mardi, 19 février 2008

Que nous révèle le cas Fouad Mourtada ?

 Le facebook-émissaire

35fbd4f02befa47653ddade723b46e69.jpgJ’ai longuement hésité d’aborder le cas de ce jeune ingénieur qui a usurpé l’identité du Prince Moulay Rachid, mais vu que tout le monde en parle, je vais me prêter à l’exercice -oh combien difficile -de donner mon avis.


1. Système éducatif dépourvu d’éducation politique et citoyenne
D’abord Fouad Mortada est victime de la bêtise régnante parmi la jeunesse Marocaine et Et il y a, à mon sens, un lien évident entre la situation du système éducatif défaillant et ce triste cas. Voilà un jeune homme de 26 ans qui a fait un cursus très brillant d’ingénieur et il ne s’est pas foutu tout au long de son séjour estudiantin de savoir qu’il y a des lignes rouges inamovibles liées à la sacralité et le respect que vouent les Marocains à la Monarchie. J’imagine qu’un jeune de son âge vivant dans les années 70 et 80 ne serait jamais songé une fraction de seconde de se livrer à ce genre de jeu dangereux, même en plaisantant comme il affirmait. Je le crois volontiers qu’il s’est amusé à créer ce profil princier. Il lui manquait les instruments d’appréciation du contexte politique Marocain. Et à coup sûr, il n’est pas du tout politisé comme la majorité de notre jeunesse marocaine. Les Universités et les Grandes Ecoles étaient un creuset progressiste pour comprendre les clés de compréhension de la société, avec la présence d’un corps d’enseignants de très haut niveau et de maturité politique et un syndicat d’étudiants très actif qui participaient à la formation citoyenne et politique des étudiants. Ce désert intellectuel dont souffre les établissements estudiantins laisse les étudiants entre le choix d’être embrigadés par les intégristes ou la dépolitisation totale au point de se perdre dans les méandres de l’oisiveté futile et le vide mortel. Les responsables des Etablissements faillent à leur mission éducative citoyenne et les syndicats et forces progressistes de jadis désertent la place publique en laissant les étudiants et les jeunes livrés à eux-mêmes sans repères, sauf ceux qui évoluent dans un milieu familial et social qui leur donne ce qui manque sur la place publique.

2. Immaturité
Je suis étonné que ce jeune homme s’amuse à son âge de jouer au prince Et je mets au défi quiconque de me trouver une jeune femme de 26 ans ou moins qui joue encore à la poupée. C’est incontestablement un manque de maturité qui l’a poussée à se livrer à ce jeu virtuel qui s’est avéré perilleux et dramatique pour lui et sa famille. Je vais affirmer une lapalissade, Nos filles, dans leur majorité, sont plus mûres et plus posées que les garçons.
Note jeunesse est infantilisée et dans les milieux aisés chouchoutée à l’excès. Cette éducation les empêche de grandir et sortir à l’état adulte. Je ne vais pas me livrer ici à développer une analyse transactionnelle des 3 états du Moi, j’en suis incapable. Mais une grande partie de la jeunesse d’aujourd’hui dans presque tous les pays trouve beaucoup de mal a couper le cordon ambilical qui les lie encore à leurs parents pour rentrer dans le monde adulte et responsable. C'est probablement dû, au contexte socio-économique et la paupérisation de la classe moyenne. Tandis que chez les jeunes issus de familles aisées, du refus d'abandon du confort dont jouit la demeure paternelle. Mais au final, le résultet est le même pour les deux milieux : infantilisation et prolongement de l'état l'adolescence qui chevauche avec l'âge adulte qui ne tarde à s'accomplir de manière claire sur la personnalité de ces jeunes.


3. Fouad Mortada victime du schéma sacrificiel
Le virtuel pullule de jeunes qui s’amusent sur Facebook et d’autres palteformes et qui font autant de bêtises Mais ce jeune homme est probablement pris au hasard pour l’exemple. Il a été sacrifié sur l’autel de l’exemplarité pour mettre en garde les autres. Cela aurait tombé sur n’importe quel jeune et par malchance c’est Fouad Mortada que le filet policier a pris sur la toile. Le schéma sacrificiel du point anthropologique, fonctionne de la même manière partout et dans toutes les sociétés. Il a entre autre et comme il a été défini par René Girard, la fonction de réaffirmer la distance qui sépare les hommes et la sacralité qui devrait être respectée. Il est temps que j’arrête de philosopher et de théoriser. Je risque d'écoeurer certains. 

Conclusion. Relâchez-le !!!! Il ne mérite ni punition ni jugement. Il mérite plutôt une fessée de la part de son père et un grondement sévère de sa mère pour ne plus recommencer ce genre de bêtises. C’est un môme qui n’a pas encore intériorisé la règle de jeu à respecter. Basta cosi !

