mardi, 10 août 2010

Dissensions au sein du Front Polisario ou ouverture au dialogue ?


Sahara Occidental : dissensions au sein de la direction du Front Polisario
Lundi, 09 Août 2010

Le Secrétaire général de la police du mouvement Front Polisario - qui s’oppose au Maroc sur le contrôle du Sahara occidental- Moustapha Salma Ould Sidi Mouloud, a affirmé lundi après-midi à Smara, qu’il désirerait « ouvrir le dialogue avec rabat » sur la question de l’initiative d’autonomie proposée par le Royaume Chérifien. Selon l’AFP, Ould Sidi Mouloud a fait part lors d’une conférence de presse de ses intentions de retourner dans les camps de Tindouf, quartier général du Polisario dans le sud-ouest algérien, afin de " sensibiliser le Polisario à l’option de l’autonomie proposée par le Maroc car elle est conforme aux intérêts du peuple sahraoui".

Depuis l’annonce de la proposition de large autonomie soumise par le Maroc aux Nations unies en 2007, plusieurs rounds de négociations directes ont été organisés sous l’égide de l’organisation internationale, avec la participation en tant qu’observateurs de l’Algérie et de la Mauritanie. Le Front Polisario rejetait jusqu’alors la proposition marocaine d’une large autonomie, réclamant le retour à l’organisation d’un référendum d’autodétermination qui inclut l’option d’indépendance ou le rattachement au Maroc. La sortie de Moustapha Salma Ould Sidi Mouloud est elle un acte isolé ou bien traduit-telle l’émergence d’un nouveau courant au sein du Front Polisario, favorable à la proposition marocaine? Selon plusieurs observateurs du dossier, il se pourrait que la récente implication présumée d’éléments du Polisario avec les kidnappings perpétrés par Al Qaida au Maghreb Islamique(AQMI) ait décidé une frange de la direction du mouvement à envisager un ralliement aux thèses marocaines, de peur de voir leur mouvement se radicaliser. Autre piste évoquée, la bataille pour la succession du secrétaire général du Polisario, Mohammed Abdelaziz aurait laissé des traces au sein des différent courants du mouvement, Salma Ould Sidi Mouloud étant considéré comme l’un des « sécuritaires progressiste ». En tout état de cause, ce n’est qu’après le retour de Ould Sidi Mouloud au sein des camps que l’on pourra avec précision cerner s’il s’agit d’un mouvement de font au sein du Polisario, où d’une initiative plus isolée.

Source : http://sahel-intelligence.com/lobbying/130-sahara-occidental-dissensions-au-sein-de-la-direction-du-front-polisario

22:41 Écrit par Maroc pluriel dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sahara, polisario, autonomie, algérie

samedi, 31 juillet 2010

Le Maroc ne cèdera pas un "pouce de son Sahara", affirme Mohammed VI

RABAT — Le roi Mohammed VI, fêtant le 11ème anniversaire de son accession au trône, a déclaré que le Maroc "ne cèdera pas un pouce de son Sahara" dans un discours à la Nation diffusé vendredi.

"Le Maroc reste attaché à sa souveraineté" sur le Sahara occidendal et "ne cèdera pas un pouce de son Sahara", a-t-il indiqué.

Le souverain a également affirmé que l'Algérie "va à l'encontre de la logique historique", en faisant allusion à "la souveraineté" du royaume sur ce territoire, l'ancien Sahara espagnol.

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Le Maroc poursuivra les "efforts de concertation et de coordination avec les Etats maghrébins frères. Ceci, a-t-il affirmé, en attendant que l'Algérie cesse de contrarier la logique de l'histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain".

Le souverain a dit espérer que l'Algérie "renonce à ses manoeuvres désespérées visant à vainement à torpiller la dynamique enclenchée par notre initiative d'autonomie pour nos provinces du sud".

Ce projet d'autonomie, a-t-il ajouté, est en "effet une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle" qui "vise à trouver une solution définitive à ce différend régional dans le cadre de l'ONU".

Le roi Mohammed VI s'exprimait depuis Tétouan, une ville du nord choisie avec sa voisine de Tanger pour abriter les festivités de la fête du trône

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc qui propose une large autonomie pour mettre fin au conflit. Rabat refuse l'indépendance contrairement au Front Polisario, soutenu par l'Algérie.

Concernant la région du Sahel où s'activent les groupes d'Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), le souverain a insisté sur "la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara (...) en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.

Sur le plan interne, le roi a enfin appelé le "gouvernement, le parlement (marocains) et les différents acteurs à redoubler d'effort pour une mise en oeuvre optimale des stratégies de développement qui ont été adoptées".

source : afp, le 30 juillet 2010

01:39 Écrit par Maroc pluriel dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sahara, algerie, polisario, autonomie

vendredi, 30 juillet 2010

جلالة الملك يؤكد أن المغرب سيظل مدافعا عن سيادته ووحدته ولن يفرط في شبر من صحرائه

تطوان- أكد صاحب الجلالة الملك محمد السادس ، نصره الله، أن المغرب سيظل مدافعا عن سيادته ووحدته الوطنية والترابية، ولن يفرط في شبر من صحرائه.

وقال جلالة الملك في الخطاب الذي وجهه إلى الأمة، اليوم الجمعة بمناسبة الذكرى الحادية عشرة لتربع جلالته على العرش، "وإذ نعتبر الاندماج المغاربي تطلعا شعبيا عميقا، وضرورة استراتيجية وأمنية ملحة، وحتمية اقتصادية، يفرضها عصر التكتلات ; فإننا حريصون على مواصلة التشاور والتنسيق، لتعميق علاقاتنا الثنائية مع الدول المغاربية الشقيقة ، وذلك في انتظار أن تتخلى الجزائر، عن معاكسة منطق التاريخ والجغرافيا والمشروعية، بشأن قضية الصحراء المغربية، وعن التمادي في مناوراتها اليائسة، لنسف الدينامية، التي أطلقتها مبادرتنا للحكم الذاتي لأقاليمنا الجنوبية".

وأوضح جلالته أن هذه المبادرة المقدامة تظل مقترحا واقعيا، يتسم بروح الابتكار والتوافق، لإيجاد حل نهائي لهذا النزاع الإقليمي، في نطاق منظمة الأمم المتحدة ; مؤكدا جلالته استعداد المغرب لمواصلة دعم جهود المنظمة الأممية وأمينها العام ومبعوثه الشخصي وسنمضي قدما ، يقول صاحب الجلالة ، في تفعيل الرؤية الطموحة، التي حددناها في الخطاب الأخير للمسيرة الخضراء ; سواء بجعل الصحراء المغربية في صدارة إقامة الجهوية الموسعة أو بمواصلة جهودنا الدؤوبة للتنمية التضامنية لأقاليمنا الجنوبية أو بحرصنا على إعادة الهيكلة العميقة للمجلس الملكي الاستشاري للشؤون الصحراوية ، كما سنكثف جهودنا، لرفع الحصار عن رعايانا بمخيمات تندوف، وتمكينهم من حقهم المشروع في العودة إلى الوطن الأم وجمع شملهم بعائلاتهم وذويهم، طبقا للاتفاقيات الدولية ذات الصلة.

22:32 Écrit par Maroc pluriel dans SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sahara, algerie

lundi, 30 novembre 2009

Sécurité au Sahel et désarmement du Polisario

Un article du journaliste et écrivain algérien Saâd Lounès, publié dans l'institut Hoggar

L’étau continue de se resserrer autour de l’isolement diplomatique de l’Algérie. Les voisins frontaliers et les grandes puissances veulent agir vite pour rétablir une sécurité durable dans la «zone grise» sahélienne qui s’étend de la Mauritanie au Darfour. Ils ne comprennent plus la schizophrénie et les anachronismes du gouvernement algérien dans l’affaire du Sahara Occidental.

Les chefs d’état-major et les responsables du renseignement de l’Armée algérienne ont déjà participé à plusieurs réunions de coordination avec leurs homologues sahéliens, alors que Bouteflika n’a toujours pas répondu à l’invitation du président malien Amadou Toumani Touré de réunir un Sommet des chefs d’Etat sur la sécurité au Sahel.

Après la reddition des rebelles touaregs, l’ultime entrave qui gêne une action sécuritaire concertée dans la région reste l’armement du Front Polisario et ses accointances avérées avec le terrorisme, les trafics d’armes et de drogue, la contrebande et l’émigration clandestine.

Plusieurs études et enquêtes internationales ont dévoilé l’implication des combattants sahraouis dans le terrorisme et l’insécurité qui règne au Sahel. Mais leur impact reste faible parce qu’elles sont soit censurées par les médias algériens, soit noyées dans un discours propagandiste des médias marocains.

