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samedi, 29 décembre 2007
le bombardement de Casablanca en 1907
(Droit de mémoire)
En recoupant les données de rapports militaires français, récits oraux et correspondances makhzéniennes
Allal Lakhdimi est historien professeur à la Fac de lettres et des sciences humaines de Rabat. Ses recherches portent sur la résistance et la Chaouia, d’où un ouvrage important publié sur la colonisation de la Chaouia et le mouvement de la résistance.
Dans cet ouvrage en arabe « Intervention étrangère et résistance, les événement de Casablanca de 1907 » (Editions Afrique Orient), une grande partie est consacrée à Casablanca et aux événements du bombardement de la ville en 1907. Dans l’entretien suivant, il nous donne la version des événements d’après ses recherches fondées, dit-il, sur des recoupements entre données de rapports militaires ou diplomatiques français et des correspondances makhzéniennes. Cette page d’histoire des journées sanglantes de Casablanca n’a cessé d’être écrite avec des explications parfois opposées, surtout en cas d’explications idéologisées. L’historiens essaie de défendre le droit de mémoire sans se défaire de l’objectivité. Il explique que le bombardement de Casablanca et le débarquement font suite à un long processus au terme duquel les Européens ont occupé le terrain économiquement puisque « les céréales, la production des laines, sont devenus propriétés de commerçants européens qui possèdent des dizaines de milliers de cheptels avec leur réseaux de protégés ».
Quelles sont les sources de vos recherche autour des événements de Casablanca ?
Les sources sont nombreuses. Pour ce qui concerne ce qui a été écrit dans les journaux au lendemain des événements ou par des auteurs de mémoires, souvent il s’agit d’écrits qui attirent l’attention mais manquent d’objectivité et de méthode car il y a beaucoup d’écrits qui s’inscrivent dans le cadre de la manipulation de l’opinion publique. Ici il s’agit de l’opinion publique française. Souvent on découvre des sources françaises mais aussi des rapports militaires ou diplomatiques aussi bien français qu’anglais ou allemands. Ce sont des sources importantes qui fournissent des données qu’il faut lire attentivement en recoupant avec d’autres sources notamment marocaines surtout des correspondances makhzeniennes. Quelle l’importance du bombardement de Casablanca ?
Le bombardement de Casablanca en 1907 est un fait important parce que fondateur pour l’histoire moderne de la ville et du Maroc. C’est dans un contexte bien précis que se sont produits ces événements. Ce contexte n’était pas entièrement connu sur le moment. Les événements étaient imbriqués dans un processus colonial lent et donc, officiellement, il fallait voiler la trame avec un halo, ce qui entraîne de la confusion. Cette confusion est demeurée bien longtemps. La recherche en histoire au Maroc a essayé de découvrir si les événements avaient une valeur historique par la richesse de sens qu’on pourrait en sortir. Réponse ?
La réponse est oui et ces événements méritent plus qu’un livre. Quand nous nous sommes engagés profondément dans le sujet, recherche dans les sources diverses et références, nous avons trouvé que ces événements entrent dans le cadre d’un contexte colonial complexe, contexte de guerre colonialiste et intervention militaire européenne, française et espagnole préméditée et bien organisée. Mais ce qui est bizarre dans tout cela, c’est que les Marocains qui étaient considérés comme des inconséquents, c’est-à-dire ne sachant pas ce qui se passe autour d’eux, se sont avérés, au contraire, très conscients de ce qui se passe, ils avaient une parfaite conscience que l’ennemi les guettait embusqué, que le danger du colonialisme menaçait et qu’il fallait l’affronter avec tous les moyens dont on dispose. Qu’est-ce qui vous pousse à dire ça ?
Quand vous chercher dans les sources marocaines et quand on recourt à des récits oraux, on trouve que ces événements avaient des causes qui remontent au moins à l’an 1904, année de l’accord d’Algésiras et l’appropriation par la France du Maroc en raison de la dette contractée par Moulay Abdelaziz. Depuis cette date, les Français ont commencé à essayer d’imposer aux Marocains une forme de Protectorat avant la lettre. Le Maroc, à chaque fois, parvient à glisser entre les doigts et essaie de résister avec les moyens dont il disposait. Le Makhzen n’avait, pour tenir le coup, que la résistance diplomatique et politique. Mais le peuple marocain, sur la plaine de la Chaouia, était armé, les tribus avaient des armes et petits et grands savaient les manier. Bien sûr, souvent des modèles d’armes très anciens mais avec de la bravoure ça devient efficace même pour un ennemi surarmé en matériel ultramoderne. Le Makhzen parfois ou certains de ses fonctionnaires font signe aux dignitaires des tribus pour agir d’une manière ou d’une autre parce que eux, ils sont libres de tout accord ou convention qui les lient les officiels aux forces extérieures. Les événements de 1907 à Casablanca entrent dans ce cadre. Quand les Français ont commencé à imposer le protectorat surtout après l’accord d’Algésiras qui les avait favorisé, notamment à cause de la dette contractée, on remarque qu’ils essaient d’imposer aux autorités centrales marocaines l’application de ce qu’on appelle le contrôle financier. Les contrôleurs financiers français ont assiégé la Douane de Casablanca à côté des Oumanas qui ont pris peur et ont suggéré à leurs amis des tribus de la Chaouia de défendre leur pays. Cette affaire coïncide dans le temps avec le début du fonctionnement de la Compagnie marocaine chargée de travaux de réfection du port. Autre contexte est l’occupation d’Oujda, évènement qui a eu un retentissement considérable.
