lundi, 17 avril 2006

Algérie : le crime en hausse de 188% d'ici 2010

 

vendredi 14 avril 2006.

Sans une politique de prévention et de répression, le crime organisé augmentera de 188% d’ici à 2010.

Le crime organisé est devenu, depuis quelques années déjà, une réalité amère dans ce pays. Présentant trois dénominateurs communs, à savoir des activités illicites au regard de la législation nationale, profit immédiat et un caractère transnational, le crime organisé était, bien avant les années 90, un phénomène inconnu dans le pays et auquel, aujourd’hui, les services de sécurité sont confrontés de jour comme de nuit. Il va sans dire que le contexte est vécu comme un drame par la société algérienne.

A l’instar des autres wilayas, Constantine ne fait pas exception. Les citoyens vivent dans une totale inquiétude, eux qui sont conscients que leur ville est devenue un lieu de trafics en tout genre : drogue, contrebande, contrefaçon, trafic de véhicules, agressions (particulièrement à l’arme blanche), vols, fausse monnaie et prostitution. Des activités illégales qui profitent à des individus sans foi ni loi. Le taux de criminalité organisée à Constantine est en nette augmentation. Le dernier acte remonte à seulement dimanche dernier, quand deux individus à visage découvert s’en sont pris à un véhicule qui transportait des fonds s’élevant à 250 millions de centimes au niveau de la trémie de la mosquée Emir Abdelkader. Les faits se sont déroulés à 9h 30, au vu et au su de tout le monde. L’attaque a été rapide et brutale, et les deux malfrats réussiront aussitôt à prendre la fuite. Cet acte, vécu pratiquement au quotidien, ne s’inscrit pas dans le cadre de l’action « individuelle ». Si l’on prend en considération les analyses des services de sécurité de la Gendarmerie nationale.

En effet, vu l’ampleur que prend la criminalité, puisqu’au terme de la convention internationale, elle se définit comme des activités criminelles, ayant pour but le gain facile, menée par une organisation avec existence de liens hiérarchiques, dont les membres agissent avec violence et intimidation ou parfois recourent à la corruption. Les services de sécurité font ressortir dans leurs analyses que le taux de criminalité, qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes, n’est en fait que la conséquence de la décennie rouge.

C’est ce qui a résulté des activités terroristes qui ont presque réussi à plonger le pays dans le chaos. Du fait que le taux de pauvreté a considérablement augmenté, le chômage est aussi l’un des facteurs majeurs qui a provoqué cette situation, et qui fait qu’à présent, les forces de l’ordre font face à un drame social incontournable. Ces derniers (les services de sécurité), qui travaillent d’arrache-pied, ont déclaré que rien pour le trafic de drogue, celui-ci représente 22% de l’ensemble de leur activité, la contrebande est, quant à elle, de 60%, se traduisant par la saisie de grandes quantités de produits alimentaires, de cigarettes, de cheptel, de carburant et de boissons alcoolisées.

Pour ce qui est de la fausse monnaie, elle représente 4% de l’activité des services de sécurité. Le trafic de la fausse monnaie est devenu une pratique courante à Constantine, comme dans les autres wilayas depuis l’avènement de l’immigration clandestine. En effet, à elle seule, elle représente 12% de l’activité des services chargés de la lutte contre l’immigration clandestine. Celle-ci, qui n’a pas un poids moindre que les autres formes de criminalité, provient de l’Afrique subsaharienne, converge vers les wilayas d’Adrar, Tamanrasset et El Oued en direction des wilayas de Tlemcen au nord, Blida au centre et Ghardaïa. L’on note aussi une immigration en provenance d’Asie transitant par le sud-est et converge vers le centre-sud pour cheminer vers le reste du pays. Les wilayas de l’est du pays, à savoir El Tarf, Tébessa, Annaba, Constantine, Souk Ahras et Blida au centre du pays, constituent des zones d’immigration occasionnelles. Et avec tout cela, ce phénomène vise principalement la monnaie nationale et constitue une réelle menace pour l’économie du pays. Ajoutons à tous ces crimes le trafic d’armes. Ce commerce illicite, de par son ampleur inquiétante et ses effets nuisibles et dévastateurs, se pose actuellement comme un grave défi qui menace la sécurité et la stabilité nationale. Ce trafic a été enregistré dans plusieurs wilayas de l’Est, comme à Tébessa et Collo, mais aussi à Constantine.

On se rappelle, voilà deux mois qu’un individu a pu obtenir une arme par le biais d’un GLD de Collo pour se venger de son ex-fiancée. Celle-ci, qui a été gravement blessée, a eu la vie sauve. Par contre, un chauffeur de taxi, qui était juste de passage sur les lieux du crime, décédera sur place en recevant une balle dans la tête. Les services de sécurité, tous corps confondus, enregistrent des arrestations par dizaines, voire par centaines, en l’espace de quelques jours pour tout genre de trafic, et si, l’étude effectuée sur l’ensemble du crime organisé, des politiques de prévention et de répression ne sont pas arrêtées et appliquées, la criminalité augmentera d’ici à 2010 de 188%.

Ikram GHIOUA - L’Expression

 

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Commentaires

Assassinat du président de l'Assemblée départementale de Tizi-Ouzou

AP | 13.10.06

ALGER (AP) --Rabah Aissat, président de l'assemblée départementale de Tizi-Ouzou (Kabylie), 100Km à l'est d'Alger, a été assassiné dans sa commune natale de Ain Zaouiya par un inconnu armé, a-t-on appris vendredi auprès de son parti, le Front des forces socialistes (FFS, opposition).
Rabah Aissat, 60 ans et père de cinq enfants, était au café jeudi soir avec des amis quand son assassin, lui-même attablé, s'est levé et dirigé vers lui, lui tirant plusieurs coups de feu à la tête et la poitrine, ajoute-t-on de même source.
La victime, atteinte de plusieurs balles, a succombé vendredi matin à ses blessures, après avoir été admise en urgence à l'hôpital de Draâ El Mizan.
Après avoir tiré, l'homme, brandissant ostensiblement son pistolet automatique en direction des témoins sous le choc, s'est enfui dans la forêt à la faveur de l'obscurité.
Rabah Aissat, professeur de physique et proviseur de lycée, était à la tête de l'Assemblée départementale de Tizi-Ouzou depuis 2002. Il avait été réélu en 2005 à la faveur des élections partielles locales en Kabylie.
Sa dépouille sera exposée samedi au siège de l'assemblée départementale, pour permettre aux citoyens de lui rendre un dernier hommage, a-t-on encore appris auprès du FFS, qui se garde pour le moment de fournir toute indication sur l'auteur de l'attentat.
Le FFS, dont le leader historique Hocine Ait Ahmed vit en exil volontaire en Suisse, est opposé à la politique de réconciliation du président Abdelaziz Bouteflika, considérant qu'elle consacre l'impunité pour les groupes armés et les membres des forces de sécurité.
Depuis le début du mois de Ramadan, le 23 septembre, environ vingt personnes, dont des représentants des forces de sécurité, des membres des groupes armés et des civils sont morts dans des violences.
En dépit de la politique de réconciliation nationale accordant la grâce aux islamistes armés, des actes de violence continuent d'être perpétrés régulièrement, notamment dans le centre du pays et en Kabylie. AP

Écrit par : Assasinat du Président Rabah Aissat à Tizi Ouzzo | vendredi, 13 octobre 2006

c'est "l'autodétermination" , modèle algérien, c'est plutôt de l'AUTOEXTERMINATION,

si c'est cela qu'ils souhaitent pour nos populations des Provinces du Sud, non merci..."hjarkom icheddoukoum"!,

à ce propos les mercenaires séparistes se plaisent à toujours parler de "peuple sahraoui", pour semer la confusion dans les esprits que ce sont des populations distinctes des autres populations dans le Royaume,
Alain Juppé qui vient d'être réélu, haut la main à Bordeaux, parle de "peuple bordelais" ,est-ce pour autant, on va demander l'autodétermination pour les habitants de Bordeaux ou leur indépendance???

