dimanche, 19 avril 2009

word en darija

Je cherche cette version de word en darija. Si quelqu"un peut m'aider à la retrouver :-) j'en serai très reconnaissant  

windos maghribi.jpg

 http://marocpluriel.hautetfort.com/media/00/01/1568457893...

samedi, 11 avril 2009

le Polisario arnaqué : l'arroseur arrosé

espion0.jpg
Il y a quelques jours, certains journaux algériens ont diffusé des informations sur des rencontres entre la CIA et le Polisario pour une éventuelle coopération contre le terrorisme. Ainsi, on pouvait lire dans un site algérien spécialisé  sous un titre complètement édifiant : « Lutte contre le terrorisme au Sahel : la CIA sollicite le Front Polisario ». La journaliste s’est lancée dans des analyses les plus farfelues. Voici quelques extraits de cette merveille journalistique odieuse qui peut faire un cas à étudier dans les écoles de journalisme :

« Pour lutter contre les groupes armés affiliés à Al-Qaïda dans la région du Sahel, les Américains multiplient les contacts et les initiatives de coopération avec les pays de la région. Parmi eux : le Sahara occidental. Une mission de la CIA se serait rendue récemment dans les territoires sahraouis pour solliciter la contribution du Front Polisario à la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, croit savoir « La Lettre de l'Expansion » dans son dernière édition datée du lundi 6 avril.

Cette mission aurait été menée dans le secret le plus total. Les autorités marocaines n'ont pas été mises au courant de l'initiative de la CIA. Et « le département d'Etat à Washington en a été tenu à l'écart, afin de ne pas froisser le gouvernement marocain », affirme encore « La Lettre de l'Expansion », une publication bien informée sur les questions diplomatiques et internationales.

Cette initiative des services de renseignements américains constitue un double camouflet pour les autorités marocaines. D'abord, le fait que l'initiative a été menée dans le secret montre que les Américains n'ont pas une totale confiance dans leur « allié » marocain. Ensuite, elle affaiblit considérablement la stratégie marocaine visant à discréditer le Front Polisario sur ses supposés lien avec le terrorisme islamiste. A plusieurs reprises en effet, Rabat a mis en avant des « liens » entre les dirigeants du Front Polisario et Al-Qaïda pour tenter de discréditer le combat du peuple sahraoui pour l'indépendance. »

Il s’avère qu’en réalité le Polisario s’est fait avoir sur toute la ligne. Il a fait objet d’une arnaque en bonne et due forme par une société américaine privée de sécurité. Elle a réussi a soutirer 250 000 $ au Front Polisario en lui faisant croire qu’elle lui envoyait des agents retraités de la CIA pour l’entrainement de la troupe chargée de la garde de Mohamed Abdelaziz premier mercenaire à la tête de la bande séparatiste.

 

facture rasd cia.jpg

Selon Sahel Intelligence, « La facture de la société, dont Sahel Intelligence a pu obtenir copie, stipule que les troupes seraient formées aux techniques de contre-insurrection «  à la manière de la CIA », ce qui a entrainé une confusion chez les dirigeants du Polisario, qui ont cru avoir à faire à l’agence américaine de renseignement. Croyant avoir établi le contact avec les services secrets américains, les dirigeants du Front ont aussitôt envoyé plusieurs dépêches à leurs relais étrangers afin de leur annoncer cette coopération, qui devait leur ouvrir de nouvelles perspectives. Or, jeudi 2 avril 2009, les cadres du Front ont eu la surprise de voir arriver à l’aéroport de Tindouf deux « consultants » émargeant chez cette société de sécurité présente dans plusieurs autres conflits, notamment au Moyen-Orient,  en lieu et place des agents secrets tant espérés. Se voyant dans l’impossibilité de faire machine arrière, les patrons du Front ont tenté de faire croire qu’il s’agissait bien d’éléments ayant appartenus à la Centrale américaine, avant qu’un jeune capitaine de la garde rapprochée du Président ne constate que les consultants portaient des badges siglés du « B » de cette société de sécurité privée. Il n’en fallut pas plus à ce capitaine pour alerter ses supérieurs qu’ils ont été floués, et que la CIA n’a rien à voir avec l’envoi des formateurs.

Or, la machine de communication du Front n’a pu stopper les dépêches faisant état de l’ouverture d’un axe de collaboration pour lutter contre le terrorisme islamique dans le Sahel. Selon une source proche de l’agence de renseignement américaine contactée au téléphone, la CIA devrait sortir un démenti formel dans les jours qui viennent, infirmant toute « collaboration » avec le Front Polisario. »

 Décidément,  cette dernière bourde polisarienne a montré que l’argent de leur mamagérie gazeuse coule toujours à flots, au détriment de la population séquestrée encerclée dans les camps et affamée par la direction du Polisario aux ordres du régime mafieux d'Alger.

mercredi, 01 avril 2009

Obama reçoit un rapport sur le Sahara et le Maghreb

Seule une autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine est à même de permettre le règlement de cette question

Washington- L'intégration régionale au Maghreb ne peut être réalisée sans une solution à la question du Sahara qui prenne en compte la proposition du Maroc d'accorder une large autonomie, sous souveraineté marocaine, à cette région, a préconisé un rapport rendu public mardi à Washington.