La Libye et l’Algérie désarment les rebelles touaregs

Le dernier fait nouveau qui accentue l’isolement algérien est le revirement intégral du colonel Maâmar Kadhafi, entré depuis quelques années dans une logique de repentance internationale. Le Guide libyen solde l’un après l’autre les dossiers noirs du passif de son règne pour laisser à l’un de ses fils une succession sans tâche, apurée des héritages guerriers et hégémoniques.

Jadis allié inconditionnel de l’Algérie, Kadhafi a radicalement pris ses distances. Alors qu’elle était avec Cuba l’un des plus actifs soutiens et fournisseurs d’armes du Polisario, la Libye vient de reconnaître définitivement la marocanité du Sahara.

On se rappelle aussi que Kadhafi voulait entraîner la région sahélo-saharienne dans un grand délire sécessionniste touareg en créant une Ligue populaire et sociale des tribus du Grand Sahara, le 10 avril 2006, à Tombouctou. Son objectif était de réunir à terme tout le Sahara en un seul État fédéral. En 2007, les sultans et dignitaires sahariens avaient intronisé Kadhafi «leader des sultans touaregs», en lui remettant le "Tabel du Grand Sultan", symbole du pouvoir absolu des tribus touaregs. Une délégation avait même été envoyée à Tamanrasset pour solliciter l’adhésion des touaregs algériens. Mais ce projet s’est heurté à l'opposition ferme de l'Amenokal et des notables des Kel Ahhagar du Hoggar et des Kel Ajjer du Tassili.

Abandonnant son idée farfelue, Kadhafi a mis un terme définitif à son soutien aux rebelles qu’il a poussé à la reddition. Devenu président de l’Union Africaine, il a exhorté les touaregs à la paix, l'intégration et l'action démocratique.

Il a participé à une cérémonie organisée par les tribus touaregs du Niger, Mali et Libye le 6 octobre 2009 à Sebha (sud libyen), où tous les leaders des fronts, mouvements et factions de rébellion ont proclamé la paix totale par l’abandon de la violence, le dépôt des armes, l'intégration dans les sociétés de leurs pays respectifs pour se consacrer au développement.

Quelques jours plus tard, le 30 octobre, le stade municipal de Kidal, au nord du Mali, avait réuni plus de 500 personnes, en majorité des notables touaregs venus de Tombouctou, Gao et Kidal, dans le cadre d’un forum consacré à l’unité des rangs de la communauté. Le dernier leader touareg récalcitrant, Ibrahim Ag Bahanga, président de l'Alliance des Touaregs du Nord-Mali (ATNM) a décidé de se rallier et appelé au dépôt des armes dans le respect de l’accord d’Alger: “Je m’inscris résolument dans le processus de paix et renonce à l’usage de la violence comme moyen de revendication".

On observe le même sentiment d’apaisement au Niger où le président Mamadou Tandja a décrété le 23 octobre une amnistie aux rebelles touaregs et aux soldats factieux. Cette décision intervient quelques jours après le désarmement des deux fronts rebelles: le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) et le Front patriotique nigérien (FPN).

L’Algérie a toujours joué un rôle très actif dans le processus de paix et de désarmement, et s’est beaucoup investi dans les dialogues entre les rebelles et les pouvoirs de Bamako et Niamey. Elle n’a jamais voulu soutenir à ses frontières sud une nouvelle expérience séparatiste comme celle du Polisario.

Peu avant les décisions de désarmement et d’amnistie d’octobre, s’était tenu le 12 août à Tamanrasset une importante réunion des chefs d’état-major militaires d’Algérie, Mali, Niger et Mauritanie. L’Algérie vient aussi de participer financièrement à un programme de désarmement des populations nomades touaregs et arabes, notamment au nord du Mali. Doté d’un budget de 50 millions de dollars, ce programme vise la récupération de 10.000 pièces d’armes.

Les rebelles touaregs ont vite compris que sans l’accord et le soutien d’Alger et Tripoli, la lutte armée était vaine et qu’ils risquaient de perdre leurs vies, leurs territoires et leurs pâturages au profit des nomades arabes et des communautés noires qui remontent de plus en plus vers le nord pour s’installer en pays touareg. La majorité s’est donc rangée à l’idée d’occuper les postes politiques locaux et de s’acheminer pacifiquement vers des formules d’autonomie régionale déjà partiellement en vigueur.

Du Plan Sahel Initiative à l’AFRICOM

Fin octobre 2009, le secrétaire d’Etat-adjoint pour le Proche-Orient Jeffrey Feltman avait exprimé son inquiétude lors d’une conférence à l’ambassade des Etats-Unis d’Alger: "Nous sommes inquiets de la question du terrorisme dans cette région. Nous croyons fermement qu’il est de l’intérêt de tout le monde de résoudre le problème de la sécurité au Sahel. Cela ne veut nullement dire que notre intention est de remplacer ces pays dans leur rôle".

Mais les stratèges du Pentagone ont déjà mis en place un plan d’action et d’intervention militaire, commencé en 2002 par le financement d’un programme baptisé Pan Sahel Initiative. Le PSI vise à renforcer la sécurité des frontières sahéliennes et fournir l'entraînement et l'équipement, notamment en interception de communications, à quatre pays: Mali, Mauritanie, Tchad, Niger. Le dispositif s'est étendu à l'Algérie, Tunisie et Maroc, établissant ainsi un pont entre le sud du Sahara et le Maghreb. A titre d’exemple, le PSI avait apporté son appui militaire, quand il a fallu rapatrier en 2005 les derniers prisonniers marocains détenus à Tindouf.

Puis en février 2007, a été mis en place le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (http://www.africom.mil/). Basé à Stuttgart en Allemagne et disposant de personnels affectés aux ambassades et aux missions diplomatiques américaines dans les pays africains, l’AFRICOM coordonne les relations de militaire à militaire entre les Etats-Unis et 53 pays africains, ainsi que leurs organismes de défense et de sécurité.

Depuis octobre 2008, l’AFRICOM est devenu un commandement régional unifié, qui a la responsabilité administrative du soutien militaire américain à la politique du gouvernement des Etats-Unis en Afrique. L’AFRICOM avait un budget de 50 millions de dollars pour 2007 et 75,5 pour 2008. Pour 2009, le Département de la Défense avait demandé au Congrès un budget de 292 millions de dollars.

Le leadership de l’AFRICOM a été mis en œuvre sans tarder par son chef, le général William Ward, qui avait piloté le 7 février 2007 à Dakar les travaux de la 3e Conférence du Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme, auxquels ont pris part les chefs d’états-majors et responsables du renseignement du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie) et de cinq pays subsahariens (Tchad, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal). Une réunion qui s’est soldée par le déblocage d’un budget annuel de 90 millions de dollars pour pourchasser et neutraliser la mobilité des terroristes dans la région.

L’activisme américain au Sahel est de plus en plus inquiétant comme le montre cette dernière information révélée par une dépêche de l’AFP du 20 novembre, citant un communiqué de l’ambassade américaine: "Un avion (américain) a fait un atterrissage difficile hier à quelque 100 km de Bamako. (...) L’avion transportait six passagers et trois membres d’équipage… L’appareil venait d’un pays voisin… Il était au Mali pour des raisons liées à la sécurité … Le type de l’appareil ainsi que sa mission n’ont pas été précisés. Mais les Etats-Unis assistent, avec d’autres pays occidentaux, le Mali dans sa lutte contre les combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)».

On sait que là où s’installent des militaires américains naît subitement un terrorisme plus meurtrier, mieux organisé, mieux armé et hyper médiatisé.

Cela a commencé dès février 2003 par le kidnapping spectaculaire et inédit de 32 touristes européens au nord du Tassili qui a mobilisé tous les moyens de la 6ème région militaire. 17 d’entre eux ont été libérés par l’armée à Amguid dans le Hoggar. Les 15 autres ont été transférés par les kidnappeurs dans le désert du Mali et n’ont été libérés qu’après le paiement d’une forte rançon.

Cette opération très médiatique et lucrative a attiré de nombreux apprentis terroristes et suscité des vocations parmi la jeunesse désoeuvrée du Sahel. Les kidnappings, vols à main armée, trafics en tout genre, assassinats, règlements de comptes se sont multipliés au Sahel et dans le Sahara algérien.

En avril 2006, une embuscade meurtrière s’est soldée par la mort de treize douaniers entre Bechar et le sud de Ghardaïa. Des sources militaires rapportent au journal El Khabar qu’un groupe armé a utilisé des lance-roquettes et des fusils mitrailleurs de grand calibre pour exécuter cette opération. Les véhicules transportant les 21 douaniers ont été brûlés durant l’attaque, carbonisant les cadavres. Selon El Watan, les auteurs de l’embuscade ont été interceptés par les forces de sécurité, une dizaine de terroristes auraient été abattus, et une importante quantité d’armement récupérée. 60 kalachnikovs, 10 lance-roquettes, une vingtaine de pistolets et plusieurs caisses de munitions et chargeurs pour les petites armes et les kalachnikovs ainsi que 7 Toyota, dont 3 appartenant aux douaniers.

