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mercredi, 29 août 2007
Appel pour un pacte démocratique
Le Maroc a connu, au cours des dernières années, des avancées incontestables sur la voie de l’option démocratique. Au-delà des différences d’appréciation quant à l’ampleur et la concrétisation de ces acquis, au rôle plus ou moins déterminant des différents acteurs qui ont œuvré pour leur réalisation, force est de constater qu’ils ont changé de fond en comble le climat de notre vie politique. Le vent de liberté qui souffle sur notre pays a levé bien des tabous qui ont bridé pendant longtemps le débat national. Il a permis l’éclosion d’une nouvelle conscience citoyenne et favorisé, de façon inouïe, l’initiative et la créativité de la société civile.
Mais il y a un revers de la médaille. Cet élan émancipateur, porteur de rénovation, se heurte dans son déploiement à des vents contraires qui soufflent, eux, depuis des décennies et prennent aujourd’hui l’allure d’une tornade menaçant les fondements humanistes de la Maison marocaine. A l’arbitraire sans faille qui a confisqué le projet démocratique dans le passé se substitue maintenant une déferlante obscurantiste voulant régir notre société selon un modèle encore plus archaïque et ayant dans sa ligne de mire toutes les valeurs pour lesquelles le mouvement progressiste a combattu et consenti d’énormes sacrifices depuis l’aube de l’indépendance.
C’est ainsi que, au moment même où nous entrevoyons une lumière au bout du tunnel, les fossoyeurs de l’espérance s’activent à en boucher l’issue. Il est grand temps pour les démocrates de notre pays de prendre la mesure exacte d’un tel péril, des effets pernicieux qu’il a déjà provoqués au sein de larges couches de la population, sans parler du doute qu’il réussit parfois à semer dans leurs propres rangs. Il ne s’agit ni de surévaluer ni de sous-estimer ce péril, mais d’assumer résolument une tâche de salubrité publique consistant à ranimer la flamme du combat démocratique et des valeurs qui l’entretiennent. Un combat qui puisse contrer et désarticuler les vagues du pessimisme, du catastrophisme et des lamentations stériles alimentées par ceux qui ont intérêt à présenter le Maroc comme un pays qui régresse plutôt qu’il n’avance, et qui se préparent, en se basant sur ce diagnostic fallacieux, à l’entraîner vers le chaos.
L’heure est donc au sursaut, à la mobilisation des énergies et au rassemblement, non seulement pour faire barrage au camp conservateur lors des prochaines échéances électorales, mais bien au-delà, pour que le projet démocratique porteur de liberté, de pluralisme, de modernité, de progrès matériel et moral soit perçu clairement et massivement comme le seul à même de rendre sa dignité à notre peuple, de répondre concrètement à ses aspirations de justice, d’égalité, de sécurité, et de lui redonner le goût d’un avenir vivable, prometteur d’épanouissement pour lui et les générations futures.
Evidemment, une bataille d’une telle envergure ne saurait être gagnée si les démocrates se présentent en rangs dispersés. Plus que jamais, le camp démocratique est appelé à se ressaisir afin d’enrayer le processus de son propre émiettement. Et il y réussira d’autant plus sûrement qu’il s’attellera sans tarder à la tâche de reconstruction de son identité, de régénération de sa pensée et de ses pratiques. Il en acquerra une vision renouvelée de nos réalités et une appréciation plus objective de l’ensemble des forces vives capables d’entraîner l’adhésion de la société et de la mobiliser en faveur du projet démocratique.
C’est alors que les contours du camp démocratique pourront s’élargir et que la voie du rassemblement s’ouvrira sur de nouvelles perspectives. Partis politiques, syndicats, acteurs de la société civile, intellectuels et créateurs seront en mesure d’enclencher entre eux une véritable synergie, mettant en commun la diversité de leurs savoirs, expériences et talents, au service du même combat. Mais ces vœux ainsi exprimés auront encore plus de crédibilité et d’impact si l’ensemble des forces citées parviennent à nouer entre elles un pacte démocratique précisant les valeurs et les propositions qu’elles s’engagent à défendre d’une même voix auprès de l’opinion publique.
