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jeudi, 20 septembre 2007

Autonomie du sahara: les polisariens se déchirent

Deux factions séparatistes du Polisario se déchirent sur l’initiative marocaine d’autonomie

Le «geste de bonne volonté» transmis par le clan Beiba-Ould Salek à Madrid a suscité une vive réaction de la part de Mohamed Abdelaziz et compagnie…

La confusion est totale chez le Polisario. Deux clans se disputent le pouvoir dans les camps de Tindouf. Le premier, dirigé par le président du Parlement Mahfoud Ali Beiba, chef de la délégation du Polisario aux négociations de Manhasset, appelle à avancer sérieusement dans le processus de négociations jusqu’à parvenir à un accord permettant de régler définitivement le conflit du Sahara. Le deuxième, co-dirigé par Mohamed Abdelaziz, Brahim Ghali et Lamine Ould Bouhali qui veulent bloquer le processus et maintenir le statu quo afin de préserver leurs intérêts et ceux de ce que les observateurs appellent le «clan espagnol».

Les deux groupes se font la guerre acharnée depuis le début des négociations de Manhasset sous les auspices de l’ONU, le 18 juin dernier.
La dernière bataille entre les deux clans a eu lieu cette semaine à Madrid. Le déplacement du responsable des relations extérieures du Polisario, Mohamed Ould Salek en Espagne, le 14 septembre, a provoqué la colère du clan espagnol qui n’a pas apprécié la tournure que les choses ont prise suite à la rencontre entre Ould Salek et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. En effet, ayant la volonté d’accélérer le processus onusien engagé à Manhasset, Ould Salek avait appelé le chef de la diplomatie espagnole à demander à Peter van Walsum, représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, de convoquer un nouveau round de négociations pour le mois de novembre. Demande qui a été favorablement accueillie par la partie espagnole. En plus, le responsable des relations extérieures du Polisario a transmis à la partie espagnole la volonté du Polisario d’inclure l’autonomie comme une option d’un référendum d’autodétermination qui serait «organisé dans la région».
Ces deux initiatives, à savoir la demande de reprise du processus de Manhasset et l’acceptation de l’autonomie comme une option de solution, signifient selon les observateurs une sorte de pas en avant vers la proposition marocaine.

Mais, le «geste de bonne volonté» transmis par le clan Beiba-Ould Salek a suscité une vive réaction de la part de Mohamed Abdelaziz et compagnie. Dans une déclaration au journal électronique espagnol « Libertad Digital », le délégué du Polisario à Madrid, Brahim Ghali, a réagi aux détails de la rencontre de Madrid révélés par ALM (numéro 1501 du 18 septembre). Pour lui, «le processus de Manhasset est une farce de l’ONU».
Brahim Ghali, ancien ministre de la Défense de la chimérique république sahraouie et gérant des fonds et des investissements du «clan espagnol» à Madrid, considère que «il n’y a aucune espérance sur l’issue des négociations».
Accusant ALM de mener une campagne pour le compte du gouvernement marocain, il a démenti tout changement de position au sein du Polisario. «Il s’agit d’une déformation totale de la réalité (…) notre position est celle de toujours», a-t-il dit avant d’accuser, encore une fois, le gouvernement espagnol d’avoir «changé de position et abandonné les Sahraouis».

Cette sortie médiatique de Brahim Ghali confirme, selon les observateurs, l’existence de deux courants au sein du Polisario qui tentent, chacun de son côté, d’imposer son point de vue à l’autre.
«Cette guerre interne est en train de prendre de l’ampleur dernièrement car il y a une sorte de vacance du pouvoir à Alger. La maladie du président Abdelaziz Bouteflika et la reprise des attentats en Algérie ont relégué les affaires polisariennes en dernière position dans l’échelle des priorités du pouvoir militaire dans ce pays», estime un spécialiste. Pour lui, «tant que la confusion persistera à Alger, le désordre régnera à Tindouf».

source : Aujourd'hui le Maroc, 20-9-2007
Par : Omar DAHBI

Lire aussi : khat chahid : la direction du Polisario illégitime

lundi, 17 septembre 2007

1200 ANS DE LA VIE DU ROYAUME DU MAROC

Un concept très ambitieux de communication et de promotion de l’image du Maroc vient d’être mis en ligne sur le net.

www.maroc1200.org

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L’idée consiste à saisir l’opportunité du 1200ème anniversaire de la ville impériale de Fès, fondée en 808 et première capitale de l’Etat du Royaume du Maroc, pour mettre à l’honneur tout au long de l’année 2008 le pays en entier : une occasion unique pour célébrer un royaume riche de sa profondeur historique, grand par son patrimoine et sa culture aux multiples composantes, et dont le modèle d’ouverture et de tolérance contribue à la civilisation universelle.