Mais ce n’est que lorsque la Mauritanie a été durement atteinte que tous les observateurs y ont vu une preuve évidente de l’implication d’éléments du Polisario.

Le 4 juin 2005, 150 terroristes attaquent une caserne militaire dans la région de Lemgheity. Bilan: 21 morts, dont 15 soldats et 6 terroristes. Le 27 décembre 2007, les terroristes frappent une deuxième fois lorsque trois soldats mauritaniens sont tués dans la région de Ghalaouiya. Le 16 septembre 2008, un bataillon militaire mauritanien est pris en embuscade par un groupe terroriste dans la région de Tourine, 12 soldats sont retrouvés décapités.

On sait que le désert transfrontalier entre la Mauritanie, l’Algérie et le Mali a toujours été contrôlé par les combattants du Polisario qui sont chez eux. Il n’y a aucune différence physique, culturelle et linguistique entre les maures et les sahraouis du sud marocain, sud-ouest algérien et du nord-Mali, du fait de leurs liens tribaux et familiaux depuis des siècles. Rien de ce qui peut se passer dans cette zone ne peut échapper à la vigilance ou la complicité du Polisario.

Des observateurs ont analysé les raisons de ce nouveau changement idéologique et terroriste dans le comportement des sahraouis, confirmé par les révélations des dignitaires du Polisario.

La transformation idéologique du Polisario

«Certes, nous ne vivons pas dans une île et tout ce qui touche l’Afrique, le monde arabe et le Maghreb nous touche! Il se peut que l’attente, les déceptions, ainsi que les idées ayant cours au Maghreb puissent toucher quelque peu notamment la jeunesse. Il se peut qu’il puisse se trouver de jeunes Sahraouis intéressés par l’islamisme radical », avait avoué Mohamed Abdelaziz, SG du Polisario au journal algérien L’Expression (23/08/2005). (1)

Mustapha Bouh dit Al Barazani, ex-Commissaire politique de l'armée du Polisario, a rallié le Maroc en 1991. Il évoque les origines de ce rapprochement d’une partie des militants de son mouvement avec les courants islamistes radicaux: «Tout a commencé à la fin des années 1980. Des étudiants venus des camps de Tindouf et présents dans les universités d’Alger ou d’autres villes du nord y ont rencontré des membres du FIS qui tenaient le haut du pavé dans les facultés à cette époque. Ils ont été contaminés et sont revenus animés par l’idéologie islamiste».

En 2005, Hametti Rabani, un des anciens dirigeants du mouvement, a fait un constat très sévère sur l’état d’esprit dans les camps. «Le Polisario est en situation d’échec. La majorité des anciens combattants l’ont quitté et se sont reconvertis dans les affaires en Mauritanie. De nombreux dirigeants historiques sont partis également. Restent pas mal de jeunes. Que peut leur dire la direction? Quel espoir peut-elle leur donner? Aucun, le mouvement est dans l’impasse, alors certains, pour ne pas désespérer, se tournent vers la religion, vers Dieu. Ils n’attendent plus rien des chefs du Polisario mais tout de Dieu. Dieu remplit le vide laissé par l’idéologie passéiste de la direction du Polisario». (2)

D’autres observateurs sont catégoriques : «La ville frontalière mauritanienne de Zouérate… avait été investie, des dizaines de maisons achetées à des prix très faibles par ailleurs. Elles logeaient des soldats du Polisario qui avaient quitté Tindouf après les inondations de l’hiver précédent. Les chiffres des deux sites concordaient entre 2000 et 3000 hommes. Désœuvrés depuis le cessez-le-feu, totalement désemparés par la politique de leur direction, dégoûtés par les trafics qui touchent même l’aide alimentaire et aggravent la situation humaine dans les camps, les gens du Polisario sont aux abois et cèdent aux sirènes des plus offrants… Cela fait près de 15 ans que cette soldatesque vit dans une situation de ni guerre ni paix. Elle sait d’évidence que la victoire militaire est une chimère. Elle constate que sa direction ne peut aller vers la paix à cause de l’Algérie. Sans issue elle traficote pour vivre. Les jeunes sont aussi l’objet de ce trafic et avant la Mauritanie, le premier pays à avoir saisi des armes ayant transité par le Polisario est  l’Algérie.»  (3)

Lors d'une conférence organisée à l'Université de Genève sur la mutation en cours au sein du Polisario, l'exposé d'Aymeric Chauprade a fait l'effet d'une bombe. Ce professeur de géopolitique à la Sorbonne, directeur des études à l'Ecole de Guerre de Paris, rédacteur en chef de la Revue française de géopolitique a affirmé que «l'évolution du Polisario serait en train de le faire basculer vers l'islamisme radical et le terrorisme.»

Proche des services secrets français, il estime à: «500 ou 600 vétérans maghrébins d’Afghanistan qui se baladent, après la chute du régime des Talibans, dans cette vaste zone que j'appelle «l'arc intégriste du Sahara»… Depuis quelques années, on observe qu'un certain nombre de mouvements identitaires locaux, qui avaient, du temps de la guerre froide, adopté le marxisme-léninisme comme idéologie transnationale, changent de référentiel idéologique et optent pour l'islamisme radical.» Chauprade est catégorique : "l'essentiel des troupes d'Al Qaïda dans le Sahel est constitué de transfuges du Polisario… le véritable danger reste la possibilité pour les djihadistes de faire de la région un nouvel Afghanistan". (4)

Les états-majors occidentaux sont alertés et sentent que le statu quo sahraoui sert le terrorisme au Sahel. «Le Front Polisario se trouve aujourd’hui dans un état de délitement avancé qui en fait une menace sérieuse pour la stabilité régionale.»

On sait depuis plusieurs années qu’un grand nombre de fondateurs et dirigeants influents ont déserté les rangs du Polisario, soit pour rallier le Maroc, soit pour s’installer en Mauritanie ou en Espagne. On imagine donc aisément que les jeunes sahraouis, qui n’ont pas accumulé de fortunes, suivent un chemin plus radical. Tout en s’autonomisant de l'emprise algérienne, ils tombent sous celle d'un parrainage terroriste ou dans la criminalité organisée.

Le Polisario fournisseur d’armes et de drogue au Sahel

L'implication du Polisario dans le trafic d'armes est devenu une source d’inquiétude principale des pays riverains du Sahel. Après le cessez le feu en 1991, une nouvelle culture de trafic s’est installée dans les camps. Les combattants sahraouis participent activement au commerce d’armes, de carburant et alimentaires où se fournissent terroristes, rebelles, contrebandiers, trafiquants de drogue ou simples nomades.

Le Polisario piochent dans ses stocks d'armes fournies notamment par l'Algérie, mais perçoit également des royalties sur le passage des convois d'armes qui traversent le désert en provenance de Mauritanie ou des zones de conflits armés de la région (Tchad, Darfour).

On parle ainsi de près de 100.000 kalachnikovs en circulation dans la région du Sahel, d'après des estimations officielles. On trouve aussi des mitraillettes Uzi, des mitrailleuses MAG, des mortiers de 60 mm, des lance-roquettes, des grenades et des munitions.

Les gros clients sont les groupes terroristes tels que le GSPC devenu Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), mais également, des barons algériens, marocains et africains de la drogue, ou encore des mercenaires recrutés pour la formation militaire d'opposants à des régimes africains.

Des armes auraient été volées à plusieurs reprises dans les arsenaux gardés conjointement par la gendarmerie algérienne et des éléments du Front Polisario à Tindouf. Selon des rapports de plusieurs services de renseignement étrangers, ces armes pourraient avoir été volées par Al-Qaïda qui tente d’élargir ses effectifs et son implantation, ou vendues par des membres du Front Polisario.

La presse algérienne a souvent rapporté les récupérations d’armes de guerre par la gendarmerie algérienne, comme le 29 octobre dernier où un arsenal a été saisi à Béchar: deux fusils-mitrailleurs, un pistolet-mitrailleur, un appareil GPS, une paire de jumelles, un téléphone satellitaire et près de 4 tonnes de kif. Ce qui constitue l’équipement standard d’un convoi de narcotrafiquants.