L’élaboration de ce pacte d’honneur revêt un caractère d’urgence. Toutefois, ce dernier ne gagnera rien à sortir fin prêt d’une officine quelconque. Seul le débat au grand jour, impliquant toutes les potentialités, lui garantira son poids de vérité et sa force de conviction. Fruit de l’intellectuel collectif, il engagera encore plus résolument chaque partenaire dans une bataille qu’il fait sienne et dont il est pleinement conscient qu’elle a pour enjeux déterminants la mise en échec des visées rétrogrades et le triomphe des choix démocratiques.
Oeuvrons pour ce pacte fédérateur !
Oeuvrons pour que la famille démocratique se redresse et porte haut le flambeau de l’espoir, des valeurs humanistes et du progrès!
Abdellatif Laabi
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jeudi, 23 août 2007
le Polisario vend de l'eau aux séquestrés
| Le Polisario vend de l’eau et l’armée algérienne le distribue pour contenir le mécontentement dans les camps de Tindouf la honte. 17/08/2007 |
| Depuis le début de l’été il a été constaté que l’approvisionnement en eau pour les retenus interdits de rejoindre leur patrie dans les camps de :appelés injustement (Laayoune,Smara, Ausserd ,Dakhla et vingt sept autres) situés aux environs de Tindouf ,se fait pour la première fois par des citernes de l’armée algérienne au lieu des citernes octroyées au Polisario par les organisations Humanitaires. Nos sources affirment que l'intervention de l'armée algérienne est due au fait que quelques leaders du Polisario ont recourt à la vente de l'eau aux habitants des camps au prix de 200 dinares algériens (2Euros) pour cinq mètres cubes. Cette situation a emmené, depuis le début de l’été, l’armée algérienne à distribuer directement de l’eau afin d’éviter tout soulèvement contre le Polisario. Il y a lieu de signaler que l'armée algérienne a mobilisé pour cette opération 27 camions citernes, chacun pour une circonscription deux fois par jour (matin et après-midi) sachant que les cinq camps de retenus se répartissent sur 27 circonscriptions. Ce comportement reflète incontestablement la faillite du front Polisario et sa direction. Source : Corcas |
lire aussi : le polisario affame les séquestrés
22:25 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, polisario, tindouf
mardi, 21 août 2007
Sahara : responsabilité de l'Algérie
Un écrivain algérien impute à l'Algérie la responsabilité de la crise au Sahara (journal libanais)
Sous le titre "Le Maroc, l'Algérie, le front Polisario et l'agenda international", l'auteur écrit que "parler du front +polisario+ c'est parler de l'Algérie" et par là même, évoquer plus d'un quart de siècle de relations maroco-algériennes complexes.
Si "le polisario était libre de ses mouvements et agissait conformément à son agenda international, sa crise avec Rabat aurait pu être résolue très facilement".
Depuis le début de la crise au Sahara et les premières réflexions sur l'émiettement de la géographie maghrébine avec le projet de création d'une nouvelle entité politique entre l'Algérie et le Maroc, les relations entre les deux pays sont restées sous l'emprise de cette crise exagérément amplifiée, relève l'écrivain Yahya Abou Zakaria.
Evoquant la position de certains journaux algériens, l'auteur de l'article déplore le fait que ces publications publient des informations fournies par les services secrets, précisément ceux en charge des dossiers des relations maroco-algériennes et du Sahara", ajoutant que "certains de ces services dictent à ces journaux une ligne éditoriale hostile au Maroc".
"Il est évident qu'une partie en Algérie s'emploie à attiser la tension marquant les relations maroco-algériennes pour différentes raisons, dont la prédominance du militaire sur le politique", écrit l'auteur, notant que "cette cinquième colonne coordonne avec des milieux extérieurs, car une confrontation militaire entre l'Algérie et le Maroc ouvrirait grandement la porte à une présence américaine sur la scène maghrébine".
