vendredi, 30 juin 2006
pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel
| La société civile en mouvement pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel, thème d'une rencontre à Genève | |
|---|---|
| GENEVE (MAP) - Des acteurs de la Société civile au Maroc ont animé, jeudi à Genève, une conférence intitulée "la Société civile en mouvement pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel". | |
| La diversité culturelle, le dynamisme sociale, l'interaction des initiatives pouvoirs publics/tissu associatif étaient les maîtres mots de cette rencontre mais aussi les challenges qui restent à relever dans bon nombre de domaines pour parfaire l'édification d'un Maroc solidaire et économiquement compétitif. Mme Khadija Sadouk, vice-présidente de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), a plaidé pour une unité globale car sans unité à l'intérieur et à l'extérieur, autrement dit au niveau du Maghreb, aucun développement ou progrès ne seront à la hauteur des aspirations affichées. "Les richesses du Maghreb se perdent à cause de questions qui nous séparent et les peuples souffrent de cet état de faits", a-t-elle souligné. Pour elle, la diversité et la différence constituent une force qui engendre une dynamique de développement, mettant en exergue les liens historiques et culturels, qui constituent le socle sur lequel cette unité peut être édifiée. Cette aspiration n'est toujours pas au rendez-vous, alors que d'autres n'ont pas les mêmes atouts et pourtant ils sont arrivés à s'unir économiquement et politiquement, a-t-elle fait remarquer. Pour Mme Asmae Mahdi, de l'association "Initiatives pour la protection des Droits des Femmes" (IPDF), les marocains aspirent à "l'édification d'un Etat de droit, un Etat démocratique fort, riche de ses diversités culturelles, linguistiques et politiques et de ses différences. Un Etat uni dans ses luttes contre différents ennemis, dont les formes d'expression peuvent varier mais qui se rencontrent de par les objectifs à atteindre à savoir, l'unité contre l'intégrisme, le séparatisme et la pensée unique". Pour l'intervenante, des avancées considérables ont été enregistrées et qui pourraient avoir un effet de levier et servir de modèle pour la région MENA. Sur le plan des droits politiques et civiques, des réformes juridiques ont été entreprises et des mécanismes de surveillance créés. Au niveau économique, social et culturel, un processus vient d'être déclenché. Toutefois, a-t-elle dit, les avancées restent en deçà des aspirations de certaines catégories de la société marocaine, notamment les femmes, déplorant, à cet égard, "un certain manque de vision et de cohérence en matière de promotion de leurs droits. Il existe, cependant, une conscience accrue sur les retards économiques et des droits de l'Homme, partagée par l'Etat et la société civile, ce qui permet d'avancer ensemble dans un intérêt commun, a-t-elle reconnu. Dans cet ordre d'idées, M. Abdallah Hitouss, de l'Association "Tamaynout", a affirmé que le Maroc associe la société civile qui oeuvre dans le domaine des droits de l'Homme. Celle-ci est forte de plus de 10.000 associations dont un millier actives sur le terrain. "Nous oeuvrons pour un Maroc uni et solidaire certes, mais le Royaume transcende cette caractéristique pour un Maroc pluriel avec toutes ses composantes", a-t-il fait savoir. L'intervenant a plaidé pour "une politique de régionalisation et de décentralisation audacieuse" qui fera ressortir ce pluralisme et cette diversité. Les réformes positives entreprises par le Maroc constituent de véritables acquis en matière des droits, tel l'adhésion du Royaume au protocole facultatif sur les droits politiques et civiques, la levée de réserves sur certains articles des conventions contre la torture et le racisme, l'adhésion aux conventions contre la corruption et le travail des enfants et les réformes de plusieurs législations à caractère socio-économique et politique, a souligné, de son côté, le représentant de l'Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), M. Lamnaouar Hammadi. Mme Zahra Ouarid, membre de l'Union de l'Action Féminine (UAF) a mis l'accent sur les réalisations accomplies en matière de représentativité des femmes au parlement, leur participation à la prise de décision et l'impact positif indéniable d'une série d'initiatives prises sur la société en général et la femme en particulier, tel la réforme des codes de la famille et du travail. L'Etat se doit, toutefois, de fournir davantage d'efforts en matière d'éducation, de santé et d'emploi et d'adopter une approche pour le genre dans toutes les politiques des pouvoirs publics, a estimé l'intervenante. Le président de l'Association de la marche et de l'avenir, basée à Smara, M. Bellali El Idrissi, a exprimé le souhait des organisations sahraouies de la société civile que soit créé un réseau associatif élargi pour promouvoir une société civile unie. La démarche de la société civile à propos du Sahara est encore embryonnaire, a-t-il estimé, demandant en tant qu'associations sahraouies de bénéficier de l'expérience acquise par les autres associations marocaines. Il a plaidé pour la création de réseaux pour que la société civile puisse constituer une force de proposition qui se complète et servir de balise pour l'administration afin de lutter contre l'analphabétisme et militer pour la bonne gouvernance, la transparence et les droits de l'Homme. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre des activités parallèles organisées par l'ONU à l'occasion de la tenue de la première session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève. | |
| Publié le: 30/06/2006 | Source : MAP |
16:45 Ecrit par Maroc pluriel dans Appel Citoyen, Instance Equité et Réconciliation (IER), Maroc multiple, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pluralité, appel citoyen







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Commentaires
30-6-2006- أعرب مسؤولو جمعيات مغربية اليوم الخميس في جنيف عن انشغالهم إزاء
الوضعية السائدة في مخيمات تندوف بالجزائر.