Après en avoir validé le fondement historique ( Le grand historien Docteur Abdelhadi TAZI a été sollicité dès le début) les membres de l’Académie du Royaume du Maroc ont unanimement décidé d’apporter leur soutien à cette initiative privée initiée par Ahmed BENSEDDIK, Ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris. Par sa lettre consultable sur le site de l’évènement, l’écrivain Tahar BENJELLOUN fait ressortir toute l’opportunité du projet dans le contexte actuel, pour l’image de notre Pays.

D’autres témoignages internationaux tels que celui de Pascal Boniface, Directeur de l’Institut des Relations Internationales & Stratégiques, d’Otto de Habsbourg – Président d’honneur de l’Union Paneuropéenne Internationale le confortent. Le célèbre Artiste peintre et président du Cercle d’amitié Franco Marocain trouve le projet « magnifique ». Le Réseau Européen des Villes Numériques est disposé à organiser une manifestation sur l’économie du savoir alors que depuis Manchester, la Foundation for Science Technology and Civilisation ( dont le représentant au Maroc est Mohamed ABATTOUY, professeur de l’Histoire des Sciences) souhaite vivement y contribuer, considérant que l’interaction civilisationnelle entre le Maroc et l’Europe est stratégique. La nouvelle Ministre de la Justice Française, Rachida DATI, n’a pas été insensible au projet. Par ailleurs, Dominique DORD, député de Savoie et Maire d’Aix les Bains souligne que cela permettra de faire connaître le Maroc contemporain sur un plan international et rappelle que sa ville est sensible à cet évènement historique car elle a abrité en 1955 les pourparlers de l’indépendance du Maroc.

Au Maroc, les soutiens proviennent de l’Historiographe du Royaume Abdelwahab BENMANSOUR, du Conseiller de SM LE ROI, André Azoulay qui qualifie l’idée de remarquable à tous les égards, de l’Université de Fès, de l’Université Al Akhawayn à Ifrane, du Collectif Modernité et Démocratie, de l’Institut Royal de la Culture Amazigh et de la Fondation Abderrahim Bouabid. L’association Alternatives y trouve une manière de réhabiliter la mémoire pour construire la modernité et s’inscrire dans l’universalité. L’académicien Abdelaziz Benabdallah, auteur de l’ouvrage « Le Trône Marocain, le Plus Ancien Trône» consacré à la civilisation nationale, qualifie la manifestation de grandiose. Le président de la région GUELMIM SMARA, Omar BOUAIDA, affirme que c’est « une belle occasion pour rappeler aux jeunes et aux moins jeunes l’attachement que nous portons à notre pays depuis des siècles » et trouve « l’opportunité exceptionnelle pour faire connaître la riche histoire de notre région, sa culture et son allégeance aux différents sultans du Maroc ».

Après l’Association Fès Saiss et la Fondation Amis de Fès, les membres du Conseil d’Administration de la Fondation Esprit de Fès, (qui comprend plusieurs ministres, le Wali , Le Maire et le Président de la Région de Fès Boulemane et d’autres institutions), réunis le 12 mai 2007 sous la présidence de Mr Mohamed KABBAJ ont tenu a qualifier le projet de « superbe » et affirmer l’entière disposition de cette fondation à « travailler en synergie pour mieux valoriser et communiquer autour de cet anniversaire historique ».

L’architecte urbaniste Jean Paul ICHTER et l’artiste peintre sculpteur Aziza JAMAL y sont également très sensibles.

Le Ministre des Affaires Etrangères Mohamed BENAISSA note « la pertinence du choix qui sans doute aura un impact positif pour l’image de notre pays en général et de la ville de Fès en particulier » alors que le Premier Président de la Cour Suprême affirme que le projet est fédérateur et que « cette remarquable initiative a le grand mérite de rappeler non seulement aux Marocains mais aussi aux étrangers la riche et glorieuse histoire de Fès ».