Lire aussi :
L'autre Algérie qui dit NON au Polisario
Sans l’Algérie le polisario n’aurait jamais vu le jour
Les généraux algériens sont capables de provoquer la guerre contre le Maroc
L'écrivain Algérien Rachid Boudjedra s'exprime sur le Polisario et Tindouf
Louisa Hanoune contre le morcellement du Maroc
Le Président Ben Bella pour l'autonomie du sahara sous souveraineté marocaine
l'ex-premier ministre algérien Ibrahimi pour l'autonomie du Sahara
02:30 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algerie, sahara
samedi, 11 août 2007
Sahara-Manhasset II : l'initiative d'autonomie en marche
Le Maroc souhaite que soit débattue, lors du 2è round, l'initiative d'autonomie (M. Benmoussa)
"Si le premier round des négociations a permis d'établir le contact et d'ouvrir les voies du dialogue, notre souhait est que les efforts durant ce second round s'orientent vers des pourparlers sérieux et constructifs, allant tout droit à l'essentiel en vue de parvenir à une solution viable et définitive", a affirmé M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Chef de la Délégation marocaine à ces négociations, émettant l'espoir de voir l'autre partie "saisir cette opportunité unique, et en assimiler la portée et la dimension historiques".
M. Benmoussa a souligné l'entière disposition du Maroc à "discuter dans le détail tous les points se rapportant au statut d'autonomie". "Nous serons réceptifs aux propositions et aux amendements constructifs, aux idées et explications que les autres parties souhaiteraient émettre en toute bonne foi, avec sagesse et réalisme, dans le cadre du respect mutuel, de l'engagement libre et sincère, avec l'appui de toutes les parties concernées, particulièrement nos frères et voisins algériens", a-t-il dit, en expliquant que le but est de parvenir à la réconciliation, d'aboutir à une solution consensuelle fondée sur l'autonomie comme cadre réaliste et applicable toute l'autonomie, et rien d'autre que l'autonomie, portant les garanties de la légitimité nationale et la légalité internationale.
Le Royaume du Maroc, a-t-il indiqué, poursuit sa participation à ces négociations, en étant profondément convaincu que l'initiative pour un statut d'autonomie "reste la voie judicieuse vers la paix des braves", soulignant que cette initiative "représente un réel point de départ du dialogue et de la négociation en vue de trouver un espace propice au consensus et d’œuvrer ensemble pour surmonter les obstacles et lever les amalgames qui entourent la question du Sahara, et qui, dans le contexte actuel, ne trouvent plus de justification".
M. Benmoussa a souligné que la délégation marocaine, fidèle à sa foi profonde dans la vertu du dialogue constructif et de la concertation, et attachée aux principes de la démocratie participative, a rendu compte, dès son retour à l'issue du premier round des négociations, aux représentants du peuple, à travers le parlement, le Conseil Consultatif Royal pour les Affaires Sahariennes, ainsi qu'aux Chioukhs des tribus et aux élus locaux sahraouis.
"Le discours prononcé par Sa Majesté le Roi à l'occasion de la fête du Trône est venu couronner cette mobilisation en faveur d'une solution politique définitive au conflit et a réitéré l'engagement solennel de la Nation marocaine à oeuvrer en faveur de la proposition d'autonomie, toute l'autonomie et rien que l'autonomie", a-t-il rappelé.
Le Maroc, a poursuivi le ministre, réaffirme son attachement a l'Initiative pour un statut d'autonomie, nourrissant l'espoir que ce processus de négociation aille de l'avant, et que le dialogue se focalise sur cette proposition globale, marquée par son ouverture et sa souplesse et qui est ouverte à la contribution des autres parties et à une solution consensuelle.
M. Benmoussa a réitéré, dans ce cadre, l'engagement "sincère" du Royaume du Maroc à mettre en place "une autonomie authentique répondant aux critères universellement admis", rappelant que l'initiative d'autonomie constitue une "opportunité historique pour sortir notre région de la situation de tension, de convulsions en tous genres et de calculs politiques étroits" et s'inspire des expériences avérées des pays voisins et se veut conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
"C'est cette initiative, a insisté le ministre, qui a donné lieu à ce processus de négociation, qui a créé cette nouvelle dynamique et qui lui a conféré un puissant élan à même de permettre un règlement définitif de ce conflit". "Il nous appartient, a indiqué le ministre, d'en saisir l'opportunité et d'en user de manière responsable et rationnelle, d'en aborder les multiples volets avec un esprit positif et un naturel optimisme qui recouvre une vision prospective porteuse", ajoutant que l'initiative marocaine "constitue de par sa conception politique et sa générosité une plate forme réaliste et un cadre de référence aux négociations".