Un médecin diplomate a été tué à Marrakech le 19 mars 1907 et Oujda est occupée le 29 mars, soit dix jours après. Un vent d’incitation à résister à l’envahisseur était à l’œuvre. Une délégation des tribus est venue pour annoncer que si les Français ne se retirent pas de Casablanca et n’arrêtent pas leur activité au port, les tribus prendront l’initiative d’agir. Officiellement, les autorités locales de la ville ont rapporté l’information aux autorités centrales. Mais les solutions se sont fait attendre. Les tribus ont agi de la manière qu’elles voyaient la meilleure, c’est-à-dire arrêter les activités des français par leur propres mains. Ils ont donc chassé les contrôleurs financiers français et ont suspendu les travaux au port. Au cours de ces interventions, il y a eu des victimes de part et d’autres : des Marocains tués ainsi que des ouvriers européens. Ce fut donc là la prétexte de l’intervention. Il y a eu aussi les travaux de la voie ferrée passée à travers les tombes du cimetière de Sidi Belyout qui a suscité la révolte des habitants... On a fait mention de ça pour monter en épingle la version de la religion et du fanatisme. Des faits avérés existent, la voie ferrée est passée en effet par le cimetière sans respect des tombes. Mais c’est trop simplificateur de faire de ces faits une question de fond. Sur ce chapitre justement, la question de fond c’est que le train a été considéré par les habitants de la Chaouia et les Marocains en général comme un instrument de pénétration des Français, considérés comme des occupants, vers des zones comme Berrechid, Settat et Marrakech. C’est une erreur de sous-estimer la conscience chez les Marocains de cet aspect des choses. Le fait de ne pas respecter les sépultures, peut-être que cela a été un élément mais un élément marginal sans plus, pas principal. Ce qui est par contre bizarre, c’est que certains journaux français et même des écrivains ont considéré que les Marocains sont surpris, effrayé par le sifflement du train. Tous les journaux l’ont écrit et cela été répété comme une vérité. On s’est dit que le peuple a considéré le sifflement du train comme quelque chose de satanique. Pourtant, beaucoup de Marocains allaient en pèlerinage à la Mecque bien avant cette période, avaient entendu la sirène du bateau, avait vu des trains. La réalité c’est comme si on refuse, côté français qu’il y ait une conscience chez les Marocains du danger imminent de l’occupation. Il y avait pourtant une pression forte et claire sur le Makhzen et un peuple qui veut résister. Donc, l’élément capital et déterminant c’est les contrôleurs financiers et, un mouvement de résistance contre la présence française dans la Chaouia couvait et se préparait, d’autant que les Européens et leur protégés avaient main mise sur les richesse céréales, cheptel etc. Qu’en est-il donc du bombardement et du débarquement ? Dans la version qui a circulé, le bombardement est dû à la précipitation d’un officier du croiseur le Galilée stationné devant Casablanca pour défendre les gens du Consulat français contre l’émeute de « bandes de brigands »
La version qui dit que le bombardement avait pour raison de défendre les Français contre des émeutiers ou brigands venus pour piller la ville est fausse. Le bateau bombardier était à Tanger, la coordination de l’opération a été effectuée avec le comte de Saint Teuler chargé des affaires consulaires à Tanger. Ils ont coordonné l’opération, ce qu’on peut appeler une conspiration. Le commandant Ollivier du Galilée a stationné le bateau en position de tir. La question était de savoir comment garantir la sécurité des gens du Consulat en cas de bombardement. C’est pourquoi le Consule français a fait pression sur le gouverneur de la ville, Boubker Ben Bouzid, et sur autorité locale surtout Moulay El Amine, oncle du sultan et commandant de la Mhalla, pour laisser le passage libre et la porte de la ville ouverte pour que les marins soldats français du Galilée puissent passer et aller jusqu’au consulat en vue de le protéger. C’est ce qui a été conclu et exécuté. La porte était ouverte, les sentinelles de l’armée marocaines ont été dispersées sur la route et devant les consulats. Tout était finalement calme après les événements du 30 juillet ayant coûté la vie à des ouvrier européens. Mais ce qui s’est passé c’est que lorsque les marins français ont débarqué le 5 août 1907 à l’aube, ils avaient les consignes de tuer tout Marocain qu’ils rencontrent sur leur chemin. Alors, ils ont tué les Marocains sur la porte de la mer, Bab el Marsa, les sentinelles sur le chemin et 35 soldats marocains qui gardaient le consulat français et qui étaient en train de boire du thé très tôt le matin juste après la prière du Fajr. Quand ils sont enfin entrés au consulat, ils ont dressé le drapeau, signe pour le bateau qu’ils sont parvenus à bon port comme convenu. Et c’est à ce moment-là que le bombardement de la médina, surtout la partie habitée uniquement par les marocains musulmans ou juifs, a commencé. Des feux ont pris dans les nouala (hutte en roseaux). Cela s’est achevé par un carnage pour terroriser aussi bien l’autorité que la population. Le message était donc clair : quiconque s’oppose à l’occupant, il lui en coûtera cher. Mais après le bombardement et contrairement à ce qu’on a attendu, il y a eu l’organisation de la résistance. Des moujahidine sont venus de partout, au-delà de la région de la Chaouia, même de Tafilalet. Le bombardement a concerné toute la médina ?
Sauf le quartier des consulat et des commerçants. Ce sont les quartiers marocains qui furent visés en priorité, ceux qui abritent les ouvriers, artisans, porteurs, maçon, marins etc. Des photos montrent que même le mausolée de Sidi Belyout n’a pas été épargné.
Le bombardement des mausolées, mosquées, Scala cela s’est passé non pas le 5 août mais plutôt les 6 et 7 août quand les moujahidines sont entrés dans les ruelles de la médina pour empêcher le débarquement de milliers de soldats. Le bombardement a commencé le 5 août à l’aube et s’est achevé le 7 dans l’après-midi.