En fait dès le départ le "polisaroïde", a profité de la confusion introduite dans la traduction du mot anglais "people" qui signifie aussi populations, et l'algérie officielle a sauté perfidement sur l'occasion de ce jeu de mot, comme elle a fait dans l'emploi abusif et général du sens de l'autodétermination.

Depuis quand cette algérie là, laisse qui que ce soit s'autodéterminer, il n'y a qu'à voir l'état calamiteux du peuple algérien qui, lorsqu'il se couche, il ne sait pas s'il va revoir son pays dans le même "Etat", le lendemain, et s'il se lève , il ne sait pas s'il va survivre jusqu'au soir, l'exemple de l'assassinat du Feu Rabah Aissat est venu cruellement le rappeler.
Son nom s'ajoute à la longue liste des assassinats mystérieux, mais en plein jour et devant témoins, le plus flagrant étant celui de Feu Boudiaf.
Qu'en serait-il si un jour une telle algérie a les mains libres dans nos Provinces du Sud "laa 9addara Allah" !

Écrit par : lautiste | vendredi, 13 octobre 2006

أعلنت جبهة القوى الاشتراكية (معارضة) اليوم الجمعة ان مجهولين اغتالوا رابح عيسات رئيس المجلس الشعبي الولائي في تيزي وزو (منطقة القبائل، شرق العاصمة الجزائرية).

وأضاف المصدر أن مجموعة مسلحة استهدفت عيسات (58 سنة) عندما كان جالسا في مقهى مع اصدقائه في قرية عين الزاوية مسقط راسه. وجرح اربعة من اصدقائه.

واصيب عيسات بعدة رصاصات توفي اثرها فجر اليوم في مستشفى بلدة ذراع الميزان حيث نقل.

ولم تعط جبهة القوى الاشتراكية اي معلومات حول هوية المسلحين.

وكان عيسات يراس المجلس الشعبي الولائي في تيزي وزو منذ 2002 واعيد انتخابه عام2005.

كما انتخب عيسات وهو أستاذ في الفيزياء منذ 1974 وشغل منصب مدير مؤسسة تعليم تقنية، رئيسا لبلدية قريته عين الزاوية عام 1997.

وقتل نائب اخر في جبهة القوى الاشتراكية وهو علي عزرارق نائب رئيس المجلس الشعبي البلدي في ولاية البويرة (شرق العاصمة) قبل سنة. (الجزائر)(اف ب).

Écrit par : اغتالوا رابح عيسات رئيس المجلس الشعبي الولائي في تيزي وزو | dimanche, 15 octobre 2006

"Obsèques émouvantes de Rabah Aïssat hier à AÏn Zaouia (Tizi Ouzou)

Des milliers de personnes rendent hommage au P/APW
El Watan, 15 octobre 2006

Plusieurs milliers de personnes ont accompagné à sa dernière demeure Rabah Aïssat, P/APW de Tizi Ouzou, assassiné jeudi soir par un groupe terroriste. Laâbid Aïn Zaouia, village natal de Aïssat, n’arrivait plus à contenir la foule venue de diverses régions du pays.

La peine se lisait sur les visages, et les gens n’arrivaient pas à s’expliquer les mobiles de l’assassinat. La victime était très estimée par tout le monde. Durant la matinée d’hier, la dépouille mortelle a été exposée dans le hall du siège de l’APW. Des centaines de personnes sont venues rendre un dernier hommage à celui qui incarnait le consensus au sein de l’APW. Des universitaires, des artistes, des militants de différents partis et associations, des enseignants, de nombreux anonymes ont convergé depuis les premières heures de la matinée vers le siège de l’assemblée pour exprimer leur sympathie à sa famille et condamner l’acte criminel. A 10 h, l’impressionnant cortège funèbre prend la direction de Aïn Zaouia. Le village était déjà plein de monde. Chez les militants du FFS, les élus locaux, on ne parlait que des qualités humaines de l’élu assassiné. Ali Laskri, premier secrétaire au FFS, a déclaré que Rabah Aïssat était connu pour sa simplicité, son parcours irréprochable au FFS, et surtout son inlassable combat pour la stabilité de la région. A 11h, il était quasiment impossible d’atteindre le domicile du défunt tant la foule était compacte. Il fallait remonter une piste pour rejoindre la modeste maison mortuaire (toujours en construction) que ne quitte jamais Rabah Aïssat, a-t-on témoigné. « Il a toujours refusé d’occuper un appartement dans la ville de Tizi Ouzou au vu de ses fonctions. Il rentrait tous les jours au village. Il vivait parmi nous. Il était toujours là. Aujourd’hui, on ne comprend rien. Pourquoi a-t-on attenté à sa vie ? », se lamente un villageois . Un élu du FFS apportera son témoignage pour dire que le défunt recommandait toujours la prudence à ses collègues de l’assemblée. Jeudi, jour de son assassinat, il avait été invité à assister à un gala de boxe à Tizi Ouzou. Il n’a pu faire le déplacement, expliquant aux organisateurs que la situation sécuritaire était tendue dans la région et qu’il était préférable d’éviter de prendre des risques. Mais, le destin a voulu qu’il soit assassiné le soir même dans son propre village. Les témoignages sont aussi poignants les uns que les autres. Vendredi dernier, il devait présider une réunion des élus à l’APC de Tizi Ouzou, affirme-t-on encore. Les commerçants de Aïn Zaouia ont baissé rideau, hier, en signe de colère et de deuil. Le gouvernement était représenté par Djamal Ould Abbas, ministre de la Solidarité nationale et Dahou Ould Kablia, ministre délégué chargé des Collectivités locales, arrivés vers midi. Des élus de l’APW de Aïn Defla, le wali de Boumerdès, une délégation de Ghardaïa étaient également présents à la cérémonie funèbre. Vers midi et demi, la dépouille était transportée par les amis et les membres de la famille du défunt sous les youyous des femmes. Les milliers de personnes n’ont pas pu jeter un dernier regard sur le corps après la Prière du mort, tant il était difficile de canaliser autant de personnes. A 16 h, de nombreuses personnes se trouvaiernt toujours au village à cause des embouteillages. Les gens se sont dispersés dans le calme, tristes et inquiets. Maintenant que l’on s’attaque aux civils, ON NE SAIT PLUS DE QUOI SERA FAIT DEMAIN."

comm:
autrement plus poignante est cette dernière phrase de la part d'un journal réputé pourtant proche de l'appareil sécuritaire algérien: DE QUOI SERA FAIT DEMAIN POUR LE PEUPLE ALGERIEN ????

Il paraît hilarant que le quotidien "el watan" pose cette question.
Que dirait le citoyen "lambda" devant cette situation dramatique si ce journal lance un tel cri dont nous ne voulons pas douter de la sincérité?

Nous l'avons déjà crié avant lui et à lusieurs occasions... avant même que ce journal le confirme aujourd'hui devant ce crime abject.

Le peuple algérien est réellement pris en otage.
Il n'est sûr nulle part sur son propre territoire.
Mais la junte politico-militaire préfère se mettre servilement au service des mercenaires rasdiques en leur assurant sécurité corporelle et matérielle.
Sa représentation à l'ONU sue sang et eau, en lieu et place de ces laissés pour compte polisaroïdes, au lieu de travailler au rapprochement de deux peuples que tout unit, et que des brigands de grands chemins ,à la solde du plus offrant, ont réussi à berner et asservir.

Cette représentation se délecte d'étaler le linge sale de notre Région devant des spectateurs au bord du dégoût.

