans défense dans une situation de peur quotidienne? Est-ce le refus de coopération avec les Etats de la région en matière de terrorisme et de sécurité ? est-ce le devoir de s’immiscer dans les affaires internes des états voisins en fomentant des conflits artificiels à la frontière marocaine et en abritant une bande armée polisarienne sur son propre sol ? Est-ce le devoir de parrainer les rebelles touaregs en les dirigeant contre le Mali et le Niger ? 

En tout cas les faits sont là, l’ONU accuse les autorités algériennes de ne pas avoir protégé ses installations à Alger de manière appropriée. Dans une dépêche de l’AFP qui rapporte la déclaration d’un responsable onusien, il n’y a aucune ambiguité : « Selon Kemal Dervis, responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le chef de la sécurité de l'ONU en Algérie, Babacar Ndiaye, qui a péri dans l'explosion, avait plusieurs fois demandé "des mesures de sécurité particulières", peu après les attentats d'avril 2007, qui avaient fait 30 morts en Algérie. Le Sénégalais réclamait notamment l'installation de plots de béton, qui auraient pu bloquer le véhicule piégé du 11 décembre. "Le gouvernement (algérien) n'a pas répondu, c'est un fait établi", a affirmé, mercredi, M. Dervis.

@ Al-Maghribi, Maroc pluriel et multiple

vendredi, 18 janvier 2008

Le Sahara : lettre au Président du Sénégal

Lettre de l'Association des tribus Sahraouies Marocaines en Europe au Président sénégalais

Lyon, 18 janvier 2008

 A Monsieur Adoulaye WADE, Président de la République du Sénégal 

Au nom de la fraternité, solidarité et pérennité des relations maroco-sénégalaises  n tant que conseiller de l’Association des Tribus Sahraouies Marocaines en Europe  je vous exprime mes condoléances les plus attristées ainsi qu’à  toute la famille de Seringne Touba, aux frères Mourides et à tout le peuple sénégalais pour le rappel à Dieu du cheikh Saliou Mbacké.

C’est une grande perte pour le monde musulman, et nous retiendrons l’homme de paix, de foi et de communion très ouvert à la modernité, qui a préféré  vivre en toute humilité comme le plus simple de ses talibes (étudiants); aimant la terre pour ce qu’elle représente de symbolique pour le travail. Il répandait les valeurs de miséricorde et de tolérance comme son père Ahmed Ibn Mohammed Ibn Habib Alla Khadimou Rassoul cheikh Ahmadou Bamba connu pour son pacifisme et fondateur du mouridisme et de Touba au XIVè siècle. Je profite de cette triste circonstance pour un retour à la vie malgré tout et je vous adresse également mes sincères voeux  à l’occasion de la nouvelle année de l’Hégire 1429 et implore le Très-Haut de vous renouveler cette occasion bénie,  Monsieur le Président, dans la santé et le bien-être, et pour le peuple sénégalais davantage de progrès, de gloire et prospérité ainsi que pour la Oumma, solidarité et unité.  

Au moment où l’union européenne s’élargit et que la mondialisation nous place dans un contexte de plus en plus concurrentiel, le conflit du Sahara marocain continue de maintenir une division régionale et engendre un foyer de tension qui perdure depuis trois décennies où les marchands d’armes y trouvent leur compte. Ce conflit est né dans un contexte de guerre froide (USA/URSS),  l’Algérie pro-russe  a créé de toutes pièces le front du Polisario avec le soutien logistique russe pour avoir une ouverture sur l’atlantique et y placer des missiles directement orientés vers les Etats-Unis; le comble est que les dirigeants de ce front sont tous marocains, nés à l’intérieur du Maroc indépendant et dont les familles vivent toujours au Maroc.

L’histoire nous impose le retour de mémoire car la seule légitimité du Sahara relève du Maroc et de son histoire,  reconnue par les instances juridiques internationales.

Nous savons avec beaucoup d’autres, que le problème du Sahara nous oppose directement à l’Algérie via le Polisario qui continue avec son cynisme habituel et sa farouche hostilité contre notre intégrité territoriale, une irréductible et cuistre culture de destruction. Faisons de cette affaire l’une des plus grandes mystification, le paravent par lequel le gouvernement algérien mène une politique d’expansionnisme et, au-delà, à terme, nourrit le terreau de la déstabilisation et du terrorisme.   Nous savons surtout que notre pays et notre peuple n’accepteront jamais de voir s’ériger sur  la façade sud atlantique une « principauté » algérienne appelée « RASD ».