Il a ajouté que la proposition marocaine est "marquée du sceau de la clarté, de la transparence, de l'audace et du réalisme" et qu'elle est ouverte et souple dans sa conception comme dans sa formulation et reste de par ces caractéristiques, objet d'échanges.
La proposition marocaine, a expliqué M. Benmoussa, est par conséquent, "un réceptacle à tous les enrichissements, assurant aux populations sahraouies, le plein exercice de leurs droits constitutionnels et politiques, la sauvegarde de leurs spécificités culturelles, de leur mode de vie et de leurs traditions, dans un cadre qui leur garantisse la place qui leur échoit".
Il a fait observer, dans ce cadre, que cette initiative ouvre grande la porte des retrouvailles, du regroupement et de la communion des familles sahraouies et met la région à l'abri des bouleversements et des défis qui la guettent, rappelant que le problème du Sahara "n'aurait jamais existé, n'eut été les manœuvres des puissances coloniales qui ont démembré le territoire du Maroc et les conflits et tensions engendrées par la guerre froide".
Et d'ajouter : "la décolonisation s'est faite au prix des sacrifices des fils de la région. La guerre froide n'est plus qu'un lointain souvenir. A la faveur de ces circonstances, plusieurs pays de par le monde se sont regroupés au service de leurs peuples. A la vue d'une telle évolution, il est de notre droit de nourrir tous les espoirs pour que notre région sorte de cette épreuve éprouvante et qu'elle prenne le chemin salutaire de l'union, de la réconciliation et de la concorde".
L'initiative du Maroc, a insisté le ministre, répond pleinement aux aspirations des populations du Sahara, leur octroyant un rôle de tout premier plan dans les instances de l'Etat, et au sein de tous les organismes et institutions de la région bénéficiant du statut d'autonomie, et ce dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'unité territoriale du royaume.
"Le noble dessein étant l'édification d'un Maroc fort de ses avancées démocratiques, économiques et sociales. Il ne sera que plus fort, par votre retour et votre adhésion à cette dynamique, parce que vous en êtes les fils, parce que vos parents y ont vécu, y vivent encore, et s'honorent ostensiblement de leur appartenance à leur pays et à leur nation", a souligné le ministre à l'adresse des membres de la délégation du Polisario.
Il a assuré, à ce propos, que "la voie démocratique pour laquelle le Maroc a opté de manière irréversible, balise le terrain à tous les courants, et à toutes les sensibilités, garantit leur place à toutes les tendances pour exprimer leurs opinions, formuler leurs aspirations, et donner corps à leurs souhaits dans le cadre de l'unité nationale et le respect des fondamentaux et des constances du Royaume".
L'expérience prometteuse que vit actuellement le Maroc, a affirmé M. Benmoussa, "atteste de la totale intégration des fils des provinces sahariennes au sein de l'ensemble des institutions étatiques où ils jouissent d'une représentation substantielle, leur permettant de contribuer aux côtés de leurs frères du nord du royaume, à l'édification du Maroc nouveau, un Maroc qui puise sa force entre autres, dans l'union de l'ensemble des ses enfants".
Le Royaume du Maroc, a dit le Chef de la délégation marocaine, "souhaite que les autres parties appréhendent la portée de cette opportunité historique qui n'a d'autres buts que d'instaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région", se déclarant persuadé qu'"une approche pondérée et responsable, apprécierait positivement l'Initiative pour un statut d'autonomie qui vous est présentée".
M. Benmoussa a réaffirmé que l'Initiative marocaine représente une plate forme adéquate et une solution politique ayant vocation de rectifier les erreurs historiques nées du colonialisme et de la guerre froide, et de s'inscrire dans le respect de la légalité internationale, prenant en considération le contexte politique actuel que nul ne peut feindre d'ignorer.