Il est vraiment honteux que les algériens qui passent pourtant pour des gens intelligents, se sacrifient et sacrifient tout leur temps et argent pour le compte d'une poignée de rénégats sans foi ni loi.

Au lieu de continuer à suivre le mirage saharien qui les feraient parvenir à une hypothétique fenêtre sur l'Atlantique, en poignardant le Maroc dans le dos et en tentant de le charcuter, ils ont intérêt à passer par la grande porte, en construisant un avenir commun entre les deux peuples frères.

Sinon la malédiction politique, économique, sociale et sécuritaire, continuera à frapper en algérie, car ses gouvernants se sont toujours immiscés dans les affaires qui ne les concernent nullement, tout en prétextant le contraire ou du moins sous de faux prétextes.

Or si l'on dit que le crime ne paie pas, on pourrait ajouter que le double langage hypocrite et le jeu de volte-face non plus!
à bon entendeur salam...

Écrit par : lautiste | dimanche, 15 octobre 2006

sahha ftourkom ya lmrarka :-)


Reportage à Alger (Lundi 16 Octobre 2006)

Vols de portables, de bijoux et de portefeuilles
Insécurité : quelles parades contre les agressions
Par : Mustapha Benfodil
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Tout le monde se plaint de l’insécurité grandissante à Alger et du diktat des petits voyous qui infestent nos villes, notamment pendant le Ramadhan. Mais comment opèrent justement les auteurs de ces agressions, toute cette faune de voleurs, de pickpo-ckets, de “dkadkia”, de “zeramine” ? Quel est leur “modus operandi” ? Quelles sont leurs ruses, leurs techniques, leurs ficelles ? Témoignages.

“Les techniques ? Il n’y en a pas trente-six mille : c’est “el-yabssa”, le gaz ou le couteau”, résume ce jeune vendeur rencontré le samedi 7 octobre, près du marché de Zoudj-Ayoune, à sahat Echouhada (place des Martyrs). “El-yabssa” (littéralement “la dure”), c’est, dans le jargon de ces larrons, une technique qui consiste à surprendre quelqu’un par derrière et de l’étrangler à la force des biceps. D’ailleurs, on dit “iyebssou”, l’“immobiliser”. Parfois, les assaillants utilisent une barre de bois qu’ils appliquent à leur avant-bras pour se donner plus de force. Ils serrent ainsi leur victime jusqu’à la limite de l’étouffement. Une fois celle-ci dans les pommes, ils la détroussent tranquillement avant de prendre la poudre d’escampette. Il est arrivé plusieurs fois que les victimes, sous le poids de l’étouffement, succombent à l’agression.
La langue populaire ne tarit pas de qualificatifs pour décrire l’univers de ces petites frappes et leurs méfaits : “dkadkia”, “ezeramine”, “shab el-jelda”, “shab etekhiache” (soutenu), “khdamlou el-khedma”, “negatôu ezaâka”, “al-haydja”, “erredssa…” Outre “el-yabssa”, il y a donc “el-gaz” ou encore “el-poumpa”, comprendre la bombe lacrymogène, un accessoire de plus en plus usité par nos flibustiers urbains.
On notera, en effet, que leur arsenal est digne d’une organisation paramilitaire : armes blanches en tout genre et de tous les calibres, harpon, sabre, hache, gourdins, barres de fer, couteaux à cran d’arrêt, tous les moyens sont bons pour terroriser les citoyens. Ils agissent en général par bande, par gang organisé, et sont souvent shootés à toutes sortes de drogues. À telle enseigne que le ministre de l’Intérieur, Nouredine Yazid Zerhouni a piqué une colère noire, lors d’une réunion d’évaluation qui s’est tenue en juillet dernier au siège de la wilaya d’Alger. Le ministre de l’Intérieur avait fait de l’esclandre sur ce thème de l’insécurité justement et avait insisté sur la nécessité de sécuriser très vite la capitale en prévision de la manifestation “Alger, capitale de la culture arabe 2007”.

Quand le Ramadhan booste les “dkadkia”
“Ces gens-là ne reculent devant rien. Ils n’ont peur de rien !”, reprend notre vendeur de la place des Martyrs. Loin de les amener à résipiscence, le Ramadhan semble, au contraire, aiguiser l’appétit de ces gugusses comme le souligne notre interlocuteur : “C’est durant le mois sacré qu’ils redoublent d’activité. Le premier jour du Ramadhan, j’ai été témoin d’une agression en plein jour, dans une ruelle de la Basse-Casbah. Un malfrat a fait la “yebssa” à un pauvre bougre et lui a volé son fric”, dit-il. Il faut croire, en effet, que le Ramadhan, avec la baisse de tonus et, par conséquent, de vigilance qui l’accompagne, donne des idées à ces… bandits de petits chemins. Il y a aussi le fait que le niveau de consommation est dopé à une vitesse exponentielle, et cette masse de chalands nonchalants qui se baladent sous leurs yeux ne peut les laisser indifférents. Notre camelot ne manque pas de nous prévenir : “Je vous déconseille de traîner ici. Si vous voulez monter à la Casbah avec des touristes, faites-vous accompagner d’un policier. Quand il y a “eddoula” avec vous, il n’y a pas de problème. Dans le cas contraire, je ne vous garantis rien.” Nous avions auparavant parcouru la Casbah de haut en bas. Un artisan fort affable nous avait tenu presque le même discours avec un fait à l’appui : “Il y a quelques jours, un touriste étranger et sa femme ont été accostés par des brigands. Ils leur ont tout pris : appareil photo, argent, papiers.” Fatah, 21 ans, beznassi, vendeur de vêtements pour enfants, qui ne rêve que de “Lengliz” (l’Angleterre) raconte : “Avec le chômage, la mal vie, les jeunes n’ont que ça à faire. Il faut voir à partir de 17h. Ils circulent par horde et raflent tout sur leur passage. À l’approche de l’iftar, les rues se vident, et les victimes potentielles deviennent des proies faciles.” À la rue Ahmed-Bouzrina, anciennement rue de la Lyre, les policiers investissent chaque recoin. L’on parle en l’occurrence d’une brigade spéciale chargée d’opérer des patrouilles pédestres pour sécuriser les places à forte affluence pendant le mois sacré. À quoi ajouter le recours aux caméras de vidéo surveillance. Mais, les citoyens doutent quelquesfois de l’efficacité d’un tel déploiement tant l’opiniâtreté des voleurs est plus forte.
Au marché qui borde sahat Echouhada, des jeunes vantent leurs marchandises, de la camelote made in China ou d’autres articles de pacotille. Ils sont catégoriques : les voleurs à l’étalage n’ont pas intérêt à s’approcher d’eux. Et de faire remarquer : “C’est le chômage qui a fait tout ça. Il faut voir comment les flics nous harcèlent à longueur de journée. Nous, au moins, on gagne honnêtement notre croûte.” “Si la police continue à nous chasser, moi, je vais finir comme eux”, menace un jeune. Le chômage justifierait-il toutes les foucades ?

Confidences d’un ex-voleur
Bab El-Oued. Un jeune, tout juste 20 ans, confesse : “J’ai été voleur. Aujourd’hui, el-hamdoullah, j’ai arrêté. Je ne reculais devant rien. Je suis bagarreur de métier. J’ai faim, j’attaque. Si je n’étais pas soutenu par les miens, je vous aurais agressé vous-même”, dit-il. Et de nous raconter une de ses anecdotes d’ancien “zerem” : “Je suis parti avec un complice opérer à la fac de droit. Nous avons repéré un pigeon, un tchicthi, et nous avons décidé de le “travailler”. Il était assis avec sa copine sur un bout de gazon, son sac à dos derrière lui. Je lui ai fait un truc de dingues. J’ai sorti un journal, je me suis interposé entre lui et le sac, et j’ai déployé le journal pendant que notre “client” faisait la causette à la fille. Mon complice a piqué le sac discrètement, et on a filé, ni vu, ni connu.” Et de souligner : “Maintenant, ce sont des galopins de 13-14 ans qui te font le coup. L’autre jour, des mioches à peine haut comme trois pommes ont délesté un gros gaillard d’un portable qu’il vendait à Oued-Koriche. Ils lui ont asséné un coup terrible aux jambes, par derrière. Il est tombé raid en faisant tomber le portable. Une autre fois, à Bab El-Oued, des jeunes sont montés sur un muret et ont piqué de haut le portable d’un passant qui n’a rien vu venir.”