Cette vision du pouvoir algérien et le système de pensée et de comportement qui en découlent sont inaptes à prendre en charge les nouvelles exigences de paix et de coopération de l’environnement régional et international. Ce pouvoir déclarait, je le rappelle, par son Président  Houari Boumédienne au sommet des Etats Arabes en octobre 1974 qu’il encourageait et approuvait le partage du territoire ente le Maroc et la Mauritanie. Ce même régime sous Ben Bella  a cependant ignoré le traité signé avec le gouvernement provisoire algérien (GPRA) et fut le déclenchement de toutes les trahisons que nous connaissons depuis, et sans relâche.

Monsieur le Président permettez-moi de vous citer : « Le Sahara est une terre marocaine et doit rester sous la souveraineté marocaine. Nous n’avons jamais changé de position sur cette question ». Et vous avez rajouté « nous soutenons le Maroc parce que nous pensons que le Maroc est dans son droit ». Ainsi votre déclaration se nourrit des réalités de l’histoire - bien connue au Sénégal et au Maroc - de la légitimité et la légalité internationales. Elle réfute l’imposture et la falsification et ferme la porte à l’usurpation du droit et  c’est sur la base de ces éléments que vous avez réitéré le soutien de votre pays à la cause marocaine. Je vous suis reconnaissant Monsieur le Président et tous les marocains avec moi.

Par le passé, comme aujourd’hui,  le Maroc n’a jamais douté de cette fraternité et alliance. Le Sénégal  reste un digne avocat de la thèse du Maroc dans tous les forums internationaux, les marocains l’apprécient à sa juste valeur. Les tentatives de déstabiliser ces rapports se sont toujours brisées sur un socle solide, historique, culturel et humain, des relations fondées sur des valeurs communes, forgées à travers des liens séculaires puissants et indissolubles renforcés ces dernières années par la coopération bilatérale dans tous les domaines grâce à votre sagesse et clairvoyance et celles de sa Majesté le Roi Mohamed VI.

Je tiens à saluer par l’occasion l’imam Hassan Cissé, un des plus grands chefs religieux du Sénégal, petit fils du Calife Général de la famille Tidjane qui a dit : « Tout ce qui touche le Maroc n’épargne guerre le Sénégal » et je répondrai,  notre prophète (paix et salut à Lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman, les musulmans doivent être comme les doigts d’une seule main, comme l’édifice scellé et comme les membres d’un seul corps; si un  membre souffre, tous les autres membres lui doivent solidarité et soutien ». Je rajoute la parole de Dieu dans le Coran : « Les croyants ne sont que des frères. Ramenez donc la paix entre vos deux frères » sourate 49-verset 10.  Les marocains ne peuvent que croire en votre mission lorsque vous serez en quelque sorte le Nouvel Emissaire de paix au 11ème  sommet de l’O.C.I. (Organisation de la Conférence Islamique) à Dakar dont vous serez le Président les 13 et 14 mars prochains pour aider au règlement des conflits qui touchent la Oumma.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Ali Jeddou (Association des Tribus Sahraouies  Marocaines en Europe)

lire aussi : Le Sénégal secoue le cocotier de l'Union Africaine à propos du Sahara

jeudi, 17 janvier 2008

Maroc : un mouvement de tous les démocrates

Un groupe de citoyens lance une initiative pour un mouvement de tous les démocrates.
Rabat, 17/01/07-map. Un groupe de citoyens a lancé une initiative pour un mouvement de tous les démocrates indépendamment de leurs appartenances partisanes, une initiative dont "les fondamentaux de la Nation Marocaine sont le socle, les valeurs démocratiques sont la référence, les constituants de notre identité plurielle et de notre authenticité sont le crédo, la modernité est l'horizon".

Un communiqué, rendu public jeudi, précise que cette initiative intervient après que "des citoyennes et des citoyens de divers horizons professionnels, intellectuels et culturels, et de différentes sensibilités politiques et associatives, se sont réunis à plusieurs reprises durant ces dernières semaines ", ajoutant que ces "réunions ont porté sur l'examen des défis, questions, enjeux et attentes se rapportant à la situation politique nationale, y compris les enseignements des dernières élections législatives".