"De nos frères algériens, nous attendons qu'ils soient à la hauteur de cet évènement historique, qu'ils aient un regard prospectant l'avenir, l'avenir du Maghreb arabe, celui des aspirations de ses peuples à l'union, à l'entraide et à la solidarité", a affirmé le ministre.
Le Maroc, qui a consenti d'importants sacrifices et a montré un niveau élevé de souplesse et d'ouverture, a dit le ministre, exhorte "les autres parties" à faire preuve de la même volonté, à s'armer de la même détermination pour parvenir à une solution ne faisant ni vainqueur ni vaincu.
Il a souligné que la conviction du Maroc est "totale en la possibilité d'une telle solution, pour peu que les autres parties fassent le pas qu'il faut dans cette direction", faisant remarquer que "rien de tel ne peut, à l'évidence, se faire à défaut d'une sérieuse adhésion à des négociations de fond qui nous permettraient d'aboutir à une solution acceptable par tous et de concentrer nos efforts vers les défis du développement et l'affrontement des divers dangers qui, au regard de la situation de déchirement que nous vivons, iront crescendo, sauf à nous ressaisir et à resserrer nos rangs".
Il est regrettable, a déploré M. Benmoussa, de constater que la région du Sahel, qui s'étend de l'Atlantique à l'est de l'Afrique, est en passe de devenir un espace du terrorisme international et un refuge pour les bandes du crime et de la contrebande. "Les groupes terroristes ont mis à profit la désunion des rangs maghrébins pour s'infiltrer dans notre région, s'y installer en toute quiétude, d'ou ils partent pour frapper les objectifs qu'ils auront ciblés", a-t-il averti, mettant en garde que de la sorte, ces groupes "menacent non seulement la stabilité des pays du Maghreb arabe, mais aussi la sécurité de plusieurs pays européens".
Il s'agit là, selon lui, d'une situation qui appelle les pays de la région à concrétiser l'adhésion louable de ses dirigeants à l'appel du Maroc en vue d'intégrer l'action commune et de coordination destinée à faire face aux défis et juguler le danger terroriste qui menace l'ensemble.
"La communauté internationale attend de nous le couronnement de ces négociations par un résultat positif. Elle nous interpelle pour que l'on aille de l'avant, pour que l'on ait une vision de l'avenir et pour qu'on se libère des positions intransigeantes", a souligné le ministre, ajoutant que "la solution négociée (à la question du Sahara) implique pour l'autre partie de se libérer de la logique du passé, de se départir des concepts dépassés qui ne pourraient que pérenniser l'impasse actuelle".
M. Benmoussa a affirmé que "les nombreux pays de par le monde qui ont apporté leur bénédiction à cette initiative espèrent à présent, que notre rencontre d'aujourd'hui parvienne à donner corps à ce que nous avons ensemble entamé au mois de juin dernier, que nous puissions mettre en place les premiers jalons d'une étape nouvelle de l'histoire de notre région, et asseoir les fondements d'une solution politique en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité et en conformité avec la légalité internationale".
L'histoire, a fait observer le chef de la délégation marocaine, atteste que le fait de camper sur les mêmes positions plus de trente années durant, ne fait que multiplier les problèmes et agrandir la sphère des déchirements, soulignant que "le Maroc a assumé ses responsabilités pour que s'instaurent la paix et la concorde dans notre région et a exprimé sa sincère volonté dans ce sens".
Il a appelé les autres parties à assumer leur responsabilité, rappelant que "les familles sahraouies ont durement souffert de la poursuite de ce conflit qui a donné lieu à la séparation de leurs enfants. Elles ne pourraient supporter que cette situation dure davantage".
Après l'échec des propositions et des plans précédents, dont "l'inapplicabilité" est avérée, a-t-il souligné, "nous avons la ferme conviction que l'initiative marocaine avec ses principes intangibles et ses fondements obéissant à la légalité internationale, constitue l'unique solution politique à ce conflit".