Le rapport, intitulé "Pourquoi le Maghreb compte-t-il" élaboré notamment par le "Potomac Institute for Policy Studies" (PIPS) basé à Washington, et le département gestion des conflits à la School of Advanced International Studies (SAIS) relevant de la Johns Hopkins University, et destiné à l'Administration Obama, rappelle la position américaine qui considère la proposition marocaine d'autonomie comme étant "la seule solution réaliste".

"Au moment où l'Administration Obama examine ses priorités au Moyen Orient et en Afrique du Nord, il est important de rompre l'habitude qui consiste à percevoir la région comme étant un ensemble de pays séparés ayant un intérêt national secondaire" pour Washington, souligne le rapport selon lequel les pays du Maghreb représentent des intérêts vitaux pour les Etats-Unis que ce soit en matière d'énergie, ou également en raison de la nécessité d'éradiquer la menace terroriste croissante pour les américains et leurs infrastructures, et des opportunités économiques qu'offre cette région.

Le document exhorte également les Etats-Unis et leurs alliés à faire pression sur le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) pour faire en sorte que les populations de Tindouf sous contrôle du Polisario, jouissent des droits garantis par le droit international, en particulier le droit à la liberté de mouvement, au rapatriement volontaire et le droit à la libre association.

Toujours selon ce rapport, approuvé par plusieurs personnalités américaines, et présenté lors d'une conférence de presse animée par un panel d'experts en politique étrangère dont des anciens membres du gouvernement américain, d'ambassadeurs et d'académiciens, l'intégration régionale en Afrique du Nord "va soutenir une série d'intérêts américains qui sont au centre de la poursuite stratégique de la stabilité, la sécurité et des objectifs économiques".

Cependant, l'intégration régionale ne peut se réaliser sans résoudre le conflit du Sahara, note le rapport qui, rappelant la position actuelle du gouvernement américain selon lequel une large autonomie pour le peuple sahraoui sous souveraineté marocaine constitue l'unique solution réaliste, souligne que "la plate-forme est (déjà) en place pour avancer de manière dynamique et avec succès et partant, encourager l'intégration économique régionale qui apportera la prospérité aux peuples du Maghreb et une plus grande sécurité pour les intérêts des Etats-Unis".

Le rapport estime que les Etats-Unis peuvent aider à négocier une solution au conflit du Sahara qui constitue l'obstacle majeur à l'intégration régionale, et empêche une coordination efficace des efforts visant à combattre le terrorisme, l'immigration illégale, la contrebande, le trafic de drogue et à promouvoir une coopération économique et d'autres initiatives régionales.

Le document, qui trouve "évident" que le conflit du Sahara ne sera pas "résolu" dans un proche avenir, estime qu'un statut de compromis, tel que celui contenu dans la proposition d'autonomie actuellement sur la table de l'ONU, va placer la région dans un nouveau cadre institutionnel où l'attention sera plus portée sur des composantes spécifiques de la situation sans pour autant rester coincé dans l'impasse.

Le conflit du Sahara n'est pas "un fruit prêt à cueillir", souligne le rapport rappelant la position de l'Algérie qui insiste que ce conflit ne sera jamais résolu en "termes ou calendrier autres que ceux choisis par elle".

Cependant, estime-t-il, si les Etats-Unis s'engagent de manière active et œuvrent en étroite collaboration avec leurs alliés européens, cela ouvrira de bonnes perspectives pour créer un environnement en vue d'une action vers une solution basée sur le compromis exprimé dans la formule autonomie/souveraineté privilégiée par l'ONU et qui se trouve être l'unique solution de compromis actuellement sur la table de négociation.

Un tel rôle de leadership de la part des Etats-Unis profitera au Maghreb et servira également leurs intérêts, souligne le document rappelant que les différentes administrations qui se sont succédées ont déclaré que la seule solution réalisable est à trouver dans le compromis de l'autonomie.

A cet égard, préconise le rapport du PIPS, les Etats-Unis doivent commencer immédiatement à traiter la question du Sahara d'une manière cohérente conformément à sa politique déclarée, et à encourager ses alliés à faire de même.