Partant des conclusions de leurs échanges, ajoute la même source, et "convaincus de la nécessité d'agir pour sauvegarder et consolider les acquis et les réalisations de notre pays en matière de démocratisation et de développement " et "conscients du déficit de mobilisation des élites nationales dans l'encadrement des citoyens et dans la participation de ceux-ci à la construction de leur avenir" et " de l'ampleur des défis et des responsabilités qui incombent à tous, Etat et société", les participants à ces réunions se sont engagés résolument à oeuvrer pour "l'émergence d'un élan démocratique rénové".

"Ils réaffirment, en outre, leur conviction profonde quant à la nécessité de dépasser les attitudes de démission et de passivité, et d’œuvrer avec volontarisme pour le renforcement de l'engagement responsable face aux attentes des citoyens et aux grands défis de la Nation", poursuit le communiqué.

Ils affirment "avec force la nécessité d'une initiative nationale ouverte à tous les démocrates, indépendamment de leurs appartenances partisanes, celle d'un mouvement, dont les fondamentaux de la Nation Marocaine sont le socle, les valeurs démocratiques sont la référence, les constituants de notre identité plurielle et de notre authenticité sont le crédo, la modernité est l'horizon", précise le communiqué, ajoutant qu'il s'agit d'une initiative "qui adopte le langage du réalisme et le souci de proximité comme principes d'action, une initiative pour un mouvement de tous les démocrates".

Le communiqué est signé pour les participants par M.Aziz Akhennouch, M. Ahmed Khchichine, M. Salah El Ouadie El Assafi, Mme Khadija Rouissi, M. Fouad Ali Al Himma, M. Mustapha Bakkoury, M. Rachid Talbi Alami, M. Mohamed Cheikh Biadillah, M. Hakim Benchamach, M. Habib Belkouch et M. Hassan Benaddi.

lundi, 07 janvier 2008

Sahara : Manhasset III sera-t-il le dernier ?

11806e41f03f2484e9273b445ed2b514.jpgCasablanca, MarocPluriel,7.0108

Aujourd’hui, démarre à Manhasset la troisième rencontre entre la délégation marocaine et le polisario parrainé et soutenu par l’Algérie. Cette rencontre  qui se déroulera du 7 au 9 janvier, sera menée sous l’égide de l’ONU pour trouver une solution politique juste afin de clore ce dossier une fois pour toute. Ca sera aussi l’occasion pour les adversaires du Maroc de clarifier leur position, notamment l’Algérie, la véritable autre partie qui dicte au Polisario ce qu’il doit faire et dire. Et selon les dépêches émanant des officines de propagande de ce pays, on a l’impression  que le ton n’a pas changé. Il y a même des escalades verbales très dangereuses qui consistent à relayer l’idée de recours à la lutte armée. Cette posture algéro-polisarienne figée demande encore la tenue d’un referendum  avec trois options possibles : le rattachement au Maroc, l’indépendance  ou l’autonomie.

Examinons cette proposition irréaliste algérienne qui n’en est pas une en fait :