Les embouteillages, des circonstances idéales
Il y a aussi les embouteillages et leur lot d’ennuis. Alger et ses bouchons offrent, à ce propos, une occasion idoine aux mille et un voleurs à la roulotte qui harcèlent sans cesse les automobilistes. Méfiez-vous donc de ces jeunes qui viennent tapoter sur votre vitre pour soi-disant attirer votre attention sur une crevaison imaginaire ou un problème quelconque. Parfois, ils n’hésitent pas à la provoquer pour de vrai, la crevaison, de façon à vous immobiliser, et ils s’abattent sur vous. Ils peuvent feindre un choc pour vous amener à leur ouvrir une brèche, et c’est tout ce qui se trouve dans la voiture qui est raflé. Il y a aussi ces diablotins qui se jettent carrément au travers de votre route en simulant un accident. “Il y a même une bande de voleurs qui circulent en moto ou en scooter Vespa, et qui n’hésitent pas à serrer, voire frôler les automobilistes. Dès que l’automobiliste descend de voiture, il est pris d’assaut”.
Une technique chère aux malfrats, qui écument les autoroutes, consiste à gêner l’automobiliste de façon à l’obliger à s’arrêter. “J’ai un cousin qui a failli mourir de cette façon-là, cet été. Les agresseurs roulaient dans un fourgon. À un moment donné, ils ont lâché un pneu en pleine autoroute de manière à affoler le conducteur ou l’obliger à s’arrêter. Et là, ils s’abattent sur lui et lui prennent la voiture. Heureusement que mon cousin a réagi à temps en forçant sur le champignon”, témoigne une demoiselle.

Alger, ville infréquentable ?
Loin d’être circonscrites aux coins malfamés, les agressions ont lieu partout, n’épargnant quasiment aucun quartier. Le boulevard Mohamed V est ainsi réputé pour être un terrain de prédilection pour les voleurs à l’arraché, en raison des nombreux escaliers escarpés par lesquels ils arrivent à s’échapper. Un couple qui habite au Télemly nous a fait ce récit : “C’était, je me rappelle, le 30 juillet dernier. On a été accostés par six jeunes, ma femme et moi, alors qu’on rentrait d’une soirée. C’était à deux pas de chez nous, en pleine rue Daguerre. On venait de stationner. Deux d’entre eux faisaient le guet du côté des escaliers qui débouchent sur le boulevard. Les quatre autres, brandissant qui un couteau, qui une bombe lacrymogène, me tenaient en respect en criant : “El portable, el portable ! Après, ils ont pris l’argent, les bijoux, tout, et m’ont menacé de m’ouvrir l’aorte si je criais.” Notre témoin victimaire de se fendre de cette confidence : “La fois d’après où nous devions sortir ma femme et moi, nous nous surprîmes à égrener les objets que nous devions porter sur nous et ceux que nous devions laisser en disant : ça, c’est pour eux, ça, c’est pour nous. Nous étions quasiment sûrs d’être de nouveau agressés. Ce n’est pas de la panique, c’est mathématique. Que voulez-vous ? La nuit leur appartient. Jamais nous n’avions songé à quitter Alger, même au plus fort du terrorisme. Ce soir-là, nous y avons pensé. J’ai ressenti une terrible amertume, une incommensurable humiliation d’être atteint dans ma dignité. Quand on tient votre femme en otage et que vous ne pouvez rien faire, c’est terrible. Terrible ! Décidément, il n’y a pas un coin où stationner tranquillement. Parfois, c’est le gardien du parking de votre propre quartier qui s’avère être leur complice. Allez donc comprendre quelque chose à ce micmac ! On ne peut plus stationner sans payer une “dîme” à ces gangs. Et c’est cette implacable fatalité qui vous tue. Le pire, c’est qu’on ne peut même pas déposer une plainte tant on est convaincu que cela ne sert à rien !” De fait, force nous a été donnée de constater qu’un certain fatalisme gagne les Algériens. Les victimes, quand elles le peuvent, se font justice elles-mêmes. Elles préfèrent rouer de coups leur agresseur plutôt que d’attendre une hypothétique réparation judiciaire.
Autre technique : le “marquage individuel”. On connaît le vol à la tire, le vol à la sauvette, le vol à l’étalage, le vol à l’esbroufe, etc., eh bien, à cette liste, il faudrait ajouter le vol à la “tache”. Cela consiste à maculer la cible d’une tache faite au crayon ou tout simplement à la salive, et le pigeon est ainsi pisté. “Je flânais dans un marché à Boufarik quand, soudain, je me suis retrouvé avec une grosse tache de shampooing ou de je ne sais quel détergent à même le pantalon. On m’a prévenu que c’était pour me signaler au reste de la bande”, se livre un quidam qui l’a échappé belle. Les fans de la zlabia sont avertis. Ce procédé, indique-t-on, est très fréquent dans les postes et les banques, ou même dans les bars, bref, là où les clients potentiels sont censés avoir une coquette somme sur eux. Sinon, faites attention en utilisant votre téléphone portable : le vol à l’arraché est monnaie courante. L’une des techniques des voleurs de portables est de vous héler du côté opposé à l’oreille à laquelle est collé votre cellulaire. Ils peuvent vous tapoter le dos ou carrément vous honorer d’un crachat en faisant mine d’attirer votre attention sur la tache, histoire de vous distraire et hop !

Méfiez-vous de vos voisins !
Ali, un cadre dans une entreprise privée, témoigne : “C’était sur le boulevard Aïssat-Idir, près de la Maison de l’UGTA. Un jeune fonce sur moi pendant que je parlais au téléphone, m’arrache le portable et saute à vive allure un muret pour disparaître dans les Groupes. J’ai aussitôt alerté une connaissance qui travaille à Djezzy. L’assaillant a été intercepté en train de “flexer” à une de ses copines. La police a remonté la file et l’a confondu. Quelle n’a été ma déception de découvrir que c’était un petit jeune de mon quartier, un voisin dont le père arbore ostensiblement la barbe de la piété ».
Nous terminerons par cette anecdote cocasse, rapportée par un autre cadre qui s’est vu littéralement traiter de tous les noms d’oiseaux en voulant “négocier” la récupération de sa puce en appelant sur son numéro. Agacé, son agresseur l’a blâmé en ces termes : “Vous appelez ça un téléphone ! Zaâma chakhssiya ma chaa Allah ! et vous circulez avec un portable de 500 DA, vous n’avez pas honte ?”
Décidément, nos pickpockets sont très forts…

Liberté, M. B.

Écrit par : Chebba Zehouania | lundi, 16 octobre 2006

Un opposant assassiné au moment où son parti dénonce la future révision constitutionnelle:

ALGÉRIE - 16 octobre 2006 -
Rabah Aïssat, membre du Front des forces socialistes (FFS-opposition) et président de l'assemblée départementale de Tizi-Ouzou, a été assassiné jeudi dernier "au moment où son parti dénonce la future révision constitutionnelle en Algérie, noue des contacts avec les syndicats autonomes et prépare son congrès", écrit lundi le journal français Libération

"Ce refus d'obtempérer fâche dans un contexte où le régime profite du silence de ses partenaires étrangers, qui se disputent ses faveurs financières,pour verrouiller toutes les libertés et tenter d'empêcher les forces autonomes de la société de se structurer", relève le quotidien.

