jeudi, 20 juillet 2006
Le modèle Marocain de la réconciliation
par Lautiste*
Il serait intéressant , un jour, de faire un bilan comparatif entre les différentes démarches entreprises à travers de nombreux pays dont les peuples ont eu à subir des années de "plomb", de "braises" ou autres expressions du même genre.
Certes, les circonstances et les alibis changent selon les lieux où les faits se sont produits, et dans certains cas se produisent encore.
Toutefois , il y a un mot plus ou moins magique qui ressort à chaque fois : "La Réconciliation".
Et là , on constate qu'il y a réconciliation et réconciliation.
L'IER, par exemple, malgré le fait qu'elle semble avoir été instituée pour une mission ponctuelle, aura des effets positifs dans le temps qui ne seront considérés comme pleinement achevés que lorsqu'on aura le sentiment qu'une réconciliation véritable a été réalisée autour d'un consensus acceptable par le peuple marocain , notamment par ceux et celles qui ont souffert de l'époque incriminée.
Peut-on en dire autant de la charte de réconciliation imposée référendairement au peuple algérien par le truchement d'un référendum de mascarade??
Evidemment, non!!
Le pouvoir algérien en place ne cherche nullement la réconciliation, il cherche surtout l'amnésie pour le peuple algérien, victime des plus horribles sévices et l'amnistie des tortionnaires militaires et "sécuritaires", "criblés" de privilèges.
Dans ce conditions jamais la réconciliation ne sera pleinement réalisée malgré la profusion de milliards de dinars, dont on se sert pour appâter le peuple algérien.
La réconciliation ne peut être imposée par le recours à des subterfuges et des lois et réglements insidieux pondus à tour de bras afin de mystifier les personnes concernées.
Sans l'adhésion de ces personnes au processus engrangé, les blessures resteront assez vives pour empêcher toute véritable réconciliation ou même pardon.
Et dans le contexte algérien actuel, la vraie réconciliation n'est pas pour demain, puisque le pouvoir officiel persiste et signe, en ajoutant aux souffrances physiques et la perte d'êtres chers, des souffrances morales, autrement plus graves et plus indélébiles , en assénant un torchon sale et amnésiant aux mémoires des victimes qui ont survécu aux années de braises.
Toutefois ces braises seront toujours vives, tant qu'on y jette une huile apparemment "calmante", mais profondément inflammable.
* Lautiste participe régulièrement sur Maroc Pluriel par ses brillantes interventions.
@Maroc pluriel, 20 Juillet 2006
21:40 Ecrit par Maroc pluriel dans Instance Equité et Réconciliation (IER), Maghreb, Meilleurs commentaires, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb








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Alors que l’Algérie a signé la la convention internationale contre les disparitions forcées, les autorités ont intedit une rencontre entre les associations des familles des disparus qui devait se tenir l’hôtel Mercure à Alger.
vendredi 9 février 2007.
Et pour cause : les organisateurs ont été chassés, manu militari, par les services de l’ordre qui ont investi les lieux avant l’ouverture des travaux de la Conférence pour leur signifier que leur activité était interdite. Les représentants de SOS disparus, Somoud et Djazairouna, ont été ainsi contraints de quitter les lieux avec leurs hôtes étrangers, dont des représentants de certaines ambassades accréditées à Alger, des avocats, des défenseurs des droits de l’Homme « Pour nous contraindre à sortir, ils ne se sont pas gênés pour éteindre les lumières de la salle des conférences et à débarrasser toutes les affaires qui étaient installées dès la matinée comme les bouteilles d’eau minérale mises à la disposition des intervenants ! » témoignera une mère de disparu, présente parmi les participants.
Pour dénoncer ce « grave précédent qui intervient au lendemain de la signature par l’Algérie de la convention internationale contre les disparitions forcées », les organisateurs de la rencontre ont décidé de se retrouver au niveau de la maison de la presse Tahar Djaout, place du 1er Mai, pour y organiser une conférence de presse et tenir informée l’opinion publique nationale et internationale. Saisissant, du coup, la présence des représentants de quelques médias étrangers qui s’étaient déplacés au départ pour couvrir cette conférence à laquelle devaient prendre part des experts étrangers du Chili, d’Argentine et d’Afrique du Sud, pour parler des expériences vécues par leurs pays.
« Celui du Chili avait eu son visa et, à la dernière minute, l’ambassade nous informe qu’il a été interdit d’entrée en Algérie. Nous attendions ces personnes pour qu’elles éclairent par leurs témoignages et nous apportent quelques solutions et non pour les encourager à s’ingérer dans nos affaires ! » nous déclarera Marabet, le président de Somoud, qui ajoute que cette manière de faire des autorités les oblige à organiser leur manifestation ailleurs : « Nous n’avons pas voulu lancer le débat sur la question des disparus en dehors de l’Algérie mais apparemment nous allons internationaliser la question et, à ce propos, nous avons été destinataires de plusieurs propositions ! » On avance le Maroc comme probable hôte d’une telle rencontre, une initiative qui ne serait pas sans déplaire au royaume chérifien, soutient-on aussi.
Synthèse de Souad, algerie-dz.com
D’après la Tribune
Ecrit par : Djazaïrouna | samedi, 10 février 2007
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