La croiseur le Galilée a commencé le premier et a été soutenu ensuite par trois autres navires de guerre dont un espagnol. Puis une flottille est venue en appui des ports d’Algérie, le 7 août et le bombardement s’est poursuivi. Il s’est achevé le 7 août pour la médina de Casablanca mais s’est poursuivi pour la banlieue de la ville qui continuait à recevoir une pluie d’obus pour repousser la résistance et ratisser les alentours. L’armée française constituée d’environ 3000 soldats n’a pas pu s’éloigner de la ville. Les soldats ont creusé des tranchées autour de la médina et sont restés embusqués comme en résistance. En tout, pendant trois mois l’armée française va essayer de repousser les attaques venant de la plaine. Le général Drude, du fait qu’il a eu des difficultés énormes pour sortir de la banlieue de Casablanca, le gouvernement français l’a changé par un autre général sous prétexte de la détérioration de son état de santé. En réalité, ce changement dans le commandement de l’armée d’occupation provient du fait qu’il n’a pas pu faire avancer ses contingents hors de Casablanca. Toute sortie de la banlieue proche de la ville se soldait par un accrochage. Chaque jour une tribu faisait sa guérilla par des attaques à l’improviste. A ce propos quelles sont les sources ? Il y a les récits oraux et aussi des documents et rapports militaires français de l’armée de terre et la marine. Ici les témoignages sont français et officiels. Quand ils reconnaissent certaines réalités à leur corps défendant, on ne peut pas douter de leur objectivité. A partir de plusieurs documents et rapports militaires sur les mêmes événements, on arrive à rassembler des éléments fiables en procédant à des recoupement pour reconstituer le puzzle. Il ne faut pas oublier aussi les rapport anglais et allemands. Qu’en est-il des statistiques des victimes des bombardements ? Les événements de Casablanca le 5 août ont été à l’orogine du fait qu’au lieu de l’appeler Dar Beida on a appelé la ville Dar Kahla ou Sawda. Dar Kahla parce que ce qui s’est passé est quelque chose d’horrible. L’occupant du moment n’avait pas intérêt à reconnaître les faits parce qu’ils le condamneraient devant l’opinion publique surtout française du moment. On n’a pas oublié à ce propos les écrits de Jean Jaurès sur le journal L’Humanité.
Donc autour des statistiques, il y a comme un confusion entretenue. En août 1907, les habitants de Casablanca étaient plus de 30 milles personnes. Les étrangers étaient au nombre d’environ 1000 personnes. Après les événements, la ville ne comptait plus que quelques centaines d’habitants.
Une ville complètement dépeuplée soudain. Certes, des habitants ont pris la fuite mais ceux qui sont morts dans les bombardements, Dieu seul connait leur nombre. Je vous donne le récit d’un anglais. C’était un avocat à Gibraltar appelé Mitchel. Il a rassemblé des témoignages de réfugiés marocains juifs et musulmans, qui ont fuit les bombardements. Il écrit dans son ouvrage que sur un totale de 30 mille habitants, la ville de Casablanca ne comptait plus que quelques centaines de personnes précisant qu’un grand nombre d’enfants et de femmes, d’hommes furent tués mais sans préciser le nombre. Si on essaie de chercher dans les estimations du nombre des morts on se rend compte que dans des documents marocains sous, le règne de Moulay Hafid, on parle de 7 mille morts. Le version officielle française parle, elle, d’environ 1.500 morts à Casablanca. Des historiens comme Charles André Julien parlent d’une estimation de 1500 à 3000 morts. Mais la réalité est peut-être davantage. Pourquoi ? Où sont les preuves ? Georges Bourdon, un journaliste français dans son livre « Ce que j’ai vu à Casablanca », ouvrage sorti en 1908, relate ce qui s’est passé dans le Sour Jdid qui se trouve à l’ouest de la ville. Le Sour Jdid, prolongement de la médina, avait été construit par Hassan 1er pour les Européens, mais ils avaient refusé de s’y installer sous prétexte qu’il est éloigné du port. Finalement ce lieu est devenu lieu de campement de soldats marocains et l’on y étalait les peaux pour les faire sécher. En concertation entre le consul français et le khalifa du sultan Moulay El Amine, il a été décidé que les habitants rescapés des premiers bombardements s’y réfugient ainsi que les soldats marocains pour éviter les bombes. Georges Bourdon relate que les bombes ont été dirigées vers les gens réfugiés dans le Sour Jdid transformé ainsi en immense charnier. Le journaliste raconte qu’il avait été guidé par un citoyen français horrifié par ce qui s’était passé pour lui montrer l’affreux carnage des habitants des derbs Tnaker et el Afia réfugiés au Sour. Il a décrit le spectacle macabre insoutenable. Il a comparé le lieu avec la bataille de Salammbô de l’époque romaine. Il a décrit une femme morte éventrée penchée sur son enfants mort, des soldats aux têtes déchiquetées. La violence de ces spectacles montre que ce qui était visé c’est de faire le maximum pour terroriser afin de réduire à néant toute opposition ou résistance.