Ces mêmes administrations, qu'elles soient Démocrates ou Républicaines, ont fait un choix clair à savoir, promouvoir une solution politique à travers une formule garantissant une large autonomie pour la région sous souveraineté marocaine, rappelle encore le rapport qui évoque également l'adoption de ce choix bipartisan par le Congrès qui avait ouvertement exhorté le gouvernement américain à emprunter cette voie de manière plus vigoureuse.

Le rapport avertit qu'"au cas où pareil choix n'est pas adopté à travers des actions concrètes, des messages confus seront adressés aux parties impliquées suscitant ainsi de faux espoirs pour un renversement de cette politique, ce qui ne ferait que perpétuer l'impasse et les dangers inhérents".

Des actions fermes pour assurer le respect des droits humains dans la région du Sahara peuvent baliser la voie à une solution politique privilégiée par tousles membres du Conseil de sécurité, souligne le rapport faisant remarquer au passage que ce conflit n'a que trop duré. Le document estime plus loin que quelque soit le résultat du cinquième round de négociations entre les parties, les Etats-Unis doivent poursuivre leurs efforts auprès des membres du Conseil de sécurité pour faire reconnaître le statut d'autonomie au sein du Maroc et inviter les autres à faire de même.

Toute solution doit également inclure l'Algérie et des efforts particuliers doivent être entrepris dans ce sens afin d'éviter que ce pays "ne trouve des moyens pour s'opposer aux Etats-Unis, au Maroc et aux initiatives d'intégration économique", insiste le rapport.

Même si l'Algérie est un important allié des Etats-Unis en raison de son pétrole et de son gaz, cela ne doit, en aucun cas, permettre de bloquer une issue positive au conflit du Sahara, insiste le rapport qui n'arrive pas à comprendre l'attitude ambiguë de l'Algérie à vouloir perpétuer ce conflit.

Il propose ainsi certaines mesures qui pourraient inciter l'Algérie à donner son accord notamment à un éventuel accord de libre échange avec les Etats-Unis.

"Une position commune et un soutien ferme de la part des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l'Espagne (et de l'Italie) pour l'autonomie, y compris le fait d'encourager l'Algérie et le Maroc à entrer dans des négociations avec un esprit ouvert et positif et à chercher une solution gagnant-gagnant, donnera le ton qu'il faut pour des entretiens productifs, estime le rapport.

"A la fin, si ce genre de mesures incitatives ne marchent pas, les Etats-Unis doivent aller de l'avant avec cette initiative (d'autonomie) de manière indépendante et exhorter les Etats du Maghreb à laisser de côté ce problème et se concentrer sur les autres aspects de la coopération, comme ils l'ont fait lors de la création de l'UMA en 1989", souligne le rapport.

Cette conférence de presse-débat a été animée par le Pr. William Zartman (co-auteur du rapport), directeur du département gestion des conflits à la School of Advanced International Studies (SAIS) relevant de la Johns Hopkins University. Jacob Blaustein, Pr. émérite à la Johns Hopkins University. Pr. Yonah Alexander (co-auteur), l'ambassadeur Stuart Eizenstat (co-auteur), ancien secrétaire d'Etat adjoint américain pour les Affaires économiques et agricoles sous l'Administration Clinton et ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'Union Européenne, le Général. Wesley Clark (co-auteur honoraire) et ancien commandant des forces alliés de l'OTAN en Europe.

Le rapport a été "examiné et approuvé" par les personnalités suivantes: l'ancienne secrétaire d'Etat sous Clinton Madeleine Albright, le Pr. Yonah Alexander, directeur du centre international pour les études sur le terrorisme au Potomac Institute, le général Wesley Clark, Lorne Craner, président du International Republican Institute, Chester Crocker, professeur des études stratégiques à la Georgetown University, l'ambassadeur Stuart Eizenstat, John Entelis, professeur des sciences politiques à la Fordham University, Lucia Guerrato, ancien ambassadeur à l'Union Européenne, l'ambassadeur Robert Pelletreau, ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient, Robin Raphel, ancien ambassadeur en Tunisie, Ed Walker, ancien ambassadeur en Israël, en Egypte, et aux Emirats Arabes Unis, David Welch, ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient et ancien ambassadeur en Egypte, et enfin les Pr. William Zartman et Jacob Blaustein.

source : MAP, 1 avril 2009

lundi, 16 mars 2009

Khatibi : le sociologue de la double critique n'est plus

Khatibi2.jpgAvec beaucoup de tristesse, j'ai appris la disparition d'Abdelkebir Khatibi, l'une des grandes figures de la sociologie marocaine et l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Mémoire tatouée", une sorte de récit autobiographique, "Vomito blanco", une critique de la conscience malheureuse des intellectuels de gauche française à l'égard du sionisme et de la question juive, "Maghreb pluriel", "Penser le Maghreb", "le Même livre", "le livre du sang", "la blessure du Nom propre", "Amour bilingue", "le lutteur des classes à la manière taoiste",  et bien d'autres ouvrages qui ont marqué à jamais la culture Marocaine et internationale, par la qualité et le talon de cet écrivain disparu à l'âge de 71 ans.  Ses oeuvres ont influencé toute une génération qui est la mienne. C'était grâce à lui  et à l'oeuvre de Paul Pascon que je me suis dirigé vers des études de sciences humaines. Et je ne l'ai pas regretté. Qu'il repose en paix !