وهكذا ندد رئيس المركز المغربي لحقوق الإنسان السيد خالد الشرقاوي السموني خلال لقاء حول موضوع "المجتمع المدني في حركة من أجل مغرب موحد ومتعدد" على هامش الدورة الأولى لمجلس حقوق الانسان، بانتهاكات هذه الحقوق في مخيمات تندوف خاصة بعد الأحداث المؤلمة لأواخر شهر ماي وأوائل يونيو التي لجأ فيها (البوليساريو) إلى التعذيب والاعتقال التعسفي في حق السكان المدنيين الذين كانوا يريدون فقط التعبير سلميا عن رفضهم للظلم.
وأشار السيد الشرقاوي السموني من جهة أخرى إلى أن مشروع الحكم الذاتي في الأقاليم الجنوبية في إطار السيادة الوطنية الذي اقترحه المغرب، يعد دليلا على احترام المملكة للقانون الدولي.
ودعا المجتمع الدولي في هذا الصدد إلى التدخل من أجل وضع حد لكل أشكال الخروقات في مخيمات تندوف.
من جهتها، أثارت السيدة زهرة الوردي عضو اتحاد العمل النسائي الانتباه إلى ظروف المحتجزين في مخيمات تندوف خاصة النساء والأطفال الذين يحرمون من حقوقهم الاقتصادية والاجتماعية والثقافية.
وأشارت بالمناسبة إلى أن الاتحاد يدعم مقترح الحكم الذاتي، وأعربت عن أملها في تحقيق مشروع آخر تنتظره شعوب المنطقة ليرى النور، ويتعلق الأمر بإرساء مغرب عربي موحد متضامن الذي يظل تحديا حقيقيا للجميع.
ودعت السيدة كلثوم الخياطي رئيسة جمعية الدفاع عن المرأة الصحراوية ونائبة رئيس المجلس الملكي الاستشاري للشؤون الصحراوية من جانبها إلى تعزيز روابط للتعاون بين ممثلي المجتمع المدني في كل جهات المغرب .
وترى السيدة الخياطي أن القضية الوطنية يتعين ان تكون في صلب عمل منظمات المجتمع المدني، مؤكدة على ضرورة إحداث شبكات مع الجمعيات الصحراوية من أجل شراكة ناجعة.
من جهته، أشار السيد عبد الله حيتوس عضو جمعية (تاماينوت) أن هذه الأخيرة تدين "التصرفات العدوانية ل(البوليساريو) ضد المحتجزين المغاربة في مخيمات تندوف وتستنكر انتهاكات حقوق الإنسان في هذه
المخيمات".
ويشارك عدد من الجمعيات المغربية النشيطة في مختلف الميادين في الأنشطة الموازية في إطار الدورة الأولى لمجلس حقوق الاأسان التي تنظم في جنيف منذ19 يونيو الجاري.
Ecrit par : عبد الله | vendredi, 30 juin 2006
En tant que MRM (Marocain Résident au Maroc), j'ai du mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cette décison.
Comme je l'ai dit par ailleurs, j'encourage même l'idée d'attribuer le poste de Premier Ministre au prochain gouvernement à un ou une Compatriote Résidents à l'Etranger. De VILLEPIN n'est-il pas Rbati??? ce qui n'a nullement empêché sa désignation comme Premier Ministre en France, et les exemples ne manquent pas dans ce domaine.
De grâce, nos décideurs!! un peu plus de courage et d'audace et un peu moins de frilosité et de recroquevillement sur soi et réparez vite cette erreur ...sinon cette bévue prendra rapidement l'ampleur d'une véritable bavure...
A bon entendeur salut.
Ecrit par : Mohammed | dimanche, 09 juillet 2006
Ecrit par : LAURA | mercredi, 26 juillet 2006
عبد الطيف جبرو
كل بلاغ رسمي عن اكتشاف عصابة مسلحة خارج القانون وتفكيك شبكة إرهابية، يُشعرنا باستمرار الخطر الذي يهدد الأمن والاستقرار في المغرب، ومن هنا الشعور بالحاجة الى الحذر واليقظة حتى لا تتكرر الضربات الإرهابية التي عرفتها الدار البيضاء ليلة الجمعة 16 ماي 2003 وما يليها من ضحايا وخراب• ولكن حدث تفكيك هذه الشبكات سيجعلنا دائما نشعر بأن هناك مغاربة يقومون بواجبهم المهني والوطني لمواجهة خطر التصدي للعصابات في اللحظات التي نكون فيها غارقين في سبات عميق على أساس أن الدنيا هانية ولا حاجة إلى حالة استنفار لإبطال مخططات تريد تحويل المغرب من بلد آمن إلى بلد الاضطرابات وأحداث الشغب• ويحق لنا أن نعتز بشبابنا من العاملين في مختلف التنظيمات الأمنية الساهرين على أمننا واستقرارنا، لأن المغرب يمكنه في ظل الاستقرار والأمن أن يتغلب على مشاكله ويُعالج مختلف ملفاته المعلقة• وإذا ما أصبح المغرب عرضة للفوضى والاضطرابات، فسيكون ذلك من عوامل ابتعادنا عن المشاريع الهادفة الى خلق ثروات وطنية جديدة وحقيقية كالأوراش التي تعم جهات المملكة، والتي يمكن لا قدر الله بسبب الفوضى والاضطرابات أن تتوقف مما يجعلنا نتعثر في محاربة البطالة وقلة الشغل• لذلك يحق للصحافة الوطنية أن تهتم بحدث الكشف عن تنظيمات إرهابية والتعبير عن الارتياح من العمل الذي تقوم به الأجهزة الأمنية للقضاء على العصابات الخارجة عن القانون• وبطبيعة الحال، نتفهم الأسباب التي تجعل المهربين الدينيين لا يعبرون عن فرحة كبيرة بواسطة جريدتهم، من النتائج التي تحققها قوات الأمن في مجال محاربة تنظيمات إرهابية تتشكل من أجل محاربة المجتمع الكافر في المغرب، ومن هنا، فلا غرابة أن لا تكون جريدة حزب العدالة والتنمية مسايرة للخط التحريري للصحافة الوطنية بخصوص الاهتمام بقضايا الإرهاب والتنظيمات الإرهابية، لأن الأمر يتعلق بعمل