mercredi, 29 août 2007

Appel pour un pacte démocratique


Le Maroc a connu, au cours des dernières années, des avancées incontestables sur la voie de l’option démocratique. Au-delà des différences d’appréciation quant à l’ampleur et la concrétisation de ces acquis, au rôle plus ou moins déterminant des différents acteurs qui ont œuvré pour leur réalisation, force est de constater qu’ils ont changé de fond en comble le climat de notre vie politique. Le vent de liberté qui souffle sur notre pays a levé bien des tabous qui ont bridé pendant longtemps le débat national. Il a permis l’éclosion d’une nouvelle conscience citoyenne et favorisé, de façon inouïe, l’initiative et la créativité de la société civile.
Mais il y a un revers de la médaille. Cet élan émancipateur, porteur de rénovation, se heurte dans son déploiement à des vents contraires qui soufflent, eux, depuis des décennies et prennent aujourd’hui l’allure d’une tornade menaçant les fondements humanistes de la Maison marocaine. A l’arbitraire sans faille qui a confisqué le projet démocratique dans le passé se substitue maintenant une déferlante obscurantiste voulant régir notre société selon un modèle encore plus archaïque et ayant dans sa ligne de mire toutes les valeurs pour lesquelles le mouvement progressiste a combattu et consenti d’énormes sacrifices depuis l’aube de l’indépendance.

C’est ainsi que, au moment même où nous entrevoyons une lumière au bout du tunnel, les fossoyeurs de l’espérance s’activent à en boucher l’issue. Il est grand temps pour les démocrates de notre pays de prendre la mesure exacte d’un tel péril, des effets pernicieux qu’il a déjà provoqués au sein de larges couches de la population, sans parler du doute qu’il réussit parfois à semer dans leurs propres rangs. Il ne s’agit ni de surévaluer ni de sous-estimer ce péril, mais d’assumer résolument une tâche de salubrité publique consistant à ranimer la flamme du combat démocratique et des valeurs qui l’entretiennent. Un combat qui puisse contrer et désarticuler les vagues du pessimisme, du catastrophisme et des lamentations stériles alimentées par ceux qui ont intérêt à présenter le Maroc comme un pays qui régresse plutôt qu’il n’avance, et qui se préparent, en se basant sur ce diagnostic fallacieux, à l’entraîner vers le chaos.
L’heure est donc au sursaut, à la mobilisation des énergies et au rassemblement, non seulement pour faire barrage au camp conservateur lors des prochaines échéances électorales, mais bien au-delà, pour que le projet démocratique porteur de liberté, de pluralisme, de modernité, de progrès matériel et moral soit perçu clairement et massivement comme le seul à même de rendre sa dignité à notre peuple, de répondre concrètement à ses aspirations de justice, d’égalité, de sécurité, et de lui redonner le goût d’un avenir vivable, prometteur d’épanouissement pour lui et les générations futures.

Evidemment, une bataille d’une telle envergure ne saurait être gagnée si les démocrates se présentent en rangs dispersés. Plus que jamais, le camp démocratique est appelé à se ressaisir afin d’enrayer le processus de son propre émiettement. Et il y réussira d’autant plus sûrement qu’il s’attellera sans tarder à la tâche de reconstruction de son identité, de régénération de sa pensée et de ses pratiques. Il en acquerra une vision renouvelée de nos réalités et une appréciation plus objective de l’ensemble des forces vives capables d’entraîner l’adhésion de la société et de la mobiliser en faveur du projet démocratique.

C’est alors que les contours du camp démocratique pourront s’élargir et que la voie du rassemblement s’ouvrira sur de nouvelles perspectives. Partis politiques, syndicats, acteurs de la société civile, intellectuels et créateurs seront en mesure d’enclencher entre eux une véritable synergie, mettant en commun la diversité de leurs savoirs, expériences et talents, au service du même combat. Mais ces vœux ainsi exprimés auront encore plus de crédibilité et d’impact si l’ensemble des forces citées parviennent à nouer entre elles un pacte démocratique précisant les valeurs et les propositions qu’elles s’engagent à défendre d’une même voix auprès de l’opinion publique.
L’élaboration de ce pacte d’honneur revêt un caractère d’urgence. Toutefois, ce dernier ne gagnera rien à sortir fin prêt d’une officine quelconque. Seul le débat au grand jour, impliquant toutes les potentialités, lui garantira son poids de vérité et sa force de conviction. Fruit de l’intellectuel collectif, il engagera encore plus résolument chaque partenaire dans une bataille qu’il fait sienne et dont il est pleinement conscient qu’elle a pour enjeux déterminants la mise en échec des visées rétrogrades et le triomphe des choix démocratiques.
Oeuvrons pour ce pacte fédérateur !
Oeuvrons pour que la famille démocratique se redresse et porte haut le flambeau de l’espoir, des valeurs humanistes et du progrès!