L’œuvre de Khatibi est multiforme et orginale, comme cette terre du Maroc pluriel et multiple; sur laquelle naquit en 1938 à El Jadida. Il y a plusieurs phases qui jalonnent sa riche carrière, notamment, lorsqu’il fut Directeur de l'Institut de Sociologie, il a élargi son champ d’études en introduisant la sémiologie, la philosophie et la psychanalyse qui lui permettent de dialoguer avec les pensées radicales de l’Occident, notamment celles de Heidegger, Nietzsche, Marx et Derrida.

Khatibi, avec Pascon occupe une place centrale dans le champ sociologique marocain en forma­tion dans les années soixante et au début des années soixante dix. La naissance de la sociologie postcoloniale n’a pas échappé à la lutte politique entre une nouvelle culture progressiste nais­sante et une culture dominante et traditionnelle qui détenait et détient encore le pouvoir. La sociologie marocaine a fait les frais de cette lutte politique, au même titre que cette nouvelle culture progressiste, incarnée par la Revue Souffles, fondée par l’écrivain et poète francophone Abdellatif Laâbî en 1966. Elle fut interdite en 1972, juste deux ans après la suppression de l’Institut de Sociologie. Cette revue regroupait, en majorité, des intellectuels progressistes francophones. 

Dans l’avant-propos d'un recueil d’articles, qui est une sorte de plan de sauvetage, pour épargner à la pensée sociolo­gique une possible disparition, Khatibi précise son idée en regroupant une série d’articles déjà publiés et réédités dans un ouvrage collectif sous sa direction :

 

Etudes sociologiques sur le Maroc, Publication du BESM, collection Sociologie, Nouvelle édition, Rabat, 1978.

 Ce livre est composé ainsi : un article de Khatibi intitulé “Etat et classes sociales” pour marquer le cadre idéologique de cette sociologie critique qui se veut marxiste suivi de quatre articles sur  la sociologie rurale pour marquer l’importance de la formation sociale marocaine et la place des zones rurales exploitées par les grands propriétaires, ainsi que la responsa­bilité de l’Etat dans la paupérisation des masses rurales (les collectivités rurales traditionnelles et leur évolution; les concessions foncières au Maroc qui est “une contribution à l’étude de la formation des domaines personnels dans les campagnes marocaines”; la main-d’œuvre  et l’emploi dans le secteur traditionnel; changement social et développement dans les campagnes marocaines). Ensuite, une enquête de l’équipe Pascon intitulée “ce que disent 296 jeunes ruraux” qui est utilisé ici, comme un cahier de doléances de la jeunesse rurale desœuvrée, et enfin, un article sur les femmes de Malika Belghiti, intitulée “les relations féminines et le statut de la femme dans la famille rurale, dans trois villages de la Tassaout.

 

Les contributions dans cet ouvrage, que tout étudiant de ma génération, en sciences humaines, doit passer à la librairie Tacussel pour se le procurer, sont minutieusement sélectionnées, de manière à donner la parole à la société profonde et mettre le doigt sur les problèmes les plus épineux du pays, qui sont abordés par cette sociologie baillonnée, à l'époque, par l’administration.

 

C’est une réponse à la suppression de l’Institut : “Ce recueil peut aider les lecteurs à fixer leur attention sur des recherches qui concernent, comme on le verra, la formation socio-économique, les classes sociales et surtout la paysannerie. Raison pratique qui se double d’une autre, à nos yeux, essentielle. Le statut d’une sociologie critique et au service de l’opinion publique doit être redéfini, non seulement parce que l’administration a supprimé depuis octobre 1970, l’Institut de Sociologie, mais aussi pour que la sociologie puisse assumer sa fonction critique et dépasser les pièges du fonctionnalisme et de l’idéologisme."

 

Il y aura certainement d'autres billets que je mettrai en ligne, pour évoquer quelques notions fondamentales dans la pensée sociologique de Khatibi : la double critique (le traditionalisme et l'Occident), décolonisation des sciences sociales, critique de Jacques Berque et le dialogue avec l'Occident radical.