ينخرط فيه مغاربة، قيل لهم بأن عليهم أن يقوموا بـ الجهاد ضد المجتمع المغربي المهدد بالكفر• ويفضل الاسلاميون المعتدلون أن لا يتواجهوا مع غيرهم من الإسلاميين الآخرين ماداموا يتفقون معهم على أننا أصبحنا مهددين بالكفر، رغم أننا نؤمن بالله ورسوله ونحافظ، منذ قرون، على قيمنا الاسلامية ولسنا أبدا من الكفار الذين يستحقون عقاب الله كعمل يعتبر المتشددون بأنهم مخولون سلطة تنفيذه• ويصل خطاب بعض المهربين الدينيين هكذا الى مرحلة تجعل البعض يقول بأن لا مانع من أن تتجدد الأحداث التي عرفتها الدار البيضاء ليلة الجمعة 16 ماي 2003• وهذه نقطة التقاء يُفضل المعتدلون عدم الحديث عنها لأنهم ظلوا ينكرون وجود خلايا إرهابية نائمة واعتبروا ذلك مجرد روايات اختلقها الاستئصاليون من أعداء حزب العدالة والتنمية• ولكن عندما يتم اكتشاف معلومات حقيقية عن خلايا تخرج من نومها، يختفي من المشهد السياسي الاسلاميون المعتدلون، وكأن الأمر لا يعنيهم• والأمر يعنيهم، لأن العديد من الفقهاء ممن كانوا يقدمون دروس الوعظ والإرشاد في معسكرات ومخيمات تكوين الإرهابيين، كانوا كذلك يكتبون مقالات الوعظ والإرشاد في جريدة التجديد• هذه طبيعة العلاقات التي جمعت المعتدلين بالإرهابيين وهي علاقات لا تنتهي مع الأسف باكتشاف تنظيمات إرهابية والإعلان عن تفكيك شبكات خطيرة تهدد الأمن والاستقرار، بل تستمر هذه العلاقات من خلال سكوت يدل على شعور بالإحراج وصعوبة التوفيق بين الانتماء الى حياة سياسية عادية والانتماء الى ما يتم ترويجه من أطروحات ظلامية تنمي، لدى قصار العقول، شعور الحقد والكراهية ضد المجتمع الكافر• هذا هو حزب العدالة والتنمية الذي رشحته عملية أمريكية مشبوهة لاستطلاع الرأي بالمغرب، على أساس أنه مؤهل لتولي الحكومة المقبلة• وهنا لا حاجة إلى التذكير بأن الأمريكيين يهتمون دائما بمروجي الأطروحات الظلامية والعمل على إبرازهم في الواجهة السياسية لكل بلد يريد الأمريكيون إضعافه في الوطن العربي أو العالم الاسلامي حتى تظل سلطة البلد تحت سيطرتهم بدعوى أن الاسلاميين المعتدلين يستطيعون التعامل مع الاسلاميين غير المعتدلين الإرهابيين• أعضاء العدالة والتنمية يفرحون كثيرا عندما يطلب منهم القيام بمثل هذه المهام ويصبحون في حالة حرج كلما تم الإعلان عن اكتشاف شبكات إرهابية تتشكل من أناس ما هم في الواقع إلا ضحايا خطاباتهم ضد المجتمع الكافر• من هنا نفهم بأن حزب العدالة والتنمية يوجد الآن في مواجهة مع ساعة الحقيقة، لأن أصحابه يفضلون تجنب كل حديث عن وجود شبكة إرهابية تتشكل من قصار عقول ممن تلقوا دروسا في الوعظ والإرشاد من فقهاء يتعاطفون مع حزب العدالة والتنمية• وهكذا فإن حزب العدالة والتنمية يقوم في البرلمان بدور سخيف يصل أحيانا الى طرح أسئلة سخيفة على الحكومة تتعلق حتى بالعلاقات الزوجية غير الطبيعية ودور آخر في مجالات أخرى، بالتركيز على أطروحات ظلامية تصور المغاربة، كما لو كانوا أصبحوا كفارا ومادام المغرب قد أصبح على هذه الدرجة من الكفر بالله في سياق الأطروحات الظلامية، فذلك يخلق شروطا ملائمة لتكوين شبكات إرهابية• ولهذا يصبح الموقف صعبا بالنسبة لصحافة حزب العدالة والتنمية كلما تم اعتقال إرهابيين: الصحف الوطنية تهتم بالحدث وتقدم بشأنه المزيد من المعلومات والتفاصيل كخطر يهدد أمننا واستقرارنا، بينما يُفضل المهربون الدينيون السكوت أو الاهتمام المحدود بتفكيك الشبكات الإرهابية أي هذا الخطر كان من الممكن تلافيه في بلد ظل أهله على مدى قرون يحافظون على عقيدتهم ولا يحتاجون إلى من يقول بأننا قد أصبحنا مهددين في عقيدتنا، وأننا نحتاج إلى بعض التشدد لمحاربة المجتمع الكافر، ومن هنا يتم تشجيع بعض قصار العقول على الانخراط في مخططات إرهابية• وهذه نتيجة طبيعية، لأن بعض الدوائر اهتمت بجلب التطرف الديني من المشرق العربي بعدما ظل المغرب في مأمن من هذا الوباء السياسي لفترة طويلة• ويتحمل وزير الداخلية السابق مسؤولية استيراد الأطروحات الظلامية إلى بلادنا في سياق مخططات تمييع حياتنا السياسية، حيث فسح مجالات عديدة أمام المهربين الدينيين• وها هم الظلاميون المعتدلون يواجهون الآن ساعة الحقيقة، وعليهم أن يختاروا إما الانتماء إلى حياة سياسية عادية، أم الاستمرار في ترديد خطاب ظلامي يقربهم من أنصار ممارسة الإرهاب بدعوى الدفاع عن الاسلام• ولهذا فقد انسحبوا من الميدان الإعلامي والسياسي بتجاهل حدث اكتشاف شبكة الإرهابيين رغم أن هذه الشبكة كان من الممكن أن تشكل خطرا حقيقيا على أمننا وسلامتنا واستقرارنا• أما بعض الدوائر السياسية التي تهتم برعاية المهربين الدينيين واحتضانهم استمرارا للخطة السياسية التي تركها الوزير المخلوع إدريس البصري، فإنها لا تتضايق من كون حزب العدالة والتنمية لا يظهر أي حماس لإنجازات الأجهزة الأمنية لسبب معروف هو أن هذه الدوائر السياسية تتفهم رغبة أصحاب حزب العدالة والتنمية في الاستمرار على علاقة تفاهم مع قاعدة انتخابية ترى في الشبكات الإرهابية مجرد تنظيمات للدفاع عن الاسلام ضد المجتمع المهدد بالكفر بالله!