Abdellatif Laabi

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Commentaires

Société civile : Abdellatif Laâbi prend l’initiative d’un Pacte pour la démocratie

A la veille de l’échéance du 7 septembre, une pléiade d’intellectuels marocains signent un manifeste sous forme d’appel pour expliquer les véritables enjeux des élections et du projet de société en cours de construction.


Un appel pour que l’on ne se trompe pas de combat. C’est ce que vient de lancer un groupe d’intellectuels marocains, sous le titre « Appel pour un pacte démocratique ». Constitué de politiques, écrivains, cinéastes, journalistes et acteurs associatifs, ce groupe a choisi la veille de l’échéance du 7 septembre pour s’acquitter du devoir de clarification envers le citoyen, appelé à voter ce jour-là. Quel Maroc voulons-nous ? Quel projet de société prônons-nous ? S’agit-il pour notre pays de continuer à creuser son sillon sur la voie de la modernité, de la démocratie, et du progrès ? Le Maroc peut-il se permettre aujourd’hui de remettre en question ces grands acquis sans risquer de rétrograder ? Une chose est sûre : l’exercice auquel se livrent les signataires de l’Appel est d’une importance capitale. «Nous voulons expliquer à nos concitoyens quels sont les véritables enjeux des prochaines élections, leur montrer que ces enjeux ne concernent pas seulement les programmes des partis mais le projet de société tout entier», précise l’un des premiers signataires de l’Appel, le président de l’Association Afak Abderrahim Harouchi. Le problème n’est donc pas à poser uniquement en rapport avec un fait conjoncturel, à savoir le scrutin, mais aussi et surtout par rapport au projet en construction pour «un Maroc moderne, démocratique, prospère, solidaire, ouvert et tolérant», fait valoir M. Harouchi, en mettant en garde contre l’autre projet de «Maroc replié sur lui-même, intolérant, et rétrograde avec toutes les conséquences que cela comporte». D’une part, il y a un Maroc acquis aux valeurs de démocratie, de modernité et de progrès, et de l’autre, un autre Maroc totalitaire, archaïque et fanatique. Cette dichotomie est soulignée dans l’Appel avec d’autant plus de clarté qu’il n’y a pas de place à l’ambiguïté. «Cet élan émancipateur, porteur de rénovation, se heurte dans son déploiement à des vents contraires qui soufflent, eux, depuis des décennies et prennent aujourd’hui l’allure d’une tornade menaçant les fondements humanistes de la Maison marocaine», avertit l’Appel, en allusion à la menace que font planer sur le Maroc d’aujourd’hui, les obscurantistes qui veulent s’ériger en gardiens de la morale, et qui sont en train de détourner les nobles valeurs de l’Islam au profit de leur idéologie haineuse, méprisante et méprisable. Le cinéaste Saâd Chraïbi, l’un des signataires également de cet Appel, ne se trompe pas d’ennemi. Il n’accorde aucun crédit à ces «forces qui veulent aujourd’hui mener le Maroc vers des voies totalitaires et obscurantistes». Pas plus d’ailleurs que les autres signataires. «Il est grand temps pour les démocrates de notre pays de prendre la mesure exacte d’un tel péril, des effets pernicieux qu’il a déjà provoqués au sein de larges couches de la population, sans parler du doute qu’il réussit parfois
à semer dans leurs propres rangs», indique l’Appel, qui précise qu’il ne s’agit là «ni de surévaluer ni de sous-estimer ce péril, mais d’assumer résolument une tâche de salubrité publique consistant à ranimer la flamme du combat démocratique et des valeurs qui l’entretiennent». Un combat de tous les instants envers et contre les prometteurs du fameux «Grand soir», les fossoyeurs de l’espérance, les «architectes du chaos», les vendeurs de fausses illusions, les avocats des chimères et les ennemis de la vie. Un appel à s’unir est lancé pour relever le défi de la vie face aux marchands de la mort. «Evidemment, une bataille d’une telle envergure ne saurait être gagnée si les démocrates se présentent en rangs dispersés. Plus que jamais, le camp démocratique est appelé à se ressaisir afin d’enrayer le processus de son propre émiettement (…) Oeuvrons pour que la famille démocratique se redresse et porte haut le flambeau de l’espoir, des valeurs humanistes et du progrès !». C’est sur cette note d’espoir que s’achève l’Appel pour un pacte démocratique.