Le monde des affaires n’est pas en reste puisque la CGEM régionale inscrit ce projet parmi ses priorités, tandis que la Fédération Nationale du Tourisme, estime que le concept est excellent et très clairement national, confortant le soutien du Conseil Régional du Tourisme de Fès dont le président Driss FACEH applaudit l’initiative qui va « faire parler de notre ville et de là de notre Pays à travers les médias de tous les pays ».

Le Trésorier Général du Royaume, Said IBRAHIMI, exprime la fierté de l’Association de Centraliens du Maroc qu’il préside, en soulignant que « la pertinence du concept se conjugue avec la démarche originale et audacieuse pour consolider l’image de notre Pays comme berceau du dialogue des civilisations et en assurer un rayonnement international ».

D’autres artistes et intellectuels partagent le même espoir de voir se concrétiser le projet : Abdelwahab DOUKKALI, Ahmed Tayeb el alj, Rachid FEKKAK, Mohamed Abderrahman TAZI Faouzi SKALI, Abdou Filali Ansary, Mohamed SGHIR JANJAR ou Abdesselam Cheddadi, spécialiste d’Ibn KHALDOUN qui estime qu’en contribuant « sans gloriole et sans fausse exaltation à retrouver et consolider notre mémoire, une telle célébration donnera plus d’assise à notre personnalité, plus de souplesse à notre imagination et nous aidera à envisager l’avenir avec plus de confiance et de créativité ». Pour l’historien Brahim BOUTALEB « fêter cet anniversaire ce n’est pas seulement célébrer une ville consacrée, c’est se retrouver en communion avec tout ce qui a forgé la personnalité marocaine. Cela incite à poser les jalons pour les générations suivantes ». Le Rotary Club de Casa Anfa s’est attelé au défi de mobiliser au moins un Prix Nobel, grâce au Réseau Rotary International.

Le président du CCDH Ahmed HERZENNI y voit l’opportunité de mettre en avant les avancées réalisées par le Maroc et les défis qui restent à relever spécialement dans le domaine des droits de l’Homme.

L’écrivain Rida LAMRINI estime que ce projet est « sans nul doute une idée brillante dont la concrétisation est de nature à consolider les avancées sociales, politiques et économiques en cours dans notre pays, de contribuer à la mobilisation des citoyens et à leur implication dans les ambitieux chantiers ouverts par le Maroc du nouveau millénaire, de renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et de conforter la fierté légitime des marocains devant la dynamique de progrès actuelle ».

L’historien Pierre VERMEREN estime de son coté que l’initiative est une belle occasion historique de parler du Maroc et de son histoire.

La communauté juive à travers le monde est également très enthousiaste à l’idée de cette commémoration de la ville de Fès, l’un des berceaux de la culture et du patrimoine israélite qui a pu s’épanouir au sein d’une civilisation arabo-islamique dans la plus grande tolérance. L’institut des études sépharades de l’Université de New York s’est joint à ce mouvement et un rassemblement mondial des juifs originaires de Fès figure parmi les actions envisagées. Un enthousiasme partagé par le Rabbin David ROSEN de l’American Jewish Committee.

La prestigieuse Ecole Polytechnique de Paris envisage pour sa grande fête annuelle de 2008, de retenir le thème de l’anniversaire des douze siècles du Royaume du Maroc à l’occasion de son célèbre Bal de l’X qui se déroule traditionnellement à l’Opéra de Paris, alors que l’association des Marocains dans les Grandes Ecoles Françaises d’Ingénieurs a exprimé « le devoir d’être partenaire et acteur de cette célébration ».

En raison de l’ampleur de ce projet et de l’engouement qu’il a rapidement suscité, son promoteur a sollicité la Haute attention de Sa Majesté Le Roi Mohamed VI, pour donner à cet évènement exceptionnel toute la dimension historique qu’il mérite : celle d’une monarchie de douze siècles.

C’est à l’occasion de l’ouverture des Rencontres de Fès du Festival des Musiques Sacrées (01 au 09 juin 2007) que Sa Majesté le Roi a tenu, dans sa lettre aux participants, à annoncer solennellement que Fès s’apprêtait à commémorer le 12ème centenaire de sa Fondation.