@Al-Maghribi, Maroc Pluriel et multiple

dimanche, 10 février 2008

Enseignement :le débat s’installe sur la Blogoma

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Credit photo:racines-asso.org
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Tout a commencé avec un coup de gueule de Taha Balafrej qui a lancé un cri salutaire pour alerter  sur la situation catastrophique de notre système éducatif. Le rapport publié par la Banque Mondiale intitulé « un parcours non achevé : la réforme de l’éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord »  ne fait que conforter et confirmer le diagnostic fait par les responsables marocains  et que la presse en a fait l’écho, notamment l’Economiste bien avant la publication de ce rapport. C’était lors de la conférence-débat organisée mardi 15 janvier au centre Links à la faculté de droit de Casablanca, autour du thème «L’école marocaine face aux défis de l’efficacité et de la qualité». Donc, pour une fois tout le monde s’accorde sur le diagnostic que les résultats sont décevants et que ce rapport pointe les carences que tout le monde reconnait y compris M. Abbas al Fassi, le chef du gouvernement qui a déclaré récemment que le Maroc dispose de plusieurs programmes relatifs à la réforme de l’enseignement. Voilà, le mot magique est lancé « réforme ». Mais on n’a pas arrêté de lancer des réformes sur l’éducation depuis l’indépendance sans grands résultats.

Que faut-il faire pour que ça marche ?  Sans contre-pouvoir émanant des parents d’élèves et du corps enseignant par le biais de leurs syndicats ou individuellement, il n’y aura aucun résultat tangible, malgré les bonnes volontés et la création de hautes et sous commissions ministérielles ou parlementaires.

Ce lourd dossier compliqué de l’éducation doit être pris en charge par toute la société sous forme d’une instance qui aura â sa charge de préparer les états généraux de l’enseignement au Maroc, associant des experts, des enseignants, des élèves, des étudiants, leurs parents et des acteurs sociaux et économiques du pays. C’est un grand chantier qu’il faut lancer pour remettre à plat tous les problèmes et les dysfonctionnements que connait l’éducation dans notre pays et surtout discuter des raisons de l’échec de toutes réformes entreprises jusqu’à maintenant.

Le travail entamé par la blogoma est salutaire. Il est nécessaire et il faut le continuer pour qu’il soit amplifié, ne serait ce que pour que la parole se libère et que le débat s’installe aussi bien dans l’espace virtuel que réel. Faisons jouer l’intelligence collective pour que ce débat s’installe le plus solidement possible. Tout le monde est concerné par ce dossier de l’éducation qui engage l’avenir de notre pays.

@al-Maghribi, Maroc pluriel et multiple

jeudi, 17 janvier 2008

Maroc : un mouvement de tous les démocrates

Un groupe de citoyens lance une initiative pour un mouvement de tous les démocrates.
Rabat, 17/01/07-map. Un groupe de citoyens a lancé une initiative pour un mouvement de tous les démocrates indépendamment de leurs appartenances partisanes, une initiative dont "les fondamentaux de la Nation Marocaine sont le socle, les valeurs démocratiques sont la référence, les constituants de notre identité plurielle et de notre authenticité sont le crédo, la modernité est l'horizon".

Un communiqué, rendu public jeudi, précise que cette initiative intervient après que "des citoyennes et des citoyens de divers horizons professionnels, intellectuels et culturels, et de différentes sensibilités politiques et associatives, se sont réunis à plusieurs reprises durant ces dernières semaines ", ajoutant que ces "réunions ont porté sur l'examen des défis, questions, enjeux et attentes se rapportant à la situation politique nationale, y compris les enseignements des dernières élections législatives".

Partant des conclusions de leurs échanges, ajoute la même source, et "convaincus de la nécessité d'agir pour sauvegarder et consolider les acquis et les réalisations de notre pays en matière de démocratisation et de développement " et "conscients du déficit de mobilisation des élites nationales dans l'encadrement des citoyens et dans la participation de ceux-ci à la construction de leur avenir" et " de l'ampleur des défis et des responsabilités qui incombent à tous, Etat et société", les participants à ces réunions se sont engagés résolument à oeuvrer pour "l'émergence d'un élan démocratique rénové".

"Ils réaffirment, en outre, leur conviction profonde quant à la nécessité de dépasser les attitudes de démission et de passivité, et d’œuvrer avec volontarisme pour le renforcement de l'engagement responsable face aux attentes des citoyens et aux grands défis de la Nation", poursuit le communiqué.