Le 29-8-2007
Par : M’Hamed Hamrouch, ALM

Ecrit par : Abdellatif Laâbi prend l'initiative | mercredi, 29 août 2007

Un appel de Abdellatif Laâbi

Faire barrage au camp conservateur

“A l’arbitraire sans faille qui a confisqué le projet démocratique dans le passé se substitue maintenant une déferlante obscurantiste voulant régir notre société selon un modèle encore plus archaïque et ayant dans sa ligne de mire toutes les valeurs pour lesquelles le mouvement progressiste a combattu et consenti d’énormes sacrifices depuis l’aube de l’indépendance. (…) L’heure est donc au sursaut, à la mobilisation des énergies et au rassemblement , non seulement pour faire barrage au camp conservateur lors des prochaines échéances électorales, mais bien au-delà pour que le projet démocratique porteur de liberté, de pluralisme, de modernité, de progrès matériel et moral soit perçu clairement et massivement comme le seul à même de rendre sa dignité à notre peuple».
C’est un appel à l’élaboration d’un pacte démocratique et au rassemblement des démocrates marocains que lance le poète et écrivain Abdellatif Laâbi. L’ancien détenu politique dont le cœur bat résolument à gauche s’élève contre le discours pessimiste ambiant et condamne sans réserve les lamentations stériles et autres vagues du catastrophisme. Haro sur un «diagnostic fallacieux» qui veut entraîner le pays «vers le chaos».
A quelques jours du scrutin du 7 septembre, A. Laabi invite démocrates, partis, syndicats, intellectuels, créateurs et acteurs de la société civile à nouer un pacte démocratique pour que « la famille démocratique se redresse et porte haut le flambeau de l’espoir, des valeurs humanistes et du progrès». La consigne de vote a le mérite d’être claire.
Cet intellectuel qui a traversé les années de plomb pour avoir défendu des idéaux de liberté, de démocratie et de respect de la dignité humaine a mis en ligne cet appel. Un collectif pour un pacte démocratique a, dans la foulée, été constitué pour rassembler autour d’une vision d’humanisme et de progrès, les énergies de tous les acteurs du camp démocratique, partis, syndicats, intellectuels, artistes, universitaires, acteurs associatifs.

Narjis Rerhaye, Liberation, 29/08/07

Ecrit par : Faire barrage au camp conservateur | mercredi, 29 août 2007

من أجل ميثاق ديمقراطي

عرف المغرب خلال السنوات الأخيرة تقدما لا جدال فيه على طريق الخيار الديمقراطي.
وبعيدا عن اختلاف التقديرات حول مدى هذه المكتسبات وبلورتها، وحول الدور الحاسم لمختلف الفاعلين الذين عملوا من أجل تحقيقها، لا بد من تسجيل أنهم غيروا مناخ حياتنا السياسية رأسا على عقب.
إن ريح الحرية التي هبت على بلادنا، قد رجت بالفعل العديد من الطابوهات التي عاقت النقاش الوطني لمدة طويلة. كما أنها سمحت بانبثاق وعي مواطن جديد، وتعبيد الطريق بشكل يستدعي الإعجاب لروح المبادرة والإبداع في المجتمع المدني.

ولكن هناك الوجه الآخر للعملة. فهذه الدفعة التحررية الحاملة للتجديد، تصطدم بهبوب رياح معاكسة سائدة منذ عقود، وتتخذ اليوم شكل تيار جارف يهدد الأسس الإنسانية التي يقوم عليها البيت المغربي. وكبديل للاعتباط الكلي الذي قوض في الماضي المشروع الديمقراطي، تتشكل حاليا حركة رجعية ظلامية تريد التحكم في مجتمعنا وفق نمط أكثر تقليدية، مستهدفة كل القيم التي ناضلت من أجلها الحركة التقدمية وقدمت العديد من التضحيات منذ الاستقلال.
وهكذا، ففي الوقت نفسه الذي بدأ ينقشع فيه النور من منتهى عتمة السرداب، يشرع مغتالو الأمل في خنق مخرج الانعتاق.