Ecrit par : المهربون الدينيون ومواقفهم المشبوهة من الإرهاب باسم الاسلام | mardi, 15 août 2006
La Sécurité et la Sûreté du pays ne sont pas des denrées politisables.
Certes c'es l'affaire de tous, mais c'est la responsabilité prioritairement absolue de l'Etat.
Laissons donc aux Autorités concernées le soin de veiller à assurer la défense du pays sur les plans interne et externe, et occupons-nous plutôt de la confrontation constructive des plans élaborés par les différentes Instances politiques pour mener à bon port, les aspirations du peuple marocain.
On dit qu'à force de tirer tout le temps le même couteau, il finit par rouiller.
Or comme nous disposons d'un pouvoir judiciaire de plus en plus bien rôdé, avec des lois de plus en plus précises pour faire face aux situations les plus complexes, sans perdre de vue les droits de l'Homme, ce pouvoir saura détecter la mauvaise graine après l'analyse minutieuse des dossiers, sans pour autant que les partis politiques antagonistes continuent à se tirer dans les pattes sans résultats probants, sauf des effets de nuisance pour le pays et un risque d'exaspération pour le peuple marocain.
Retroussons donc nos manches pour des combats plus sûrs et plus nobles aux contours bien dessinés , tels le chômage, le développement économique, la solidarité sociale... et par-dessus tout celui de la défense de notre Intégrité Territoriale, sans laquelle nous cesserons d'exister.
Tout autre débat intra-marocain, n'amènera rien de bon , à mon sens.
Quant au terrorisme au nom de l'Islam, on dira à ses éventuels adeptes dans notre pays, que "alli farra6, ikarra6"...devant le seul Appareil de la JUSTICE.
Ecrit par : Ahmed | mardi, 15 août 2006
Je respecte ton point de vue, mais il y a des partis politiques qui utilisent la religion à des fins politiques et qui ne sont pas du tout clairs, lorsqu'il s'agit de la violence integriste.
Je suis entièrement d'accord avec l'article de l'Ittihad al ichtiraki, quand il mentionne à juste titre, le silence de la presse du PJD sur les derniers évenements très graves liés au démantellement de réseau terrosiste de "ansar al mahdi". Ce silence denote qu'ils sont mal à l'aise, compte tenu de la présence d'éléments extrêmistes qui gravitent à leur périphérie. Quoi qu'ils affichent une certaine modération avec leur acceptation des règles démocratiques, ils restent quand même très peu clairs et confus sur le projet de société qu'ils défendent. Je ne leur fais pas confiance, ni à leurs promoteurs Américains qui ont orchestré une campagne de charme avec un sondage de complaisance avoisinant les 47 % à ce parti islamiste. Cette farce outre atlantique de mauvais goût ne présage rien de bon pour notre société qui aspire au renforcement de la démocratie encore à l'état embroyonnaire.
Le bloc démocratique (notamment le parti de l'istiqlal, usfp, et PPS) et la société civile constituée d'associations comme l'appel citoyen ou autres, doivent être très vigilents et ne pas deserter la place publique et laisser la société notamment les jeunes à la proie d'un seul son de cloche. La pensée integriste et obscurantiste avance à visage masqué en utilisant tous les moyens y compris le parlementarisme et la légalité.
Ecrit par : weld derb chorfa | mardi, 15 août 2006
Par mon intervention ci-dessus, je souhaitais seulement que nous arrivions à transcender certaines"7azazates" plus négatives qu'autre chose.
Cela fait longtemps que l'USFP et le PJD se lancent des joutes , à mon avis, stériles. Et pourtant , ce sont deux partis bien reconnus sur la scène politique nationale.
Certes , l'USFP est un parti , bien plus ancien et bien plus aguerri que le PJD. Il a traversé la plus dure des expériences, à savoir l'opposition dans les moments les plus difficiles et si l'on est arrivé à plus d'ouverture de l'espace de la liberté , c'est en grande partie , grâce à sa lutte.