Ils affirment "avec force la nécessité d'une initiative nationale ouverte à tous les démocrates, indépendamment de leurs appartenances partisanes, celle d'un mouvement, dont les fondamentaux de la Nation Marocaine sont le socle, les valeurs démocratiques sont la référence, les constituants de notre identité plurielle et de notre authenticité sont le crédo, la modernité est l'horizon", précise le communiqué, ajoutant qu'il s'agit d'une initiative "qui adopte le langage du réalisme et le souci de proximité comme principes d'action, une initiative pour un mouvement de tous les démocrates".

Le communiqué est signé pour les participants par M.Aziz Akhennouch, M. Ahmed Khchichine, M. Salah El Ouadie El Assafi, Mme Khadija Rouissi, M. Fouad Ali Al Himma, M. Mustapha Bakkoury, M. Rachid Talbi Alami, M. Mohamed Cheikh Biadillah, M. Hakim Benchamach, M. Habib Belkouch et M. Hassan Benaddi.

mercredi, 29 août 2007

Appel pour un pacte démocratique


Le Maroc a connu, au cours des dernières années, des avancées incontestables sur la voie de l’option démocratique. Au-delà des différences d’appréciation quant à l’ampleur et la concrétisation de ces acquis, au rôle plus ou moins déterminant des différents acteurs qui ont œuvré pour leur réalisation, force est de constater qu’ils ont changé de fond en comble le climat de notre vie politique. Le vent de liberté qui souffle sur notre pays a levé bien des tabous qui ont bridé pendant longtemps le débat national. Il a permis l’éclosion d’une nouvelle conscience citoyenne et favorisé, de façon inouïe, l’initiative et la créativité de la société civile.
Mais il y a un revers de la médaille. Cet élan émancipateur, porteur de rénovation, se heurte dans son déploiement à des vents contraires qui soufflent, eux, depuis des décennies et prennent aujourd’hui l’allure d’une tornade menaçant les fondements humanistes de la Maison marocaine. A l’arbitraire sans faille qui a confisqué le projet démocratique dans le passé se substitue maintenant une déferlante obscurantiste voulant régir notre société selon un modèle encore plus archaïque et ayant dans sa ligne de mire toutes les valeurs pour lesquelles le mouvement progressiste a combattu et consenti d’énormes sacrifices depuis l’aube de l’indépendance.

C’est ainsi que, au moment même où nous entrevoyons une lumière au bout du tunnel, les fossoyeurs de l’espérance s’activent à en boucher l’issue. Il est grand temps pour les démocrates de notre pays de prendre la mesure exacte d’un tel péril, des effets pernicieux qu’il a déjà provoqués au sein de larges couches de la population, sans parler du doute qu’il réussit parfois à semer dans leurs propres rangs. Il ne s’agit ni de surévaluer ni de sous-estimer ce péril, mais d’assumer résolument une tâche de salubrité publique consistant à ranimer la flamme du combat démocratique et des valeurs qui l’entretiennent. Un combat qui puisse contrer et désarticuler les vagues du pessimisme, du catastrophisme et des lamentations stériles alimentées par ceux qui ont intérêt à présenter le Maroc comme un pays qui régresse plutôt qu’il n’avance, et qui se préparent, en se basant sur ce diagnostic fallacieux, à l’entraîner vers le chaos.
L’heure est donc au sursaut, à la mobilisation des énergies et au rassemblement, non seulement pour faire barrage au camp conservateur lors des prochaines échéances électorales, mais bien au-delà, pour que le projet démocratique porteur de liberté, de pluralisme, de modernité, de progrès matériel et moral soit perçu clairement et massivement comme le seul à même de rendre sa dignité à notre peuple, de répondre concrètement à ses aspirations de justice, d’égalité, de sécurité, et de lui redonner le goût d’un avenir vivable, prometteur d’épanouissement pour lui et les générations futures.

Evidemment, une bataille d’une telle envergure ne saurait être gagnée si les démocrates se présentent en rangs dispersés. Plus que jamais, le camp démocratique est appelé à se ressaisir afin d’enrayer le processus de son propre émiettement. Et il y réussira d’autant plus sûrement qu’il s’attellera sans tarder à la tâche de reconstruction de son identité, de régénération de sa pensée et de ses pratiques. Il en acquerra une vision renouvelée de nos réalités et une appréciation plus objective de l’ensemble des forces vives capables d’entraîner l’adhésion de la société et de la mobiliser en faveur du projet démocratique.