لقد حان الوقت بالنسبة للديمقراطيين في بلادنا، كي يستشعروا حجم هذا الخطر الداهم، وانعكاساته السلبية التي خلفها ولازال في وسط أوسع شرائح الشعب، ناهيك عن نزعة الشك التي يزرعونها في صفوفهم. وليس في الأمر تهويل أو تقليل من هذا الخطر، ولكنه يتعلق بتحمل مسؤولية انعتاق عمومي، يستند على إيقاظ شعلة النضال الديمقراطي والقيم التي ينبني عليها. نضال في حجم التصدي وإفشال موجات التشاؤم والقدرية والتشكي العقيم التي يغذيها أولئك الذين لهم مصلحة في تقديم المغرب كبلد يتراجع أكثر منه يتقدم، والذين يتهيأون اعتمادا على هذا التشخيص المغلوط لجر البلاد إلى الكارثة.

إن اللحظة تقتضي اليقظة، وتعبئة الطاقات وتجميعها، ليس فقط من أجل الوقوف سدا منيعا أمام المعسكر المحافظ خلال الاستحقاقات الانتخابية المقبلة، وإنما الهدف أبعد من ذلك، هو جعل المشروع الديمقراطي الواعد بالحرية والتعددية والحداثة والتقدم المادي والمعنوي، هو المشروع الوحيد الذي يمكن أن يعيد لشعبنا كرامته، ويستجيب بوضوح إلى طموحاته في العدالة والمساواة والأمن، وأن يجعله يتذوق من جديد طعم العيش في مستقبل واعد بالازدهار له وللأجيال القادمة.

طبعا، إن معركة بهذا الحجم وبهذه الأهمية، لا يتم ربحها إذا ظل الديمقراطيون على حال الشتات. إن المعسكر الديمقراطي مدعو أكثر من أي وقت مضى إلى رص الصفوف وتوحيدها، لوضع حد لمسار التمزق والتجزيئ الذاتي. وسيكون النجاح حليفه بكل تأكيد، خاصة إذا انكب بدون تأخر على مهمة إعادة بناء هويته، وإحياء فكره وممارساته. مما سيوفر له رؤية متجددة لواقعنا، ومقاربة أكثر موضوعية لمجموع القوى الحية القادرة على دفع المجتمع للانخراط والتعبئة في المشروع الديمقراطي.

بهذه الطريقة يمكن توسيع محيط المعسكر الديمقراطي، واستكشاف آفاق جديدة في طريق التجميع والوحدة. وسيكون بوسع الأحزاب السياسية والنقابات وفعاليات المجتمع المدني والمثقفين والمبدعين، الدخول في علاقات التآزر الحقيقي فيما بينهم، وأن يضعوا بشكل مشترك تنوع معارفهم وتجاربهم وكفاءاتهم في خدمة نفس المعركة.

وستكتسي هذه الأمنيات المعبر عنها مصداقية أكثر وتأثيرا أكبر، إذا استطاعت القوى المشار إليها، أن تعقد فيما بينها ميثاقا ديمقراطيا يدقق القيم والاقتراحات التي ستلتزم بالدفاع المشترك عنها لدى الرأي العام الوطني.

إن بلورة ميثاق الشرف هذا، تكتسي طابعا استعجاليا. ومع ذلك، فلا قيمة لهذا الميثاق إذا صدر في صيغة نهائية جاهزة عن جهة ما. بل إن الحوار العلني، بمشاركة كل الطاقات، هو الذي يضمن له وزن الحقيقة وقوة الإقناع. وباعتباره ثمرة للفكر الجماعي، سيلزم هذا الميثاق بشكل أكبر كل طرف شريك في المعركة التي سيعتبرها معركته، ويعي تمام الوعي بأن رهانه الحقيقي فيها هوإفشال الأغراض الرجعية و نصرة الإختيارات الديمقراطية.

لنعمل من أجل هذا الميثاق الموحد!
لنعمل كي تنهض العائلة الديمقراطية، وترفع عاليا شعلة الأمل، والقيم الإنسانية والتقدم!