Selon un rapport de sécurité qui a été présenté à la réunion de Tamanrasset en août dernier, aux commandements des armées des pays du Sahel, le contrôle militaire des frontières internationales dans la région est presque inexistant, du fait de l’insuffisance de moyens et l’étendue des territoires. Le journal El Khabar rapporte que : «l’Algérie a appelé les pays du Sahel à renforcer le contrôle sur le trafic d’armes dans la région, de craintes d‘arrivée d’armes sophistiquées du Darfour, et qui finiront dans les mains de groupes terroristes, via le Tchad ou le Niger». Par ailleurs, la sécurité algérienne a fait état de la complicité d’officiers avec des trafiquants. Plusieurs terroristes arrêtés ont affirmé que des officiers subalternes, des soldats, et des membres de la gendarmerie, sont coupables d’avoir aidé des terroristes et des contrebandiers dans les pays du Sahel contre des pots de vin.

Le site algeriatimes.net a rapporté en août une information secret défense reprise par les médias marocains, selon laquelle un convoi du Polisario a été pilonné par des hélicoptères de l'armée algérienne à Lahfira et aurait fait huit morts, cinq personnes de la tribu Bouihate, deux de la tribu Foukara et un de la tribu Oulad Dlim. Ce convoi, composé de véhicules tout terrain, a essuyé des tirs alors qu'il se dirigeait vers les antres du désert pour ravitailler en vivres et en armes Katibat El Moulathamine, groupe armé rattaché à l’AQMI.

Outre le trafic d’armes, un autre sujet d’inquiétude concerne l’implication du Polisario dans la recrudescence du trafic de drogue, dont il assure la protection dans sa zone d’influence.

Selon le responsable régional de l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC), les trafiquants sud-américains ont franchi un nouveau seuil en utilisant des moyens de plus en plus importants et sophistiqués. "Un Boeing cargo parti du Venezuela a atterri sur une piste artisanale à 15 km de Gao (nord-est) avant de décharger de la cocaïne et d’autres produits illicites", a-t-il indiqué à Dakar lors d’une conférence de presse. "Il a ensuite voulu décoller et s’est écrasé le 5 novembre". La quantité de drogue n’est pas connue mais "un Boeing peut transporter 10 tonnes de cocaïne". La carcasse de l’avion "a été incendiée par les trafiquants pour faire disparaître toute trace. Mais les numéros de référence ont été pris, une enquête est en cours sur le propriétaire. On ne sait pas depuis combien de temps cela dure, on ne peut pas dire si c’est le premier ou le dernier vol de ce type", a-t-il précisé. "Mais cela pourrait être considéré comme un nouveau mode opératoire et c’est inquiétant". Il n’y a pas de couverture radar dans cette zone, située à un millier de kilomètres de la capitale Bamako.

Une étude très détaillée sur la nouvelle géopolitique de la cocaïne entre la Colombie et le Sahel sous-entend l’implication évidente du Polisario dans les batailles pour le contrôle des routes transsahéliennes et transsahariennes ouvrant le trafic de drogues illicites et des armes vers le Maghreb et l’Europe, qui se déroulent actuellement dans un contexte de faiblesse et d’effondrement d’Etats aux pouvoirs fragilisés.

«La présence de terroristes dans le Sahel et le Sahara, et leur implication dans le trafic d’armes pour financer des attaques contre les Etats de la région, représente une menace importante sur la sécurité de l’Afrique et de l’Europe… Il est aujourd’hui à craindre que viennent se superposer aux nombreux problèmes géopolitiques préexistants en Afrique, les conséquences d’un accroissement du trafic de drogues illicites sous forme de répétition du modèle caribéen, du modèle mexicain ou du modèle colombien, voire d’une combinaison inédite propre au continent… L’Afrique émerge comme une plaque tournante prometteuse, forte de routes déjà tracées par des trafics d’armes, de migrants clandestins, et la présence de groupes mafieux régionaux.» (5)

L’Algérie est en première ligne du narcotrafic qui transite pour l’Europe. La Gendarmerie nationale a encore déploré dernièrement la mort de deux gendarmes, tués lors d’un accrochage avec les narcotrafiquants qui ont eu recours à l’usage d’armes de guerre. Les barons de la drogue algéro-marocain opèrent entre Tindouf et Béchar avec des armes lourdes achetées au Sahel et montées sur des Toyota Station achetées ou volées en Algérie.

Qu’attend l’Algérie pour désarmer le Polisario ?

Selon des sources dignes de foi, le général Ahmed Gaid Salah, chef d'Etat major de l'ANP s'est rendu en fin du mois d'août à Tindouf juste après la tenue de l’importante réunion de Tamanrasset des commandements militaires du Sahel. Il a délivré un avertissement à Mohamed Abdelaziz et ses adjoints: "Les milices du Polisario sont devenues un véritable terreau de trafic de drogue, de denrées alimentaires et d'immigration clandestine, chose qui inquiète sérieusement les observateurs internationaux qui considèrent désormais le sud algérien comme une terra nullus", (territoire sans maître). Les camps de Tindouf voient défiler depuis quelques mois des officiers algériens qui effectuent des missions d’inventaire, pour chiffrer avec précision les disparitions d'armes dans l'arsenal du Polisario.

«L’Algérie donnait des armes sans compter» a révélé Semlali Abadila, ancien membre de l’armée du Polisario de 1980 à 1983 qui a rallié le Maroc. Lorsque les relations entre les deux pays se réchauffent, «l’Algérie coupe le robinet». Mais à la moindre friction diplomatique, l’Algérie reprend son soutien au Polisario en lui apportant les armes dont il a besoin pour renforcer ses manœuvres militaires.

Au fil du temps, le coût exorbitant des manœuvres militaires a incité l’Algérie à ne plus «prêter» les blindés et engins lourds que le Polisario exhibait fièrement devant les délégations étrangères. On peut voir sur les archives du site de l’Agence de presse sahraouie (http://www.spsrasd.info) que les dernières démonstrations de force remontent à 2000 avec six manœuvres militaires, et sept en 2001. Le Polisario faisait défiler plusieurs unités blindées, l'artillerie lourde, la DCA et des bataillons d'infanterie motorisée… prêtés par l’ANP.

Le coût global de chaque manœuvre militaire variait entre 800.000 et 1.000.000 de dollars, selon l’utilisation de munitions, grenades, etc ... L’Algérie dépensait annuellement, pour les entraînements et démonstrations du Polisario, plus que le budget du HCR en faveur des camps.

Ces manœuvres ont finalement desservi les intérêts de l’armée algérienne en pleine lutte contre le terrorisme au nord, comme l’a avoué l'ambassadeur du Royaume Uni à Alger, Graham Hand Stewart au quotidien algérien le Matin du 12/9/2002: «Nous sommes réticents à vendre des armes à l'Algérie. Je dois dire que nous restons attentif que les armes que nous vendons à l'Algérie n'aillent ailleurs. Au Sahara occidental, comme cela a été le cas par le passé». (6)

C’est ainsi qu’un embargo a été décrété contre l’Algérie sur plusieurs types d’équipements sophistiqués, comme la vision nocturne, etc… C’est peut-être une coïncidence, mais depuis 2002 il n’y a pratiquement plus de démonstrations et manoeuvres militaires à Tindouf.

Composée de sept régions militaires, elles-mêmes divisées en plusieurs compagnies (katibas), l’armée du Polisario présente des signes d’essoufflement évidents. «La seconde région militaire, la plus puissante sur le plan de l’armement, qui contenait dans le passé 2.000 membres, n’en a aujourd’hui que 700 ou 800», selon Semlali Abadila. Même constat pour les autres régions, dont les effectifs se sont effondrés pour ne plus compter que 200 ou 300 combattants chacune.

Avec tous les dissidents du Polisario qui ont rallié le Maroc, l’armée marocaine tient à jour un inventaire du potentiel militaire existant, peut-être plus détaillé que celui de l’armée algérienne. (7)

Le Maroc ne croit plus aux menaces utopiques de reprise des combats par le Polisario. Il est aujourd’hui hyper protégé par les grandes puissances qui ne permettront jamais qu’il soit agressé. Les généraux algériens le savent pertinemment, mais ils ne savent pas comment sortir politiquement de cet héritage de la guerre froide, une tragédie inutile, créée depuis plus de 35 ans, sur la souveraineté d’un désert aride de 270.000 km². Est-il encore opportun de laisser à des sahraouis instables un armement qui peut à tout moment finir entre des mains terroristes et se retourner contre les intérêts de l’Algérie? La diva séparatiste de Laâyoune, Aminatou Haider, a fait plus de mal pacifiquement à elle seule à la diplomatie marocaine que tous les dirigeants du Polisario et leur armement réunis.

La situation sécuritaire dans le Sahel a atteint un tel degré de complexité, de nuisance et de convoitises qu’il ne faudra pas s’étonner si un beau jour les stratèges occidentaux décident d’y installer des bases militaires. Et s’ils ne l’ont pas encore fait, c’est peut-être qu’ils sont encore occupés par leur présence en Irak et en Afghanistan.