"Alors que le sentiment d'impuissance de la population et sa lassitude à l'égard du politique ont permis au régime d'imposer sa loi, on ne peut exclure la volonté de porter un coup à un parti qui, même affaibli, demeure représentatif", note la publication.

Pour le journal, les autorités algériennes ont créé un certain scepticisme en attribuant l'assassinat de Rabah Aïssat aux islamistes du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), donné pour responsable de la violence qui s'est enracinée dans le pays, particulièrement en Kabylie.

Des milliers de personnes avaient assisté samedi dernier aux obsèques de Rabah Aïssat, premier élu assassiné depuis plus de deux ans en Algérie.

Agé de 58 ans, ce proviseur de lycée, élu maire de son village en 1997 sur une liste du FFS, a été abattu jeudi soir à Aïn Zawya, à une quarantaine de kilomètres de la principale ville de Kabylie.

Le tueur l'a nommément interpellé avant de tirer plusieurs balles, dans la tête et l'abdomen.

-jeune afrique-

Écrit par : Djelloul | mardi, 17 octobre 2006

Algérie 2006 : la corruption, un sport national
par Abderrahmane X. (pseudonyme d’un journaliste algérien exilé en France), Algeria-Watch, 10 octobre 2006

De l’Algérie, nous, pauvres gens que nous sommes, ne connaissons pas grand-chose, ne comprenons rien. De qui tue qui à qui fait quoi ? Qui contrôle qui ? Qui profite de quoi ? Qui veut quoi ? Pour qui ? Pourquoi ? Vers quel destin veut-on conduire ce pays ? Vers quel désastre l’emmène-t-on ? À toutes ces questions, nous sommes bien en peine de trouver des réponses claires dans nos médias.
Ce dont je suis sûr, comme l’immense majorité de mes concitoyens, c’est que les intérêts économiques et personnels (pétrole, gaz, marchés publics, notoriété…) ont conduit beaucoup de journalistes à modeler leur discours en fonction des intérêts du moment. Pendant des années, on nous a dit, prouvé et démontré, par les analyses de ces « spécialistes » de l’Algérie et de ces « démocrates », que ces hommes montés aux maquis voulaient imposer la charia dans notre Algérie démocratique et populaire, que ces « fous de Dieu » voulaient nous faire revenir des siècles en arrière, que le seul moyen de les stopper était de les « éradiquer » un par un, ainsi que leurs descendants.

Depuis le début des années 2000, certains de ces journalistes et de ces « chers spécialistes », ceux-là mêmes qui nous affirmaient hier encore qu’il fallait sauver l’Algérie de ces intégristes, quel qu’en soit le prix, nous servent un autre discours. Beaucoup de sang et de pétrole ont en effet coulé sous les ponts, et ils nous expliquent aujourd’hui que l’Algérie est un pays riche dans lequel le peuple crève de faim. Ils nous « apprennent » que la corruption est endémique et que nos généraux se servent allégrement dans les caisses qui débordent – certains émettent même, à demi-mot, l’hypothèse selon laquelle nos maquis seraient peut-être manipulés par nos dirigeants. Sur toutes ces informations ou contre-informations, j’ai voulu voir et me forger ma propre opinion, c’est en autre ce qui motive mon séjour en Algérie en cet été 2006.

Survivre, par tous les moyens
C’est à Alger que je décide de déposer armes et bagages, dans cette ville qu’on dit belle et fière. Alger étouffe sous sa population, qui semble augmenter d’année en année. Mais, fait nouveau, elle étouffe surtout sous l’incroyable explosion du nombre de voitures. En effet, les crédits alloués aux ménages permettent à une certaine couche de la population de s’offrir ce qui est aujourd’hui devenu indispensable : une voiture. Le métro, qui devait être construit voilà plus de vingt ans, est apparemment toujours au point mort. Les moyens de transport se font rares, les bus ne desservent pas tous les quartiers d’Alger et de sa banlieue. Les taxis vont là où cela les arrange et non là où vous voulez aller…

Les seuls taxis qui acceptent de vous emmener à destination sont les taxis clandestins. Ils se sont multipliés de façon incroyable, ces derniers temps. Ces nouveaux chauffeurs font ce travail pour arrondir les fins de mois (si l’on peut dire, car en vérité ce ne sont pas les fins de mois que l’on doit arrondir, mais bien le mois tout court).

Les paies, pour ceux qui ont encore la chance d’en percevoir, ne suffisent plus, les salaires sont beaucoup trop bas et la vie beaucoup trop chère. Pour la plupart des salariés, la paie du mois ne tient qu’une semaine, le reste du temps, les gens se débrouillent en travaillant au noir ou en faisant des emprunts. Les ménages sont surendettés, on vit au jour le jour en attendant une hypothétique revalorisation de salaire, qui se fait bien attendre. Et pourtant nous sommes un pays riche, riche de notre pétrole, de notre gaz… Mais l’argent du pétrole n’a pas encore atteint la population, qui attend, comme elle a toujours attendu, les dividendes de cette manne pétrolière.

Alors pour survivre, parce qu’il n’est plus question de vie pour une majorité de la population mais bien de survie, tous les moyens sont bons : du vol au racket, du trafic (de stupéfiants, d’armes, d’alcool, de médicaments) en passant par l’abus de confiance, le détournement d’argent et surtout la corruption. Tout notre système est corrompu, de la base au sommet, aucun secteur n’est épargné.
C’est dans ce climat de méfiance, de coups tordus, d’injustice et de corruption, qu’évolue le peuple algérien. Les gens sont à l’affût du moindre moyen de se faire de l’argent, tout le monde trompe et profite de tout le monde, et quand vous demandez à Alger pourquoi nous en sommes arrivés là, on vous répond souvent, en substance, avec des variantes selon l’échelon de chacun dans la hiérarchie sociale : « Comment trouver vos repères dans une société où il n’y a plus de repères, où celui qui tue est un héros, où celui qui est honnête est qualifié d’abruti, où ceux qu’hier on qualifiait de “terroristes” sont aujourd’hui respectés, enviés et admirés car devenus riches… »

L’argent d’abord, chacun pour soi et le bon Dieu pour tous
De façon différente selon les couches sociales, le sentiment d’injustice s’est exacerbé ces dernières années. Pour les millions de démunis complets, ceux qui tentent de survivre dans les infâmes bidonvilles d’Alger et des grandes villes, dans les campagnes privées de tout, cela se traduit par les émeutes désespérées à répétition, pour le pain, le logement ou pour l’eau. Mais, c’est ce qui m’a frappé, ce désespoir a aussi gagné une bonne partie des « classes moyennes », celles des petits cadres et fonctionnaires traditionnellement dépendants de la manne publique : beaucoup ne comprennent pas que les hommes montés au maquis, que l’on qualifiait jadis d’« infra-humains », contre qui il fallait se battre, dont il fallait se méfier, bénéficient aujourd’hui d’autant de générosité de la part de notre gouvernement, alors que nombre de ceux – policiers, militaires, « patriotes » ou journalistes – qui l’ont suivi, par opportunisme ou par conviction, vivent dans le dénuement le plus total. Est-ce ce sentiment d’injustice, cette impression de s’être fait avoir qui ont fait basculer une bonne majorité de la population dans l’égoïsme, le matérialisme, l’individualisme et la corruption ?
Dans ces milieux, chacun ne pense qu’à son propre plaisir. Il y a ceux qui dépensent leur misérable paie dans l’alcool, les cabarets et les femmes. Et ceux qui épuisent le peu d’argent ou d’économies dans les derniers gadgets sortis sur le marché – portables, vêtements, etc., importés majoritairement de Chine et qui inondent les étals des marchés et des petites boutiques, tenus en bonne partie par la nouvelle immigration asiatique.