Suite au bombardement et après que les combattants de la résistance furent repoussés, des tranchées, comme dit plus haut, furent creusées autour de la ville. L’armée d’occupation y est restée embusquée pendant des jours en constante alerte. La presse française a dénoncé et brocardé copieusement cette armée de trois milles soldats surarmés en artillerie, bien équipés et bien entraînés comme machines à tuer mais incapables de quitter leurs tranchées face à un ennemi sous-équipé sinon avec généralement de vieux fusils. Les soldats dans les tranchées tiraient sur tout ce qui bougeait. On a trouvé des cadavres d’hommes de la plaine ou des chevaux criblés de balles comme des passoires selon des témoignages oraux avec des dizaines de balle pour tuer un seul homme ou une seule bête. On mitraillait à tirs bien nourris sans compter, comme si on avait peur que l’ennemi se relève. De l’autre côté, on remarque, grâce à ces constats, le courage et la bravoure des gens de la Chaouia. Que va-t-il se passer en 1908 ? Les choses vont changer car le gouvernement français allait remplacer le commandement de l’armée avec un nouveau général et trois colonels. Au début du débarquement, on disait que le bombardement de Casablanca suffirait car on prétendait qu’il n’y a pas de résistance et qu’il ne s’agit que de brigands. Mais par la suite on a été contraint de reconnaître qu’il y a de l’autre côté un peuple qui résiste et rejette l’occupation pour défendre son territoire. Donc, début 1908, le général Drude est relevé de ses fonctions pour être remplacé par le général D’Amade avec augmentation du nombre de soldats à 16 mille prêts à décimer la plaine…
Court extrait du livre « Ce que j’ai vu à Casablanca » de Georges Bourdon qui raconte la vision du charnier du Sour Jdid :
"Ce que j’ai vu est indescriptible. C’est une boucherie des plus horribles, que l’on puisse imaginer. Souvenez-vous du camp des mercenaires dans " Salammbô", imaginez les cadavres jonchant le sol, les mouches qui se bousculent, pour trouver un endroit sur les corps, les odeurs nauséabondes des cadavres ? Oui je les ai vus et sentis. Après le déluge des bombes de l’escadrille, c’est au tour des légionnaires de débarquer, pour terminer le travail. Ils ont semé la terreur au sein des populations qui n’ont pu fuir, un massacre collectif des marocains musulmans et juifs s’en suivit, une vraie razzia sur les personnes et les biens pris dans la tournure d’un carnage !"
| source : l'Opinion, samedi 29 décembre 2007. |
12:15 Publié dans Fragments historiques du Maroc | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire
mercredi, 26 décembre 2007
خط الشهيد : القيادة الحالية ل"البوليساريو" غير شرعية ولا يمكنها التفاوض باسم الصحراويين
17:07 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : khat chahid, sahara, polisario, بوليساريو
dimanche, 23 décembre 2007
Le Polisario : une compagnie militaire privée
dont le pouvoir mafieux d'Alger espère empocher les dividendes géopolitiques.
Casablanca. Maroc Pluriel. 24/12/07. Le Polisario a tenu son 12ème prétendu congrès en territoire Marocain sous l’œil de l’appareil militaire algérien et de son service sinistre connu sous le nom de la DRS . Pour donner un caractère officiel que c’est l’Algérie qui parraine, organise et mène la dance, il y a eu la présence de Reda Malek un ancien chef de gouvernement représentant de la vieille garde revencharde encore réglée sur l’ère boumedeinniste. On peut déjà au niveau du droit international constater deux violations caractérisées que commet l’Algérie à l’encontre de son voisin Marocain. La première violation consiste à constituer et parrainer une bande armée sur son propre sol dirigée contre l’Etat Marocain.
La deuxième entorse au droit international et aux usages de garder un bon voisinage est la violation du territoire de Tifariti qui est considéré Marocain et que le Maroc a accepté lors du cessez le feu d’être une zone démilitarisée pour se prémunir de l’élan belliqueux algérien.
Un autre aspect plus dangereux et qui mérite une vigilance extrême aussi bien de la part du Maroc que des Etats de la région et de la communauté internationale : la menace de reprise des armes. L’agence officielle de l’information et la presse algérienne dans son ensemble sont mobilisées pour relayer avec délectation et jubilation la décision de recourir encore une fois à la lutte armée contre le Maroc en cas d’échec des négociations.
Tout le monde sait que le Polisario n’a aucun pouvoir de décision sur son propre sort et qu’il est uniquement un instrument entre les mains des militaires algériens. L’Algérie avec sa diplomatie agressive ne rate aucune rencontre à l’échelle régionale ou internationale pour parler au nom des polisariens séparatistes à tel point où l’affaire du Sahara devienne le seul et unique dossier qu’elle agite à tout moment même lors des rencontres commerciales bilatérales entre chefs d’Etats. L’affaire du Sahara devient une paire de lunettes par lesquelles les dirigeants algériens voient le monde.
Qui décide de la guerre ?
La nature mafieuse du Polisario et son rôle étroitement lié au pouvoir militaire Algérien nous fait penser à une Compagnie militaire privée entièrement contrôlée par l’appareil d’Etat algérien. En effet, Cette bande armée a toutes les caractéristiques d’une milice privée à la solde d’un régime qui souhaite réaliser son objectif d’affaiblir son voisin et se renforcer à ses dépens pour avoir le leadership sur la région. Pour ne pas affronter directement son armée à celle de son voisin, le régime Algérien a recours à cette compagnie privé polisarienne qui la dirige politiquement. Et le cas échéant pour continuer sa politique belliqueuse sur le plan militaire il peut réactiver le front en lui donnant toute la logistique nécessaire pour mener sa guerilla.
Officiellement l’Algérie n’est pas concernée par l’affaire du Sahara mais elle ne se cache pas pour tirer les grosses ficelles attachées à sa marionnette polisarienne et qui apparaissent au grand jour à tout le monde. Elle joue même le ventriloque pour exécuter sa chansonnette habituelle qui devient de plus en plus inaudible au sein de la communauté internationale.