L’isolement algérien vient du mépris affiché par Bouteflika à l’égard des chefs d’Etat voisins avec qui il n’entretient pratiquement aucune relation (Maroc, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad). Ce comportement est totalement inapproprié au statut de leadership géopolitique de l’Algérie au Sahara, et au respect de sa souveraineté à ses frontières. L’armée algérienne n’a aucun intérêt à laisser s’installer l’armée d’une puissance étrangère au Sahel, qui risque de briser l’équilibre du prolongement géo-démographique du Sahara au Sahel et de ses nomades.

Elle se doit de mettre un terme à toute source de déstabilisation terroriste émanant du sol algérien. Le désarmement du Polisario et la fermeture des camps de Tindouf sont devenus des impératifs de sécurité nationale.

Saâd Lounès
24 novembre 2009


Liens:

(1) http://www.lexpressiondz.com/article/2/2005-08-23/28914.html
(2) http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/le-front-polisario-une-force-de-destabilisation-regionale-412.pdf
(3) http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=14859&n=546&r=2&sr=852
(4) http://www.lavieeco.com/politique/5324-linquietante-connexion-polisario-al-qaida.html
(5) http://www.temoust.org/evolutions-recentes-de-la,12037
(6) http://www.algeria-watch.org/farticle/sale_guerre/steward.htm
(7) http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_653/html_653/moyens.html

11:46 Écrit par Maroc pluriel dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : polisario, algerie, sahel, sahara

mercredi, 11 novembre 2009

Maroc-Algérie:le clan d’Oujda a perdu la bataille du Sahara Marocain

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Comme à son accoutumée, le journaliste et écrivain Algérien Saad Lounes nous régale avec un article lucide sur les échecs diplomatiques de l'Algérie qui s'entête toujours à entretenir un conflit artificiel autour du Sahara Marocain, malgré la réaction positive et l'adhésion de la communauté internationale au projet d'autonomie proposé par le Maroc. Les giffles et les échecs de l'Algérie officielle se succèdent à un rythme assez soutenu, mais le clan qui gouverne ce pays ne semble pas lâcher du lest pour pousser son rejeton polisarien à la table de négociation pour régler définitivement ce conflit artificiel qui paralyse le développement de toute la région.

Al-Maghribi

Bonne lecture

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Le clan d’Oujda a perdu la bataille du Sahara Occidental

Par Saâd Lounès

Le dernier refoulement d’un avocat et de journalistes marocains à l’aéroport d’Alger est une grave erreur diplomatique. Il ne reste plus à Bouteflika et au clan d’Oujda que des bavures policières pour exprimer leur vision autoritariste sur la question du Sahara Occidental.

Ce conflit inutile engagé à la hussarde par Boumediene, après le coup d’Etat manqué et la mort de son ami le général Mohamed Oufkir en août 1972, n’a en fait été qu’un prétexte de déstabilisation de la monarchie alaouite. (1)

Face à l’adversité du pouvoir socialiste algérien et ses alliés de l’opposition marocaine, Hassan II avait réussi à consolider son trône. Après 10 ans de règne, Mohamed VI a fait du Maroc un «modèle à suivre pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient» selon les termes de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton au Forum de l’Avenir à Marrakech devant un parterre de diplomates du monde entier.

Le Maroc n’en finit plus d’engranger les bénéfices d’une nouvelle stratégie pragmatique et conquérante initiée depuis le lancement des négociations directes avec le Front Polisario sous l’égide de l’ONU en juin 2007.

Paradoxalement, c’est en utilisant les méthodes algériennes que le Maroc a pu avancer de manière spectaculaire dans la résolution du conflit à son avantage par une gestion efficace du renseignement et l’intégration des clientèles sahraouies dans le jeu politique national.

La bataille du renseignement

En nommant son camarade de classe et ami d’enfance Mohamed Yassine Mansouri à la tête de la DGED, le roi a changé la donne qui présidait jusqu’alors au sein des services secrets marocains. Civil et technocrate, Mansouri suit une feuille de route stratégique d’action en avançant une à une ses pièces sur l’échiquier sahraoui pour mettre en échec la partie algérienne, la seule qui s’oppose à un règlement définitif du conflit.

Mansouri agit sur plusieurs cibles pour désosser le Polisario et retourner contre l’Algérie ses principaux atouts qu’étaient le Front et les camps de Tindouf. En participant à toutes les phases de négociation de Manhasset, Mansouri effectue un travail de sape pour retourner les dirigeants sahraouis.

Il a également réussi un coup de maître surprenant en envoyant pour la première fois dans les camps de Tindouf une mission d’information et de renseignement sous couverture de presse. Un journaliste et un photographe d’un hebdomadaire marocain ont pénétré dans les camps de Tindouf et publié un reportage en été 2008. (2)

Ils y ont aussi recueilli une somme de renseignements et de photos très utiles pour dénoncer auprès des instances onusiennes les conditions de «séquestration» des sahraouis par les autorités algériennes.

Conforté par le soutien de tous les pays arabes, parachevé dernièrement par la reconnaissance libyenne de la marocanité du Sahara, Mansouri utilise à fond la carte maîtresse mauritanienne. Outré par le mépris que lui a manifesté Bouteflika, le nouveau président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz se dévoue pour la cause marocaine et œuvre à la reddition des chefs du Polisario en recevant très souvent le patron de la DGED.

Sur le plan intérieur, de plus en plus de sahraouis sont intégrés sur la scène politique nationale. Les stratèges marocains ont dernièrement réussi un coup de maître en portant à la présidence de la Chambre des Conseillers, un médecin sahraoui Mohamed Cheikh Biadillah, dont le propre frère est Brahim Ahmed Mahmoud Biadillah, dit «Gregou», responsable de la 2ème région militaire et ancien chef de la sécurité militaire du Polisario, qui figure en bonne place sur une liste de tortionnaires du Polisario. (3)

C’est un signal très fort auquel ne sont pas insensibles les notables sahraouis qui y voient un appel à une course à toutes les investitures dans le train du dynamisme politico-économique marocain. Entre la prospérité du destin national de Mohamed Cheikh, et l’éternelle attente l’arme au pied du «Désert des Tartares» de Gregou, le choix est vite fait.

D’autant que le projet royal d’Autonomie prévoit une amnistie pour les combattants sahraouis. Une autre façon d’imiter les algériens en laissant indéfiniment ouvertes les portes de la réconciliation.

Le désastre diplomatique de Bouteflika

Face à cette cascade de succès marocains, on ne peut que s’interroger sur l’anesthésie qui frappe le pouvoir algérien. L’explication est double.

Tout d’abord ce conflit n’a jamais reçu d’adhésion populaire, les algériens se contrefichent de cette histoire de Sahara. Hormis un FLN moribond qui ne s’exprime sur ce lourd héritage que du bout des lèvres, les partis politiques ont ouvertement déclaré leur désaccord sur la position algérienne et n’ont aucun contact avec le Polisario. C’est ce qui a encouragé la témérité de l’Association du Sahara Marocain à venir en Algérie même faire du lobbying pour la résolution du conflit.

Ensuite, la gestion du Polisario a toujours été une chasse gardée du clan d’Oujda dirigé par le couple Boumediene-Bouteflika et les chefs de la Sécurité Militaire. Après la mort de Boumediene et la mise à l’écart de Bouteflika et Kasdi Merbah, patron de la SM, c’est le général Larbi Belkheir qui s’est accaparé de ce dossier stratégique et lucratif où s’entremêlent diplomatie parallèle, fonds secrets et commerce d’armes.

Depuis la disparition mystérieuse de Belkheir, très malade selon sa famille ou décédé selon d’autres sources, on ne sait plus qui est vraiment en charge de ce dossier. Le très efficace chef du contre-espionnage, le général Smaïn Lamari qui gérait le Polisario sous les ordres de Belkheir, est décédé en été 2007 sans qu’on sache vraiment qui l’a remplacé.

De plus en plus isolés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, Bouteflika et son clan d’Oujda ont définitivement perdu la bataille du Sahara Occidental. La dernière gifle retentissante qu’a reçu Bouteflika vient de son ami Khaled qui, après avoir exprimé publiquement ses griefs contre l’anti-marocanisme du gouvernement algérien, a entériné la marocanité du Sahara en allant chanter au dernier festival du dromadaire à Laâyoune.

Placé en situation d’échec et mat par la maîtrise d’œuvre marocaine et la péremption politique de Bouteflika, il ne reste au pouvoir algérien qu’une porte de sortie dans ce conflit. Abandonner son intransigeance, laisser le Polisario négocier librement, seul et sans aucune contrainte, fermer les camps de Tindouf et ouvrir les frontières avec le Maroc.