L'alternative qui se pose aujourd'hui, a affirmé le chef de la délégation marocaine, n'est guère le choix entre l'option de l'indépendance et le statut d'autonomie, mais bien entre le statut d'autonomie en tant que solution consensuelle et définitive dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'unité territoriale du Royaume et la perpétuation indéfinie de l'impasse avec ce que cela implique pour les populations du Maghreb.
Le ministre a rappelé que le projet d'autonomie est une proposition à caractère global, non sélective et indivisible, qui constitue la plate forme essentielle des négociations et l'unique issue du processus dans son ensemble.
"En réaffirmant son attachement à son intégrité territoriale et à sa souveraineté pleine et entière, ne pouvant faire l'objet d'aucun marchandage", a-t-il poursuivi, "le Maroc ne fait que rappeler des principes de base et des valeurs sacrées qui font le socle de l'identité de l'Etat marocain aux origines profondément ancrées dans l'histoire".
Le Maroc, a-t-il affirmé, "ne peut en aucun cas les soumettre au marchandage, encore moins les renier", rappelant que de tout temps, ces principes et valeurs ont toujours fait l'unanimité de la nation marocaine dans ses diverses composantes, avec au premier chef les tribus sahraouies, leurs cheikhs , leurs notables et les représentants des populations à divers niveaux et que tous ont contribué par leurs propositions constructives à l'élaboration de l'initiative marocaine.
"Il n'aurait jamais été possible à cette nation profondément enracinée dans l'histoire, de résister aux multiples défis et aux diverses manœuvres, sans l'attachement ferme du peuple marocain à ses principes et à ses valeurs qui consistent essentiellement à défendre son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale", a souligné le ministre.
Il a fait remarquer que "rappeler ces principes et renouveler l'attachement à ces valeurs, n'interdit pas pour autant de tendre la main de la réconciliation et de l'entente, dès lors que l'objectif poursuivi, est de clore définitivement ce dossier, et d'ouvrir la porte des retrouvailles".
"Notre main, a-t-il réitéré, restera tendue à toutes les parties pour saisir cette chance historique dont nous voulons faire une victoire pour tous, une victoire du droit et de la légalité, une opportunité pour que l'esprit de fraternité et du bon voisinage prennent enfin le dessus".
Pour lui, les propositions qui tendent à la division et à la désunion des populations sur la base de choix radicaux, ne peuvent que générer davantage de problèmes, ajoutant qu'elles ne pourraient constituer une solution acceptable qui garantisse la paix et la stabilité dans la région.
"Au nom de la fraternité et des liens de sang qui nous unissent, au nom de l'histoire, de la religion musulmane qui nous enjoint l'action la main dans la main, au nom des défis présents et à venir, je m'adresse à votre conscience vous demandant de repenser vos positions, de saisir cette main de la paix qui vous est tendue pour mettre fin à cette tragédie", a dit le chef de la délégation marocaine, interpellant l'ensemble des parties à être "dignes des responsabilités qui nous incombent, à la hauteur de cet évènement et des attentes de notre peuple, au sud comme au nord".
"Nous nous trouvons à présent face à notre conscience. Sur chacun de nous, l'histoire émettra son jugement sans appel. Je souhaite que l'on retrouve la bonne voie et qu'on entre dans l'histoire par la grande porte pour le plus grand bien des générations futures. Cette voie ne peut assurément passer qu'à travers l'Initiative de statut d'autonomie proposée par le Maroc en tant que cadre de négociations", a souligné le ministre.
S'adressant à la délégation du polisario, M. Benmoussa a réaffirmé : "Votre patrie vous est ouverte aujourd'hui plus que jamais. Le Maroc qui puise sa force dans son histoire multiséculaire et la justesse de sa cause, et sa propension avérée au sacrifice, tend sa main pour la paix et la fraternité" et propose l'initiative pour un statut d'autonomie, comme cadre de réconciliation et un tremplin vers un avenir prometteur où il n'y aura ni vainqueur ni vaincu.