Ecrit par : من أجل ميثاق د يمقراطي | jeudi, 30 août 2007

maintenant que les "armes" se sont quelque peu tues entre les candidats aux élections marocaines du 07 sept 2007, bien que quelques tirs sporadiques continuent d'être entendus çà et là, malgré l'annonce des résultats,
quelles questions premières pourrait-on en tirer ?

1) le très faible taux de participation à quoi est-il dû?:
est-ce au mauvais choix de la date du scrutin , tant le jour ( un vendredi ) que le mois qui , cette saison , constitue une charnière entre les vacances d'été, et le mois de Ramadan, en plus de la rentrée scolaire, ce qui fait que les gens avaient hâte de profiter au maximum de leurs vacances ?,

2) est-ce au mode de scrutin vraiment trop compliqué pour le commun des mortels et les citoyennes et citoyens "lambda?

3) est-ce parce les électrices et les électeurs ont boudé ce scrutin, étant donné que quasiment, ce sont les mêmes têtes qui se présentent, souvent avec une absence totale de vrai discours ou de vrais projets ? en fait ce sont juste des klaxons de toutes sortes de véhicules qu'on a entendus.

4) est-ce parce que certaine fractions des électeurs habitués à être récompensés pour leur vote ont eu peur d'être pris cette fois-ci la main dans le sac et ont préféré renoncer à toute velléité de participation, surtout qu'il y a eu justement des poursuites de précampagne et même durant la campagne?

d'ailleurs certains candidats paraissent avoir su comment contourner la loi, et n'ont pas manqué de recourir à des procédés pour le moins douteux.

En tout état de cause , toutes les instances concernées, et peut-être consternées par ce ridicule taux de participation, devraient se pencher sur une analyse profonde de cette situation et ne pas se contenter de tourner la page, en attendant de s'inscrire sur la suivante.

Ecrit par : lautiste | dimanche, 09 septembre 2007

En dépit du taux faible de participation; Felicitations pour le MAROC qui a réussi ces élections dans la transparence la plus totale.
Les régions du sud se sont mobilisées en masse et la population sahraouie marocaine était consciente des enjeux de ces élections dans le processus d'édification du Maroc démocratique afin de barrer à jamais la route aux séparatistes téléguidés par Alger. La participation au sahara a avoisiné 60 pour cent.

Bravo pour cette démonstartion qui prouve que le MAROC est sur le bon chemin pour renforcer davantage la transition démocratique

Ecrit par : weld derb | dimanche, 09 septembre 2007

Elections législatives au Maroc (10 septembre 2007)

La France se félicite du bon déroulement des élections législatives marocaines qui confirme l’ancrage durable du fait démocratique au Maroc. Elle salue la transparence et la régularité de ce scrutin vérifiées par des équipes d’observateurs nationaux et internationaux ainsi que le calme exemplaire qui a permis l’exercice de leur libre choix par les citoyens marocains.

La France rend hommage au processus continu de réformes politiques, économiques et sociales dans lequel le Maroc s’est engagé.

Ecrit par : diplomatie.gouv.fr | lundi, 10 septembre 2007

"Avec un taux de 37%, la participation limite la portée politique des élections législatives du 7 septembre

Les élections législatives qui se sont déroulées dans la transparence permettent d’établir, pour la première fois, une carte politique qui reflète la volonté de l’électorat marocain. La faiblesse du taux de participation interpelle tous les acteurs et les animateurs de la vie politique.