Saâd Lounès

source : http://www.pressealgerie.com/lequotidiendalgerie.htm


Notes :

(1) http://saadlounes.unblog.fr/la-vengeance-des-amis-doufkir/

(2) http://reflexionsetautresidees.blogs.courrierinternationa...

(3) http://www.saharamarocain.net/modules/smartsection/item.p...

 

14:37 Écrit par Maroc pluriel dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sahara, polisario, algerie, autonomie

mardi, 22 septembre 2009

Cheb Khaled fait un gros Didi à la politique algérienne

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Chez nous au Maroc, il y a un langage spécifique que l'on tient en s'adressant aux enfants comme nini (dors), titi (assieds-toi), moumou (bébé), didi (frapper) ect.. Mon propos ici, n'est pas de desserter sur ce langage enfantin, Mais sur les déclarations courageuses du Roi du Raï, cheb Khaled, auteur de la célébre chanson "didi".

En effet, il vient de faire un gros didi à la politique algérienne en matière de voisinage avec le Maroc. Dans un entretien qu'il a accordé à Telquel, le chanteur a évoqué, en guise de témoignage, la déportation des 45.000 familles marocaines par l'algérie du président Houari Boumediene en 1975 et de son ministre des affaires étrangères, Bouteflika, en represaille suite à la glorieuse Marche Verte liberatrice de nos provinces marocaines du Sud :

Vous êtes adulé par les jeunes des deux côtés de la frontière maroco-algérienne, alors qu’il y a une tension entre les deux pays. Comment vivez-vous cette situation ?
"J’ai grandi avec cette aberration. Tout petit, j’ai vu un flic entrer chez mon copain et le refouler au Maroc. À Oran, on a tous des amis qui ont été déportés, des gens qu’on a cachés et d’autres qu’on a mariés de force pour qu’ils puissent rester en Algérie. Avec le recul, ces scènes ressemblent à celles de la Seconde guerre mondiale où des voisins cachaient leurs amis juifs pour leur éviter les camps nazis. A ce point. Ça me fait mal. Maintenant que je côtoie le roi du Maroc et le président Bouteflika, on parle de ça et ils me disent tous les deux la même chose : “Les gens ne vont pas comprendre si on tourne rapidement la page du conflit entre le Maroc et l’Algérie. Les jeunes des deux bords t’adorent. On a besoin de symboles comme toi pour ouvrir des brèches et permettre le dégel des tensions en douceur. Et un jour, tout ça va s’arranger”. C’est pour cette raison qu’à mon niveau je passe le message politique avec la chanson et surtout avec le bonheur."

En tant que frontalier, tout jeune, Cheb Khaled a assisté au drame de ces familles marocaines que les forces de police et de l’armée algérienne ont  arraché de force, et expulsé manu militari, en laissant derrière elles leurs épouses, époux et enfants, ainsi que leurs biens matériels. Ces 350.000 expulsés ne cessent de demander justice pour leur dédomagement. Ils se sont constitués en associations pour défendre leurs droits, afin que leurs biens spoliés soient restitués.

 

Evidemment, la presse algérienne au service du régime algérien a réagi hystériquement aux déclarations de Cheb khaled. Le journal « algérie-liberté » a dégainé le premier avec un titre proportionnel à l’événement : « Le chanteur compare les Algériens aux nazis, Khaled “le Marocain” fait scandale » Je vous épargne la teneur de cet odieux article qui véhicule des contrevérités historiques, comme par exemple, la politique de marocanisation des terres des colons. Le journal a fait l’amalgame entre le retour de ces domaines coloniaux sous la souveraineté marocaine et la « spoliation » de certains Algériens français colons qui devaient aussi cesser d’exploiter ces terres au même titre que les colons français de souche.

 

Dans le même article écrit par Mounir Boudjema, les lecteurs n’ont pas échappé, comme à l’accoutûmée, à un certain relent d’antisémitisme : « On savait Khaled sensible au lobby juif marocain, mais de là à balancer, froidement, des contre-vérités historiques, il y a un pas que notre star de la chanson a malheureusement franchi. » Visiblement, la comparaison de Khaled, de la déporation des Marocains d’Algérie aux exactions nazies à l’encontre des Juifs, n’a pas plu et a fait trop mal. Comme quoi la vérité blesse des fois.

@ Al-Maghribi, Maroc Pluriel

18:28 Écrit par Maroc pluriel dans Maghreb, SAHARA MAROCAIN | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : algerie, sahara, cheb khaled

lundi, 31 août 2009

Ould Souilem : el Polisario no existe, es argelino

Le Polisario "n'existe pas politiquement, il obéit aux ordres de l'Algérie" (Ould Souilem)
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Ahmedu Ould Souilem / Fundador y disidente del Frente Polisario (laRazon.es)

 Le Polisario "n'existe pas politiquement", il obéit aux ordres d'Alger, a affirmé M. Ahmedou Ould Souilem, ex-dirigeant du "Polisario" qui a récemment regagné la mère-patrie, le Maroc.
Ahmeddou Ould Souilem, l'un des fondateurs du Polisario qui a  rallié la position marocaine a accordé un entretien au journal espagnol "la Razon" paru le dimanche 30 août 2009. Il a déclare haut et fort que le "Polisario n'existe pas politiquement. Il y a un Polisario algérien qui obéit aux ordres de l'Algérie, ajoutant que l'Algérie procède à la "séquestration des volontés des sahraouis" qui souhaitent regagner le Maroc pour contribuer à sa marche de développement et de progrès. Il a  dénoncé l'exploitation des souffrances des Sahraouis au bénéfice d'une "stratégie algérienne".
Il a déclaré, entre autre que "Nous n'avons pas le droit de faire de nos fils des apatrides nomades. Ils ont une patrie et un avenir au Maroc", a lancé Ould Souilem, avant de souligner que beaucoup de Sahraouis veulent regagner le Maroc en dépit des entraves imposées par l'Algérie et le "Polisario".
Evoquant les négociations sur le Sahara, M. Ould Souilem a déploré le fait que le "Polisario" ne jouit pas d'une "autonomie" pour prendre des décisions, relevant que l'Initiative d'autonomie permet aux habitants du Sahara de gérer eux même leurs propres affaires de façon démocratique.

"Nous avons droit de vivre dignement dans notre patrie et la proposition d'autonomie est la seule option garantissant cette solution", a-t-il insisté. Il a salué la dynamique de développement que connaissent les provinces du sud du Royaume.

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lire ci-dessous l'entretien intégral en espagnol publié dans la Razon du 30 août 2009 :

«El Polisario no existe, es argelino»

«España y la ONU han mostrado algo peor que incapacidad o incompetencia en el conflicto del Sahara». «Nuestros hijos tienen una patria y un futuro» en Marruecos

30 Agosto 09 - Alberto Rubio - Enviado especial
 
Rabat- «Nosotros iniciamos un proceso en los años 70 contra el colonialismo español. Luego vino la división del Sahara entre Mauritania y Marruecos, que sentimos como una agresión y contra la que iniciamos la lucha. Pero esas condiciones han desaparecido». Ahmedu Ould Souilem, uno de los fundadores históricos del Frente Polisario, comienza así a explicar por qué ahora apoya la propuesta de autonomía para el Sahara lanzada por el rey Mohamed VI.
–¿Por qué ha dado este paso?
–Era necesario que alguien de mi envergadura saltara a la palestra para que los saharauis comprendan que hay una utilización inmoral de su sufrimiento en provecho de una estrategia argelina.
–¿Es consciente de que muchos no lo van a entender?
–A veces es malo tener razón demasiado pronto. Galileo también pagó por adelantarse.
–No me ha contestado. ¿Sabe que algunos le tildarán de traidor?
–No tengo ningún temor a esa etiqueta. ¿Traicionar a quién?¿Y a qué? Si alguien no ha traicionado, soy yo. Nunca me presté a contribuciones materiales ni políticas contra mi adhesión al Polisario. Mi posición la he expresado públicamente. Y, tercero, si volver a la patria de uno, a su pueblo, es traicionar, pues lo asumo.
–¿Ha intentado convencer a sus ex compañeros?¿Hay más?
–Mi situación no es excepcional. Formo parte de un movimiento de retorno a la patria. Unos lo han hecho antes. Otros lo harán. Pero lo básico es que no tenemos derecho a hacer de nuestros hijos unos errantes apátridas mendigando por el mundo. Tienen una patria y un futuro, que están aquí. Y se dan las condiciones para que los saharauis hagan su elección.
–¿Podrán hacerla?
–Dificultades, las hay. Impedimentos, también. Y coacciones. Pero muchos darán el paso.
–¿Hay aún en el Polisario un «nucleo duro» irreductible?
–El Polisario que creamos nosotros dejó de existir políticamente. Hay un Polisario «argelino», y ése no necesita ser irreductible. Obedece a los designios de Argelia.
–¿Hemos mitificado en España el independentismo del Polisario?
–Nuestra estrategia nunca se elaboró en función de lo que piense España del Polisario. En cuanto a la independencia, conviene aclarar equívocos: aquí hay un conflicto endémico entre Argelia y Marruecos. La aparición del Polisario agravó este contencioso. Y la guerra se llevó 16 años...
–Y nadie ha ganado…
–Ni ganará. Perderemos todos. Hubo resoluciones de Naciones Unidas, contactos directos, negociaciones secretas que no condujeron a nada. Y las últimas negociaciones tampoco…
–¿No confía en las de Viena?
–El hecho de que las delegaciones rompan el muro psicológico ayuda. Ojalá que el Polisario tuviera la autonomía suficiente.
–¿Argelia tiene secuestrados a los saharauis?
–Es un secuestro de voluntades.
–Petróleo y agua. Si es cierto que hay, ¿serían suficiente para que el Sahara floreciera?
–Sin eso incluso, el Sahara florecería. Con la población que tiene, su capacidad emprendedora, y el compromiso del rey con los saharauis, además de otros recursos, puede salir adelante.
–¿La ONU y España han mostrado más incapacidad que incompetencia, o las dos cosas?
–Peor que eso, incluso.
–Pues me lo pone usted bien.
–España ha obstaculizado opciones, dinamitado acercamientos. ¿Qué ha hecho España positivo? Podría haber jugado un papel más responsable. Por querer quedar bien con todo el mundo, al final ha quedado mal con todos.
–¿De la ONU ni hablamos?
–¿Tenemos que hablar de la ONU? Ojalá rompa con su burocracia y asuma su responsabilidad.
–¿Confía más en Obama?
–Obama está rompiendo con el legado de Bush. Y espero que el Sahara no sea la excepción.