Le PJD s'aiguise peu à peu dans l'opposition, et bien sûr , il s'expose à commettre des erreurs, comme cela a été le cas parfois, pour l'USFP lui-même.
Robert LETAN (âgé de 88ans), que tu connaîs bien, a dit dans l'une de ses interventions sur un autre site :
"...Il serait bon que l'un de nos nouveaux historiens reprenant l'histoire de la décolonisation du Maroc ouvre un chapitre qu'il pourrait intituler « Hassan II un souverain à la conquête de ses pouvoirs ». Car ceux, qui comme moi, ont été les témoins savent : toutes les ambitions, tous les pièges, toutes les tentatives d'élimination, toutes les tentatives de déstabilisation, ......., voulaient l'empêcher de reconstruire ce pays avec ce qui est sa caractéristique essentielle reconnue de tous les visiteurs. Je parle de sa tolérance. Et Hassan II ne fut intolérant qu'avec les intolérants."
Je vise par cette citation qu'il faut tirer les leçons du passé pour ne pas retomber dans des luttes qui ne constitueront que des freins à la marche de notre pays vers le progès et la démocratie tolérante.
Certes, il existe bien chez nous des "obscurentistes" et des "intégristes",je pense qu'il vaut mieux discuter avec eux et leur expliquer plutôt que de les affronter, sauf bien sûr , avec ceux qui choisissent la violence ou le complot, et encore , il faudrait peut-être essayer de récupérer les égarés de bonne foi (si j'ose dire).
Enfin, si le PJD ne veut pas se déclarer sur les derniers événéments qui se sont produits récemment chez nous, peut-être qu'il a ses raisons parmi lesquelles le fait de craindre, je suppose, de se tromper dans un sens ou dans l'autre.
Si parmi ses partisans ou sympathisants sont concaincus de connivence avec les comploteurs, la Justice est là pour les juger, que ce soient eux ou d'autres quels qu'ils soient.
D'un autre côté, la presse algérienne a sauté sur l'occasion pour décortiquer à sa façon ce qu'a écrit notre presse, en particulier "alttihad al-ichtiraki à ce sujet et a tendu à gonfler ces événements dans un sens qui ne sert en rien notre pays.
Je ne voudrais pas continuer à trop tirer le diable par la queue, et je dirais comme dit souvent un ami "bon bref"!...
Ecrit par : Ahmed | mardi, 15 août 2006
J'accuse certains milieux Américains qui font la promotion aux partis islamistes pour faire rentrer la société marocaine dans une phase d'instabilité comme certains pays du Moyen Orient.
Concernant les partis de la koutla démocratique, quoi qu'on pense de leur inertie, ils restent l'ossature d'une transition démocratique appellé à se renforcer dans les années à venir, sous la direction de Sa Majesté, garant de l'unité naionale et de la stabilité du pays.
Le PJD, Al adl wa ihsane ou al badil, n'emmeneront que des troubles et des tensions et il ne sont pas habilités à représenter les aspirations de la société marocaine. Certains milieux occidentaux, notamment Américains, veulent donner un coup de pouce à ces partis pour faire rentrer le Maroc dans une phase d'incertitude ! Soyons vigilents ! Je prefère mille fois des partis historiques connus avec leurs points négatifs et positifs, que de cautionner des partis religieux qui veulent nous réislamiser encore une 2ème fois, alors que nous sommes musulmans depuis bientôt 15 siècles. Ils n'ont aucun projet de société que précipiter le Maroc dans l'inconnu.
On se rappelle de leur position sur la réforme de modawwana, de leur ingérance dans la création artisitique et leur dénociation des festivals etc...
Ecrit par : weld derb chorfa | mardi, 15 août 2006
Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict innocentant les députés démissionnaires. Malgré cette décision irrévocable, la polémique autour du sujet bât son plein. Certes, une dizaine de députés avaient présenté des démissions de leur poste à la Chambre des représentants, à la mi-juillet, pour briguer un nouveau mandat à celle des conseillers. La raison est claire. Le mandat de la deuxième Chambre est de 9 ans, tandis que celui de la première n'est que de 5 ans. En outre, les députés démissionnaires étaient en fin de leur mandat.
Plusieurs partis politiques, en premier lieu l'USFP, ont crié au scandale mettant en avant des considérations d'ordre éthique. En effet, un député ayant obtenu l'accréditation d'un parti et les voix des électeurs devraient normalement agir en respect de ces deux éléments. Il est censé représenter et défendre les intérêts des citoyens ayant eu confiance en sa personne.
Dans son édition du week-end, le quotidien arabophone du parti de Mohamed El Yazghi a qualifié les démissions en question de cas anomal dans la pratique parlementaire. Tout en respectant le jugement du Conseil constitutionnel qui a le statut de tribunal, le parti a tiré à boulets rouges sur cette pratique dont les visées électoralistes ne sont plus un mystère. «Les électeurs ne sont pas des marionnettes à qui on demande des voix et on fausse compagnie à mi-chemin», peut-on lire sur les colonnes du quotidien.
Au même titre que l'USFP, le PJD est resté prudent vis-à-vis de la décision du Conseil constitutionnel. Selon Lahcen Daoudi, membre du bureau politique du parti et vice-président de la Chambre des représentants, le Conseil n'est pas hors la loi. Pour lui, le problème se pose ailleurs, au niveau «des partis de la majorité gouvernementale qui cautionnent cette pratique».
Daoudi ne s'en tient pas là espérant qu'un changement de la loi intervienne juste après cette histoire de démissions pour tuer dans l'œuf les velléités électoralistes des démissionnaires et donner une leçon de politique aux partis qui les soutiennent. Le responsable fait notamment référence à l'argent ayant coulé à flot pour l'achat des voix dans la perspective des élections du 8 septembre prochain liées au renouvellement du tiers des conseillers.