C’est alors que les contours du camp démocratique pourront s’élargir et que la voie du rassemblement s’ouvrira sur de nouvelles perspectives. Partis politiques, syndicats, acteurs de la société civile, intellectuels et créateurs seront en mesure d’enclencher entre eux une véritable synergie, mettant en commun la diversité de leurs savoirs, expériences et talents, au service du même combat. Mais ces vœux ainsi exprimés auront encore plus de crédibilité et d’impact si l’ensemble des forces citées parviennent à nouer entre elles un pacte démocratique précisant les valeurs et les propositions qu’elles s’engagent à défendre d’une même voix auprès de l’opinion publique.
L’élaboration de ce pacte d’honneur revêt un caractère d’urgence. Toutefois, ce dernier ne gagnera rien à sortir fin prêt d’une officine quelconque. Seul le débat au grand jour, impliquant toutes les potentialités, lui garantira son poids de vérité et sa force de conviction. Fruit de l’intellectuel collectif, il engagera encore plus résolument chaque partenaire dans une bataille qu’il fait sienne et dont il est pleinement conscient qu’elle a pour enjeux déterminants la mise en échec des visées rétrogrades et le triomphe des choix démocratiques.
Oeuvrons pour ce pacte fédérateur !
Oeuvrons pour que la famille démocratique se redresse et porte haut le flambeau de l’espoir, des valeurs humanistes et du progrès!


Abdellatif Laabi

vendredi, 30 mars 2007

Pétition de l'Appel Citoyen au sujet du Sahara Marocain

Le problème du Sahara, le dernier conflit résiduel de la guerre froide, qui dure depuis plus de trois décennies années constitue un foyer de tension permanente dans la sous région du Maghreb et une pierre d’achoppement face à la construction d’un espace économique maghrébin.

Les considérations géostratégiques qui le sous tendaient au début des années soixante dix ne sont plus, depuis un bout de temps déjà, d’actualité mais malheureusement les gouvernants d’Alger persistent dans leur velléité d’amputer le Maroc d’une partie de son territoire.

Soucieux de préserver les relations multiséculaires qui unissent les peuples algérien et marocain et de regarder vers l’avenir commun qu’ils doivent impérativement partager. Le Maroc s’apprête à soumettre à l’ONU un projet d’autonomie pour ses provinces sahariennes dans la perspective d’un règlement définitif de ce conflit artificiel.

Nous vous demandons de bien vouloir signer cette pétition d’appui et cette initiative marocaine.
*************
Le Maroc s’apprête à soumettre à l’ONU, dans les jours qui viendront, un projet d’autonomie élargie pour ses provinces sahariennes. Ce projet, auquel adhèrent unanimement les citoyens marocains sahraouis établis dans les provinces du sud et la majorité de ceux séquestrés dans les camps de Tindouf, suscite des réactions positives au sein de la communauté internationale.

Ce soutien a évidemment provoqué un véritable et très perceptible désarroi dans les rangs des caciques du séparatisme au sein du Front Polisario et de ceux qui les soutiennent à Alger. Pour preuve cette énième déferlante tout azimut de la diplomatie algérienne dont le dessein inavoué est de tenter de faire avorter comme par le passé cette ultime tentative pour un règlement juste, pacifique et définitif de la question dite du Sahara Occidental.

*Nous rappelons que fort de la justesse de sa cause et de l’attachement des populations sahraouies à leur marocanité le Maroc ne cesse, depuis plus de trois décennies, d’oeuvrer pour faciliter une solution politique, sans vainqueur ni vaincu, qui consacrerait le Maroc dans son droit et qui permettrait enfin la construction d’un ensemble Maghrébin à même d’assurer la paix dans la sous région du Maghreb et du Sahel et la prospérité économique aux quatre vingt millions de citoyens des cinq états du Maghreb.

*Nous rappelons aussi que dans un contexte international et régional marqué par la recrudescence du terrorisme et par l’accentuation des inégalités entre les populations du Sud et celles du Nord la construction d’un espace économique maghrébin revêt un caractère d’urgence. Il va sans dire que cette construction maghrébine doit nécessairement passer par le règlement définitif du contentieux algéro-marocain.

*Nous rappelons enfin que le coût économique (10 milliards de dollars US par an environ) et social de la non construction maghrébine freinent grandement les politiques de développement humain initiées par les états maghrébins.

*Nous lançons enfin un appel à la communauté internationale à travers toutes ses composantes pour soutenir le projet d’autonomie élargie proposé par le Maroc.

Ce soutien que nous espérons massif contribuera à l’instauration de la paix dans notre sous région et permettra à nos cinq pays de se consacrer aux véritables problèmes que sont la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, la lutte contre l’analphabétisme, la lutte contre le fanatisme et l’obscurantisme sous toutes leurs formes, l’édification d’états démocratiques et de droit, l’édification de sociétés de la modernité et de l’égalité entre les sexes….

vendredi, 16 mars 2007

Manifeste de Ben Ahmed pour une vigilance citoyenne

Association Appel Citoyen Manifeste de Ben Ahmed pour une vigilance citoyenne contre le terrorisme
 

Le bureau exécutif de l’association Appel Citoyen a tenue une réunion ordinaire à Ben Ahmed le 17 février 2007. A l’issue de cette réunion il a été décidé de publier ce manifeste :

-   Le bureau exécutif condamne avec vigueur le terrorisme visant les personnes et les biens sous toutes ses formes.