Les élections législatives du 7 septembre se sont déroulées dans une transparence totale de l’avis de tous les observateurs internationaux. «Le vote s'est caractérisé par un esprit de transparence et de professionnalisme et durant toute la campagne électorale, le gouvernement a donné aux Marocains une opportunité significative de faire connaître leurs opinions politiques», indique le rapport préliminaire de la mission d'observation internationale des élections. Un témoignage confère aux élections marocaines le label de la crédibilité démocratique conformément aux critères universellement retenus pour l’observation des élections.
Les Marocains ont donc pu se prononcer librement sur le choix de leurs représentants à la Chambre des députés. Mais pas tous. La majorité a préféré bouder les collèges électoraux. Près de 63% des électeurs n’ont pas jugé nécessaire de voter. Apathie politique, sanction de la classe politique ou désintérêt total pour la chose publique ? Les analyses se multiplient et la réaction de la classe politique se fait attendre pendant que le phénomène, lui, s’installe petit à petit d’une manière redoutable dans la société. Alors que, dans des élections aussi vitales que celles de vendredi dernier, le taux de participation aurait dû flamber, on assiste plutôt à une régression de la participation par rapport à 2002.
«Le dénigrement systématique du rôle et de l’importance des institutions et des partis politiques dans les médias -même publics- finira par étouffer toute envie chez les citoyens en âge de voter d’exprimer leur choix», estime un observateur. Cette baisse continue du taux de participation met en doute la portée démocratique des résultats. Avec un taux de participation de 37% dont 19% de bulletins annulés, l’effet d’un certain discours nihiliste discréditant les institutions et les partis politiques est évident.
Un discours que la classe politique, elle-même, aide à diffuser. À travers la multiplication des formations, les petits calculs politiciens et des ambitions individuelles, les partis politiques ont tellement fractionné l’offre politique ce qui l’a affaiblie et privée de sa force de mobilisation.
Un effet qui a touché même le PJD que certains observateurs internationaux donnaient pour vainqueur des élections. Entretenant un discours islamiste populiste qu’elle considérait comme la clé du succès électoral, cette formation n’a pas su s’implanter dans la société marocaine. Aux yeux des électeurs, ils sont finalement à l’image de toutes les autres formations.
L’électeur marocain ne leur a pas accordé plus de crédit qu’aux autres partis qui ont bien résisté face à ce qui devait être un raz-de-marée islamiste. Avec 47 députés, le PJD ne peut s’imposer en tant qu’élément incontournable pour la formation d’une majorité. La Koutla (Istiqlal-USFP-PPS) qui obtient 102 sièges et dont les dirigeants ont accordé d’appréhender la période post-électorale en rangs serrés s’impose d’ores et déjà comme le noyau dur d’une coalition gouvernementale. D’autant plus que le parti de l’Istiqlal a obtenu le plus grand nombre de sièges (52) et peut aspirer à diriger le futur gouvernement. D’ailleurs, son score prouve que sa ligne idéologique est capable de tenir face aux tentatives incessantes de l’islamisme politique de s’installer dans la société marocaine. Pour les socialistes de l’USFP (36), le test électoral du 7 septembre est un véritable choc pour ses militants et ses sympathisants puisqu’il perd 26 sièges, mais cela ne l’empêche pas de continuer à être un parti ayant une représentativité qui lui permet toujours de jouer les premiers rôles dans le paysage politique marocain. Pour le PPS (14), la régression en nombre de sièges n’aura pas un effet direct sur son positionnement dans d’éventuelles tractations post-électorales étant donné le soutien de ses collègues dans la Koutla. Mais son image risque quand même d’être affectée par la défaite électorale de deux de ses dirigeants : son secrétaire général, Ismaël Alaoui et Nabil Benabdallah. Pour la Mouvance populaire (MP), il est clair que la fusion entre ses trois composantes (MP-MNP-UD) ne lui a pas beaucoup bénéficié. Cette formation passe de 66 à 43 sièges, ce qui l’oblige à revoir ses ambitions à peine voilées avant les élections de diriger le futur gouvernement. Les résultats risquent de provoquer une déstabilisation d’une fusion qui est encore très fragile. Du côté des partis qui étaient dans l’opposition, l’événement surprise de ces élections reste le retour en force de l’Union constitutionnelle (UC) qui obtient 27 sièges soit 8 députés de plus qu’en 2002.
La carte politique issue du scrutin ne peut toutefois être considérée comme étant définitive puisque, comme cela a toujours été le cas, des mouvements de transhumance commenceront dans tous les sens juste après l’installation du Parlement et la formation du gouvernement."
ALM
Le 10-9-2007
Par : Omar DAHBI

Ecrit par : les absents ont toujours tort | mardi, 11 septembre 2007

Le taux de participation le plus élevé aux législatives est enregistré au Sahara
10/09/2007


La région du Sahara a enregistré les taux de participation les plus élevés par rapport à l’ensemble du Maroc, lors des élections législatives du vendredi 7 septembre 2007.