On commentera ensemble cette notion de dialogue avec ces 4 pensées représentées dans ce schéma ci-dessous :

 

 Schéma récapitulatif de la pensée de Khatibi tiré de "l'anthropologie coloniale française et le Maroc", de Mohamed Mahfoud Chkouri

 

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@ al-Maghribi, Maroc Pluriel

lundi, 02 mars 2009

Tindouf mon amour : dernière lettre d’amour de Bouteflika

Bouteflika_Adelaziz1.JPG

Comme tous les 27 février, Son excellence, le Président de la République démocratique et populaire algérienne vient d’écrire sa dernière lettre d’amour où plutôt sa dernière complainte désespérée et langoureuse à son homoloque, siégeant à Tindouf. Il lui exprime tout l’amour autodéterminant et déterminé qu’il lui témoigne pour que vive sa république sahraouie imaginaire. Par pudeur, ne comptez pas sur moi de vous livrer des extraits de cette lettre chaude et ardente.

 

On comprend mieux le désarroi de Bouteflika et nous compatissons avec lui à l’égard de sa marionnette rachitique et rasdique, pourtant âgée de 33 ans. Décidément, depuis que cette poupée polisarienne a vu le jour dans les laboratoires de la sécurité militaire algérienne, n’a pas réussi à se mettre sur ses pieds, malgré la diplomatie agressive et nerveuse dont fait preuve la clique d’Alger.

 

Ni le chantage à l’énergie, ni les gazodollars distribués à gauche et à droite, n’ont rien servi. Au contraire, de nombreux pays ont gelé ou retiré leur reconnaissance de cette entité artificielle qui est en perte de vitesse d’année en année. Depuis le départ de Peter van Walsun en tant qu’envoyé du secrétaire général de l’ONU, et l’arrivée de Barak Obama, la diplomatie algérienne peine à influer sur ce dossier, mais sans résultat. Les dès sont déjà jetés et la communauté internationale a depuis longtemps fait sa doctrine en la matière : ne pas revenir à la case départ et prendre comme base les résolutions de l’ONU, notamment portant le n° 1813, adoptée le 30 avril 2008.

 

Le nouvel envoyé Christopher Ross semble ne pas déroger à cette règle unanime au sein du Conseil général de sécurité. En langage clair, négocier sur la base de la solide proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine. Et ceux qui veulent un couloir sur l’Altlantique pour basarder leur matière première avec le moindre coût et qui veulent par la même occasion affaiblir le Maroc et l’étrangler en l’amputant de ses provinces du sud ! Qu’ils aillent à l’enfer ! Cela fait 33 ans qu’ils essayent, mais il n’arriveront jamais à leur vils objectifs.

 

Je suggère à Bouteflika de déclarer le chef de l’autre république imaginaire sur le sol algérien, Président de toute l’Algérie au nom de l’alternance. Il épargnera ainsi, les frais d’une comédie tragique de se faire élire pour un 3ème mandat. Il pourra ainsi laisser sa place à la clique de Tindouf au nom d'une tournante dans laquelle est pratiquée la branlette autodéterminante du pouvoir mafieux à deux têtes. Il faut assumer cette bicéphalité perverse de faire coéxister deux republiques sur le même territoire.

 

Wa Mohamed Abdelaziz Rguibi, réclame ton dû au nom de l’alternance dans une république bicéphale avec deux capitales : alger et Tindouf. Hé poupée du désert, rebelle toi ! Sors de ton statut de marionnette et réclame le pouvoir sur toute l’Algérie. C’est de ton droit le plus absolu, du moment qu’il y a deux républiques qui se partagent le même sol. Ta femme est algérienne. Tes bras droits et gauches sont algériens, ton ministre marionnette de la "défonce" al Bouhali est ancien soldat de l’armée algérienne. Tente un coup ! On ne sait jamais.

 

Après tout, c’est un marrakchi qui succèderait à un Oujdi. Utilise ton charme que tu as acquis dans le désert tindoufien pour amadouer Bouteflika qui a un faible pour toi. La preuve de son amour, c'est qu'il t'envoie des billets doux et des dinars très souvent.

 

lli chaf chi haja, yegoul Allah yestar :-)

 

@ al-Maghribi, Marocpluriel

lundi, 16 février 2009

Crimes à Gaza : appel d’universitaires en France

Je viens de recevoir cet appel signé par des universitaires français condamnant l'agression israelienne sur la région palestinienne de Gaza la qualifiant de nettoyage ethnique. ils réclament que le "blocus de Gaza doit être levé et Israël, avec ses responsables politiques et militaires, doit être jugé pour crimes de guerre." Ils s'engagent de cesser toute coopération avec des institutions israéliennes participant à l'occupation.
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Il faut mettre fin à l’impunité d’Israël !
dimanche 15 février 2009 
 
Les images et les récits qui nous parviennent maintenant sont insoutenables. Il ne s’agit pas là de « bavures » dont se seraient rendu coupables quelques militaires, mais d’une politique délibérée qui relève du nettoyage ethnique.