Perfil
«Vivir en nuestra patria»
«Con la propuesta de autonomía del rey Mohamed VI, los saharauis pueden tener su autogobierno, su parlamento, la gestión de sus asuntos». Ould Souilem (Dakla, 1951), hijo de un notable saharaui -Ouilem Ould Abdallah, alcalde de Dakla y procurador en Cortes durante la administración española del Sahara Occidental- defiende sin ambages la iniciativa de Rabat. Acepta que Marruecos conserve los preceptos de soberanía y defiende que «tenemos derecho a vivir dignamente en nuestra patria. Y esta opción es la que garantiza esa solución»

vendredi, 21 août 2009

Ramadan Moubarak à tout le monde

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A l'occasion de ce mois sacré, je vous souhaite un très bon Ramadan 1430 de l'Hégire. Santé, bonheur et moins de soucis sur tous les plans.

Une forte pensée aux  sahraouis marocains séquestrés sur le sol algérien. J'espère que ce ramadan sera pour eux le dernier passé dans l'exil forcé et la déportation.

J'espère que le retour d'Ahmeddou Ould Souilem sera le catalyseur pour d'autres défections dans les rangs du Polisario.

Prenons rendez-vous pourque le prochain Ramadan soit celui du retour de nos compatriotes parqués contre leur gré dans les  camps sinistres de Tindouf Lahmada.

Une forte pensée aussi au Peuple Palestinien en lutte pour avoir son Etat indépendant. 

Enfin, une grande salutation à celles et ceux qui interviennent dans cet espace virtuel pour l'enrichir par leurs réflexions.

Vous êtes tous les bienvenus.

Et pas trop de Harira, chebbakia et dattes ! Pensez à vos estomacs !!

vendredi, 14 août 2009

L’armée algérienne tire sur un convoi du Polisario

polisario terroriste.pngDes agences de presse, à travers le monde, ont relaté une information très importante concernant l’attaque d’un convoi militaire du Polisario par deux hélicoptères de l’armée algérienne. Le bilan de cette extraordinaire intervention est de 8 tués parmi les séparatistes du polisario qui sont théoriquement et pratiquement leurs alliés les plus fidèles.

 

 

Est-ce une méprise ou une erreur ? où bien une punition du maître algérien à l’encontre de son subordonné et protégé polisarien qui utilise les moyens militaires dont il dispose pour un autre usage allant jusqu’à menacer la sécurité de l’Algérie ?

Est-ce un sacrifice humain à la manière barbare, à destination de puissances internationales inquietes de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le désert algérien et ainsi, prouver que l'armée algérienne est capable de conduire des hélicoptères et larguer des bombes ?

On ne sait pas ce qui se passe dans la tête de la vieille garde politico-militaire algérienne, formée et chloroformée à la sovietique et qui est habituée aux coups les plus tordus et les plus sales.

 

Dans tous les cas, cela fait des années que l’unanimité est faite au sein des spécialistes de la géopolitique sur les dérives de certains hauts cadres du Polisario qui ont transformé Tindouf en un terreau pour des affaires scabreuses liées au trafic d’armes au profit des terroristes d’al qaïda qui opèrent dans le vaste désert du sahara central algérien et le Sahel.

Selon la communauté des chercheurs géopoliticiens, al Qaïda recrute dans les rangs du Polisario et la connexion entre la nébuleuse terroriste et certains élements polisariens est bien établie depuis des années.

 

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie officielle intervient pour fouetter sa marionnette polisarienne. De temps à autre,  l’armée algérienne essaie de mettre de l’ordre dans le bazar cynique et explosif de cette organisation qu’elle a enfantée et dirigée contre l’intégrité territoriale du Maroc.

Désormais, on peut, à partir de ce grave incident, déclarer et confirmer les analyses géopolitiques qui ont alerté la communauté internationale que Tindouf, la base arrière des séparatistes du polisario  est par excellence la plaque tournante qui alimente la zone grise du Sahel  en armes et en hommes.

 

La machine polisarienne est en perte de vitesse. Entre les défections de ses hauts cadres qui ont rejoint le Maroc ou s'apprêtent à le faire et l'ordre apparent que l'Algérie essaie de manitenir à coup de canons ou de surveillance étroite sur les camps, le polisario donne une image d'un organisme en voie de décomposition.

Je vous livre deux dépêches qui font état de ce fait d’armes algérien contre ce fameux et sinistre convoi du polisario au secours des terroristes algériens du Sahel.

 

Bonne lecture

Al-Maghribi, Maroc pluriel.

 

 

Un convoi du polisario pilonné par des hélicoptères de l'armée algérienne à Lahfira: huit morts

 

Alger- Map, 13.08.9 Un convoi du polisario a été pilonné récemment par deux hélicoptères de l'armée algérienne, dans la région de Lahfira, dans le sud ouest algérien, faisant huit morts, rapporte le site internet « Algéria Times » citant des sources bien informées.

 

Le convoi du polisario, composé de véhicules tout terrain, a essuyé des tirs alors qu'il se dirigeait vers les antres du désert pour ravitailler en vivres "Katibat El Moulathamine" dirigé par Mokhtar Belmokhtar alias Bel-Aâouar, groupe armé rattaché à "Al Qaïda au Maghreb islamique-AQMI", précise la même source, indiquant que ces véhicules servent également "au transport d'armes" destinées au dit groupe.

 

Selon des sources sécuritaires, citées par « Algeria Times », Bel- Aâuar a tissé de solides liens mercantiles avec certains responsables agissant pour le compte du polisario, spécialisés dans la contrebande de denrées alimentaires et de cigarettes.

La même source indique que des éléments anti-émeutes dans les camps de Tindouf ont été mis en état d'alerte maximale, ces derniers jours, par crainte de réactions de la part de la population des camps en cette période critique.

 

Cinq personnes de la tribu Bouihate, deux de la tribu Foukara et un de la tribu Oulad Dlim ont été tuées dans cette frappe, selon la même source, qui affirme que les circonstances ayant entouré les frappes aériennes algériennes restent pour le moment inconnues.

La confusion qui règne au sein de la direction du polisario dans les camps de Tindouf, l'a poussée à imposer un black-out sur cette frappe pour éviter les protestations des familles des victimes, surtout que des rumeurs font état de la mort de gardes du corps du "directeur adjoint de la sécurité du polisario", ajoute la même source.