Très longtemps , cette compagnie privée militaire polisarienne est camouflée dans des beaux habits et un décor de théâtre pour duper l’Opinion publique internationale. Elle veut apparaitre comme un mouvement de libération nationale, luttant pour l’autodétermination du Peuple sahraoui. Mais personne n’est dupe. Le léger pellicule de vernis est parti depuis belle lurette et la vérité resplendissante au grand jour s’est éclaté sur les visages hideux de cette direction polisarienne criminelle affameuse des séquestrés des camps de la honte. C'est une absurdité et un paradoxe de se réclamer du principe d'autodétermination, tout en créant et célébrant en grande pompe une république qui n'en est pas issue.
Les dirigeants algériens croient échapper au droit international e tde toutes sanctions contre les exactions et les violations en matière des droits de l’homme perpétrées par cette compagnie privée militaire qu’est le Polisario. Mais tout le monde sait que le Polisario n'est que l'instrument par lequel l'Algérie essaye d'affaiblir son voisin et créer des freins à toute intégration régionale sauf si l'Algérie en est le leader. Ca ne se fera jamais même si l'Algérie quadruplera ses achats en armes et lèvera une armée gigantesque de mercenaires et de gueux venant de toute part de la région sahélienne. Le Maroc défend une cause et il est animé par une volonté invincible de défendre son intégrité territoriale quel qu'ils soient les sacrifices. C'est pour cette raison que les militaires algériens préfèrent livrer bataille par procuration, car ils savent bien que le soldat algérien ne risquera pas sa vie pour une cause qui n'en est pas une et refusera de combattre son frère marocain. Cette logique de guerre dans laquelle les dirigeants algériens sont prisonniers risque un jour de dégénérer en conflit armé très sérieux. Espérons que la sagesse l'emportera et que les militaires algériens soient écartés définitivement du pouvoir pour faire éloigner à jamais les bruits de bottes ou des sandales de guerilleros de dernière heure.
Si l’ordre est donné par l’Algérie à cette bande armée d’ouvrir les hostilités avec le Maroc, le seul responsable du déclenchement de la guerre sera le pouvoir Algérien. A moins de considérer que cette déclaration est purement tactique pour tenter de faire pression sur le Maroc qui n’en a cure. Ces gesticulations n’ont aucun effet sur le Maroc que de constater avec amertume la stratégie belliqueuse et irresponsable de son voisin de l’Est. Il est certain si le front tindoufien est réactivé, le risque sera très élevé pour une guerre civile au Sahara entre unionistes Marocains et séparatistes enrôlés dans cette compagnie militaire privée à capital algérien.
@ Al-Maghribi, Maroc Pluriel et multiple
22:25 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, polisario, algérie
vendredi, 21 décembre 2007
Menace polisario-algérienne: le Congrès américain préoccupé
Des membres du Congrès américain expriment leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario"
Washington, 21/12/07
Des membres du Congrès américain ont exprimé, dans une lettre à la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario" de reprendre les armes contre le Maroc, qualifiant les propos tenus par le soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger de "développement alarmant" susceptible d'entraver les efforts visant à parvenir à une solution politique du problème du Sahara et avertissant qu'un retour à la guerre ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux.
Dans la lettre adressée à Mme Rice cette semaine, les congressmen Lincoln Diaz-Balart et Gary Ackerman qui ont dit avoir suivi avec "grand intérêt les initiatives de l'Administration (américaine) pour parvenir à une solution négociée du problème du Sahara Occidental", soulignent que les récentes déclarations du soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger, laissant entendre que "le congrès" du "Polisario" allait considérer la reprise du conflit armé avec le Maroc, constituent "un développement alarmant".
"Il est difficile de voir comment l'organisation des Nations Unies pourra arriver à une solution politique du problème si le "Polisario" tient une conférence pour envisager la reprise des armes", ont souligné MM. Diaz-Balart, Républicain de Floride, et Ackerman, Démocrate de New York.
Affirmant qu'ils sont d'accord avec l'administration américaine quand elle estime que la proposition "sérieuse et crédible" faite par le Maroc" pour arriver à une solution politique de compromis à ce problème vieux de 30 ans, sur la base d'une large autonomie de la région sous souveraineté marocaine", est "la seule solution raisonnable et valide", les deux congressmen se sont dits "préoccupés toutefois par le fait que ni l'Algérie, ni le Polisario ne semblent vraiment intéressés par une solution basée sur le compromis''.
MM. Diaz-Balart et Ackerman, respectivement, président du Caucus Maroc, et président de la sous-commission sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud de la Chambre des Représentants, ont appelé la secrétaire d'Etat à apprécier l'effort fait actuellement pour arriver à une solution du problème du Sahara à travers les négociations en cours sous l'égide des Nations Unies.
Ils ont également appelé les Etats-Unis à entreprendre des efforts afin de "persuader autant l'Algérie que le "Polisario" qu'il est dans le meilleur intérêt de tout le monde dans la région du Maghreb de résoudre cette question à travers le compromis plutôt que de voir un retour à une guerre destructive qui ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux''.
Il est à rappeler que MM. Diaz-Balart et Ackerman sont les initiateurs d'une lettre historique que plus de 170 congressmen des plus influents des Etats-Unis, représentant aussi bien le parti démocrate que le parti républicain, avaient adressée en avril dernier au président George W. Bush l'appelant "à épouser" la proposition d'autonomie présentée par le Maroc.