Selon une source au Conseil constitutionnel, la démission d'un député avant l'expiration de son mandat un est acte individuel et libre. De ce fait, il n'est pas contraire ni à la constitution ni aux lois organiques régissant les deux Chambres, a-t-il souligné. Et d'ajouter que le verdict du conseil doit faire l'objet d'une publication dans le Bulletin officiel.
La procédure à suivre en cas de démission ou de décès d'un député est de ce fait claire : ou bien l'on fait recours à des élections partielles ou alors, pour le cas d'un scrutin de liste, faire appel à une liste de députés potentiels.
Dans ce cas, il faut que le candidat en question réponde à un certain nombre de critères inclus dans les textes de loi.
Quant aux considérations d'ordre moral, le conseil en fait l'économie pour la simple raison que la loi doit en rester indépendant_
Qui sont les députés démissionnaires ?
Au début de la polémique sur les députés ayant démissionné de leurs postes à la première Chambre, plusieurs noms ont filtré. Il s'agit du député PPS Ahmed Tahiri, élu en septembre 2002 à Meknès.
Le nom du Rniste Larbi El Harami a ensuite été évoqué. Ce dernier n'en est pas à son premier changement de cap, estime un spécialiste de la question parlementaire. Selon des sources parlementaires, quatre autres députés sont allés dans le même sillage.
Il s'agit de Lahcen Hassnaoui, président du groupe MP à la première Chambre ainsi que trois autres députés harakis : Abdellatif Chraïbi, Mohamed Belkadi et Mohamed Kouskouss. Enfin, le nom d'Abdellah Mekkaoui a aussi circulé parmi ceux des démissionnaires.
Il serait passé par plusieurs partis avant d'intégrer le parti de l'Istiqlal. Au-delà des noms, certains responsables politiques à l'opposition mais aussi au gouvernement s'en ont pris, surtout, à ces partis les accusant d'avoir cautionné l'acte démissionnaire de leurs membres."
Mostafa Bentak | LE MATIN 15-08-2006
commentaire;
Ethique, Légalité , quelle différence???
J'ai pu me rendre compte aux dernières élections que certains candidats se sont présentés au nom du PJD, alors que "ma 3ommorhom 7a66o jabhathom fil ard", pire c'étaient des corrompus notoires, de même que certains candidats se sont présentés au nom de l'USFP, alors qu'ils ne connaisent du socialisme que "achabbakia" au lieu "d'alichtirakia", avec la même notoriété de corrompus. Le peuple le savait aussi et heureusement qu'il en a écarté quelques-uns.
En revanche, un licencié "chômeur", a pu franchir le seuil du Parlement...
comme quoi, le peuple n'est pas aussi "naïf" qu'on veut le présenter.
Ecrit par : Ahmed | mercredi, 16 août 2006
je te prie de lire le point de vue de Hrezenni que je trouve assez pertinent :
"Comment percevez-vous la crise qui frappe les partis politiques ? Serait-ce la fin de la politique ?
Ça ne peut pas être la fin de la politique dans la mesure où tant qu’il y aura des cités, il faudra bien les gouverner. Certes, il est vrai que nos partis politiques semblent déboussolés parce nous vivons à une époque où il n’y a plus de certitudes absolues et que les partis ont par nature besoin de certitudes absolues.
Il faut donc commencer par relativiser l’importance des identités idéologiques et mettre davantage l’accent sur les programmes d’action. Ensuite, il faut favoriser la démocratie interne, permettre la constitution de courants, créer des organes de suivi de l’action gouvernementale, associer le maximum de militants à la définition de programmes d’action et surtout encourager les militants à travailler avec les masses les plus défavorisées, des douars aux bidonvilles. C’est ainsi seulement que nos partis pourront se renouveler et retrouver une audience méritée.
Dans ce contexte de vide politique, y a-t-il un péril islamiste ?
Si vous entendez par péril islamiste le risque que les élections législatives de 2007 soient remportées par le PJD, alors oui, ce péril existe mais il n’est pas fatal : les forces démocratiques peuvent toujours se ressaisir, se renouveler, s’unir et remporter les élections de 2007. Cela ne dépend que d’elles. Si on entend par péril islamiste qu’il y a un risque de suprématie d’une certaine conception de l’existence et des mœurs, je crois que fondamentalement l’Islam marocain est un Islam de tolérance et de modération. Les formes extrêmes de l’Islam qui se développent actuellement ne sont qu’un phénomène temporaire qui s’explique essentiellement par les injustices qui se commettent au niveau international.
Quelle évaluation faites-vous de l’action gouvernementale ?
Lors de son investiture, le gouvernement de M. Jettou m’avait déplu: son programme initial donnait la priorité à la mise à niveau de l’entreprise, ce qui revenait à subventionner le grand capital, alors que la priorité aurait du être accordée aux questions sociales. Au lendemain des attentats du 16 mai 2003, c’est SM le Roi et pas le gouvernement qui avait recadré l’action. Mais depuis deux ans, le gouvernement semble se concentrer sur les questions sociales et je crois que les réalisations effectuées dans ce cadre sont très honorables. J’espère que d’ici 2007 le gouvernement continuera dans cette voie."
http://marocpluriel.hautetfort.com/archive/2005/06/13/maroc_l_appel_citoyen_oui_a_la_democratie_non_au_chaos.html#c1389513
Ecrit par : weld derb Chorfa | mercredi, 16 août 2006
Je crois qu'on fait "mane al7abba 9obba".