-   Rappelle que le Maroc n’a eu cesse d’alerter la communauté régionale et internationale sur les risques qu’encoure la sous région (Sahel et Afrique du nord) du fait de l’absence d’une stratégie sécuritaire globale impliquant l’ensemble des états de la sous région.

-   Le bureau exécutif exhorte le peuple marocain dans l’ensemble de ses composantes à observer une extrême vigilance face aux tentatives de déstabilisation visant notre pays et à barrer la route aux ennemies de la démocratie et de l’intégrité territoriale.

-   Appelle l’ensemble des citoyennes et citoyens à la solidarité, au renforcement du front intérieur et à la défense des acquis réalisés sur le plan de la construction démocratique et de l’édification du Maroc de la modernité.

-   Dénonce les déviations obscurantistes et nihilistes terreaux de la haine et du séparatisme

Pour Le bureau exécutif
Bachir Maaouni

vendredi, 30 juin 2006

pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel

La société civile en mouvement pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel, thème d'une rencontre à Genève

GENEVE (MAP) - Des acteurs de la Société civile au Maroc ont animé, jeudi à Genève, une conférence intitulée "la Société civile en mouvement pour un Maroc uni, pluraliste et pluriel".

La diversité culturelle, le dynamisme sociale, l'interaction des initiatives pouvoirs publics/tissu associatif étaient les maîtres mots de cette rencontre mais aussi les challenges qui restent à relever dans bon nombre de domaines pour parfaire l'édification d'un Maroc solidaire et économiquement compétitif.

Mme Khadija Sadouk, vice-présidente de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), a plaidé pour une unité globale car sans unité à l'intérieur et à l'extérieur, autrement dit au niveau du Maghreb, aucun développement ou progrès ne seront à la hauteur des aspirations affichées.

"Les richesses du Maghreb se perdent à cause de questions qui nous séparent et les peuples souffrent de cet état de faits", a-t-elle souligné.

Pour elle, la diversité et la différence constituent une force qui engendre une dynamique de développement, mettant en exergue les liens historiques et culturels, qui constituent le socle sur lequel cette unité peut être édifiée.

Cette aspiration n'est toujours pas au rendez-vous, alors que d'autres n'ont pas les mêmes atouts et pourtant ils sont arrivés à s'unir économiquement et politiquement, a-t-elle fait remarquer.

Pour Mme Asmae Mahdi, de l'association "Initiatives pour la protection des Droits des Femmes" (IPDF), les marocains aspirent à "l'édification d'un Etat de droit, un Etat démocratique fort, riche de ses diversités culturelles, linguistiques et politiques et de ses différences. Un Etat uni dans ses luttes contre différents ennemis, dont les formes d'expression peuvent varier mais qui se rencontrent de par les objectifs à atteindre à savoir, l'unité contre l'intégrisme, le séparatisme et la pensée unique".

Pour l'intervenante, des avancées considérables ont été enregistrées et qui pourraient avoir un effet de levier et servir de modèle pour la région MENA.

Sur le plan des droits politiques et civiques, des réformes juridiques ont été entreprises et des mécanismes de surveillance créés. Au niveau économique, social et culturel, un processus vient d'être déclenché. Toutefois, a-t-elle dit, les avancées restent en deçà des aspirations de certaines catégories de la société marocaine, notamment les femmes, déplorant, à cet égard, "un certain manque de vision et de cohérence en matière de promotion de leurs droits.

Il existe, cependant, une conscience accrue sur les retards économiques et des droits de l'Homme, partagée par l'Etat et la société civile, ce qui permet d'avancer ensemble dans un intérêt commun, a-t-elle reconnu.

Dans cet ordre d'idées, M. Abdallah Hitouss, de l'Association "Tamaynout", a affirmé que le Maroc associe la société civile qui oeuvre dans le domaine des droits de l'Homme.

Celle-ci est forte de plus de 10.000 associations dont un millier actives sur le terrain.

"Nous oeuvrons pour un Maroc uni et solidaire certes, mais le Royaume transcende cette caractéristique pour un Maroc pluriel avec toutes ses composantes", a-t-il fait savoir.

L'intervenant a plaidé pour "une politique de régionalisation et de décentralisation audacieuse" qui fera ressortir ce pluralisme et cette diversité.