L’argent ou le manque d’argent est la principale source de conflits, de meurtres, de trahisons et de divorces. L’insécurité règne en maître. Des enfants de douze à quinze ans volent les passants qui ont eu le malheur d’oublier qu’il ne faut jamais sortir son portable en public, les passantes qui ont osé sortir avec leurs bagues ou leurs chaînes en or. Des hommes cagoulés vous menacent pour vous voler votre portefeuille ou les clés de votre voiture, et tout cela en plein jour, devant une population pétrifiée, qui n’ose plus intervenir de peur d’être blessée ou tuée. C’est chacun pour soi et le bon Dieu pour tous.

Les divorces se sont multipliés, les alcooliques et les drogués aussi, sans distinction de sexe ou d’âge. Toutes les contradictions se retrouvent dans notre capitale. En effet, tout se côtoie, le hidjab, la minijupe, les femmes soumises, les femmes émancipées, les religieux, les mafieux, les anciens émirs, les jeunes, les vieux. Mais tout ce monde s’entend sur un point : les affaires.

Le paradoxe, c’est que ce sinistre « consensus national » permet la cohabitation de la misère des plus nombreux, ceux qui se cachent et que l’on cache, et de la prospérité affichée dans les rues et les cafés du centre des « nouveaux riches ». Tous disent savoir que nos généraux, nos politiciens, se partagent le juteux pactole du pétrole, mais aussi celui des différents trafics : drogues, armes, médicaments, friperies qui débarquent sous forme de conteneurs, dans tous les ports du pays. Des marchés extrêmement lucratifs, autour desquels gravite un nombre incalculable de personnes : hommes d’affaires, mafias, petits trafiquants, chacun se sert à son niveau et les dividendes n’ont plus qu’à entrer, au détriment de tout un peuple.

De ces marchés grandioses, tous les courants politiques, tous les clans, se remplissent les poches à coup de millions de dinars, tandis que les petites gens doivent choisir entre se nourrir ou se soigner, car on ne peut faire les deux. Ceux qui ont la chance d’avoir de la famille à l’étranger comptent sur celle-ci pour les aider, les autres peuvent mourir. Les émigrés dans leur majorité doivent se priver pour soutenir les leurs, qui en plus de ne pas avoir d’argent pour subvenir à leurs besoins, se sont tournés vers la société de consommation, puisque maintenant en Algérie, rien ne manque… Des centres commerciaux se sont ouverts un peu partout avec un choix énorme de produits et de marchandises, dont le pays a été privé durant des décennies.

Chacun veut faire des affaires, s’enrichir le plus rapidement possible, tout le monde vous dira que c’est « le moment où jamais » de se faire de l’argent. Il y a tellement de nouveaux riches qu’aujourd’hui chacun veut s’enrichir et la fin justifie les moyens. Quel que soit le service rendu, tout se monnaye, même votre droit élémentaire, il suffit de donner la « tchipa », le pourboire. Vous voulez un médicament, une arme, de la drogue : pas de problème, il vous suffit de verser la « tchipa » et vous l’avez dans la minute qui suit. Les gens vivent dans une misère telle que tout est bon pour se faire de l’argent. C’est la course à l’argent, c’est l’occasion où jamais de s’enrichir, parce que, dans quelques années, ce ne sera plus possible.

La totale faillite de l’État
La population dit être abandonnée par l’État et ne compter que sur elle-même pour subvenir à ses besoins ou s’assurer ses vieux jours. Elle dit ne plus se faire d’illusion. Et, de fait, ce qui frappe en Algérie et à Alger particulièrement, c’est le sentiment que l’État est absent. Le peuple est abandonné à son triste sort. Les immeubles sont dans un état lamentable depuis les innombrables tremblements de terre et les inondations de Bab-El-Oued. L’État n’a rien fait pour effacer les stigmates de ces catastrophes naturelles : les immeubles se fissurent, les trottoirs s’affaissent, les rues sont jonchées de détritus, les parcs et jardins sont dans un état pitoyable, seuls quelques drogués et prostituées y trouvent refuge, sous le regard impassible des policiers.

Tout le monde semble avoir démissionné, les policiers ne vous disent plus rien, ne vous interpellent plus, comme s’ils étaient désabusés. « Pourquoi se fatigueraient-ils, puisque durant toutes ces années de terrorisme, alors qu’ils se sont battus au risque de leur vie, ils n’ont récolté qu’ingratitude de la part de l’État », me dit un jeune.
D’aucuns vous diront que ce n’est pas plus mal que l’État soit si peu présent, cela donne le sentiment d’être dans un État moins policier : on peut acheter de l’alcool sans problème, les filles peuvent se promener avec leur petit ami sans être interpellées. Mais sous ces apparences de relative liberté, se cache une autre réalité, celle d’une police politique omniprésente, le DRS (l’ex-Sécurité militaire), dont tous les Algériens savent, plus ou moins confusément, que c’est elle qui, désormais, leur tient lieu d’État : l’état d’urgence est toujours activé depuis quatorze ans, les manifestations, même pacifiques, sont interdites, les programmes de télévision sont toujours étroitement contrôlés.

Et, comme leurs prédécesseurs des années 1970 et 1980, mais évidemment de façon différente, les patrons de l’Algérie d’aujourd’hui – ceux-là mêmes qui ont fabriqué la « machine de mort » des années 1990 en attribuant ses crimes aux islamistes – continuent à instrumentaliser cyniquement la religion. Ils ont remis sur pied des partis politiques « islamistes » domestiqués, et jouent la carte d’un « populisme islamique » sous contrôle. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, les programmes télévisés sont coupés à l’heure de la prière…

Les femmes, premières victimes
Les discours des imams sont centrés sur les femmes, qui doivent obéissance à leurs époux, même si ceux-là les violentent. Discours qu’intègrent bien des femmes, mais pas seulement à cause des prêches. En effet, nombre d’entre elles, surtout dans les classes les plus défavorisées, se soumettent de plus en plus aux diktats des hommes. Elles sont les premières victimes de la colère, de la malvie et de la frustration des hommes. Quand vous interrogez ces femmes à ce sujet, elles vous répondent qu’elles ne peuvent rien faire d’autre, car sinon leurs maris les quitteront pour une autre femme plus belle, plus jeune, plus débrouillarde.

Les femmes seules ne manquent pas en Algérie : durant ces dix années de guerre civile, beaucoup d’hommes sont morts, se sont exilés, ou sont montés au maquis, alors la proportion d’homme en âge de se marier a énormément chuté. De plus, où iraient-elles sans travail, avec un taux de chômage jamais égalé dans l’histoire de l’Algérie, avec le coût de l’immobilier qui a explosé et surtout avec des enfants ? Les femmes trompées, battues, humiliées ou jetés à la rue sont de plus en plus nombreuses, aucun milieu n’est épargné. Elles se laissent majoritairement faire, car il n’y a aucune structure pour les accueillir en cas de séparation d’avec leur mari. Leurs familles ne les prendront jamais en charge même seule, sans enfant, car la vie est beaucoup trop chère et personne ne veut ou ne peut se rajouter une bouche de plus à nourrir. Le tissu familial est complètement détruit, et les enfants subissent de plein fouet cette destruction. Personne ne sait ou ne veut savoir quelles en seront les conséquences dans dix ou vingt ans sur ces enfants. De quelles valeurs sociales vont-ils hériter ?