M. Benmoussa a réaffirmé que cette Initiative "est avant tout, une plate-forme de débat, ouverte aux apports enrichissants dans la limite des principes que le Maroc ne saurait renier", affirmant qu'"à l'exception de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale du Royaume, et des valeurs sacrées du pays, tout est négociable dés lors que le but est de trouver une solution politique consensuelle, acceptable pour tous, qui fera sortir la région de la situation de tension et d'immobilisme qu'elle vit, redonnera espoir et ouvrira les portes de la coopération entre les peuples du grand Maghreb arabe".
Il a assuré que "nous entamons ce second round des négociations en étant pleinement conscients de la responsabilité historique qui nous incombe, et qui nous enjoint de répondre au souhait majeur des populations de la région et des peuples Maghrébins, de transcender l'impasse qui a accompagné cette question trois décennies durant, en raison de l'attachement de certaines parties à des positions et des plans que la communauté internationale a définitivement considéré +inapplicable+, et qui ne peuvent être une issue au conflit".
Il a affirmé, qu'à ce second round des négociations, le Maroc se présente en étant soutenu, comme il l'a toujours été et comme il le sera à chaque fois qu'il s'agit du dossier de son intégrité territoriale, par une unanimité nationale ainsi que par l'ensemble de ses forces vives, particulièrement les populations des provinces du sud, qui représentent la majorité des sahraouis, et qui ont contribué par leurs propositions, leurs idées et leurs remarques pertinentes, à l'élaboration des bases fondamentales de l'initiative marocaine de négociation au sujet du statut d'autonomie de la région du Sahara.
Le chef de la délégation marocaine a rappelé qu'à travers sa participation à cette rencontre, le Maroc entend réaffirmer haut et fort sa politique d'ouverture, de réconciliation et de la main tendue, ajoutant que c'est dans ce sens, que le Royaume "appelle toutes les parties concernées par ce conflit à oeuvrer pour le rapprochement nécessaire au dépassement de cette crise et pour la levée des souffrances qu'endurent nos frères dans les camps de Tindouf, en Algérie".
A cet égard, le chef de la délégation marocaine s'est dit heureux "de la présence à cette rencontre de nos frères algériens et mauritaniens qui contribueront sans nul doute, au succès de ce processus décisif pour nos peuples, et à la recherche d'une solution politique consensuelle".
"Il m'est agréable, en cette circonstance, ainsi qu'à la délégation qui m'accompagne, de rencontrer de nouveau, nos frères auxquels nous unissent autant de liens de parenté, de sang et de fraternité", a-t-il dit, ajoutant que "nous sommes venus à ce nouveau round de négociations, habités par le même esprit positif et optimiste qui a marqué notre participation au premier round, mus par la même volonté d'aller de l'avant dans ce dialogue, et de l'asseoir dans le cheminement qui doit être le sien, sans préalables contre-productifs, sans préjugé aucun".
La présence de la délégation marocaine à ce second round des négociations, a affirmé M. Benmoussa, "traduit l'engagement sincère du Maroc à collaborer avec les Nations-unies pour mettre un terme à ce problème qui n'a que trop duré, répondant ainsi à la volonté de cette organisation, et à ses appels pour que les uns et les autres s'investissent à la recherche du succès et de la réussite de ce processus de négociations". Elle est "l'expression de la détermination du Maroc à assurer une mise en oeuvre pleine et entière de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui constitue une rupture sans équivoque avec les plans et autres propositions précédents, en ce qu'elle a fixé une méthodologie claire pour mettre fin à ce problème. Le Maroc, qui a consenti d'énormes sacrifices pour enclencher cette dynamique, gardera intact son souci de conforter cette approche en vue de parvenir à une solution négociée".
"Une solution qui redonne espoir aux peuples de notre région et qui permet de transcender l'héritage du passé qui continue d'entraver le projet unitaire de l'Union du Maghreb Arabe , ce rêve que nous caressons tous ensemble, hier comme aujourd'hui, et que nous voulons voir prendre corps", a dit M. Benmoussa.