Dans cette lettre, les congressmen américains avaient qualifiée la proposition marocaine d'initiative "prometteuse", "historique" et "novatrice" fournissant "un cadre réaliste" et offrant "une opportunité novatrice pour trouver une solution politique durable" au conflit.
source : Maghreb Arabe Presse
Lire aussi : Le Congrès Américain soutient l'initiative marocaine d'autonomie
23:25 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, polisario, usa
jeudi, 20 décembre 2007
Qui veut mon blog ? Je l'offre
Cela fait environ 3 ans que ce blog existe et vit sur le rythme d'évenements que vit le Maroc, notamment la défense de l'intégrité territoriale. C'est un sujet qui me préoccupe, comme le cas de la majorité de mes compatriotes. Or ma situation ne me permet plus de m'en occuper. Je n'ai plus ni les forces ni l'envie de continuer à administrer cette progéniture virtuelle dévoreuse d'énergie. Je veux prendre congés de cet espace virtuel que j'ai enfanté. Il arrive dans la trajectoire d'un individu des écueils douloureux ou des déceptions qui l'empêchent de ne pouvoir faire autre chose que de gérer sa propre petite vie tant bien que mal, surtout s'il péréclite sous le poids de problèmes plus au moins sérieux. Je ne vais pas raconter ma vie, mais je suis de moins en moins capable de gérer cet espace.
J'ai alors 3 possibilités :
-La solution radicale : appuyer sur le bouton supprimer le blog et le problème est réglé.
- la solution médiane : le laisser à l'abandon et il mourra de mort lente. On disparaitra toutes et tous un jour. Le robot google ne passe plus et le blog et son propriétaire sont déclarés morts virtuellement et peut-être physiqment. les habitués se demandent où est passé Maroc Pluriel ? Générer des angoisses pour habitués pour rien. Des rumeurs iront bon train sur les causes de disparition du blog et de son proprio. Les uns disent qu'il a eu une crise cardiaque en écrivant un post qu'il na pas terminé. D'autres affirmeront que toute façon peu importe la cause et l'arme du crime, tant pis pour sa gueule car il était la voix de son Maître; il ne faisait que des copier-coller et s'il lui arrivait décrire article plus ou moins potable, il s'empressait à le publier dans d'autres sites béneficiant d'audience plus large que son petit blog insignifiant. Des langues de vipères diront qu'il est mort lâchement et bêtement de déception amoureuse de la voix mieleuse et véneneuse d'une paltalkeuse en fréquentant ce tchat audio et audieux. Bref la confusion totale concernant cette solution médiane.
- la solution testamentaire ou adoptive : chercher acquerreur qui accepte d'adopter cet espace pour continuer à le faire vivre sans que j'en réclame toujours, évidemment la paternité. Je serai déchu à jamais de cette responsabilité. Le flambeau sera donné à une personne capable de gérer cet espace virtuel dans de très bonnes conditions tel un père ou une mère fouettarde qui donne la fessée à ceux qui abusent ou malmènent son blog adoptif.
Je penche pour la dernière hypothése qui me parait moins égoïste et plus conforme à ce que je pense de ces blogs qui défendent une cause humanitaire; groupale ou communautaire pour ne pas dire nationaliste. Je considérais toujours cet espace virtuel comme un service reconnu d'utilité publique. Et pourquoi pas une gestion plurielle en faisant jouant l'intelligence collective et le partage du savoir avec des interactions permettant des débats sulfureux et intéréssants jalonnés de polémiques. Un espace où il n'y a que les champions de l'art réthorique argumentatif qui peuvent s'y aventurer.
A celles ou ceux qui vont lire ce post, vous allez peut-être vous étonner de ma démarche qui parait inhabituelle, du fait qu'il y a un attachement viscerale qui nait entre le blogueur et son blog. Oui j'ai cet attachement, mais les circonstances de la vie font que je ne peux plus investir. Le peu de force que j'ai encore me sert à faire fonctionner le sauvetage de survie pour ne pas sombrer.
@ Al-Maghribi, Maroc Pluriel et multiple; le 20 décembre 2007
06:25 Publié dans Dardacha wa Tqarqib nab | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, internet, blog
mercredi, 19 décembre 2007
Sarkozy/Sahara :le projet d'autonomie est une ''bonne base de départ''
Le président français, M. Nicolas Sarkozy a affirmé que l'initiative d'autonomie pour le Sahara proposé par le Maroc est une "bonne base de départ", relevant que la résolution votée "à l'unanimité" sur le Sahara au Conseil de sécurité prévoit une autonomie.
"Les Marocains ont fait des efforts. La preuve, c'est que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la résolution sur le Sahara occidental à l'unanimité", a souligné M. Sarkozy, ajoutant que cette résolution "prévoit (...) une autonomie que chacun considère comme une bonne base de départ", a dit le président français lors d'une rencontre lundi soir à l'Elysée, avec des journalistes de la presse arabe.
"Le Maroc a présenté un plan. Mettons-nous autour de la table et discutons. Nous n'allons pas trimballer cette histoire trente autres années de plus", a-t-il déploré. Les "Algériens savent bien" que le règlement de cette question "est capital pour l'Union du Maghreb", a dit M. Sarkozy.
Pour le président français, "il faut vraiment sortir de cette histoire. Cela fait trente ans que ça dure". "Il y a un projet d'autonomie soutenu par les Nations unies. Parlons-en. Ce n'est pas rien", a-t-il insisté.
Le conseil de sécurité avait salué, dans sa résolution 1754 , l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut sur l'autonomie du Sahara, qualifiant les efforts du Maroc de "sérieux et crédibles".
Les membres du conseil avaient estimé que l'initiative marocaine constitue une base solide de la négociation et du dialogue, d'autant plus qu'elle puise son contenu et son fondement dans les recommandations des Nations Unies ainsi que des expériences réussies dans un grand nombre de pays démocratiques.(
source : MAP 19/12/2007
lire aussi :
Sarkozy réaffirme à Alger la position de la France sur le Sahara
12:50 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, france
samedi, 15 décembre 2007
Sahara : Les opposants au polisario contre-attaquent
L'opposition au Polisario organise un congrès parallèle pour contrecarrer la mascarade de Tifariti
Interdit de participer au 12ème congrès du Polisario, le mouvement dissident «Khat Chahid» qui conteste, avec d’autres courants opposants, la légitimité du régime de Mohamed Abdelaziz, prépare un congrès parallèle.