Dans les classes moyennes en perdition, chacun prend soin de lui, les femmes se font belles pour garder leurs époux, les hommes s’entretiennent pour ne pas subir le mépris. L’apparence a pris une place considérable. Tout cela alimenté par les séries égyptiennes où se racontent des histoires d’hommes qui abandonnent leurs femmes pour une plus coquette, soutenu par des émissions libanaises ou saoudiennes où l’on vous explique comment une femme doit se comporter, comment elle doit s’habiller et se maquiller pour être plus belle…

Tapis rouge aux Américains
Les télévisions arabes sont beaucoup plus regardées, au détriment des télés européennes où les Algériens disent ne pas se reconnaître, où les propos anti-musulmans et anti-arabes se banalisent. Ils disent que le traitement de la guerre du Liban de l’été 2006 par ces chaînes ne reflète en rien la réalité de la situation, en comparaison à ce que la chaîne Al-Jazira leur donne à voir. Lors de cette guerre, la population a éprouvé un sentiment d’injustice, mêlé de colère, face à ce qui ce passait dans ce pays arabe meurtri.

Beaucoup disent qu’un complot se prépare contre le Moyen-Orient, que les États-Unis veulent redessiner la carte géopolitique de la région. Ils se demandent seulement quand viendra leur tour. Mais en même temps, ils disent savoir que nos dirigeants sont pour l’instant dans les « bons papiers » des dirigeants américains. Ils se disent manipulés par nos gouvernants qui soufflent le chaud et le froid. D’un côté, ceux-ci dénoncent l’hégémonie américaine avec tout ce que cela implique, à savoir l’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan, leur complicité dans la guerre au Liban et la spoliation des terres des Palestiniens. De l’autre, ils déroulent le tapis rouge à tous ces officiels américains et font les yeux doux à cette même Amérique. En Algérie, malgré la misère, les gens ont un regard très aiguisé sur la politique intérieure et extérieure.

Les maquis du désespoir
Si à Alger les gens survivent, dans le reste du pays, des pans entiers de la population meurent à petit feu, faute de soin ou de pain, d’ennui ou (et) de désespoir. Cette population n’a d’autre choix que l’exil (difficile car les demandes de visas sont payantes), le banditisme ou le maquis. À Lakhdaria par exemple, une ville située à quelques dizaines de kilomètres d’Alger, les hommes entre vingt et soixante ans sont difficiles à trouver. On nous dit que beaucoup sont montés au maquis, poussés par la hogra, la misère, le manque de perspective et d’avenir. On nous dit que les maquis sont pleins de ces jeunes qui ne supportent plus de vivre dans cette misère et qu’il en monte encore.

« Qu’est-ce qui pourrait empêcher ces jeunes et moins jeunes de monter au maquis ? », m’interpelle cet étudiant. « Qu’est-ce qui a changé pour nous ? Nous vivons toujours dans la même misère ! D’ailleurs on a l’impression que l’État fait tout pour nous pousser à prendre le maquis. Monter aux maquis, c’est le seul moyen de nous faire entendre ou du moins d’exprimer notre colère, notre révolte et notre dégoût ! » Mais quand je lui dis qu’il est quand même suicidaire de prendre le maquis, il me répond avec une lucidité déconcertante : « Je sais ! Nous savons tous ici que les conséquences de la tragédie du 11 septembre sont une bénédiction pour nos dirigeants, qui peuvent “nettoyer” nos maquis, avec cette fois l’aval de l’Occident et des États-Unis, sous le prétexte fallacieux de la lutte antiterroriste. Nous savons tous que la mort attend presque sûrement ceux qui montent au maquis. Mais que reste-t-il aux désespérés, si ce n’est le suicide ? Et quitte à mourir, autant que ce soit les armes à la main. »

Le plus surprenant, c’est que tous ceux que j’ai rencontrés, y compris ces candidats à la guérilla, sont convaincus que les groupes du GSPC, comme avant eux ceux des GIA, n’ont pas grand-chose à voir avec le djihad contre les « tyrans », mais sont largement manipulés par le DRS, qui utilise les jeunes désespérés pour semer la violence et terroriser la population, en particulier dans les endroits où éclatent des émeutes, comme ces derniers mois à Boumerdès. Utiliser la révolte désespérée des uns pour briser la révolte désespérée des autres ! La perversité de nos dirigeants dépasse vraiment l’entendement ! Et comment comprendre que ces jeunes choisissent de gagner de tels « maquis » ?

Quand on demande aux gens ce qu’il faudrait faire pour que cesse cette spirale de désespoirs et de violences, un jeune homme nous répond : « La seule solution est que soit mis en place un État juste, qui prône l’équité et qui partage avec tous ses compatriotes, ne serait-ce qu’un peu, ce que l’or noir lui rapporte en ce moment. » Et cet érudit de soixante-dix ans, qui a perdu deux fils dans le maquis de Jijel, de conclure, à ma grande surprise, car je n’imaginais pas une seconde qu’il puisse connaître les personnages dont il me parle : « N’en déplaise à nos Boudjedra et à nos Sifaoui, à vos Bernard-Henri Lévy et à vos Finkielkraut, fervents défenseurs de la pratique du deux poids deux mesures quant à l’application des droits de l’homme, nos enfants ne sont pas assoiffés de sang et de destruction… Ils ont soif de liberté, de justice et de dignité. Tant que cela ne sera pas compris, nos maquis ne risquent pas de désemplir ! »

De mon séjour de quelques semaines à Alger, j’ai beaucoup appris auprès de la population. Elle fait preuve d’une grande lucidité et d’une connaissance étonnante de ce qui se passe réellement dans le pays, alors que la presse algérienne n’en parle que de façon codée, et les médias occidentaux pratiquement pas du tout (se contentant le plus souvent de reprendre les mensonges de la propagande officielle). En effet, il va falloir à nos dirigeants beaucoup plus de finesse, car le peuple algérien n’est plus dupe. Il a non seulement accès à la parabole et à Internet, mais surtout il sait que notre président n’est qu’une marionnette, une façade politique fabriquée pour donner le change à l’Occident. Elle permet de maintenir en place les généraux et les chefs des services secrets qui détiennent tout le pouvoir, avec son cortège de manipulations, d’infiltrations voire de créations de maquis, pour contrer toute voix discordante dans une Algérie qu’ils veulent sourde, muette et aveugle, devant leurs débordements. Une Algérie qu’ils veulent à leur botte.

Mais chacun sait que d’autres avant eux ont essayé, avec les mêmes méthodes, de nous maintenir sous leur joug. Et chacun sait comment cela a fini.

Écrit par : Djelloul | samedi, 21 octobre 2006

Sa7a Ftourkoum ya Lmrarka :-(


Algérie: trois gendarmes tués dans une attaque terroriste

The Associated Press - 22/10/06

Trois gendarmes ont été tués samedi après-midi dans une embuscade tendue par un groupe islamiste armé près de Beni Belaïd, dans la région de Jijel (360km à l'est d'Alger), rapporte dimanche la presse algérienne.

Une patrouille de la gendarmerie a été surprise par l'attaque d'un groupe armé d'une quinzaine d'éléments, indique le quotidien "El Watan", qui précise que les islamistes ont récupéré les armes des gendarmes avant de prendre la fuite.

Selon "Le Quotidien d'Oran", les trois victimes se trouvaient à bord de leur véhicule et regagnaient leur brigade quand elles ont été surprises par des tirs nourris d'armes automatiques.

Une trentaine de morts ont été dénombrés dans les attentats terroristes et opérations des forces de l'ordre au cours du Ramadan 2006, qui s'achève lundi en Algérie, selon un bilan établi à partir de la presse algérienne.

Si la première quinzaine du mois a été, au plan sécuritaire, des plus calmes, la deuxième est caractérisé par une série d'attentats sporadiques attribués aux groupuscules du GSPC, qui semblent de plus en plus actifs, en particulier dans la région centre du pays.

Durant cette période, plusieurs attentats terroristes ont ciblé des wilayas (départements) comme Tizi Ouzou, Alger, Béjaïa et Aïn-Defla. Parmi les attentats les plus marquants figurent celui de Miliana, dans la wilaya de Aïn-Defla (150km à l'ouest d'Alger), où huit gardes communaux ont été assassinés le 15 octobre au moment de la rupture du jeûne, et l'assassinat, le 12 octobre, du président de l'Assemblée populaire de wilaya (conseil général) de Tizi-Ouzou (100km à l'est d'Alger), Rabah Aïssat.