Les réformes positives entreprises par le Maroc constituent de véritables acquis en matière des droits, tel l'adhésion du Royaume au protocole facultatif sur les droits politiques et civiques, la levée de réserves sur certains articles des conventions contre la torture et le racisme, l'adhésion aux conventions contre la corruption et le travail des enfants et les réformes de plusieurs législations à caractère socio-économique et politique, a souligné, de son côté, le représentant de l'Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), M. Lamnaouar Hammadi.

Mme Zahra Ouarid, membre de l'Union de l'Action Féminine (UAF) a mis l'accent sur les réalisations accomplies en matière de représentativité des femmes au parlement, leur participation à la prise de décision et l'impact positif indéniable d'une série d'initiatives prises sur la société en général et la femme en particulier, tel la réforme des codes de la famille et du travail.

L'Etat se doit, toutefois, de fournir davantage d'efforts en matière d'éducation, de santé et d'emploi et d'adopter une approche pour le genre dans toutes les politiques des pouvoirs publics, a estimé l'intervenante.

Le président de l'Association de la marche et de l'avenir, basée à Smara, M. Bellali El Idrissi, a exprimé le souhait des organisations sahraouies de la société civile que soit créé un réseau associatif élargi pour promouvoir une société civile unie.

La démarche de la société civile à propos du Sahara est encore embryonnaire, a-t-il estimé, demandant en tant qu'associations sahraouies de bénéficier de l'expérience acquise par les autres associations marocaines.

Il a plaidé pour la création de réseaux pour que la société civile puisse constituer une force de proposition qui se complète et servir de balise pour l'administration afin de lutter contre l'analphabétisme et militer pour la bonne gouvernance, la transparence et les droits de l'Homme.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre des activités parallèles organisées par l'ONU à l'occasion de la tenue de la première session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève.
Publié le: 30/06/2006 Source : MAP

lundi, 17 avril 2006

Algérie : le crime en hausse de 188% d'ici 2010

 

vendredi 14 avril 2006.

Sans une politique de prévention et de répression, le crime organisé augmentera de 188% d’ici à 2010.

Le crime organisé est devenu, depuis quelques années déjà, une réalité amère dans ce pays. Présentant trois dénominateurs communs, à savoir des activités illicites au regard de la législation nationale, profit immédiat et un caractère transnational, le crime organisé était, bien avant les années 90, un phénomène inconnu dans le pays et auquel, aujourd’hui, les services de sécurité sont confrontés de jour comme de nuit. Il va sans dire que le contexte est vécu comme un drame par la société algérienne.

A l’instar des autres wilayas, Constantine ne fait pas exception. Les citoyens vivent dans une totale inquiétude, eux qui sont conscients que leur ville est devenue un lieu de trafics en tout genre : drogue, contrebande, contrefaçon, trafic de véhicules, agressions (particulièrement à l’arme blanche), vols, fausse monnaie et prostitution. Des activités illégales qui profitent à des individus sans foi ni loi. Le taux de criminalité organisée à Constantine est en nette augmentation. Le dernier acte remonte à seulement dimanche dernier, quand deux individus à visage découvert s’en sont pris à un véhicule qui transportait des fonds s’élevant à 250 millions de centimes au niveau de la trémie de la mosquée Emir Abdelkader. Les faits se sont déroulés à 9h 30, au vu et au su de tout le monde. L’attaque a été rapide et brutale, et les deux malfrats réussiront aussitôt à prendre la fuite. Cet acte, vécu pratiquement au quotidien, ne s’inscrit pas dans le cadre de l’action « individuelle ». Si l’on prend en considération les analyses des services de sécurité de la Gendarmerie nationale.

En effet, vu l’ampleur que prend la criminalité, puisqu’au terme de la convention internationale, elle se définit comme des activités criminelles, ayant pour but le gain facile, menée par une organisation avec existence de liens hiérarchiques, dont les membres agissent avec violence et intimidation ou parfois recourent à la corruption. Les services de sécurité font ressortir dans leurs analyses que le taux de criminalité, qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes, n’est en fait que la conséquence de la décennie rouge.

C’est ce qui a résulté des activités terroristes qui ont presque réussi à plonger le pays dans le chaos. Du fait que le taux de pauvreté a considérablement augmenté, le chômage est aussi l’un des facteurs majeurs qui a provoqué cette situation, et qui fait qu’à présent, les forces de l’ordre font face à un drame social incontournable. Ces derniers (les services de sécurité), qui travaillent d’arrache-pied, ont déclaré que rien pour le trafic de drogue, celui-ci représente 22% de l’ensemble de leur activité, la contrebande est, quant à elle, de 60%, se traduisant par la saisie de grandes quantités de produits alimentaires, de cigarettes, de cheptel, de carburant et de boissons alcoolisées.