Ce taux a même connu une nette augmentation par rapport au scrutin de 2002. Alors que la moyenne nationale de la participation pour cette élection a été de 37 pour cent, ce qui a été qualifié par les observateurs de taux plutôt faible, dans la région du Sahara les taux enregistrés ont été élevés.

Ainsi 62 % des électeurs de la région de Oued Eddahab-Lagouira se sont rendus aux urnes, ce qui met cette région à la tête de l’ensemble du Royaume pour le taux de participation.

Elle est suivie respectivement des régions de Guelmim-Smara avec un taux de participation de 58 % et Laayoune-Boujdour avec 50 % de taux de participation.

Le scrutin des législatives a été marqué dans la région du Sahara par une forte mobilisation des électeurs qui s’est déjà manifestée pendant la campagne électorale et à travers la forte communication avec les candidats.

Les bonnes conditions dans lesquelles s’est déroulé le scrutin dans les régions du Sahara ont été qualifié de "très bonnes à excellentes " par un observateur international qui s’était rendu à Smara le jour du scrutin et qui a fait une déclaration à la première chaîne au lendemain du scrutin.

Cette forte mobilisation des électeurs dans la région du Sahara traduit en plus du fort engagement civique des électeurs sahraouis, le message de la grande adhésion des citoyens du Sahara en faveur de leur marocanité.

C’est la "meilleure preuve de l’attachement des citoyens de ces régions si chères à leur marocanité et d’une adhésion effective aux institutions du pays et à la consolidation et l’amélioration du processus démocratique", n'a pas manqué de relever M. Chakib Benmoussa lors de l’annonce des résultats provisoires des élections.

Source : Corcas

Ecrit par : ould sahara | mardi, 11 septembre 2007

الصحراء تسجل نسبة المشاركة الأعلى في الانتخابات التشريعية
10-09-2007


شهدت الأقاليم الجنوبية نسبة مشاركة عالية جدا في الانتخابات التشريعية التي جرت في سابع سبتمبر الجاري، اعتبرت الأعلى وطنيا بحسب ما أفرزته نتائج الاقتراع النهائية، والدليل الأكبر على مغربية الصحراء.

وسجلت أعلى مشاركة في منطقة وادي الذهب- الكويرة بنسبة بلغت 62 في المائة، تلتها منطقة كولميم- السمارة بنسبة 58 في المائة، ثم منطقة العيون- بوجدور بنسبة 50 في المائة. وتجاوزت نسبة إقبال المواطنين المغاربة على عملية التصويت في منطقة الصحراء بكثير جدا متوسط المعدل الوطني الذي تميز بضعف الإقبال في بقية مناطق المملكة، حيث بلغ نسبة 37 في المائة.

ويؤكد ارتفاع المشاركة في العملية الانتخابية في منطقة الصحراء بما لا يدع مجالا للشك أمرين جوهريين: تمسك السكان الصحراويين بمغربية الصحراء، من جهة، وانخراط المنطقة في مسلسل البناء الديمقراطي للمملكة، من جهة ثانية، حيث تعتبر مبادرة تخويل الأقاليم الجنوبية حكما ذاتيا موسعا أبرز علامة في المسار الديمقراطي الناجح الذي يخوضه المغرب ملكا وشعبا.

وبرغم ضعف الإقبال المسجل وطنيا، تعد نتائج ثاني انتخابات تشريعية على عهد جلالة الملك محمد السادس الأكثر شفافية ومهنية وحرية، وفقا لما أكدته مختلف التقارير، بما فيها تقارير المراقبين الدوليين الذين حضروا لأول مرة في تاريخ الانتخابات المغربية عملية الاقتراع على مستوى التراب الوطني ككل.

وأكد مراقب دولي حضر عملية الاقتراع في منطقة الصحراء بمدينة السمارة في تصريح تلفزي للقناة الأولى المغربية ارتياحه للظروف التي جرت فيها الانتخابات، واصفا إياها بأنها كانت " بين الجيدة جدا والممتازة".

وتعتبر المشاركة المكثفة في انتخابات سابع سبتمبر التشريعية بمنطقة الصحراء أقوى رسالة للرأي العام الدولي ولجبهة البوليساريو بشأن رفض السكان الصحراويين أي مخطط مضاد للوحدة الترابية للمملكة المغربية.

