vendredi, 10 février 2006

Sahara: l'Algérie a de quoi sauver la face

 

Le Sahel pourrait "se transformer en un terreau fertile du terrorisme si la question du Sahara n'est pas résolue", écrit mercredi le "Washington Times", rappelant que le Maroc va soumettre une proposition aux Nations Unies qui accorderait une large autonomie aux populations du Sahara.

Dans un article daté de Rabat et intitulé "Le Maroc offre l'autonomie au Sahara ", la journaliste Jennifer Joan Lee, souligne que les populations du Sahara "administreraient leurs propres affaires tout en demeurant sous souveraineté marocaine".

"Nous sommes prêts à ce compromis", a dit M. Taib Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, cité par la journaliste.

"Nous sommes prêts à aller aussi loin que nous pouvons pour négocier. Quand tout le monde sera d'accord, nous pouvons accorder l'autonomie en toute bonne foi", a dit M. Fassi Fihri.

Pour les autorités marocaines, seule une pression internationale peut persuader l'Algérie à faire le prochain pas vers le règlement du conflit du Sahara, ajoute par ailleurs la journaliste avant de citer M. Fassi Fihri qui a déclaré que "nous avons offert quelque chose qui peut aider l'Algérie à sauver la face". "Maintenant l'Algérie doit cependant accepter un compromis", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdallah, cité également par le journal, a indiqué que "le Maroc sera toujours en charge de questions telles que la défense et les affaires étrangères".

Si le plan est accepté, le Maroc sera le premier pays dans le monde arabe qui aura accordé l'autonomie à un de ses territoires, relève la journaliste, ajoutant que des observateurs au fait du conflit vieux de 30 ans considèrent la proposition marocaine comme quelque chose de nouveau.

16:30 Ecrit par Maroc pluriel dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb

Commentaires

Sahara : l’offre du Maroc bien accueillie

Etats-Unis. Un article du Washington Times revient sur l’offre marocaine et met en garde contre les conséquences d'un nouveau blocage pour toute la région. Seule solution viable et durable, l’autonomie sous souveraineté marocaine.


Les contours de l'offre marocaine d'autonomie pour les régions du Sahara se précisent de plus en plus à quelques semaines du mois d'avril, date où le Royaume devra soumettre son plan au Conseil de sécurité de l'ONU.
Selon le Washington Times, qui consacre un long article à l'offre marocaine dans son édition du mercredi 8 février 2006, le "Maroc est prêt à prendre ce risque comme un compromis".

Cette citation est de Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, qui ajoute que le Maroc, quand tout le monde sera d'accord, pourra "garantir une autonomie de bonne foi". Cela pourrait passer par une totale dévolution pour la gestion des affaires de tous les jours, précise Nabil Benabdallah, ministre de la Communication, également cité par l'article du Washington Times. Ce dernier affirme qu'il ne saurait être question d'autonomie (Self-government) et que le Maroc aura toujours à sa charge des aspects de souveraineté comme la défense et les affaires étrangères.

L'offre du Maroc est saluée par Robert Holley, le directeur exécutif du "Moroccan Center for Policy", qui estime que le Royaume créera ainsi un précédent pour une nation multiple qui s'est toujours opposée au séparatisme.
Pour le directeur de cette ONG œuvrant pour la consolidation des relations entre le Maroc et les Etats-Unis, l'offre du Royaume est "politiquement courageuse" pour les risques qu'elle comporte. Ce à quoi font écho des officiels marocains qui considèrent que, faute d'un compromis, les choses pourraient empirer.
Ils avertissent que si une solution politique n'est pas trouvée, c'est le Sahel, région aux frontières incontrôlables, qui risque de devenir un terreau fertile pour le terrorisme et des groupes comme le GSPC.
Khalid Zerouali, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l'Intérieur, renchérit en affirmant que la moitié des 10.000 soldats du Polisario ont effectué des stages à Cuba pour se familiariser avec les techniques de sabotages. Un "savoir" qui pourrait être utilisé par les groupes terroristes.

La journaliste du Washington Times fait intervenir un analyste qui affirme que le Maroc, surtout depuis les derniers rebondissements dans ses régions du Sud et les menaces du Polisario de reprendre les armes, avait subi des pressions de la part des Etats-Unis pour formuler une proposition capable d'encourager des négociations avant qu'intervienne une escalade.

La raison en est toute simple, estime cet analyste qui affirme que les Américains n'ont pas les forces nécessaires pour maîtriser un conflit dans la région du Sahel. Les autorités marocaines, écrit la journaliste Jennifer Joan Lee, affirment que des pressions internationales pourraient amener l'Algérie à "faire un pas" pour résoudre ce conflit.
"Nous offrons quelque chose qui aidera l'Algérie à sauver la face", affirme Taïb Fassi Fihri qui conclut en disant que ce pays aussi doit prendre part à ce compromis.

Compromis déjà rejeté par le Polisario dans une récente lettre à l'ambassadeur américain auprès de l'ONU et président, pour février 2006, du Conseil de sécurité.
Dans cette lettre, les amis de Mohamed Abdelaziz disent s'en tenir au référendum sur l'indépendance.

ALM, Mohamed Boufarham
Le 9-2-2006

Ecrit par : Washington Times | vendredi, 10 février 2006

J'ai lu dans un site kabylienews qui cite la Gazette du Maroc que les militaires algériens, veritables maitres d'Alger veulent sortir de la logique polisarienne et ne pas perdre la face en participant à trouver une solution.
Est-ce un début de lucidité ?? :

"On apprend de sources concordantes à Alger que l’armée (algerienne) a fait savoir aux interlocuteurs américains qu’elle était prête à participer à une solution du problème du Sahara si Washington propose un nouveau projet dans lequel l’Algérie ne perd pas la face et récolte un intérêt politique et morale. Information confirmée par une source diplomatique britannique à Paris."

Ecrit par : H | lundi, 19 février 2007

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