Comme le disait un appel paru dans le Guardian du 16 janvier dernier et signé par 300 personnalités du monde universitaire britannique, l’objectif est bien d’éradiquer les Palestiniens en tant que force politique capable de résister à l’expropriation continue de leurs terres et de leurs ressources.

Il faut mettre fin à l’impunité d’Israël. Ni l’aide humanitaire ni l’appel à prolonger le cessez-le-feu ne suffisent. Le blocus de Gaza doit être levé et Israël, avec ses responsables politiques et militaires, doit être jugé pour crimes de guerre. Nous demandons au gouvernement français et à la population française de prendre toutes les mesures pratiques pour obliger Israël à accepter ces exigences, et en premier lieu d’appliquer un programme de boycott, de cessation des investissements et de sanctions.

Les signataires de ce texte s’engagent à cesser toute collaboration avec les institutions israéliennes participant à l’occupation, et se déclarent solidaires de ceux qui en Israël luttent courageusement pour les droits humains, sociaux et politiques des Palestiniens.

Signataires :

  - Séraphin Alava, Professeur à l’Université Toulouse 2
  - Georges Audi, Directeur de recherche au CNRS
  - Michel Balabane, Professeur à l’Université Paris 13
  - Viviane Baladi, Directrice de recherche au CNRS
  - Etienne Balibar, Professeur émérite à l’Université Paris Ouest
  - Daniel Bensaïd, Professeur à l’Université Paris 8
  - Tsouria Berbar, Chercheuse à l’INSERM
  - Rudolf Bkouche, Professeur émérite à l’Université de Lille I
  - Edgar Blaunstein, Economiste
  - Michel Bonneu, Professeur à l’Université de Toulouse
  - Alain Brossat, Professeur à l’Université Paris 8
  - Eve Caroli, Professeur à l’Université Paris-Ouest, membre de l’Institut Universitaire de France
  - Hélène Carteron, Ingénieure à l’INSERM, Paris
  - Sonia Dayan-Herzbrun, Professeure émérite à l’Université Paris 7
  - Ivar Ekeland, Président honoraire de l’Université Paris-Dauphine
  - Mireille Fanon-Mendès-France, Juriste, collaboratrice parlementaire
  - Jacques Fontaine, Professeur à l’Université de Franche-Comté
  - Dominique Fougeyrollas, Chargée de recherche au CNRS
  - Nicole Gabriel, Maître de conférences à l’Université Paris 7
  - Marie-Madeleine Gombert, Chargée de recherche au CNRS
  - Danielle Haase-Dubosc, Directrice de Reid Hall, Université de Columbia à Paris
  - Boutros Hallaq, Professeur à l’Université Paris 3
  - Michael Harris, Professeur à l’Université Paris 7, membre de l’Institut Universitaire de France
  - Jacques Henry, Maïtre de conférences honoraire, Université de Paris Sud
  - Bernard Jancovici, Professeur émérite à l’Université Paris Sud
  - Alain Joxe, Directeur d’Études à l’EHESS
  - Baudoin Jurdant, Professeur à l’Université Paris 7
  - Sylvia Klingberg, Ingénieure d’étude à l’INSERM
  - Lydie Koch-Miramond, astrophysicienne, conseillère scientifique de la Commission à l’énergie
  - Hubert Krivine, Maître de conférences à l’ Université Paris 6
  - Michelle Lanmuzel, Professeur de lettre
  - Pierre Lantz, Professeur émérite à l’Université Paris 8
  - Ariane Lantz, Professeur honoraire de philosophie
  - Juliette Leblond, Directrice de recherche au CNRS
  - Catherine Lévy, Chercheuse au CNRS (Paris I)
   -Jean-Marc Lévy-Leblond, Professeur émérite à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis
  - Roland Lombard, Directeur de recherche au CNRS, Président du CICUP
  - Aïcha Maherzi, Directrice de recherche au CREFI, Toulouse
  - Jo ëlle Maillefert, PRAG à l’IUT de Cachan
  - Bernard Maitte, Professeur à l’Université Lille I
  - Véronique Nahoum-Grappe, Chercheuse à l’EHESS
   - Annie Najim, Professeure à l’Université de Bordeaux 3
  - André Nouschi, Professeur honoraire à l’Université de Nice
  - Olivier Pène, Directeur de recherche honoraire au CNRS
  - Véronique de Rudder, Chargée de recherche au CNRS
  - Emmanuel Rollinde, Maître de conférences à l’Université Paris 6
  - Alain Romey, Professeur à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis
   -Catherine Samary, Maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine
  - Pierre Schapira, Professeur à l’Université Paris 6
  - Marie-Ange Schiltz, Ingénieure de recherche au CNRS
  - Geneviève Sellier, Professeure à l’Université de Caen, membre de l’Institut Universitaire de France
  - Alexis Tadié, Professeur à l’Université Paris 4, ancien directeur de la Maison Française d’Oxford
  - Françoise Thébaud, Professeure à l’université d’Avignon, membre de l’Institut Universitaire de France
  - Gérard Toulouse, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des Sciences
  - Odile Vacher, Maître de conférences à l’Université Paris XI
  - Eleni Varikas, Professeur à l’Université Paris 8
  - Tassadit Yacine, Directrice d’étude à l’EHESS