Toutefois, malgré cette recrudescence de l'activité terroriste, ce mois demeure très loin des Ramadans de la décennie 90, au cours desquels des centaines de personnes furent massacrées par les groupes armés.

Toutes ces violences sont imputées, selon la presse, au GSPC, rallié depuis septembre à Al-Qaïda, selon le numéro deux du réseau terroriste, Ayman al-Zawahri.
AP

Écrit par : Chebba Zehouania | dimanche, 22 octobre 2006

Attentat terroriste à Alger

La ville d’El Harrach à l’est d’Alger a été sécoué par un attentat terroriste qui aurait visé l’école militaire de Beaulieu, faisant six blessés légers dont des officiers de l’ANP.
samedi 21 octobre 2006.
L’engin explosif dissimulé dans une bouteille d’eau minérale vide aurait été actionné à distance et relié à un téléphone portable, au moment de la sortie de la cité Sidi M’barek “des militaires pour la veillée de ramadhan”, ajoute notre source. La bombe était entreposée dans un petit jardin jouxtant la cité militaire. De retour hier sur les lieux du drame, nous n’avons constaté aucun impact ou trace de la bombe. L’endroit ciblé par les terroristes est en fait un passage pour les habitants du quartier Sid M’Barek par lequel de nombreux citoyens transitent pour se diriger vers la mosquée Feth El-Moubine.

Selon les riverains, sitôt les blessés évacués, l’endroit a été nettoyé et remis en état. Approché pour de plus amples informations, l’officier de garde de l’école en question s’est abstenu de tout commentaire, arguant le fait qu’il n’est pas autorisé par sa hiérarchie à communiquer ce genre d’informations. On apprend néanmoins de source sécuritaire que plusieurs engins explosifs ont été désamorcés, ces derniers mois, à Alger et sa périphérie. L’explosion de ce jeudi, même si elle est de faible intensité, marque le retour des attentats à l’explosif dans la capitale au moment où les autorités multiplient les déclarations rassurantes et certifient que Alger est à l’abri de toute emprise terroriste.

En fait, les services combinés actifs s’attendaient au retour du terrorisme urbain depuis l’explosion en mai dernier d’une bombe en plein centre-ville de Boumerdès, alors que cela faisait des années qu’aucun attentat n’a été commis dans une ville algérienne. Le GSPC, à qui l’on attribue ces attaques, utilise désormais des bombes actionnées à distance par le biais le plus souvent d’un téléphone portable. En dépit du fait qu’il soit harcelé par plusieurs opérations de ratissage, le GSPC travaille avec des méthodes de plus en plus sophistiquées. Le degré de nuisance de ce groupe terroriste dans Alger aurait pu être plus important si les services de sécurité n’avaient pas pris leurs dispositions en mobilisant un effectif énorme, surtout en ce mois de ramadhan.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après Liberté

Écrit par : Attentat terroriste à Alger | dimanche, 22 octobre 2006

tout ce que je peux dire et commenter c'est qu'Allah vous viens en aide et vous guérrisse de votre mal de l'Algérie, quand on lit vos interventions sur mon grand pays qu'est l'Algérie on sent que vous avez un faible envers l'Algérie ,tout ce que je vous souhaites ( que vous guerrissez de ce mal et que vous libérez un jour in chaa Allah Sebta et Mellila comme les grands pays qui ont arraché leur entiére indépendance avec le sang) autres choses , les chiens aboient la caravane(l'Algérie) passe et pour finir ,parler d'autres choses s'il vous plait, nous en Algérie on a dépassé cette phase ça fait bien longtemp OK

Écrit par : aggab abdeldjalil | lundi, 23 octobre 2006

aaa si aggab!
tout ce qu'on souhaite c'est qu'Allah vienne en aide au Grand Peuple Algérien, et le guérisse de la junte politico-militaire qui le tient d'une main de fer et de sang., et qui l'arnaque ouvertement et sans vergogne.

Ce n'est pas nous qui rapportons les graves maux et le chaos et la peur permanente dont souffre ce peuple , mais votre propre presse ou vos propres concitoyens, de l'Intérieur comme de l'Etranger.

Ce n'est pas le Royaume du Maroc qui maintient des groupes terroristes sur votre sol,

ce n'est pas le Royaume du Maroc qui prive ce peuple des bénéfices de la manne pétrolière, que l'algérie-off gaspille au profit de mercenaires sans foi , ni loi,

ce n'est pas le Royaume du Maroc qui s'occupe des affaires des autres et oublie ses propres affaires,

ce n'est pas le Royaume du Maroc qui casse tout rapprochement entre les deux peuples algérien et marocain,

ce n'est pas le Royaume le Maroc qui héberge, arme, et incite des bandes de brigands pour attaquer ses voisins,

bref , ce n'est pas le Royaume du Maroc qui divise et décourage toute initiative de paix dans la Région,

Le Royaume du Maroc aurait pu jouer au même jeu, avec les peuples TOUAREG, Kabyle ...mais, ce n'est pas dans ses desseins ...pour le moment, car à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler...

tu dis que la caravane passe et les chiens aboient, on te rétorque, où va la caravane algérienne-officielle, si déjà il existe une caravane, digne de ce nom.
Le régime tortionnaire algérien n'a pas de caravanes, mais surtout des cravaches pour traiter le peuple algérien comme des animaux.
Monté sur les mêmes dromadaires que son rejeton polialgérien, il ne voit pas la bosse sur laquelle , il tangue , il ne voit que la bosse des autres.

Nous n'avons aucun problème réel avec le peuple algérien, mais tant que votre régime s'occupe de ce qui ne le regarde pas, nous sommes dans l'obigation de mettre à nu toutes ses manigances.
Alors, vous n'avez, en tant que citoyens algériens dignes et fiers qu'à le remettre sur le droit chemin ou carrément le changer...qu'Allah vous aide Amine !!

Écrit par : Reggab | lundi, 23 octobre 2006

je commenserai a salué tou mes frer du magreb avant de faire ma remarque! SALAM ALIKOUME!!
je voie helas dans se site que vous presentez une algerie que je connais pa!pourtan j vi?
Mé au fil de la lecture je voi en arier plan le spectr du polisario...
DOMMAGE pour le peupl algerien marocain du monde musulman de se diviser comme sa...
En temps k'algerien je v depasser tout c betiz et vou dir de venir ac la tunisi pour inchala créé 1jour le magreb uni,ainsi ensenble nous regleron tou no problem ,vous nou aidrai A eradiker l'insecurité et le terrorism ki fai plu d'10million de mor chez nous chak jour (soi 31000% de tau de criminalité)
NOU viendron chez vou pay de la liberté DES FEMMES(el son bien plu emansipé ke ché Nou;-)) pour erradiker la pedophili au pied de la koutoubya a marrakesh la miser ,le cirage de chaussur au tourist belg et francé,et le baiz main au ROI....je continu ou j'aret?
Alor sa fé quoi d'etr redui a des cliché minable?
Peupl du Maroc reveill toi il fo s'unir et pa renter dan une haine et dan un nationalism importer par le colonisateur ...
L'occidental rigol en lisan c pseudo articl il voi kil a reussi a nou divizé ,pendan kIL féte le 50eme aniversair de l'union europeenne.NOUS ON CONTE LE TAUX DE CRIMINALITé du voisin au lieu de balayer devan sa port,keurell de cloché ,je diré pluto keurell de minaret.
ALLAH YAHDINA W YAHDIKOUME SALAM

Écrit par : muhammad el djazairi | dimanche, 11 février 2007

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