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Au-delà de l’anniversaire de Fès, c’est tout le patrimoine historique Marocain qui est à l’honneur, et l’exceptionnelle continuité de l’institution monarchique, symbole et ciment de l’unité du Pays qu’il va falloir célébrer partout au Maroc et dans plusieurs villes du monde pour associer les communautés marocaines. Une autre particularité de l’initiative : ne pas imposer un programme de manifestations officielles mais créer un cadre fédératif qui encourage la société civile au sens large à s’approprier l’évènement en élaborant ses propres actions, la structure proposée pour le pilotage national ayant un rôle de management de la cohérence globale.

Il y a dans le monde plusieurs villes millénaires mais quel autre pays dans le monde peut s’enorgueillir d’un tel enracinement ?!

Message de BENSEDDIK Ahmed, promoteur du projet

www.maroc1200.org

mercredi, 12 septembre 2007

La presse algérienne et le Sahara Marocain

La rubrique "meilleurs commentaires" revient après une longue période avec une intervention d'Ahmed Addoukali qui contribue de manière régulière pour défendre l'integrité territoriale du Maroc.

Bonne lecture !

Alors qu'une partie de la presse algérienne commence à reconnaître, que la stratégie des gouvernants de leur pays et qui consiste à contrecarrer systématiquement l'Intégrité terrritoriale du Maroc, ne débouche pas sur les résultats qu'ils escomptent et qu'au lieu que le Royaume du Maroc s'affaiblisse, il ne fait que se renforcer sur tous les plans malgré tous les handicaps économiques et notamment ses besoins énergétiques,
il y a même certains journaux agériens qui incitent ces gouvernants à collaborer étroitement avec le Maroc, notamment dans le domaine de la lutte contre les méfaits du terrorisme sur toute la Région et qui en plus d'une coopération sécuritaire doit aussi englober les différents domaines notamment économiques,

alors qu'une certaine lueur d'espoir commençait à naître devant ce genre de discours, voilà une partie de cette presse qui découvre un autre crédo pour maintenir la tension entre les deux pays frères.

Ils affirment ni plus , ni moins que ce sont "les ultras marocains du sahara marocain" qui , selon eux, empêchent toute ébauche de collaboration dans un quelconque domaine.
Ils affirment ni plus ni moins que pour qu'une telle collaboration s'instaure, il faut écarter ces "ultras" (entendez par là les "faucons", l'allusion est flagrante et l'amalgame n'est pas étranger aux manigances de cette presse) pour que tout soit mieux dans le meilleur du monde.

Les voilà donc qui répartissent et stratitfient les marocains en "ultras" ou "faucons" , c'est-à-dire ceux et celles des marocaines et des marocains qui sont intransigeants pour la sauvegarde de l'Intégrité Territoriale de leur Pays , et "les mimi cracra" ou "colombes" qui se plieraient à toutes les exigences des dirigeants d'Alger, même à renoncer aux Provinces du Sud, pourvu que ces derniers veuillent bien "collaborer" avec le Maroc.

Et le plus drôle, c'est que ces journaux soutiennent sans broncher que ce sont les "ultras" marocains qui sont la cause de tous les malheurs qui tombent sur la l'Algérie, même le déferlement du terrorisme, alors même que le Maroc par la voix de son Chef d'Etat, offre à chaque occasion le concours du Maroc pour la lutte commune contre ce fléau, pour épargner non seulement l'Algérie et le Maroc , mais même et surtout globalement toute notre Région.

Ce que doivent savoir ces journaleux , c'est qu'au Maroc , il n'y a ni "ultra marocains pour le sahara marocain", ni "mimi craca", pour renoncer à nos Provinces du Sud.
Il n'y a que des Marocaines et des Marocains qui tiennent comme à la prunelle de leurs yeux à l'Intégrité Territoriale de leur Pays, et que la lutte contre le terrorisme est une chose et que la préservation de chaque parcelle de territoire du Maroc , en est une autre.

Les dirigeants algériens se rendent compte de plus en plus que pour arriver à bout du terrorisme et assurer une véritable réconciliation et concorde au sein de leur pays, ils doivent se réconcilier d'abord avec leur voisinage, et ne pas tenter de courir plusieurs lièvres à la fois.
Le Maroc est bien maître à l'intérieur de ses frontières quoiqu'en disent les dénigreurs et adversaires , ce qui est loin d'être le cas de l'Algérie , et comme on dit chez nous "alli darrato addarsa kay 9allab 3al alkollab"...

@Ahmed Addoukali, Maroc pluriel et Multiple, 12 septembre 2007

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