samedi, 24 janvier 2009

Gaza : Invasion israélienne et gisements gaziers

Dans les médias arabes et non arabes, on nous a montré l'agression israelienne sur la région palestinienne de Gaza comme une réplique pour faire taire les roquettes primitives de Hamas et comme un calcul politique en vue des éléctions israeliennes. Mais ces médias mettent en sourdine l'une des principales raisons du déclenchement de cette agrssion : Le Gaz de Gaza. Quand on remarque les gesticulations de l'Egypte, des chefs d'Etat européens, des Turcs, le Qatar, tous les pays producteurs du pétrole et Tony Blair, porte parole des intérêts de la comapgnie gazière british GAS et l'accord Israelo- américain livni-Rice pour le contrôle de la bande de Gaza, Tout mène à mettre la main sur les gisments de gaz situés dans les côtes de Gaza. On a l'impression qu'il y a des projets contradictoires autour des nouveaux gisments gaziers et l'acheminement de l'approvisionnement à travers de nouvelles connexions et tracés de gazoducs.

Pour comprendre les enjeux énergétiques et les vraies raisons de cette guerre, je vous prie de lire le point de vue de Michel Chossudovsky, Professeur en économie politique à l'université d'Ottawa, et collaborateur régulier du Monde diplomatique.

Bonne lecture, al-Maghribi

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Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza

Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009

 L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore.

Il s'agit d'une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.

Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l'Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété du Liban et de la famille Sabbagh Koury.

Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d'investissement de l'Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L’accord PA-BG-CCC inclue l’aménagement des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes.



Carte 1



Qui est propriétaire des gisements gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l'élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël d'établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne l'exploration et la reconnaissance des droits sur les gisements gaziers.

L'élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu’« Israël n'achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël.

En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé la fin de l'Autorité Palestinienne, qui est devenue confinée à la Cisjordanie, sous mandat du régime de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz pour l'Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël pour faire capoter l'accord avec l'Égypte.

L'année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier Ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz à l'Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l'ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n'avait pas l'intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne 

Les autorités de la défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid).

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l'Autorité Palestinienne. Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d'Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

L'accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :

Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l'opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « L'intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, » 1er mars 2006, cité dans l’article du lieutenant-général (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L'intention d’Israël était d'empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d'invasion à l’étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d'invasion de Gaza dans le cadre de l'« Opération Cast Lead » a été mis en branle en juin 2008 

Des sources dans le personnel de la défense ont déclaré que le Ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de la Défense Israéliennes de se préparer à l'opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l'achat du gaz naturel de Gaza :

À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d'Israël de renouer les pourparlers.

Les sources ont rajouté que BG n'a pas encore officiellement répondu à la demande d'Israël, mais que des cadres de l'entreprise pourraient sans doute aller quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel's Business Arena, 23 juin 2008)

La décision d'accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement à la planification de l'invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l'invasion, qui était déjà à un stade de préparation avancée.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d'après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.

En fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l'achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).

Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d’IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.

Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l'exemption pour l’offre. (Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l'énergie

L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l'invasion ?

 Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?

La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrées aux installations offshore d'Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui se prolonge jusqu’au port d'Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, vers Haïfa au nord, et se rattachant éventuellement grâce à un pipeline israélo-turc en projet au port turc de Ceyhan.

Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou, Tbilissi Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel’s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).


 

Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11680

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info, Samedi 10 Janvier 2009

 

mercredi, 14 janvier 2009

Gaza : Israël redoute des actions pénales contre ses généraux.

Tel-Aviv se prépare à des procédures judiciaires
Par Serge Dumont
Mercredi 14 janvier 2009


«Nous envisageons toutes les éventualités.» Le procureur général d'Israël et conseiller juridique du gouvernement, Menny Mazouz, a reconnu lundi que les responsables de l'Etat s'attendent à une nuée de plaintes pour «crimes de guerre» dès la fin de l'opération «Plomb durci». Quant au vice-ministre des Affaires étrangères, Majali Wahabeh, il a estimé que son pays aura plus à craindre de plaintes déposées par des ONG devant la justice de leur pays que des instances pénales internationales.