Il faut d’abord résoudre l’épineux obstacle que tous les représentants spéciaux de l’ONU chargés de ce dossier  n’ont pas pu résoudre : dresser  une liste électorale relève de l’impossible. C’est pour cela que l’ONU a abandonné définitivement cette option referendaire qui est porteuse de troubles  et de risque de division de la population de cette province. La projet polisarien porte les germes de la guerre civile entre les différentes tribus composant cet espace saharien qui est complexe sur le plan anthropologique. C’est un système basé sur des alliances et mésalliances tribales, suivant une logique d’itinéraires qu’empruntaient les tribus nomades et non de territoire. Forcemment, ceux qui monopolisent l’outil polisarien, notamment les minoritaires de Rguibat cherg « fogra » ne peuvent représenter toute les grandes tribus de Rguibat Sahel, des Tekna, Oulad Dlim, Oulad Bousbâ, lâroussiyyine et autres fractions qui sont écartées de la logique polisarienne  basée sur un projet de guerre civile ou de fitna. diaboliquement réfléchi et mené par les services secrets algériens. De ce fait là, le Polisario parait comme un dispositif subversif cherchant à déstabiliser la partie Sud du Maroc et affaiblir l’Etat Marocain  au profit du pouvoir algérien. Le polisario est une compagnie privée militaire utilisée sciemment  pour élargir cette zone grise sahélo-saharienne profitant à l’Etat algérien mafieux qui parraine tout genre de trafic. Cet abcès matastasé, tentaculaire et multiforme devient un danger réel menaçant la sécurité des Etats de la région y compris l’Algérie elle-même. La politique et la gestion des affaires d’Etat sont des choses sérieuses pour ne pas les confier à des militaires sans scrupules qui sont intéressés uniquement par le robinet du gaz et du pétrole afin de s’enrichir sur le dos des peuples de la région, notamment les touaregs propriétaires des richesses naturelles de leur sous  sol. Cette politique aveugle suivie par le pouvoir algérien est en train de plonger toute la région dans un lendemain incertain et qui risque de la transformer en un gigantesque brasier de violence et de drames humains regrettables. Il  faut que les peuples de la région condamnent ce pouvoir algérien irresponsable générateur de crises et d’insécurité. Les mises en garde se multiplient par les spécialistes de la géopolitique qui sont unanimes que la région du Sahel et du grand Sahara est sur le point d’être déclarée comme une zone grise  avec des connexions de tous les réseaux terroristes et des bandes armées y compris parmi la base du Polisario qui coordonnent et marchandent leur savoir faire et leur équipement dans des opérations terroristes et de déstabilisation. Les événements récents en Mauritanie et l’attaque du siège de la Minurso à Tindouf sont des signes que la zone grise de troubles s’élargit de plus en plus et qu’elle n’est pas seulement cantonnée au territoire algérien qui est la proie d’attentats quasiment quotidiens et de plus en plus meutriers.et abjects.  Même la capitale et les hauts lieux symboliques du pouvoir ne sont pas épargnés. La sagesse veut que les responsables algériens aident à résorber cette zone grise où sévit le terrorisme  et non pas entretenir une bande armée à Tindouf. Des vois maliennes et nigériennes ont exprimé leur colère et leur inquiétude vis-à-vis de l’implication de l’Algérie et de son rôle dans la rébellion des Touaregs dont les chefs sont en territoire algérien. Cette vocation du pouvoir algérien de jouer en eau trouble comment à agacer sérieusement les peuples de la région à tel point où certains désespérés espèrent qu’on en finisse avec cette situation intenable quitte à voir l’Africom américain débarquer dans la région; c’est ce qui serait encore dramatique et regrettable pour l’ensemble des peuples de cette zone où la sécurité se dégrade de jour en jour.  Au lieu que l’Algérie abandonne cette posture belliqueuse et irresponsable vis-à-vis de ses voisins et s’engager dans plus de coopération pour réduire les risques de terrorisme et s’attaquer aux causes de sa prolifération, elle choisit l’escalade et le parrainage des bandes armées.

Ce troisième round de Manhasset sera peut-être l’occasion pour que l’Algérie réexamine sa position rigide et aide le Polisario à amorcer une vraie logique de négociation autour de l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc. Il lui faut  beaucoup de courage et de clairvoyance pour emprunter le chemin de la paix tant réclamée par la communauté internationale. Espérons que les séparatistes et leur protectrice attirée écoutent la voix de la raison exprimée par de nombreux filles et fils du Sahara dont la dernière déclaration est faite par l’un des éminents anciens cadres du Polisario et qui a rejoint le Maroc. Il s’agit de Mustapha Bouh Al Barzani qui a «émis l'espoir que le troisième round de ces négociations constitue une occasion d'aborder le fond du problème dans le but d'éviter de se retrouver dans une situation dont les conséquences sont inconnues de tous. Miné par un mouvement de dissidence et de contestation internes, qui réclame le retour à la mère patrie et la levée du siège contre les séquestrés, le "polisario" doit désormais se rendre à l'évidence qu'il n'est pas le seul à représenter les Sahraouis, a-t-il expliqué, notant que cette situation a poussé le "polisario" à prendre des positions radicales et à nager à contre courant.»  En tout cas, le Maroc est conséquent avec lui-même. Il part pour cette négociation avec une proposition solide mise sur la table afin d’être discutée par ses adversaires. Il demeure constamment disposé à négocier, "mais uniquement à propos de l'autonomie, toute l'autonomie et rien que l'autonomie" comme l’a affirmé le chef de l’Etat le Roi Mohamed VI.

@ Al-Maghribi, Maroc pluriel et multiple, 7.01.08

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