Pour ce qui est de la fausse monnaie, elle représente 4% de l’activité des services de sécurité. Le trafic de la fausse monnaie est devenu une pratique courante à Constantine, comme dans les autres wilayas depuis l’avènement de l’immigration clandestine. En effet, à elle seule, elle représente 12% de l’activité des services chargés de la lutte contre l’immigration clandestine. Celle-ci, qui n’a pas un poids moindre que les autres formes de criminalité, provient de l’Afrique subsaharienne, converge vers les wilayas d’Adrar, Tamanrasset et El Oued en direction des wilayas de Tlemcen au nord, Blida au centre et Ghardaïa. L’on note aussi une immigration en provenance d’Asie transitant par le sud-est et converge vers le centre-sud pour cheminer vers le reste du pays. Les wilayas de l’est du pays, à savoir El Tarf, Tébessa, Annaba, Constantine, Souk Ahras et Blida au centre du pays, constituent des zones d’immigration occasionnelles. Et avec tout cela, ce phénomène vise principalement la monnaie nationale et constitue une réelle menace pour l’économie du pays. Ajoutons à tous ces crimes le trafic d’armes. Ce commerce illicite, de par son ampleur inquiétante et ses effets nuisibles et dévastateurs, se pose actuellement comme un grave défi qui menace la sécurité et la stabilité nationale. Ce trafic a été enregistré dans plusieurs wilayas de l’Est, comme à Tébessa et Collo, mais aussi à Constantine.

On se rappelle, voilà deux mois qu’un individu a pu obtenir une arme par le biais d’un GLD de Collo pour se venger de son ex-fiancée. Celle-ci, qui a été gravement blessée, a eu la vie sauve. Par contre, un chauffeur de taxi, qui était juste de passage sur les lieux du crime, décédera sur place en recevant une balle dans la tête. Les services de sécurité, tous corps confondus, enregistrent des arrestations par dizaines, voire par centaines, en l’espace de quelques jours pour tout genre de trafic, et si, l’étude effectuée sur l’ensemble du crime organisé, des politiques de prévention et de répression ne sont pas arrêtées et appliquées, la criminalité augmentera d’ici à 2010 de 188%.

Ikram GHIOUA - L’Expression

 

lundi, 13 février 2006

Instance Equité et Réconciliation (IER)

 

Synthèse du rapport final (résumé)  http://www.ier.ma  

Introduction

L’Instance Equité et Réconciliation (IER) a été installée officiellement par Sa Majesté le Roi Mohamed VI le 7 janvier 2004. Dans le discours prononcé à cette occasion, le Souverain a conféré à l’Instance une dimension historique et lui a confié des responsabilités éminentes en la définissant comme une commission pour la vérité et l’équité.

L’IER est composée d’un président et de 16 membres de différentes sensibilités, issus pour moitié du CCDH, tous unis autour des mêmes objectifs de protection et de promotion des droits de l’homme. Elle a procédé elle-même à l’élaboration de ses statuts, qui ont été approuvés par Dahir (décret royal) en date du 10 avril 2004 et publiés dans le Bulletin officiel du Royaume daté du 12 avril 2004. Dans ces statuts, l’IER a précisé et détaillé les missions dont elle est investie, les violations objet de son mandat et les modalités d’organisation de son travail.

L’IER a disposé de 23 mois pour examiner une période de 43 ans, période de référence couverte par son mandat et qui s’est étendue du début de l’indépendance du pays en 1956 à la date d’approbation par SM le Roi de la création de l’Instance Indépendante d’Arbitrage en 1999. Ses modalités d’action ont comporté l’investigation, la recherche, l’évaluation, l’arbitrage, et la présentation de recommandations et de propositions de réformes. Les investigations ont porté sur les violations graves des droits de l’Homme qui ont revêtu un caractère systématique et/ou massif, ayant eu lieu durant la période précitée et qui ont englobé la disparition forcée, la détention arbitraire, la torture, les violences sexuelles, les atteintes au droit à la vie, du fait notamment de l’usage disproportionné de la force, et l’exil forcé.

L’IER a procédé à une évaluation globale du processus de règlement du dossier de la disparition forcée et de la détention arbitraire, et mené des recherches et des concertations avec les pouvoirs publics, les victimes, leurs familles ou leurs représentants et les organisations non gouvernementales concernées. Elle a ainsi œuvré à l’établissement de la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme, au moyen d’investigations, du recueil de témoignages, d’audiences publiques des victimes et d’audiences à huis clos avec des témoins et d’anciens responsables, de l’examen d’archives officielles et de la collecte de données de toute source disponibles. L’IER a pu ainsi établir la nature, la gravité et le contexte des dites violations, à la lumière des principes et normes du droit international des droits de l’Homme, élucider des cas de disparition forcée et préconisé des procédures de règlement ou de clôture pour les cas de disparus dont le décès est avéré, contribuer à la clarification de certains événements historiques ayant occasionné des violations des droits de l’Homme et déterminer les responsabilités des appareils d’Etat et, dans des cas particuliers, des acteurs non étatiques dans les violations objet des investigations.