Cette menace est prise très au sérieux par les dirigeants israéliens puisque des procédures semblables ont déjà été lancées dans la foulée de la deuxième Intifada. Le 1er mars 2006, Tsahal a d'ailleurs interdit à ses officiers supérieurs de se rendre en Grande-Bretagne après que le général Doron Almog, le commandant des opérations dans la bande de Gaza en 2003, eut échappé de justesse à une arrestation pour «crimes de guerre». Selon le mandat d'arrêt délivré par la justice britannique, il aurait ordonné la destruction de 59maisons de Rafah soupçonnées d'abriter des tunnels avec l'Egypte. Au même moment, l'ex-chef de l'état-major, Moshe Yaalon, a failli être arrêté en Nouvelle-Zélande où une plainte avait été déposée contre lui pour la «liquidation» du dirigeant du Hamas Salah Shradeh. Ce dernier ainsi que 15civils avaient été pulvérisés en juillet 2002 par le larguage d'une bombe d'une tonne sur leur immeuble. Depuis lors, Yaalon ne quitte quasiment plus Israël. Il a, entre autres, renoncé à une série de conférences à Ottawa où des organisations pro-palestiniennes exigeaient son arrestation.

Dans la foulée de ces incidents, le département international du Parquet israélien a été renforcé et le gouvernement a prévu un budget spécial destiné à d'éventuels frais d'avocats ainsi qu'au paiement de cautions. Parmi les pays considérés comme «dangereux» figurent la Grande-Bretagne, les pays scandinaves, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Allemagne et l'Espagne

Source : © Le Temps, 2009

lundi, 12 janvier 2009

Gaza : 90 organisations portent plainte

Près de 90 organisations, essentiellement françaises et beaucoup pro-palestiniennes, vont déposer mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) une plainte pour "crimes de guerre" visant l'offensive israélienne à Gaza, ont annoncé aujourd'hui à Paris les instigateurs de cette démarche.

Après que des centaines de milliers de personnes ont manifesté en France depuis le début des attaques d'Israël, des associations ont voulu porter la mobilisation "sur le terrain du droit et de la justice pour éviter toute instrumentalisation et tout dérapage", a affirmé Mouloud Aounit, président du Mrap lors d'une conférence de presse.

Une première version de la plainte, "au nom d'une centaine de mandants" sera déposée dès mercredi devant le procureur de la CPI, "avec la possibilité de la compléter avec d'autre organisations, notamment des ONG et des humanitaires sur le terrain à Gaza", a expliqué Me Gilles Devers, l'avocat lyonnais qui a rédigé le document.

Pour lui, le "crime de guerre" est caractérisé par le caractère disproportionné de l'attaque israélienne, par la proportion de victimes civiles et le fait que des biens civils sont visés.
Une délégation, comprenant notamment le Mrap, l'Union juive française pour la paix (UJFP), le collectif Résistance Palestine, s'est rendue en fin de journée à l'Elysée pour y déposer une requête au président de la République.

Elle demande à Nicolas Sarkozy de saisir d'une plainte d'une part le Conseil de sécurité des Nations unies, d'autre part le procureur de la CPI "pour des faits de crimes de guerre commis sur la terre palestinienne, à compter du 27 décembre 2008".

source : AFP 12/01/2009

Gaza : Le Monde fait état de nouveau type d'arme

Sophie Shihab, l'envoyée spéciale du journal Le Monde fait état de ce nouveau type d'arme qui est utilisé par l'armée sioniste contre les civils de Gaza. D'après les témoignages reccueillis, les médecins Plestiniens sont incapables de soigner ces nouveaux blessés. Ils n'ont jamais vu pareils cas. Donc, les informations qui circulaient depuis quelque temps sur les blogs, notamment celui d'Ibn Kafka mentionnant les actes délectieux et crimes de guerre et sur ces armes mystérieux et inconnus se confirment de plus en plus, notamment ce fameux DIME, cet explosif de metal dense et inert, imperceptible  au moyen de scanner et rayons X.

La communauté internationale semble maintenant, après le vote d'aujourd'hui à la commussion des droits de l'homme à l'ONU, décidée de dépêchée une commission d'enquête à Gaza.

lire ci-dessous l'article du Monde concernant les témoignages des médecins face à ces nouvelles armes

 

Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza

 

Sophie Shihab, Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale

Des familles fuient les combats, à Zeitun, le 12 janvier 2009. 

AFP/MAHMUD HAMS

Le bilan des morts de l'offensive israélienne à Gaza, entrée dans sa 17e journée, a dépassé lundi le seuil des 900, a annoncé le chef des services d'urgence du territoire palestinien. Selon le docteur Mouawiya Hassanein, le bilan des tués a atteint 905 après la mort de 15 Palestiniens lundi matin. Parmi les morts, figurent 277 enfants, 95 femmes et 92 personnes âgées,a-t-il précisé. Plus de 3 950 Palestiniens ont en outre été blessés. 

 

 

 

Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

 

es blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

 

 

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"