Je suis assez proche des citoyens "lambda", comme moi (comme dirait l'autre), pour savoir que le plus dangereux est le désintéressement actuel des gens de la chose politique, car aucun des partis , y compris le PJD n'a le pour le moment le "punch" salvateur où l'assiette d'un programme pour renverser cette tendance, malgré les apparences.
La simple raison réside dans la simple constatation qu'aucun des partis n'a une vision claire de ce qu'il prône pour le Maroc, et encore moins d'un plan ou projet à soummettre à l'appréciation des éventuels électeurs.
A quelques mois des éléctions, aucun groupement susceptible de constituer une majorité conséquente ne se profile à l'horizon, et à mon avis , si "tsunami" , il y aurait , ce serait celui-là.
Car beaucoup de chantiers ont été ouverts , et ils risquent de ne pas trouver "finisseur".
Quant aux Pjdéistes , ils sont eux-mêmes devant un risque de scission.
De plus , quand j'ai pu lire que l'un de leur ex-chef de leur groupe parlementaire prôner "des négociations directes avec le polisario" et évoquer l'accord d'Huston",à l'instar d'un certain "onurso", ma prière a été dite à défaut de messe.
Je pense que nombreux parmi eux veulent figurer au prochain gouvernement en envisageant moult alliances, y compris un certain moment avec l'USFP.
En outre, ils sont entrés en alliance avec le nouveau parti de l'ex-président du patronnat, et celui-là, il les influencera plus qu'ils ne peuvent l'influencer.
Bref le melting-pot continue mais sans véritable consistance pour le moment.
Donc attendons "had la7rira ach ghada ta36i"...
Ecrit par : Ahmed | mercredi, 16 août 2006
خطر الصمت ع• بن داوود
اعتقال عناصر من جماعة أنصار المهدي الإرهابية التي يجري التحقيق مع أفرادها هذه الأيام، جاء ليكشف أن خطر الإرهاب الإجرامي مازال قائما بيننا، وأن بلادنا ليست في منأى عن هذا الخطر الداهم الذي أمسى كونيا بلا حدود، ولا يميز بين جنس أو عرق أو دين• والكشف عن هذا التنظيم الإرهابي جعل المغاربة يضعون أيديهم على قلوبهم خوفا من أن يعصف خطر الاعمال الإرهابية الاجرامية، بما حققته بلادنا من مكتسبات على طريق الحريات والديمقراطية والتحديث وحقوق الانسان، وبما تنعم به من أجواء الاستقرار والثقة• لذلك، يتابع الرأي العام الوطني والصحافة الوطنية مستجدات التحقيقات مع عناصر هذا التنظيم الإرهابي، وكل ما يتسرب من تفاصيل ومعطيات عنه، من هذه المصادر أو تلك، وهي متابعة تمليها خطورة القضية، لكن الغريب، وغير المفهوم هو هذا الصمت الكامل والمطبق، والمريب، لجريدة التجديد الموالية لحزب العدالة والتنمية، عن قضية بكل هذا الحجم، وبكل هذه الخطورة، بحيث لا خبر، ولا أثر، ولا كلمة ولا تعليق ولا رأي، ولا ذكر أو مقال عن هذه الشبكة، وكأن عناصرها أشباح أو لكأنهم كانوا سيفجرون جزيرة الوقواق! أو لعل فقهاء التجديد يعتبرون أن كل هذا الخطر هو مجرد اختلاق بوليسي!؟ إن مجعجعي التجديد الذين ظلوا يجعجعون بدون طحين كل هذا الصيف وقبله، ويدقون نواقيس الخطر الكامن في بعض الافلام السينمائية وفي المهرجانات الثقافية، هم هؤلاء الذين يضربونها بسكتة مطلقة، ويغمضون عيونهم اليوم عن خطر حقيقي كان بالإمكان أن يكون عاصفا وجارفا لا قدر الله، لولا يقظة أجهزة الأمن• إن الحكمة المغربية تعلمنا كيف نكون حذرين من الواد الساكت، لأن في الصمت يكمن الخطر أيضا
http://www.alittihad.press.ma/affdetail.asp?codelangue=6&info=39229
Ecrit par : زيزون أبو صقلة | mercredi, 16 août 2006
Le rideau est tombé, dimanche, sur le 13e Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), avec une table ronde de haute importance sur le thème de «La diversité culturelle». Cette manifestation a été tenue à l¹initiative de la Coalition marocaine pour la culture et les arts.
C'est Abdennabi Dachin qui a animé cette dernière table ronde, clôturant ainsi une série de débats qui ont permis au public, depuis l¹ouverture du salon, d¹aller à la rencontre des écrivains, poètes et des chercheurs de renommée sur la scène culturelle marocaine et étrangère.
Trois intellectuels de taille ont débattu autour de «La diversité culturelle» notamment Al Hassan Bouqantar, Mohamed Ayyad et Mohammed El Ouali.
Chacun des intervenants a livré sa réflexion et sa vision personnelle de la «diversité culturelle» en rapport avec le respect des spécificités et des différences.
Au départ, Bouqantar a rappelé les résolutions de l'UNESCO et placé le débat dans un contexte international, sachant que la culture est un produit qui a des impacts divers et qui se traduit sur le plan économique par le marchandising.
Un intervenant a, d¹ailleurs, rappelé la bonne expression d¹un ancien de l'Office de radiodiffusion télévision française (l'ORTF), qui avait intitulé un de ses livres «La France colonisée».
Mohammed Ayyad a, de sa part, adopté une approche anthropologique, pour parler de «pluralité, de spécificités et de différences» dans la culture, qui est un produit de l'histoire en se référant au travail de Abdellah Laroui sur le sujet.