En matière de réparation, l’IER a instruit et statué sur les demandes reçues de la part des victimes des violations graves des droits de l’Homme ou leurs ayants droit. Outre les décisions d’indemnisation, elle a également présenté des recommandations en matière de réhabilitation médicale et psychologique, de réinsertion sociale, de résolution de problèmes d’ordre juridique, administratif et professionnel restés pendants pour certaines victimes, ainsi que des cas d’expropriation. Partant du constat que certaines régions et communautés considèrent avoir souffert collectivement, de manière directe ou indirecte, des séquelles des crises de violence politique et des violations qui s’en sont suivies, l’IER a accordé une place particulière à la réparation communautaire. Elle a ainsi préconisé l’adoption et le soutien de programmes de développement socio-économique et culturel en faveur de plusieurs villes et régions, et recommandé la reconversion des anciens centres illégaux de détention.

L’IER a enfin élaboré un rapport final, comportant les résultats et les conclusions des investigations et analyses concernant les violations et leurs contextes, ainsi que des recommandations de reformes susceptibles de préserver la mémoire, de garantir la non répétition des violations, d’effacer leurs séquelles, de restaurer et de renforcer la confiance dans les institutions et le respect de la règle de droit et des droits de l’Homme.

Résumé exécutif du contenu du rapport final de l’IER : http://www.ier.ma/_fr_article.php?id_article=1496

http://www.ier.ma

 

jeudi, 26 janvier 2006

Création de l'Association «Appel citoyen»

Assemblée générale constitutive de l¹Association «Appel citoyen» (1/16/2006)
Une implication citoyenne sérieuse et responsable

 

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L'Association «Appel citoyen» a tenu, dimanche à Rabat, son assemblée générale constitutive. Après l'approbation de sa charte et de ses des statuts ainsi que du programme d'action de l'association, plus de 400 membres présents ont élu un Conseil national composé de 95 personnes. Le Secrétaire général de la nouvelle association et le bureau (avec au moins 11 membres face à la forte demande d'élargissement) devront être élus lors d¹une prochaine réunion du Conseil national.
Intervenant au nom du Comité préparatoire de cette assemblée, qui a connu la participation de plusieurs acteurs politiques, économiques, sportifs et associatifs nationaux, Ahmed Herzni a indiqué que la tenue de cette rencontre intervient 6 mois après le lancement de l'Appel citoyen, une période pendant laquelle le Maroc a enregistré des avancées dans plusieurs domaines.

Les raisons qui ont présidé au lancement de l'Appel citoyen sont toujours présentes, a indiqué M. Herzni, ajoutant que le comité a enregistré avec une grande satisfaction le ferme soutien de plusieurs milliers de Marocaines et de Marocains à l'Appel citoyen lancé le 12 juin 2005 et qui a reçu une adhésion massive des citoyennes et citoyens marocains aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
Et de préciser que les signataires de l'Appel appartiennent à l¹ensemble des catégories socioprofessionnelles, à différentes sensibilités politiques et syndicales et au tissu associatif national.

Mobilisation pour une meilleure image

Eu égard au remarquable engouement suscité par l'Appel, les citoyennes et citoyens initiateurs de cet acte ont pris l'initiative de lancer une consultation dont l'objectif était de savoir si une suite devait être donnée à cet Appel, a-t-il dit, relevant que cette consultation a révélé que l¹écrasante majorité des signataires a souhaité qu'une suite soit donnée à l'Appel citoyen en le cristallisant dans une structure souple, démocratique et légale.

Cette structure, a précisé M. Herzni, devra prendre la forme d'une association civile dont les instances seraient démocratiquement habilitées à coordonner des actions citoyennes futures pour protéger les valeurs du pays et donner la meilleure image de lui.
La charte de l'Appel citoyen stipule notamment que toutes les potentialités nationales doivent être mobilisées pour soutenir toutes les initiatives visant à consolider le processus démocratique au Maroc.
Elle appelle, entre autres, à une adhésion sérieuse et responsable aux débats politique, économique et social en cours dans le Royaume, à consolider les principes de liberté, de dialogue et d'attachement aux valeurs de citoyenneté et à faire face à toute forme d'extrémisme, de marginalisation et d'exclusion.
 
(Avec MAP)
Pour se tenir informé sur cette louable initiative, un nouveau site fut créé à l'adresse suivante :

www.appel-citoyen.fb.bz

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