Il a rappelé, à ce propos, que l'Initiative marocaine jouit du soutien de la Communauté internationale qui est convaincue qu'elle est "la solution idoine, rationnelle et réaliste à ce problème , une solution politique en phase avec les résolutions du Conseil de sécurité, conforme aux souhaits de la communauté internationale, et qui offre une plate forme consensuelle préservant la dignité de tous, ne faisant ni vainqueur ni vaincu".
Le chef de la délégation marocaine a exprimé ses remerciements profonds au Secrétaire général de l'Organisation des Nations-unies M. Ban Ki Moon, à l'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations-unies, M. Peter Van Walsum, à leurs proches collaborateurs et à travers les uns et les autres à l'organisation onusienne tout entière, ainsi qu'à l'ensemble des organismes qui veillent sur la gestion de ce dossier, pour les efforts louables qu'ils déploient en vue de trouver une solution juste et acceptable par toutes les parties, susceptible de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb arabe.
Il a également adressé ses remerciements chaleureux aux pays amis pour les efforts méritoires qu'ils consentent tout en louant leur volonté de faire de ce processus une opportunité à saisir afin de parvenir à une solution politique négociée par le biais d'un dialogue franc et constructif.
Source : Maghreb Arabe Presse
Texte intégral de l'intervention du chef de la délégation marocaine
السيد بنموسى: المبادرة المغربية بثوابتها غير القابلة للمساومة تشكل الحل السياسي الأوحد لنزاع الصحراء
01:35 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, onu, manhasset
mercredi, 08 août 2007
khat chahid:la direction du polisario illégitime
Sahara /Polisario-Khat Chahid : l'actuelle direction du polisario est "illégitime" et ne peut négocier au nom des Sahraouis des camps
Lors d'une conférence de presse, le coordinateur du comité exécutif de Polisario-Khat Chahid et l'un des membres fondateurs du polisario, Mahjoub Salek, a dénoncé la décision des dirigeants actuels des séparatistes d'ajourner, pour la deuxième fois, jusqu'à décembre le 12ème congrès du front.
Pour M. Salek, l'actuelle direction du polisario devient ainsi "illégitime", puisque, selon le règlement interne, le congrès du polisario doit se tenir avant le 12 octobre prochain.
Le Polisario-Khat Chahid lance, ainsi, un appel aux Sahraouis dans les camps de Tindouf pour "boycotter" ce congrès et avertit que les décisions qui seront prises lors de ce congrès seront considérées comme "nulles" et que l'actuelle direction du polisario ne sera pas habilitée à négocier au nom des Sahraouis des camps de Tindouf.
Interrogé sur les négociations qui reprendront vendredi prochain à Manhasset, sous les auspices de l'Onu, M. Salek a plaidé pour le dialogue comme "unique voie pour la résolution du conflit", rejetant toute la responsabilité sur l'actuelle direction du polisario qui cherche, selon lui, à "faire perdurer la situation actuelle".
Il a estimé que l'actuelle direction du polisario ne représente pas les populations sahraouies, soulignant que le Polisario-Khat Chahid est disposé à négocier avec le Maroc un statut d'autonomie pour le Sahara.
M. Salek, qui plaide pour l'organisation d'un congrès extraordinaire du polisario pour que les populations sahraouies puissent décider qui peut négocier en leur nom avec le Royaume, s'est montré favorable à négocier avec le Maroc, sous les auspices de l'Onu, "une autonomie dans le cadre de l'autodétermination".
Dans un communiqué distribué aux médias lors de cette conférence, à laquelle ont assisté plusieurs organes de presse espagnols, le Polisario-Khat Chahid appelle le secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-Moon à travailler avec ses militants et prendre leur avis "en tant qu'acteurs principaux représentant une importante partie de l'opinion publique sahraouie au sein des camps et à l'étranger".
Il lance aussi un appel à la communauté internationale et à l'Onu pour envoyer des observateurs dans les camps de Tindouf afin de constater les violations commises par l'actuelle direction du polisario.
Source : Maghreb Arabe Presse
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البوليساريو- خط الشهيد": القيادة الحالية للانفصاليين "غير شرعية" ولا يمكنها التفاوض باسم صحراويي المخيمات
19:40 Publié dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sahara, polisario, khat chahid