La guerre de légitimité est désormais lancée par les opposants au régime de Mohamed Abdelaziz, en perspective du 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre dans la zone tampon de Tifariti. Le ton de ce qui s’annonce comme une véritable contre-offensive a été donné par le président du mouvement dissident «Khat Chahid» (Voie du martyr), Mahjoub Salek, installé dans la région de Zouérate, en Mauritanie. Ce mouvement, chef-d’orchestre des voix dissonantes, est rallié par d’autres courants opposants, dont notamment un collectif de jeunes à l’origine de la création du journal électronique nommé «Sahara libre», aujourd’hui censuré par la direction du Polisario.
Les préparatifs de cette contre-offensive vont bon train dans le nord de la Mauritanie, où plusieurs dissidents se sont rassemblés en vue de mettre sur pied un plan de riposte face aux manœuvres de la direction du Polisario pour faire taire les voix discordantes à l’intérieur des camps de Tindouf. La contre-attaque en préparation intervient alors que «la direction de Mohamed Abdelaziz a imposé des congressistes dont le tiers est constitué de militaires», a affirmé à ALM une source proche des dissidents. D’autres mesures ont été prises, ou plutôt dictées par les renseignements algériens à la direction du Polisario, pour museler les contestations qui grondent dans les camps de Tindouf. Les services de sécurité du Polisario ont procédé récemment à la restriction du mouvement de la population séquestrée en vue de mieux contrôler les déplacements des civils vers la zone tampon de Tifariti proclamée « territoire libéré ». Les passages menant à cette région ont par ailleurs été soumis à un contrôle strict par les services de sécurité algériens, en vue d’empêcher toute éventuelle «infiltration» des mécontents déclarés «indésirables» dans un congrès où «la liberté d’opinion» est confisquée au seul profit des «amis de Mohamed Abdelaziz», au détriment d’une population dont les souffrances ont été instrumentalisées au point d’en faire un fonds de commerce. «Le congrès se fera sans la population sahraouie, les congressistes ont été triés sur le volet en parfaite coordination avec les renseignements algériens», indique une source informée, ajoutant que le choix de Tifariti n’est pas dû au hasard. Contrairement aux allégations de la direction du Polisario, les considérations qui ont présidé à ce choix s’expliquent par le seul et unique objectif de tenir la population éloignée, la région de Tifariti se trouvant loin, très loin des camps de Tindouf où cette population est séquestrée. «La direction du Polisario sait parfaitement que la tenue de ce congrès à l’intérieur des camps pourrait engendrer des soulèvements de la part de la population, d’où le choix de la région éloignée de Tifariti se trouvant dans la zone tampon», explique une source à ALM. Parallèlement à ces manœuvres, le Polisario fait de nouveau diversion en décidant de hausser le ton contre le Maroc. Sous pression des «radicaux» et des Algériens, cette nouvelle manœuvre est destinée à faire chanter le Maroc en perspective de la tenue du troisième round de négociations, prévu les 7, 8 et 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. A la veille de la tenue de cette grand-messe, conformément à la résolution 1783 du Conseil de sécurité, le Polisario a menacé de se retirer des négociations faisant planer, encore une fois, la vieille nouvelle menace du «retour aux armes».
source : Aujourd'hui le Maroc, M'hammed Hamrouch
13:30 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : khat chahid, sahara
vendredi, 14 décembre 2007
Autonomie du Sahara et de la Catalogne
Le projet d'autonomie au Sahara est beaucoup plus étendu que le statut d'autonomie élargie de la Catalogne (responsable catalan)
Barcelone, 14/12/07 - MAP. Le projet d'autonomie du Sahara proposé par le Maroc est un projet "global, positif et beaucoup plus étendu que le statut d'autonomie élargi dont jouit actuellement la région de la Catalogne", a affirmé, jeudi soir à Barcelone, un dirigeant du parti catalan Convergence Démocratique de Calalogne (CDC-Opposition).
"Le Maroc a posé sur la table des négociations une proposition d'autonomie, qui, analysée à partir de la Catalogne, montre qu'elle n'est pas moindre que le statut d'autonomie élargie dont bénéficie la Catalogne par rapport à l'Etat espagnol", a souligné Carles Llorens, secrétaire des relations internationales du CDC, l'un des principaux partis politiques de Catalogne.
Le responsable politique catalan, qui intervenait lors d'une conférence sur " la situation politique au Maroc ", organisée à l'initiative de la Fondation catalane " Llibertad i Democracia ", a ajouté que "la communauté internationale est appelée à encourager et à faire des pressions sur les parties au conflit pour poursuivre les négociations jusqu'à l'obtention d'une solution à la question du Sahara qui n'a que trop duré ".
Plusieurs dirigeants de partis politiques marocains ont pris part à cette conférence animée par Maria Rosa Fortuny, députée et directrice de la Fondation Libertad i Democracia. Il s'agit de Mme. Nouzha Chekrouni, membre du bureau politique de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement Populaire (MP) et Lahcen Daoudi, vice-secrétaire général du parti de la justice et du développement (PJD).