Par contre, Mohammed El Ouali s¹est placé, dans son intervention, dans le champ Amazigh, mais avec une démarche plus modérée, qui tout en refusant les positions de l'Amazighité comme option radicale contre l'arabe, a choisi une position plus souple, «qui laisse à l'autre, le non amazigh, le droit de défendre l'amazighité».
El Ouali, qui a commencé par une citation de Claude-Levi Strauss, adopte, également, une approche anthropologique, mais rejette les positions extrêmes des défenseurs de l'arabisme à cent pour cent, Mohamed Abed El Jabri, mais qui nuance ses positions et s'ouvre plus sur la réalité et Abdellah Laroui, jugé dangereux par l'intervenant, qui reste renfermé dans une position radicale.
Enfin de cette rencontre, El Ouali s'est insurgé contre la télévision, jugée, par lui, très médiocre et qui ne joue pas son rôle d¹éducateur. «Je ne conseille jamais à mes enfants de voir la télé marocaine, car elle est loin de répondre aux problèmes actuels qui traversent la société marocaine».
Un avis que, le dramaturge Mohamed Qaouti ne partage pas. «Nous n¹avons que la télévision que nous méritons, car ce média est un récipient. Il s'agit de savoir ce qu¹on met dedans, à un moment où c¹est la création qui nous fait défaut», affirme-t-il.
A l'exception d¹une seule intervention qui proclame l¹amazighité à cent pour cent, les divers intervenants, tant du côté des conférenciers que du public, ont opté pour une position plus raisonnable qui tient en compte les intérêts du Maroc, en rapport avec l'universel, la modernité et le développement, sans pour autant marginaliser les cultures nationales.
D'ailleurs, les intervenants ont estimé que l'abandon des langues étrangères, l'espagnol ou le français, pour des raisons idéologiques est une erreur qui a appauvri l¹imaginaire marocain plutôt que de l¹enrichir.
Soumia Yahia, Al Bayane
Ecrit par : Pour un Maroc pluriel | dimanche, 11 mars 2007
labass ? al hamdolillah
kolchi bikheir dima
wa beslama had sa3a
Ecrit par : abdelghani | mardi, 13 mars 2007
Le Maroc est une terre de brassages, cela semble être un lieu commun que de le dire. Pourtant, il n’est pas inutile de le réaffirmer. Métissage de populations, confluence de cultures, mélange d’influences…C’est ainsi qu’au fil des temps, s’est forgée notre identité, riche, plurielle, solide.
Sûrs de notre ancrage civilisationnel, nous avons toujours su nous ouvrir aux autres, être réceptifs ; d’où l’attrait de notre pays, d’où la capacité exceptionnelle de notre communauté à l’étranger à s’adapter tout en préservant ce lien privilégié avec sa terre d’origine.
Il nous faut cependant être vigilants pour éviter le repli sur soi, l’enfermement des esprits, le verrouillage des mentalités qui conduiraient à un « suicide » identitaire.
Une population illustre parfaitement notre pluralité, celle de ces générations actuelles issues « d’une confluence » et qui vivent aujourd‘hui sur le sol marocain, dont ils sont une composante à part entière, (hommes et femmes nés de l’immigration, enfants de mariages « pluriels » et tous ceux qui éprouvent ce sentiment d’appartenance à ce pays).
Ce Maroc tolérant, ouvert, multiple …Ces Marocains Pluriels le vivent dans leurs gênes, le portent, en sont l’illustration ; ni plus Marocains que d’autres, mais certainement pas moins, ils ont une spécificité à faire partager, une expérience à transmettre, une contribution à apporter, non pas pour se singulariser, mais pour donner une visibilité à leur apport à ce Maroc là.
Participer au développement, représenter une arche de ce pont humain qui relie le Maroc au monde, offrir des perspectives, ouvrir des voies, incarner des valeurs, être des relais …Tels sont quelques uns des objectifs que se sont fixés les signataires de cette contribution en créant l’association « Marocains Pluriels ».
Afin d’ apporter notre voix aux grandes questions de société, renforcer le sens des responsabilités, le civisme, la citoyenneté, l’amour du pays ; communiquer sur nos potentialités, encadrer notre jeunesse …Notre fin n’est pas de créer un quelconque cercle sectaire, restreint, fermé et élitiste, mais bel et bien d’initier un mouvement d’opinion au sein de notre société, en allant sur le terrain, en initiant des débats au c?ur des quartiers, en mobilisant nos relais dans les pays d’émigration, en multipliant les occasions de rencontre entre jeunes Marocains des deux Rives, en nous engageant et incitant à l’engagement !
Enfants de ce pays nous sommes, sans rien renier de notre part « d’ailleurs », par le sang, par les liens du mariage, par ceux de la filiation…Nous sommes à une confluence, grâce à l’immersion qui est la nôtre au c?ur de notre nation, nous voulons agir, porter la parole et apporter notre pierre à l’édifice commun pour les générations actuelles et futures.
Nombreux sont ceux qui peuvent se reconnaître dans notre « credo », Marocains Pluriels se veut l’outil commun pour participer au Maroc moderne qui se construit avec nous.
Membres de l’association Marocains Pluriels, signataires
Présidente d’honneur : Madame Rita Zniber, présidente de la Fondation Zniber
Président d’honneur : Monsieur Mohamed Berrada, professeur d’université (ancien ministre, ancien ambassadeur)
Younes Boumehdi
Said Mosker
Hassan Harrat
Ahmed Ghayet
Ilham Boumehdi
Driss Jaydane
Noredine Bachar
Karim Belaaziz
source: la tribune 16 juillet 2009
Ecrit par : l'Association Marocains Pluriels | jeudi, 16 juillet 2009
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