المصدر: الكوركاس

Ecrit par : الدليل الأكبر على مغربية الصحراء | mardi, 11 septembre 2007

il paraît que le sentiment qui domine à Alger, cad chez les gouvernants algériens, après la nomination de Mr Abbas El Fassi, comme 1er ministre au Royaume du Maroc, est l'atterrement, l'abattement et la consternation;

ces gouvernants vont jusqu'à prédire ou même menacer d'un durcissement et d'une détoriation dans les relations maroco-algériennes.

Comme ces relations n'étaient pas déjà assez endurcies et détériorées comme ça !!! et par le fait du comportement inamovible de ces gouvernants, vis-à-vis du Royaume du Maroc, et ce, quel que soit les premiers ministres successifs qui y sont désignés.

Toutefois, on pressent les raisons de cette attitude.
Tout simplement, parce que ces dirigeants croient que le Parti de l'Istiqlal, est le plus intransigeant dans ce qui concerne notre Intégrité Territoriale,
et ils ont à la fois raison et tort,

a-raison parce que c'est vrai que le parti de l'Istiqlal fait de l'Intégrité Territoriale, son cheval de bataille, et le fait qu'il soit très bien représenté et très bien implanté dans nos Provinces du Sud, avec des élus de pure souche sahraouie, le prouve,

-tort, parce que la défense de l'Intégrité Territoriale n'est pas exclusive au seul parti de l'Istiqlal, c'est la cause première de tous les partis et de tous les Marocains, votés, votants ou abstentionnistes.

et puis de quoi je me mêle ???
la nomination d'un premier ministre au Royaume du Maroc est une affaire qui ne concerne que le Maroc...
et puis, avons-nous aussi mal réagi après la nomination de Belkhadem , comme 1er ministre algérien ??!! lui , qui à un certain moment , lorsqu'il était ministre des affaires étrangères a fait semblant de rapprocher son pays du nôtre, et qui a fait volte-face, une fois nommé premier ministre...!!!

3la ma7al Allah yahdi had anness fi had saydana Ramadane 7atta you7sinouna addane awalane bi-LLAH wa taniane bi-Almaghrib wal maghariba ajma3ine...

Ecrit par : Ahmed | dimanche, 23 septembre 2007

Comme l'on sait Mr Abbas El Fassi a été désigné, le plus logiquement et le plus légalement du monde comme Premier Ministre, que l'on soit pour ou contre...

Il semble cependant qu'il trouve des difficultés à former son cabinet gouvernemental,
et malgré les rumeurs qui vont bon train sur le pourvoi de tel ministère ou tel ministère par telle ou telle personnalité, , rien de plus normal que d'éprouver des difficultés à chercher un consensus entre les partis qui pourraient prétendre à faire figurer leurs cadres comme membres du prochain gouvernement.
Ajoutons à cela qu'il paraît que Mr El Fassi souhaite avoir un cabinet restreint, avec de nombreux secrétaires d'Etat, ce qui ne lui facilite certainement pas la tâche.

Toutefois , ces partis et leurs "ministrables" et ils sont trop nombreux, doivent arrondir les angles et se couper les ongles, afin de rester dans l'esprit et le cadre du Pacte National, et avec le seul objectif de servir les Intérêts Supérieur et Suprême de la Nation,
car nous ne souhaitons pas vivre ce que vit la Belgique qui, depuis plus de cent jours dispose d'un 1er ministre, mais qui n'arrive pas à former un gouvernement consensuel . Nous voulons échapper à toute histoire "belge", surtout contrairement au nouveau premier ministre belge qui a entonné la "marseillaise" au l'hymne nationale belge "la brabançonne", notre nouveau premier ministre, chef du parti de l'Istiqlal , nationnaliste au plus haut niveau au point de déranger certains, connaît bien la chanson et surtout les paroles de l'Hymne National...

Donc comme critère prioritaire de "ministrabilité", la compétence d'abord, dans le sens de forte et ferme volonté politique, avec le souci permanent de faire taire les intérêts particuliers, devant l'Intérêt Général... Aaaamine...

Ecrit par : bouchaïb | mardi, 25 septembre 2007

Beaucoup d'appels
On ne s'y retrouve plus

Appelons appelons ! On verra ce qu'il en resortira de tout cela.
Au moins cet appel de laabi est généreux et il n'y a pas derrière des caluculs politico-politiciens

Ecrit par : Bnadem | lundi, 04 février 2008

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