 

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عربات تابعة للبوليساريو لها علاقة بكتيبة "الملثمين" تعرضت لقصف من مروحيتين جزائريتين في الحفيرة وسقوط 8 قتلى

 (الجزائر تايمز - خاص)

Août 10, 2009 


علمت "الجزائر تايمز" من مصادر مطلعة أن عربات من نوع تويوتا تابعة لجبهة البوليساريو قد تعرضت لقصف من مروحيتين تابعتين للجيش الوطني الشعبي, منذ يومين في منطقة الحفيرة الجزائرية, التي تبتعد ب 20 كم عن قرية تيفاريتي الصحراوية, وكانت هذه العربات متجهة لأعماق الصحراء, وحسب المصادر نفسها أن هذه العربات كانت تنقل المؤونة وحتى السلاح أحيانا إلى جماعة "الملثمين" التي يتزعمها مختار بلمختار المدعو الأعور, وهي تابعة لما يسمى "تنظيم القاعدة ببلاد المغرب الإسلامي", بل أكدت هذه المصادر الأمنية أن بلعور قد نسج علاقات تجارية واسعة مع بعض القادة المحسوبين على جبهة البوليساريو المختصين في تهريب المواد الغذائية والسجائر.

وقد لوحظ في الآونة الأخيرة أن قوات مكافحة الشغب في تندوف وضعت في حالة إستنفار قصوى, ربما يخشى ردود أفعال من طرف الصحراويين في هذه الفترة الحرجة.
وحسب المصادر المطلعة نفسها فقد قتل في هذه العملية صحراويين من الركيبات السواعد, حيث توزع الضحايا الذين تفحمت جثثهم كالتالي: 05 من البيهات, و 02 من الفقرا, 01 أولاد دليم.

كما يجهل لحد الآن حيثيات القصف الجزائري لهذه العربات, و قيادة البوليساريو في المخيمات تعرف إرتباكا كبيرا لم يسبق من قبل, لذلك عتمت عن تفاصيل الحادثة تفاديا إحتجاج عائلات القتلى.
ويشاع أيضا أن القتلى هم من الحرس الخاص نائب مدير أمن البوليساريو المعتقل خليل أحمد الذي كان مكلفا بمهمة ممثل الجبهة في اللجنة الأمنية الجزائرية الأمريكية
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الجزائر تايمز - خاص

jeudi, 06 août 2009

sahara : grosse panique au sein du polisario

Plusieurs agences de presse rapportent, en citant algeria Times, qu'une grande purge a commencé au sein du Polisario. L'armée algérienne a assigné en résidence plusieurs hauts dirigeants  pour prevenir leur défection et rejoindre le Maroc. Si ces informations se confirment, on pourra affirmer que les dissensions ont pris une ampleur sans précedent dans les rangs des hauts gradés polisariens.
C'est la grosse panique. L'effet Souilem a fait des ravages et a provoqué un tremblement de terre sous les pieds du régime algérien qui voit sa marionnette du désert se démembrer et se desarticuler sous ses yeux. La solide propositon d'autonomie sous souveraineté marocaine commence a donner ses fruits en produisant, à la fois, un gros malaise et une nervosité chez les responsables Algeriens et surtout une adhésion massive au sein même de la direction du Polisario.
Je vous livre deux dépêches qui font état de ces bonnes nouvelles. L'une provenant de MAP, et l'autre d'Algeria Times qui était à l'origine de l'Information.
Bonne lecture !!  
Al-Maghribi, Maroc Pluriel.
Mohamed-Abdelaziz al kharia.jpg
Mohamed. Abdelaziz al Merrakci chef des séparatistes.
Restera-t-il seul dans l'enfer tindoufien ?
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Cinq hauts dirigeants du polisario assignés à résidence dans des casernes de l'armée algérienne à Tindouf (Algeria Times)

Alger -5/8/09-

Cinq hauts dirigeants du polisario ont été assignés à résidence dans des casernes de l'armée algérienne à Tindouf, suite au ralliement de Ahmaddou Ould Souilem, membre fondateur du polisario et ministre-conseiller à la présidence de la pseudo-RASD, jusqu'à son retour au Maroc, rapporte le Site Internet "Algeria Times".

Citant des sources sûres, "Algeria Times" précise mardi qu'à l'issue de ce ralliement, une série de réunions ont été tenues à Tindouf et à Alger en présence d'influents dirigeants militaires et des investigations ont été ouvertes pour élucider les circonstances de la défection de Ould Souilem.

Parmi les dirigeants concernés par ces mesures, figurent, selon les mêmes sources, Mohamed Yeslem Bissat, " ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de l'Afrique", au sein de la pseudo-RASD, et Bachir Mustapha Sayed, ainsi que d'autres cadres importants du polisario, soupçonnés de préparer leur retour au Maroc via la Mauritanie.

Ces hauts cadres, actuellement incarcérés dans des casernes militaires algériennes à Tindouf, sont soumis à des interrogatoires supervisés par des membres importants des services de renseignements, ajoutent les mêmes sources, ayant requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.

Des membres de la direction du mouvement séparatiste, conduits par Brahim Ghali, mènent des négociations avec ces détenus dans le but de les amener, par tous les moyens, à renoncer à fuir vers Rabat, affirme le site algérien, expliquant qu'une défection de telle envergure aura, dans la conjoncture actuelle, un impact négatif de taille sur l'avenir du front polisario ainsi que sur le processus des négociations.

L'incarcération des hauts dirigeants du polisario a été tenue secrète par les autorités algériennes afin de transcender la crise engendrée par le ralliement au Maroc de Ould Souilem, qui a été un véritable coup dur pour les séparatistes, note-t-il.

Citant une source de l'intérieur des camps de Tindouf, "Algeria Time" croit savoir que la police polisarienne a resserré l'étau autour des personnes soupçonnées de vouloir regagner le Maroc, leur imposant une sorte de surveillance permanente et quotidienne.


source 
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أنباء عن وضع 5 قياديين من البوليساريو تحت الإقامة الجبرية لدى الجيش الجزائري في تندوف

source : algeria Times

August 4, 2009 
علمت "الجزائر تايمز" من مصادر موثوقة أنه بعد إلتحاق القيادي في البوليساريو حمدو ولد سويلم بالمغرب، عقدت عدة إجتماعات في تندوف والعاصمة الجزائرية وبحضور قيادات عسكرية بارزة، وفتحت تحقيقات أمنية موسعة لأجل معرفة ملابسات ما وصف بفرار ولد سويلم، والمخاطر المتوقعة من جراء ذلك. وأضافت مصادرنا أنه تم وضع خمسة من قيادات البوليساريو بينهم وزراء تحت الإقامة الجبرية في ثكنات تابعة للجيش الجزائري بولاية تندوف.
وقد أكدت المصادر أن من بين هؤلاء الذين يخضعون للتحقيق نجد القيادي محمد يسلم يبسط وهو وزير منتدب لدى وزير الشؤون الخارجية مكلف بإفريقيا في ما يعرف بحكومة البوليساريو، وكذلك البشير مصطفى السيد وآخرون من الشخصيات البارزة في التنظيم، ممن يعتقد أنهم كانوا يحضرون للالتحاق بالمغرب عن طريق موريتانيا.
وذهبت المصادر التي رفضت الكشف عن هويتها لدواعي أمنية، أن المعتقلين يتواجدون في احدى الثكنات العسكرية الجزائرية في تندوف، وتحت إشراف قيادات إستخباراتية بارزة، يتعرضون لإستنطاق على أعلى مستوى، لتذهب المصادر إلى أبعد من ذلك أن قيادات من البوليساريو وعلى رأسهم إبراهيم غالي، تفاوضهم بجدية وإغراء من أجل العدول عن ما وصفوه بالفرار نحو الرباط، لأن ذلك وفي مثل هذا الظرف سيكون له التأثير السيئ والبالغ على مستقبل هذه الجبهة ومجريات التفاوض وقضية توقيف هؤلاء القادة تكتمت عليها السلطات الجزائرية كثيرا جدا من أجل تجاوز عنق الزجاجة، بعد الضربة القوية التي وجهت للبوليساريو من خلال ولد سويلم، وأكد متابع للشأن المغاربي في تصريح لـ "الجزائر تايمز" وهو يعلق على ما يجري، "إن صحت أنباء توقيف هؤلاء القادة فإن ذلك يعكس الواقع الداخلي المزري الذي تعيشه البوليساريو"، كما أن – يضيف محدثنا- لا خيار حاليا سوى ظهور هؤلاء الوزراء والقادة وممارسة مهامهم بصفة عادية، مؤكدا على أن إحتواء تمردهم سيتحقق وبأي ثمن كان. مستبعدا بقاءهم تحت الإقامة الجبرية والتي ستضرّ كثيرا موقف الجزائر ثم البوليساريو من المفاوضات التي ستنطلق مجددا، بل أنه سيقوي الموقف المغربي ومقترح الحكم الذاتي الذي طرحه مصدر آخر من مخيمات تندوف أكد لـ "الجزائر تايمز" أن شرطة البوليساريو شددت الخناق على الأشخاص الذين تحوم حولهم شبهات الفرار نحو المغرب، وفرضت ما يشبه المراقبة المستمرة واليومية عليهم

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