19:35 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, catalogne, espagne
Communiqué de l'Association des Tribus Sahraouies Marocaines en Europe
A l'occasion de la Journée des Droits de l'homme et de la 6ème session du Conseil des Droits de l'Homme, l'Association des Tribus Sahraouies marocaines en Europe lance, à partir du Palais des Nations à Genève, un appel au Secrétaire Général de l'ONU, à la communauté internationale, à l'opinion publique et aux organisations internationales des droits de l'homme, en vue d'intervenir d'urgence pour arrêter les violations des droits de l'homme dont sont victimes nos frères et soeurs séquestrées dans les camps du Polisario à Tindouf, dans le Sud-ouest algérien, et dénonce les violations flagrantes de leurs droits les plus élémentaires.
Notre Association appelle, en outre, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme et les ONGs des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, à ouvrir, d'urgence, des enquêtes pour lever le voile sur les graves abus commis dans les camps de Tindouf. Des enquêtes doivent aussi être ouvertes sur les aides humanitaires destinées à nos frères et soeurs séquestrés et détournées par la direction du Polisario, avec l'aide de ses protecteurs algériens.
L'interruption de tout moyen de communication avec les populations séquestrées de Tindouf et la pratique de toute forme de répression et d'exaction à leur encontre s'affichent en contradiction avec toutes les conventions et traditions internationales particulièrement celles qui bannissent la torture et les traitements inhumains.
Aux responsables du Polisario, nous lançons cet appel : DONNER A NOS FRERES ET SOEURS LA LIBERTE DE CHOISIR, OUVREZ LES CAMPS.
Ali Jeddou (palais des Nations Unis à Genève) 13 décembre 2007
19:15 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 12 décembre 2007
Le Maroc dénonce les actes provocateurs et dangereux sur son territoire à Tifariti
| 12-12-2007 | |
| Le Maroc a dénoncé la tenue vendredi prochain dans la zone tampon de Tifariti, au Sahara marocain, d'un soi-disant congrès du "Polisario", soutenu par l'Algérie, soulignant que ce nouvel acte constitue une "violation des accords de cessez-le-feu" conclus en 1991. Dans une lettre adressée jeudi dernier au secrétaire général de l'ONU par l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, M.El Mostafa Sahel, le Royaume du Maroc demande au responsable onusien d'entreprendre les démarches nécessaires pour "faire face à ces agissements dangereux et provocateurs qui menacent la paix et la stabilité dans la région". Le Maroc réitère également "sa détermination à préserver ses droits sur l'ensemble du territoire et son rejet de toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le statut de cette zone". **** Texte intégral : "Dans un nouvel acte de violation des accords de cessez-le-feu et par une manoeuvre supplémentaire visant à torpiller le processus de négociation en cours, le "front polisario", soutenu par l'Algérie s'apprête à organiser, du 14 au 18 décembre, à Tifariti, en pleine zone tampon, son soi-disant 12-ème congrès. Il s'agit là, d'une violation grave et caractérisée des accords de cessez-le-feu, conclus en 1991, puisque la Minurso est censée veiller à ce que la partie du territoire, située à l'est du dispositif de défense -de laquelle les forces armées royales se sont, volontairement, retirées pour consolider le cessez-le-feu et prévenir tout nouvel accrochage, y compris avec l'armée algérienne- soit exempte de toute présence militaire ou installations civiles. Le déplacement de centaines de personnes vivant sur le territoire algérien et leur encadrement par des éléments militaires, habillés en civil, pour la circonstance, constituent, comme vous l'avez vous-même souligné, une violation de l'accord militaire N 1 (rapport S/2005/254 du 19 avril 2005) et " contribuent à l'exacerbation des tensions sur le terrain et peuvent provoquer une détérioration de la situation..." (rapport S/2005/648 du 13 octobre 2005). A cet égard, le Royaume du Maroc souhaite rappeler les modalités et les conditions dans lesquelles le cessez-le-feu a été proclamé, le 6 septembre 1991. Il voudrait faire référence, particulièrement, aux termes de la lettre adressée, à ce sujet, le 3 septembre 1991, par Feu SM le Roi Hassan II, à votre prédécesseur, M. Javier Pérez de Cuellar. Le Royaume tient à réitérer sa détermination à préserver ses droits sur l'ensemble du territoire et son rejet de toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le statut de cette zone. Toutes les activités menées dans la zone tampon sont complètement illégales car ceux qui y procèdent n'ont ni l'autorité, ni la légitimité pour le faire. Par ailleurs, le déplacement de centaines de "réfugiés" des camps de Tindouf est contraire au droit international humanitaire et représente une nouvelle atteinte à leurs droits à la préservation de la dignité et à la protection contre toute instrumentalisation ou exhibition à des fins politiques. Les parties qui organisent ou appuient ce simulacre de congrès, dans une zone dangereuse, mettent en péril la vie de ces réfugiés, dont la situation est déjà singulière, puisqu'ils n'ont jamais été identifiés ou recensés et qu'ils sont privés de leurs droits élémentaires à la circulation et à l'expression. Elles assument, également, une responsabilité directe dans le détournement de l'aide humanitaire, fournie par la communauté internationale, pour les besoins de cette opération de pure propagande. En outre, il est évident que cette manifestation procède des mêmes agissements des autres parties visant à altérer la dynamique positive engendrée par l'Initiative marocaine d'autonomie et confortée par les résolutions 1754 (avril 2007) et 1783 (octobre 2007), du Conseil de sécurité et la résolution A/C.4/62/L.3, adoptée par la IV-ème Commission de l'Assemblée générale, le 11 octobre 2007. Enfin, elle constitue un défi au Conseil de sécurité, qui avait, dans le paragraphe 2 de sa résolution 1783, d'octobre dernier, appelé les parties à "créer une atmosphère propice au dialogue (à) et au succès des négociations". |
source : map
11:25 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, tifariti





